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Tomb Raider sur Amazon : le casting explosif avec Sigourney Weaver & Jason Isaacs, une réinvention audacieuse signée Phoebe Waller-Bridge
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Il y a 55 jours

Tomb Raider sur Amazon : le casting explosif avec Sigourney Weaver & Jason Isaacs, une réinvention audacieuse signée Phoebe Waller-Bridge

Une Lara Croft 2.0 entre fidélité et révolution

Amazon frappe fort avec sa série Tomb Raider, confiée à la talentueuse Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve). Entre réinvention audacieuse et hommage aux jeux vidéo, le projet mise sur un casting cinq étoiles – avec Sigourney Weaver et Jason Isaacs en têtes d’affiche – pour explorer les zones d’ombre de la mythologie Croft. Budget pharaonique, personnages complexes et tournages en cours : voici ce qu’il faut savoir sur cette adaptation qui pourrait bien redéfinir les standards des séries inspirées des jeux.

A retenir :

  • Phoebe Waller-Bridge aux commandes : une vision "grand échelle" pour Tomb Raider, entre fidélité aux jeux et narration télévisée inédite.
  • Un duo explosif : Sigourney Weaver (Evelyn Wallis) et Jason Isaacs (Atlas DeMornay) incarnent des rôles ambivalents, entre mentorat toxique et menace latente.
  • Les piliers de la saga revisités : Winston (Bill Paterson) et Zip (Martin Bobb-Semple) gagnent en profondeur psychologique, loin de leurs versions ludiques.
  • Un mélange générationnel : vétérans (Celia Imrie) et révélations (Juliette Motamed) pour séduire fans historiques et nouveaux publics.
  • Tournage en cours en 2024 : un budget à la hauteur des ambitions d’Amazon, comparable à The Last of Us ou The Witcher.
  • Une promesse de personnages féminins complexes et de "visages plus troubles", selon Waller-Bridge, pour moderniser l’univers.

Phoebe Waller-Bridge : l’architecte d’une révolution narrative

Quand Amazon a annoncé confier les rênes de sa série Tomb Raider à Phoebe Waller-Bridge, le message était clair : il ne s’agirait pas d’une énième adaptation sage, mais bien d’une réinvention. La scénariste britannique, auréolée de succès comme Fleabag (Emmy Award 2019) ou Killing Eve (BAFTA 2019), a bâti sa réputation sur des récits ciselés et des héroïnes aux multiples facettes – un profil idéal pour donner une nouvelle dimension à Lara Croft. "Tomb Raider regorge de figures emblématiques, mais aussi de potentiel inexploré", confiait-elle lors de l’annonce du projet en 2023. "Mon objectif ? Honorer les attentes des fans tout en introduisant des éléments plus sombres, plus ambigus."

Cette approche "à grande échelle", comme la qualifie Amazon MGM Studios, se traduit par un budget colossal (estimé entre 8 et 10 millions de dollars par épisode, selon Variety) et une liberté créative rare. Contrairement aux films de 2001 et 2003 avec Angelina Jolie, ou même au reboot de 2018 avec Alicia Vikander, la série promet d’explorer l’univers étendu de Tomb Raider : ses organisations secrètes, ses rivalités familiales, et surtout, les zones grises de ses personnages. "Nous ne voulons pas d’une Lara Croft lisse et invincible", précise une source proche du tournage. "Waller-Bridge insiste pour montrer ses failles, ses doutes, et même ses échecs."


Le tournage, lancé en janvier 2024 dans des studios londoniens et des décors naturels (dont des scènes en Turquie pour les séquences d’aventure), devrait s’étendre sur huit mois. Une durée exceptionnelle pour une première saison, mais justifiée par l’ampleur des décors et des effets spéciaux. "Amazon ne lésine pas sur les moyens", confirme un technicien impliqué dans le projet. "Les séquences d’action sont chorégraphiées comme pour un blockbuster, avec des cascades réalisées par les acteurs eux-mêmes – une première pour une série TV."

Sigourney Weaver & Jason Isaacs : le duo qui va électriser la saga

Si le nom de Lara Croft reste secret (les rumeurs évoquent Alicia Vikander pour assurer la continuité avec les films, ou une nouvelle actrice comme Florence Pugh), deux castings ont déjà fait l’effet d’une bombe : ceux de Sigourney Weaver et Jason Isaacs. La première incarne Evelyn Wallis, un personnage inédit créé pour la série, décrit comme une "femme d’influence aux motivations troubles". "Imaginez un mélange entre Miranda Priestly [dans Le Diable s’habille en Prada] et Ellen Ripley [dans Alien]", glisse un proche de la production. "Weaver apporte cette présence magnétique, capable de basculer du charme à la menace en une réplique."

