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Ubisoft : 55 licenciements chez Massive Entertainment en Suède – The Division 3 et Snowdrop dans la tourmente
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Il y a 48 jours

Ubisoft : 55 licenciements chez Massive Entertainment en Suède – The Division 3 et Snowdrop dans la tourmente

Pourquoi Ubisoft supprime 55 postes chez Massive Entertainment, malgré The Division 3 et Snowdrop ?

A retenir :

  • 55 licenciements annoncés chez Massive Entertainment (Suède), studio derrière The Division et le moteur Snowdrop, malgré des projets en cours comme The Division 3.
  • Un plan de départs volontaires lancé en 2025 n’a pas suffi : Ubisoft justifie ces coupes par une "optimisation des équipes", tout en maintenant ses ambitions technologiques.
  • Snowdrop, utilisé dans Star Wars Outlaws (2024) et Avatar: Frontiers of Pandora (1,1M ventes), peine à concurrencer Unreal Engine 5 (53% du marché AAA en 2025).
  • Un projet R&D secret serait en développement, mais les syndicats pourraient réagir, comme après les licenciements d’Ubisoft Halifax.
  • Les résultats financiers d’avril 2026 révéleront si cette stratégie – innovation vs. réductions d’effectifs – était judicieuse.

Massive Entertainment sous le choc : pourquoi ces licenciements malgré The Division 3 ?

Le 12 novembre 2025, un courrier interne a fait l’effet d’une bombe chez Massive Entertainment, le studio suédois d’Ubisoft derrière la saga The Division. 55 postes sont menacés de suppression, une décision qui contraste violemment avec les annonces récentes sur The Division 3, toujours en développement, et les ambitions technologiques du groupe. Pourtant, ces licenciements ne sont pas une surprise totale : depuis l’automne 2025, un plan de départs volontaires avait été lancé, sans parvenir à ajuster suffisamment les effectifs. Cette fois, c’est la hache qui tombe.

Les équipes concernées sont informées individuellement, dans un processus encadré par le droit suédois, connu pour sa protection des salariés. Mais derrière les formulaires administratifs se cache une question brûlante : comment concilier ces suppressions de postes avec les projets phares du studio ? The Division 3, attendu comme le retour en grâce de la franchise après des années de silence, et le moteur Snowdrop, pilier technologique d’Ubisoft, semblent pourtant intouchables. Alors, qui paie le prix de cette "restructuration" ?

Snowdrop, un moteur d’avenir… ou un gouffre financier ?

Ironie du sort : alors que 55 employés quittent (ou quitteront) Massive Entertainment, Ubisoft réaffirme son engagement envers Snowdrop, son moteur maison. Ce dernier, utilisé dans The Division 1 & 2, mais aussi dans Star Wars Outlaws (sorti en 2024) et Avatar: Frontiers of Pandora (1,1 million de ventes en trois mois), est présenté comme un atout majeur. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, Unreal Engine 5 domine 53% du marché AAA (source : Newzoo), laissant Snowdrop dans l’ombre.

Alors, pourquoi persister ? Ubisoft mise sur des "configurations d’équipe optimisées" et des "avancées technologiques" pour justifier ses choix. Parmi elles, un projet de R&D non annoncé, probablement lié à l’IA procédurale ou à l’éclairage dynamique, deux forces de Snowdrop. Mais à quel coût ? Les syndicats suédois, déjà mobilisés après les licenciements massifs d’Ubisoft Halifax (Canada) en 2023, pourraient bien monter au créneau. "On ne peut pas innover en sacrifiant les équipes qui font vivre ces technologies", déclarait un représentant syndical sous couvert d’anonymat.

The Division 3 : priorité absolue, mais à quel prix humain ?

Officiellement, The Division 3 reste "la priorité numéro un" pour Massive Entertainment. Le jeu, annoncé comme un retour aux sources avec une nouvelle ville (Stockholm ?) et des mécaniques repensées, devrait sortir en 2026. Pourtant, les rumeurs internes évoquent des retards possibles, liés à ces restructurations. "Comment développer un AAA ambitieux quand on réduit les effectifs ?", s’interroge un développeur sous le coup de la colère.

