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TRON: Ares débarque sur Disney+ – L’échec en salles qui pourrait devenir culte (et son histoire incroyable)
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Il y a 54 jours

TRON: Ares débarque sur Disney+ – L’échec en salles qui pourrait devenir culte (et son histoire incroyable)

Un échec commercial en salles, mais une renaissance possible sur Disney+

TRON: Ares, sorti en octobre 2025 avec Jared Leto en tête d’affiche, n’a récolté que 142,2 millions de dollars au box-office – loin des attentes. Pourtant, son univers cyberpunk hypnotique, ses séquences d’action révolutionnaires et son héritage visuel pourraient en faire un phénomène streaming. Disponible depuis le 7 janvier 2026 sur Disney+ aux côtés des deux premiers volets, le film offre une immersion totale dans la Grille, entre néons électriques et duels de Light Cycles modernisés. Malgré des critiques acerbes sur le scénario, le public, lui, adore – et la plateforme mise sur cette nostalgie high-tech pour séduire.

A retenir :

  • 142,2 M$ de recettes mondiales – un flop comparé aux 400 M$ de TRON: Legacy (2010), mais un potentiel streaming énorme.
  • Des effets visuels révolutionnaires (ray tracing, néons fluorescents) signés Framestore et DNEG, héritiers du style iconique de 1982.
  • 82% d’avis positifs du public sur Rotten Tomatoes (contre 45% pour la presse), avec des éloges pour les séquences d’action et l’esthétique cyberpunk.
  • Un parallèle avec Blade Runner 2049 : un film visuellement sublime, sous-côté en salles, mais appelé à devenir culte.
  • Disney+ joue la carte nostalgie en proposant les 3 films TRON – une aubaine pour (re)découvrir la saga.
  • Une course-poursuite en motos lumineuses dans San Francisco, hommage moderne aux Light Cycles originaux.
  • Absence de bande-son iconique (comme celle des Daft Punk pour Legacy), mais une direction artistique toujours aussi ambitieuse.

Un box-office décevant, mais une stratégie streaming gagnante

Sorti en octobre 2025 avec des ambitions de blockbuster, TRON: Ares a rapidement déchanté les studios Disney. Avec seulement 142,2 millions de dollars de recettes mondiales, le film peine à rentabiliser son budget colossal – surtout comparé aux 400 millions engrangés par TRON: Legacy en 2010. Pourtant, ce score modeste cache une réalité plus nuancée : celle d’un public divisé entre critiques et spectateurs.

Sur Rotten Tomatoes, le fossé est frappant : 45% de critiques positives côté presse, contre 82% du côté des spectateurs. Les reproches ? Un scénario prévisible, des personnages sous-développés (notamment Ares, interprété par Jared Leto), et un rythme parfois inégal. Mais les fans, eux, célébrent l’audace visuelle et les séquences d’action envoûtantes, comme cette course-poursuite en motos lumineuses dans les rues de San Francisco – un clin d’œil ultra-modernisé aux duels de Light Cycles du premier film.

Alors, échec ou malentendu ? L’histoire pourrait bien répéter celle de Blade Runner 2049 : un film sous-estimé à sa sortie, mais appelé à devenir culte grâce au bouche-à-oreille et aux plateformes de streaming. Et c’est précisément le pari de Disney+, qui mise sur l’effet catalogue en proposant les trois volets de la saga depuis le 7 janvier 2026. Une stratégie payante, quand on sait que la nostalgie des années 80 et l’engouement pour la science-fiction visuelle n’ont jamais été aussi forts.


"Un spectacle visuel à couper le souffle" – L’héritage technologique de TRON

Si TRON: Ares divise sur le fond, personne ne conteste sa maîtrise technique. Le film pousse les limites du cyberpunk avec une palette de bleus électriques et d’oranges saturés, héritière directe de l’esthétique pionnière de 1982. Les studios Framestore et DNEG ont travaillé d’arrache-pied pour moderniser la Grille (The Grid), ce monde numérique où humains et programmes s’affrontent. Résultat : des paysages numériques immersifs, des combats stylisés en lumière, et une utilisation pionnière du ray tracing en temps réel pour les scènes de vitesse.