Face à elle, Jason Isaacs reprend le rôle d’Atlas DeMornay, l’oncle de Lara Croft, mais dans une version bien plus sombre que dans les jeux. "Dans la mythologie originale, Atlas est un mentor presque paternel", explique un scénariste. "Ici, il est rongé par l’ambition et des secrets familiaux qui pourraient détruire Lara. Isaacs excelle dans ces rôles de gentleman démoniaque – voir son Lucius Malfoy dans Harry Potter." Leur alchimie à l’écran, déjà testée dans des projets comme The OA (où Isaacs jouait un antagoniste charismatique), promet des duels verbaux aussi intenses que les scènes d’action.


Leur dynamique rappelle celle de Cersei et Tywin Lannister dans Game of Thrones : un mélange de manipulation, de loyauté feinte et de rivalité larvée. "Weaver et Isaacs ont cette capacité à rendre leurs personnages à la fois détestables et fascinants", analyse un critique de The Hollywood Reporter. "C’est exactement ce dont Tomb Raider a besoin pour sortir des clichés du hero’s journey classique." Leur première confrontation, tournée en décembre 2023 dans un manoir victorien reconverti en QG de la famille Croft, aurait d’ailleurs impressionné l’équipe : "Une scène de dix minutes sans aucun effet spécial, juste deux monstres sacrés qui s’affrontent avec des regards et des silences", révèle un figurant.

"Les piliers de l’ombre" : quand les seconds rôles volent la vedette

Si Lara Croft reste l’héroïne incontestée, la série d’Amazon mise gros sur ses personnages secondaires pour enrichir son univers. Parmi eux, Winston, le majordome légendaire des jeux, interprété par Bill Paterson (La Maison du Dragon). "Dans les jeux, Winston est souvent réduit à un faire-valoir comique", note un game designer de Crystal Dynamics. "Là, il devient un pilier émotionnel, un peu comme Alfred pour Batman." Paterson, connu pour ses rôles de figures paternelles ambiguës, devrait lui donner une profondeur inédite, notamment via des flashbacks explorant son lien avec le père de Lara, Lord Richard Croft.

Autre retour attendu : celui de Zip, l’expert en technologie et allié historique de Lara, joué par Martin Bobb-Semple. "Zip n’est plus le geek maladroit des années 2000", précise le showrunner. "C’est un hacker de génie, traqué par des organisations gouvernementales, avec un passé lié à Atlas DeMornay." Une évolution qui rappelle celle de Q dans les derniers James Bond, où le personnage gagne en épaisseur narrative.


Côté nouvelles recrues, Juliette Motamed (We Are Lady Parts), dans un rôle encore non dévoilé, incarne "une alliée inattendue de Lara, aussi dangereuse qu’indispensable". Son personnage, décrit comme "une anti-héroïne à la Villanelle [de Killing Eve]", pourrait bien voler la vedette. "Waller-Bridge adore les femmes qui bousculent les codes", confie une actrice de la série. "Attendez-vous à des scènes où Lara n’est pas celle qui domine – et c’est tant mieux."

Derrière les caméras : les secrets d’un tournage XXL

Pour transformer cette ambition en réalité, Amazon a monté une équipe technique digne des plus gros films. Le réalisateur Ben Wheatley (Free Fire, Rebecca), connu pour son style visuel audacieux, supervise les séquences d’action, tandis que la chef décoratrice Gemma Jackson (The Crown, Game of Thrones) recrée des lieux iconiques comme le manoir Croft ou les temples perdus avec un réalisme saisissant. "Nous avons reconstitué une partie de l’Angkor Vat en studio, mais aussi tourné dans des grottes turques pour les scènes de spéléologie", détaille un membre de l’équipe.

Côté effets spéciaux, la série innove en combinant prises de vue réelles et technologie LED (comme pour The Mandalorian). "Lara escaladera des falaises pour de vrai, mais les décors en arrière-plan seront générés en temps réel", explique un superviseur VFX. Une approche qui permet aux acteurs de réagir à leur environnement, évitant le syndrome du "fond vert" souvent critiqué. "Quand Alicia [Vikander] tournait le film de 2018, 80% de ses scènes d’action étaient en post-production", rappelle un cascadeur. "Là, on veut que ce soit vrai – même si ça signifie six mois de préparation physique pour l’actrice."


Enfin, la bande originale, composée par Hildur Guðnadóttir (Oscar pour Joker), promet d’ajouter une dimension psychologique au récit. "Pas de musique épique classique", précise la compositrice. "Des sons organiques, presque tribaux, qui reflètent le côté survival de Lara." Un choix qui rappelle celui de The Last of Us, où la partition minimaliste de Gustavo Santaolalla avait marqué les esprits.