Ubisoft répond en évoquant une "meilleure efficacité" et des "synergies renforcées" entre ses studios. Mais les joueurs, eux, pourraient voir les choses différemment. Après le semi-échec commercial d’Avatar: Frontiers of Pandora (malgré ses qualités techniques) et les critiques mitigées sur Star Wars Outlaws, la pression est immense. Si The Division 3 déçoit, ces licenciements apparaîtront comme un gâchis stratégique – et humain.

Derrière les chiffres : le drame des "restructurations" à répétition

Ce n’est pas la première fois qu’Ubisoft serre la vis. En 2023, le studio d’Halifax (Canada) avait subi une vague de licenciements, suivie de près par des fermetures partielles en France et aux États-Unis. À chaque fois, le discours est le même : "optimisation", "adaptation au marché", "focalisation sur les franchises clés". Pourtant, les résultats peinent à suivre.

En Suède, pays où le dialogue social est traditionnellement fort, ces licenciements pourraient avoir un effet boomerang. Les syndicats locaux, comme Unionen ou SACO, ont déjà exprimé leur "profonde préoccupation". "Ubisoft prend des risques en sous-estimant l’impact social de ses décisions", prévient un observateur. D’autant que le studio de Malmö (autre pôle suédois d’Ubisoft) n’est pas épargné par les rumeurs de réductions d’effectifs.

2026, année de vérité pour Ubisoft et Snowdrop

Tout se jouera dans les 12 prochains mois. D’ici avril 2026, date des prochains résultats financiers d’Ubisoft, plusieurs éléments seront scrutés :

  • L’état d’avancement de The Division 3 : le jeu tiendra-t-il ses promesses malgré les turbulences internes ?
  • La performance de Snowdrop : parviendra-t-il à séduire d’autres studios ou restera-t-il un outil "maison" coûteux ?
  • La réaction des syndicats : des actions en justice ou des grèves pourraient-elles perturber la production ?
  • Les ventes des prochains jeux Ubisoft : après Assassin’s Creed Shadows (2024), la firme a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

Une chose est sûre : si Ubisoft échoue à concilier innovation et rentabilité, ces 55 licenciements ne seront qu’un prélude à des mesures bien plus drastiques. "On ne construit pas l’avenir en démantelant ses équipes", résume un vétéran du studio, amer.

Le mot de la fin : quand l’humain paie l’addition de la tech

Derrière les communiqués aseptisés et les promesses technologiques se cache une réalité plus crue : celle de développeurs passionnés qui voient leur travail remis en question. "On nous dit que Snowdrop est l’avenir, mais on nous vire en même temps. Ça n’a aucun sens", confie un employé sous le coup d’un licenciement. Pourtant, dans l’industrie du jeu vidéo, ces contradictions ne sont pas rares. Entre course à l’innovation et pression actionnariale, les studios comme Massive Entertainment sont souvent pris en étau.

Reste une question : et si, cette fois, Ubisoft avait trop serré la vis ? Les joueurs, eux, trancheront en 2026. En attendant, à Stockholm, c’est l’heure des adieux – et des doutes.

Les 55 licenciements chez Massive Entertainment révèlent un Ubisoft à la croisée des chemins. Entre la volonté de dominer techniquement avec Snowdrop et la nécessité de réduire les coûts, le géant français prend un risque calculé. The Division 3 sera le premier test grandeur nature de cette stratégie. Si le jeu échoue, ces suppressions de postes apparaîtront comme un symptôme d’une crise plus profonde – celle d’un modèle économique qui peine à concilier créativité et rentabilité. À Stockholm, comme ailleurs, l’industrie du jeu vidéo montre une fois de plus son visage le plus impitoyable : celui où l’humain paie le prix du progrès.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Alors là, Ubisoft, tu nous sors un Snowdrop plus croquignolesque qu’un gâteau de la mère de Cloud dans FFVII ? Licencier 55 potes pour sauver un moteur qui galère plus qu’un tank dans Cyberpunk 2077 en mode sprint ?! T’as plus de crédibilité qu’un NPC qui te vend du café à 10€ la tasse dans un RPG de merde. Faut choisir : soit tu assumes que ton moteur est un zeubi et tu le balances à la poubelle comme un Assassin’s Creed sans âme, soit tu arrêtes de virer tes devs et tu les forces à faire des miracles comme dans Grandia II où même les bugs avaient du style. Mais non, t’as préféré jouer les tonton qui optimise en mode cutscène de fin : trop tard, les joueurs ont déjà vu le générique défilé… et ils ont pas aimé."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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