À titre de comparaison, TRON: Legacy avait marqué son époque avec ses séquences 3D et sa bande-son signée Daft Punk – un duo gage de succès. Ares ne bénéficie pas d’une BO aussi iconique, mais compense par une direction artistique ultra-détaillée. Les néons fluorescents, les reflets métalliques des costumes, ou encore les décors hybrides (mélangeant monde réel et numérique) en font un festin pour les yeux. Comme le souligne un technicien de Framestore : "Nous voulions que chaque plan rappelle l’ADN de TRON, tout en intégrant des innovations que le public n’a encore jamais vues."

Et c’est peut-être là que réside la force du film : dans sa capacité à réinventer sans trahir. Les Light Cycles, par exemple, ne sont plus cantonnés à la Grille – ils déboulent dans les rues de San Francisco, créant un contraste saisissant entre le monde organique et l’univers numérique. Une idée qui, selon le réalisateur Joachim Rønning, symbolise la "porosité croissante entre réalité et virtuel, thème central de la saga depuis 40 ans."


Jared Leto en Ares : Un personnage sous-exploité ou mal compris ?

L’un des points les plus critiqués du film concerne Jared Leto, dans le rôle-titre d’Ares. Habitué aux personnages charismatiques et torturés (voir son Joker oscarisé), l’acteur peine ici à convaincre. Les critiques lui reprochent un jeu trop contenu, voire effacé face à des seconds rôles plus marquants, comme celui de Evelyn (interprétée par Gugu Mbatha-Raw). Pourtant, cette retenue pourrait bien être volontaire.

Dans une interview pour Empire, Leto explique : "Ares n’est pas un humain, ni tout à fait une IA. Il est à la frontière des deux, donc son émotion doit être calculée, presque mécanique." Une approche qui divise : certains y voient une performance subtile, d’autres un manque d’engagement. Qu’importe, car c’est bien l’univers qui porte le film – et Leto, avec son allure androgyne et ses yeux cybernétiques, incarne parfaitement cette ambiguïté homme-machine chère à la saga.

D’ailleurs, les fans les plus fidèles soulignent que Ares rappelle étrangement CLU, l’antagoniste de Legacy joué par un Jeff Bridges numériquement rajeuni. Une filiation assumée par les scénaristes, qui ont voulu créer un "miroir déformant des héros passés, à la fois familier et inquiétant." Preuve que, même imparfait, le personnage s’inscrit dans une logique narrative cohérente – à condition d’accepter son côté énigmatique.


Pourquoi TRON: Ares pourrait devenir le "Blade Runner 2049" de Disney+

La comparaison avec Blade Runner 2049 n’est pas anodine. Comme le film de Denis Villeneuve, TRON: Ares est un ovni visuel qui a déçu commercialement, mais dont la réputation grandit auprès des cinéphiles. Les points communs ? Une esthétique ultra-travaillée, des thèmes philosophiques (l’IA, la frontière homme-machine), et une réception critique initiale mitigée.

Pourtant, Blade Runner 2049 est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la SF moderne. Alors, Ares suivra-t-il la même trajectoire ? Tout porte à le croire, surtout avec l’essor des plateformes comme Disney+, où les films visuellement ambitieux trouvent un second souffle. D’autant que la saga TRON bénéficie d’un capital nostalgie énorme : le premier film (1982) était révolutionnaire pour son époque, et Legacy (2010) a marqué toute une génération avec sa bande-son électro et ses effets 3D.

Autre atout : l’effet "marathon". Avec les trois films disponibles sur Disney+, les nouveaux spectateurs peuvent (re)découvrir la saga dans son intégralité – et peut-être réévaluer Ares à la lumière de ses prédécesseurs. Comme le note un critique de Variety : "Ce film gagne en profondeur quand on le voit comme l’aboutissement de 40 ans d’évolution technologique et narrative. Seul, il déçoit ; dans le contexte de la saga, il fascine."