Le défi : séduire les fans sans trahir l’esprit des jeux

Malgré l’enthousiasme, le projet suscite des interrogations. Certains puristes craignent une sur-adaptation, comme ce fut le cas pour Halo (Paramount+) ou Assassin’s Creed (film de 2016). "Tomb Raider, c’est avant tout une expérience de jeu – l’exploration, les énigmes, le côté sandbox", rappelle un joueur professionnel. "Une série linéaire peut-elle capturer ça ?" Waller-Bridge semble consciente du risque : "Nous intégrons des éléments de gameplay dans la narration", tease-t-elle. "Attendez-vous à des séquences où Lara résout des énigmes en temps réel, ou où le spectateur découvre des indices en même temps qu’elle."

Autre écueil : l’équilibre entre action et drama. Les jeux récents (Shadow of the Tomb Raider, 2018) ont accentué la dimension survie et psychologique de Lara, une voie que la série semble emprunter. "Le premier épisode montre Lara en thérapie, trois ans après un traumatisme", révèle un scénariste. "C’est loin de l’aventurière invincible des années 90 – et c’est volontaire." Un parti pris qui divise déjà : "Les fans veulent de l’aventure, pas une série sur la dépression", tacle un modérateur du forum Tomb Raider Chronicles.


Enfin, la question du ton reste entière. Les jeux oscillent entre humour noir (les répliques de Lara) et moments tragiques. "Waller-Bridge doit trouver le juste milieu", estime un critique. "Too dark, et on perd l’esprit pulp de la saga. Too light, et ça devient une parodie." La scénariste, elle, assume : "Ce ne sera ni un Indiana Jones ni un The Witcher. Tomb Raider a sa propre voix – à nous de la faire entendre."

Avec un casting cinq étoiles, une réalisatrice visionnaire et des moyens techniques inégalés, la série Tomb Raider d’Amazon a tout pour marquer 2024. Entre réinvention audacieuse et hommage aux jeux, le projet mise sur l’équilibre : assez fidèle pour ravir les fans, assez novateur pour surprendre. Reste à savoir si cette alchimie tiendra ses promesses – et si Lara Croft, près de 30 ans après sa création, parviendra enfin à conquérir le petit écran comme elle a dominé les consoles. Une chose est sûre : avec Waller-Bridge aux commandes, le voyage s’annonce bien plus trouble – et passionnant – que prévu.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Phoebe Waller-Bridge sur Tomb Raider, c’est comme si Fleabag avait rencontré Metal Gear Solid en mode "thérapie de groupe dans un temple maudit". Lara en crise existentielle ? Parfait. Les fans vont adorer se faire spoiler par leurs propres traumatismes en regardant une femme escalader des falaises et pleurer sur son père disparu. À condition que ça reste plus drôle qu’un épisode de The IT Crowd avec des effets spéciaux. Sigourney Weaver et Jason Isaacs dans Tomb Raider, c’est Alien meets Game of Thrones : deux monstres sacrés qui se lancent des regards assassins en buvant du thé comme si c’était une scène de The Crown. Weaver en Miranda Priestly version "je vais te tuer avec un marteau", Isaacs en Atlas DeMornay qui murmure "Je suis ton père… et aussi ton pire cauchemar". Spoiler : Lara va avoir besoin d’un Dad Bod pour gérer ça. Winston le majordome, enfin un rôle qui lui donne plus de profondeur que le "Oh, Lara, tu es une idiote" des jeux. Bill Paterson en version "J’ai élevé cette gamine, mais bon sang, elle a hérité de la folie de sa famille" ? C’est du Downton Abbey dans un manoir hanté par les secrets de famille. Et si Lara lui demande "Pourquoi tu me regardes comme ça ?", Winston répondra "Parce que tu ressembles à ta mère… et à ton oncle… et à ce type dans The Shining." La série Tomb Raider avec Hildur Guðnadóttir à la BO, c’est comme si The Last of Us avait rencontré Joker en mode "écoute bien, parce que Lara va mourir, et c’est pas une métaphore". Des sons tribaux qui font frissonner comme les chiptunes de Silent Hill mais en version "je suis en train de creuser ma propre tombe". À condition que ça ne sonne pas comme la musique de fond d’un épisode de Doctor Who mal mixé. "Tomb Raider, c’est ni Indiana Jones ni The Witcher" ? Bon sang, Phoebe Waller-Bridge, on a l’odeur du sang dans l’air, arrête de nous faire croire que c’est une série light. Si Lara doit résoudre des énigmes en direct, qu’elle fasse au moins une quick-time event où on appuie sur A pour éviter de se faire poignarder. Comme dans les jeux, mais en version "regardez comme je suis humaine". Spoiler : ça va marcher, parce que les fans adorent voir leurs idoles pleurer.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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