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TRON: Ares, le phénix du streaming qui renaît de ses cendres après un échec cuisant en salles
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Il y a 44 jours

TRON: Ares, le phénix du streaming qui renaît de ses cendres après un échec cuisant en salles

Un échec retentissant en salles, une résurrection fulgurante sur Disney+ : TRON: Ares défie toutes les prédictions en devenant numéro 1 mondial en seulement une semaine. Comment un film boudé par le public a-t-il réussi à conquérir les écrans à domicile ?

A retenir :

  • TRON: Ares, initialement un flop avec seulement 142 millions de dollars de recettes, domine désormais le classement mondial de Disney+.
  • La stratégie de réexploitation sur plateforme a permis au film de surpasser des blockbusters comme Avatar: The Way of Water et Zootopia 2.
  • Jared Leto, déjà associé à plusieurs échecs critiques, voit son rôle dans TRON: Ares réévalué par le public.
  • Le film s’inscrit dans une longue tradition de réhabilitations cinématographiques grâce au streaming, comme The Irishman ou Tenet.
  • Avec plus de 200 nouveautés disponibles sur Disney+, le succès de TRON: Ares interroge sur les critères de réussite d’un blockbuster moderne.

Le fiasco initial : quand TRON: Ares a tout raté en salles

Le 7 janvier 2025, TRON: Ares a fait son entrée sur Disney+, marquant le début d’une seconde vie inattendue pour ce qui fut l’un des plus grands échecs cinématographiques de l’année précédente. Sorti en salles en juin 2024, le film, porté par Jared Leto et Jeff Bridges, n’avait alors récolté que 142 millions de dollars de recettes mondiales – un score dérisoire pour un blockbuster dont le budget avoisinait les 200 millions. Les critiques avaient été sans appel : scénario confus, effets spéciaux surannés, et une absence criante de l’esprit novateur qui avait fait le succès du premier TRON en 1982.

Pourtant, le film s’inscrivait dans une franchise culte, née à l’aube des années 1980 et considérée comme pionnière dans l’utilisation des effets visuels numériques. TRON (1982) avait marqué l’histoire du cinéma en étant le premier long-métrage à intégrer massivement des images de synthèse, une prouesse technique qui lui avait valu deux nominations aux Oscars. Mais TRON: Ares, malgré ses ambitions, n’a pas su capitaliser sur cet héritage. Les fans de la première heure ont dénoncé une trahison de l’esprit original, tandis que le grand public, submergé par une offre pléthorique de blockbusters, a boudé les salles.

Le parcours de Jared Leto n’a pas aidé. L’acteur, déjà associé à des projets controversés comme Morbius (2022) ou Suicide Squad (2016), semblait maudit par les adaptations de comics. Son interprétation de Joker dans Suicide Squad avait été particulièrement critiquée, et TRON: Ares est rapidement devenu le symbole de ses choix artistiques hasardeux. Pourtant, contre toute attente, le film a trouvé une seconde jeunesse sur Disney+.

La résurrection numérique : comment Disney+ a sauvé TRON: Ares

Une semaine après son arrivée sur la plateforme, TRON: Ares s’est hissé en tête du classement mondial de Disney+, devançant des poids lourds comme Avatar: The Way of Water (2022) et Zootopia 2 (2024). Un exploit d’autant plus remarquable que la plateforme comptait plus de 200 nouveautés disponibles au même moment. Comment expliquer ce revirement ? Plusieurs facteurs entrent en jeu.

D’abord, le contexte de consommation. Les spectateurs, lassés par des sorties en salles surchargées et des tarifs prohibitifs, se tournent de plus en plus vers le streaming pour découvrir des films à leur rythme. TRON: Ares, disponible sans surcoût pour les abonnés Disney+, a bénéficié de cette tendance. Ensuite, le bouche-à-oreille numérique a joué un rôle clé. Les réseaux sociaux, où les memes et les réactions ironiques ont fleuri, ont paradoxalement redonné une visibilité au film. Enfin, la nostalgie a fait son œuvre : les fans de la franchise originale, curieux de voir ce que le film avait à offrir, ont finalement cliqué.