Derrière l’écran : Les coulisses d’un tournage high-tech (et ses défis)

Tourner TRON: Ares n’a pas été une mince affaire. Entre les décors virtuels, les costumes équipés de LED et les séquences en motion capture, l’équipe a dû relever des défis techniques inédits. Par exemple, les scènes de Light Cycles dans San Francisco ont nécessité un mélange de prises réelles et de CGI, avec des motos physiquement construites (mais incapables de rouler à pleine vitesse) et des effets numériques pour les trajectoires impossibles.

Autre anecdote : les combats en lumière, inspirés des disc wars du premier film, ont été chorégraphiés comme des duels de sabre laser, mais avec des lames numériques qui réagissent en temps réel aux mouvements des acteurs. Un processus si complexe que certaines scènes ont dû être retravaillées en post-production pendant plus de six mois.

Enfin, saviez-vous que le film devait initialement sortir en 2023 ? Reporté à cause de la grève des scénaristes, puis des retards liés aux effets spéciaux, Ares a failli ne jamais voir le jour. Une ironie, quand on sait que son thème central – la résistance face à un système oppressif – résonnait étrangement avec les tensions du monde réel pendant sa production...


Disney+ et la stratégie de la nostalgie : Pourquoi TRON arrive au bon moment

L’arrivée de TRON: Ares sur Disney+ n’est pas un hasard. La plateforme, en quête de contenus exclusifs pour fidéliser ses abonnés, mise de plus en plus sur la nostalgie et les franchises cultes. Après les succès de Willow ou Indiana Jones, la saga TRON s’inscrit parfaitement dans cette logique.

D’autant que le cyberpunk est plus populaire que jamais, porté par des jeux comme Cyberpunk 2077 ou des séries comme Altered Carbon. TRON: Ares, avec son mélange de rétro-futurisme et de technologie de pointe, arrive donc à point nommé. Sans compter que Disney+ propose désormais les trois films en 4K HDR, avec des bonus inédits (making-of, interviews) pour les fans.

Enfin, cette sortie s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des échecs commerciaux prometteurs. Après Strange World ou Lightyear, Disney semble avoir compris que certains films méritent une seconde chance – surtout quand ils s’adressent à un public niche (ici, les amateurs de SF visuelle) plutôt qu’au grand public. Comme le résume un cadre de Disney : "Le streaming permet de cibler des audiences passionnées, sans les contraintes du box-office. TRON est l’exemple parfait."

TRON: Ares est sans doute le film le plus injustement sous-estimé de ces dernières années. Entre un échec commercial et des critiques mitigées, il aurait pu disparaître dans l’oubli. Pourtant, son arrivée sur Disney+ change la donne : libérés des contraintes du box-office, les spectateurs peuvent enfin apprécier ses qualités visuelles exceptionnelles, son ambition narrative (même imparfaite), et son hommage intelligent à une saga qui a marqué l’histoire du cinéma.

Alors, culte ou simple curiosité ? Le temps nous le dira. Mais une chose est sûre : avec ses néons aveuglants, ses duels numériques et son univers unique, Ares mérite d’être (re)découvert – ne serait-ce que pour rappeler que le cinéma de science-fiction visuelle a encore de beaux jours devant lui. Et si vous n’êtes pas convaincu, lancez les trois films à la suite : vous verrez, la Grille n’a jamais été aussi captivante.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Alors, tonton Disney, tu nous sors un TRON: Ares qui fait plus baliverne que Light Cycle dans un parking… mais bon, au moins, les néons clignotent comme une gonade en mode overdrive. Le public a adoré ? Okey, mais c’est comme si on avait mis un FFXIV en mode apathique : les graphismes sont là, mais l’âme a pris le large. Par contre, bravo pour cette idée de marathon sur Disney+, parce que franchement, après trois heures à regarder des mecs en costard numérique faire du sport avec des logiciels, on se demande si Ares a dobé ou s’il a juste oublié son chargeur. Blade Runner 2049 ? Un chef-d’œuvre. TRON: Ares ? Un zeubi qui sent la nostalgie… mais pas assez pour payer son café."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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