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Ubisoft : 105 licenciements chez Red Storm et 10 jeux annulés, dont Beyond Good & Evil 2 et The Division 3
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Red Storm, studio historique d’Ubisoft (Rainbow Six, The Division), licencie 105 employés et abandonne 10 projets en cours, dont des titres très attendus comme Beyond Good & Evil 2 (15 ans de développement) et The Division 3. Cette restructuration, visant 200 millions d’économies, transforme le studio en simple support technique. Ubisoft ferme aussi d’autres filiales (Stockholm, Halifax) et annule le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, malgré des franchises rentables comme Assassin’s Creed.
A retenir :
- 105 licenciements chez Red Storm, studio derrière Rainbow Six et The Division, avec 10 projets annulés.
- Beyond Good & Evil 2 (15 ans de dev, 100M€ investis) et The Division 3 parmi les victimes, malgré leur potentiel.
- Ubisoft ferme Stockholm et Halifax, annule le remake de Prince of Persia, mais sauve Assassin’s Creed: Black Flag Resynced.
- Red Storm devient un studio de support technique, perdant son rôle créatif historique.
- Contraste saisissant : Brawlhalla (50M joueurs/mois) et The Division 2 (340M$ de revenus) touchés malgré leur succès.
Red Storm en crise : 105 licenciements et 10 jeux sacrifiés
Le studio Red Storm, pilier d’Ubisoft derrière des licences comme Rainbow Six et The Division, traverse une tempête sans précédent. Selon des informations exclusives de Gamerant, 105 employés ont été licenciés, plongeant dans l’incertitude dix projets en développement. Parmi eux, des titres phares comme Beyond Good & Evil 2 – en gestation depuis 15 ans et doté d’un budget dépassant les 100 millions d’euros – ou encore The Division 3, dont les rumeurs décrivaient un open-world coopératif ambitieux. Même Rainbow Six Slice & Dice, un spin-off expérimental, figure sur la liste noire.
Cette hécatombe s’inscrit dans un plan de restructuration visant à économiser 200 millions d’euros. Résultat : Red Storm, autrefois studio créatif, se transforme en simple équipe de support technique pour d’autres productions Ubisoft. Une décision d’autant plus surprenante que des franchises comme The Division 2 (2019) avaient mobilisé 600 développeurs et généré 340 millions de dollars en un an. Même Brawlhalla, avec ses 50 millions de joueurs mensuels en 2023, n’a pas échappé à la logique des coupes.
Des franchises cultes en suris : BG&E 2, The Division 3, et un Rainbow Six inédit
Beyond Good & Evil 2 incarne le symbole de cette débâcle. Annoncé en 2017 après des années de rumeurs, le jeu avait suscité l’enthousiasme des fans malgré des retards à répétition. Avec un développement estimé à plus d’une décennie et un budget faramineux, son annulation potentielle soulève des questions sur la gestion des ressources chez Ubisoft. The Division 3, lui, promettait une évolution majeure de la formule coopérative, tandis que Rainbow Six Slice & Dice devait explorer un gameplay plus arcadique, loin des racines tactiques de la série.
Pourtant, ces projets n’ont pas tous un bilan financier désastreux. Brawlhalla, free-to-play rentable, ou The Division 2, succès commercial, prouvent que la logique n’est pas purement économique. Certains observateurs, comme le journaliste Jason Schreier, pointent du doigt une stratégie erratique : "Ubisoft semble privilégier les licences sûres comme Assassin’s Creed au détriment de l’innovation, même quand elle paie."
Ubisoft : une purge qui dépasse Red Storm
La saignée ne se limite pas à la Caroline du Nord. Ubisoft a fermé ses studios de Stockholm et Halifax, tandis que des licenciements ont frappé Abu Dhabi, RedLynx (créateurs de Trials), et Massive Entertainment (à l’origine de The Division). Le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, annoncé en 2021, a officiellement été enterré, malgré l’attachement des fans à la licence. Cinq autres projets non divulgués auraient subi le même sort, selon des sources internes.
Seule exception notable : Assassin’s Creed: Black Flag Resynced, dont le développement se poursuit. La saga, forte de 200 millions d’exemplaires vendus depuis 2007, reste un pilier financier pour le groupe. Un choix qui confirme la priorité donnée aux franchises établies, au détriment des paris plus risqués.
Derrière les chiffres : une culture d’entreprise en question
Ces annulations en série révèlent un problème plus profond : la gestion chaotique des projets chez Ubisoft. Des développeurs anonymes évoquent des "changements de direction constants", des budgets mal alloués, et une pression accrue depuis l’échec relatif de Skull & Bones (2024). "On nous demande de faire des miracles avec des moyens réduits, puis on nous reproche les retards", confie un ancien employé de Red Storm.
Le contraste avec des studios comme Naughty Dog (Sony) ou Rockstar est frappant. Là où ces derniers misent sur des cycles de développement longs mais maîtrisés, Ubisoft semble pris dans un cercle vicieux : annulations en cascade, licenciements, et perte de confiance des talents. Résultat : des licences historiques, comme Prince of Persia ou Beyond Good & Evil, deviennent les victimes collatérales d’une stratégie à court terme.