Les données de FlixPatrol, qui suit les performances des films sur les plateformes, confirment cette tendance. TRON: Ares a non seulement dépassé Avatar, mais il a aussi devancé des productions récentes comme Inside Out 2 (2024), pourtant un succès critique et public. Ce phénomène interroge sur la durabilité des modèles économiques du cinéma. Faut-il désormais considérer le streaming comme une seconde chance systématique pour les films en difficulté ?

L’héritage de TRON : entre innovation technologique et désillusions hollywoodiennes

Pour comprendre l’échec initial de TRON: Ares, il faut remonter aux origines de la franchise. En 1982, TRON était une révolution. Le film, réalisé par Steven Lisberger, plongeait les spectateurs dans un univers numérique où un programmeur, incarné par Jeff Bridges, était téléporté à l’intérieur d’un ordinateur. À l’époque, les effets spéciaux étaient si novateurs que le film avait été exclu de la catégorie "Meilleurs effets visuels" aux Oscars, sous prétexte que l’utilisation de l’ordinateur était de la "triche".

La suite, TRON: Legacy (2010), avait tenté de moderniser l’univers avec des effets 3D spectaculaires et une bande-son signée Daft Punk. Malgré un accueil mitigé, le film avait su séduire une nouvelle génération de fans, notamment grâce à son esthétique cyberpunk et son ambiance sonore unique. TRON: Ares, en revanche, a échoué à trouver son public. Les critiques ont pointé du doigt un scénario trop complexe, des personnages peu charismatiques et une direction artistique jugée trop éloignée de l’esprit original.

Pourtant, le film n’est pas dénué de qualités. Les séquences de course de light cycles, emblématiques de la franchise, sont parmi les plus réussies de la série. De plus, l’univers de TRON a toujours été un terrain de jeu pour les designers, avec ses costumes futuristes et ses décors géométriques. TRON: Ares pousse cette esthétique à son paroxysme, avec des scènes de combat dans un cyberespace aux couleurs psychédéliques. Malheureusement, ces atouts n’ont pas suffi à compenser les lacunes du scénario.

Jared Leto, l’acteur maudit : entre échecs retentissants et rédemption improbable

Le parcours de Jared Leto dans TRON: Ares est symptomatique de sa carrière récente. L’acteur, oscarisé pour Dallas Buyers Club (2013), a enchaîné les rôles dans des projets controversés. Après Suicide Squad (2016), où son interprétation du Joker avait été largement moquée, il avait tenté de se racheter avec Blade Runner 2049 (2017), un film acclamé par la critique mais boudé par le public. Puis vint Morbius (2022), un échec si cuisant qu’il est devenu un meme internet.

Dans TRON: Ares, Leto incarne Ares, un programme ambitieux et charismatique, mais son personnage peine à convaincre. Les critiques ont souligné un manque de profondeur, une performance jugée trop théâtrale, et un manque de chimie avec Jeff Bridges, qui reprend son rôle de Kevin Flynn. Pourtant, le film offre à Leto une rare opportunité de rédemption. Son prochain projet, Masters of the Universe, où il incarnera Skeletor, pourrait être l’occasion de tourner la page.

Interrogé sur ses choix de carrière, Leto a récemment déclaré : "Je prends des risques. Parfois ça marche, parfois non. Mais je préfère échouer en essayant quelque chose de nouveau que de jouer la sécurité." Une philosophie qui, si elle ne convainc pas toujours les studios, trouve un écho auprès d’un public de niche, comme en témoigne le succès inattendu de TRON: Ares sur Disney+.

Le streaming, nouveau juge de paix des blockbusters ?

Le cas de TRON: Ares illustre une tendance de plus en plus marquée dans l’industrie cinématographique : le streaming comme planche de salut pour les films en difficulté. Des productions comme The Irishman (2019) de Martin Scorsese ou Tenet (2020) de Christopher Nolan ont connu un sort similaire. Sortis en salles dans un contexte de pandémie, ces films avaient déçu au box-office avant de trouver une seconde vie sur les plateformes.

Pour les studios, cette stratégie présente plusieurs avantages. D’abord, elle permet de limiter les pertes financières. Un film comme TRON: Ares, qui n’a pas remboursé son budget en salles, peut générer des revenus supplémentaires grâce aux abonnements Disney+. Ensuite, elle offre une seconde chance aux films mal compris. Blade Runner 2049, par exemple, avait été un échec commercial à sa sortie, avant de devenir un film culte grâce au streaming et aux rééditions.

Cependant, cette tendance pose aussi des questions. Si les studios savent qu’un film peut être sauvé par le streaming, vont-ils continuer à investir dans des sorties en salles ambitieuses ? Certains analystes craignent une uniformisation des productions, où les blockbusters seraient conçus dès le départ pour une diffusion sur plateforme, au détriment de l’expérience cinématographique. D’autres, en revanche, y voient une opportunité de démocratiser l’accès au cinéma, en permettant à des films de niche ou mal distribués de toucher un public plus large.

Quoi qu’il en soit, TRON: Ares restera comme un exemple frappant de cette nouvelle ère. En une semaine, le film est passé du statut de flop à celui de phénomène viral, prouvant que dans l’industrie du divertissement, rien n’est jamais joué d’avance.

TRON: Ares est bien plus qu’un simple film de science-fiction : c’est le symbole d’une industrie en pleine mutation. Alors que les salles de cinéma peinent à retrouver leur fréquentation d’antan, les plateformes de streaming s’imposent comme des acteurs incontournables, capables de redonner vie à des projets jugés perdus.

Le succès de TRON: Ares sur Disney+ interroge aussi sur la perception du public. Un film peut-il être considéré comme un échec s’il trouve finalement son public ? La réponse est complexe, mais une chose est sûre : dans un paysage audiovisuel de plus en plus fragmenté, les critères de réussite évoluent. Et Jared Leto, malgré ses choix controversés, pourrait bien sortir gagnant de cette aventure.

Reste à savoir si cette résurrection sera durable. Les prochains mois diront si TRON: Ares parvient à s’imposer comme un classique du genre, ou s’il ne sera qu’un feu de paille, vite éclipsé par les prochains blockbusters. Une chose est certaine : son parcours atypique marque un tournant dans l’histoire du cinéma moderne.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
TRON: Ares en salles, c’était comme lancer Final Fantasy VII en 1997 sans le jeu : on savait que ça allait décevoir, mais on espérait quand même un peu de magie. Résultat ? Un film qui a l’air d’avoir été conçu par un IA qui a binge-watched Morbius et The Matrix en mode "je mélange tout". Les light cycles ? Trop stylés pour être ratés. Dommage que l’âme du premier TRON ait disparu comme un bug dans Deus Ex. Disney+ l’a sauvé en lui offrant une seconde vie, mais c’est comme si on avait donné une chance à Star Wars: Episode I après son échec : les fans ont cliqué par curiosité, pas par amour. Pourtant, le streaming a fait son travail : il a transformé un échec en meme et un meme en succès. Preuve que dans l’ère du binge, même un flop peut devenir un cult. Jared Leto dans TRON: Ares, c’est comme si Solid Snake avait joué Metal Gear Solid en mode "je fais n’importe quoi". Son Ares est un mélange de charisme de Joker et de maladresse de The Lego Movie : on le suit, mais on se demande pourquoi. Peut-être que Masters of the Universe lui donnera une chance de prouver qu’il peut incarner un méchant iconique sans en faire un fail visuel. Le streaming, c’est le Game Over du cinéma en salles. Avant, un flop comme TRON: Ares disparaissait dans l’oubli. Maintenant, il devient un phénomène viral parce que les gens ont le temps de le rewatcher en pyjama. Résultat ? Les studios vont peut-être arrêter de prendre des risques en salles, comme si Nintendo avait abandonné les cartouches pour ne plus faire que des downloads. Le cinéma perdrait son âme, mais au moins, on aurait moins de blockbusters ratés.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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