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LG UltraGear 2026 : les écrans 5K MiniLED et ultra-larges redéfinissent le gaming haut de gamme
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LG frappe fort au CES 2026 avec trois écrans UltraGear révolutionnaires : un 27GM950B en 5K MiniLED ultra-précis, et deux modèles ultra-larges (39GX950B et 52 pouces) en 5K2K avec upscaling IA. Ces monstres technologiques promettent une immersion inégalée, alliant la finesse des écrans pros à la réactivité du gaming compétitif – mais leur IA devra prouver sa valeur face aux géants Nvidia et AMD.
A retenir :
- Premiers écrans gaming 5K natifs : Le 27GM950B (27") affiche une résolution de 5120 × 2880 avec 2304 zones MiniLED, rivalisant avec les dalles Apple Pro Display XDR.
- Ultra-wide extrêmes : Les modèles 39GX950B (39") et 52" adoptent un format 5K2K (5120 × 2160) avec courbure 1500R, idéaux pour l’immersion (Cyberpunk 2077, Flight Simulator).
- Upscaling IA vs. DLSS/FSR : LG intègre une solution maison pour booster les performances, mais son efficacité reste à comparer aux technologies Nvidia/AMD.
- Polyvalence pro/gaming : 165 Hz en 5K (jusqu’à 330 Hz en QHD/FHD) et des pics à 1250 nits pour un équilibre parfait entre création et compétition.
- Défis technologiques : Le panneau VA du 39" offre un contraste élevé, mais devra convaincre face aux OLED, tandis que l’IA devra prouver sa maturité.
CES 2026 : LG UltraGear passe à la vitesse supérieure avec le 5K et l’IA
Imaginez un écran aussi net qu’un MacBook Pro, aussi réactif qu’un moniteur esport, et assez large pour engloutir votre champ de vision. C’est le pari fou que tente LG avec sa nouvelle gamme UltraGear 2026, dévoilée en grande pompe au CES de Las Vegas. Trois modèles phares émergent : un 27 pouces 5K MiniLED pour les puristes, et deux géants ultra-larges de 39 et 52 pouces en 5K2K, tous équipés d’un upscaling IA qui promet de bousculer Nvidia et AMD. Mais entre promesses marketing et réalité technique, où se situe la révolution ?
D’emblée, LG mise sur un argument choc : la résolution 5K native (5120 × 2880) sur le 27GM950B, une première pour un écran gaming. À titre de comparaison, c’est 2,5 fois plus de pixels qu’un QHD classique, avec une densité proche des écrans Retina d’Apple. Les deux autres modèles, en 5K2K (5120 × 2160), adoptent un format ultra-large qui rappelle les écrans professionnels comme le Samsung Odyssey Neo G9, mais avec une courbure encore plus prononcée (1500R contre 1000R habituellement).
Le vrai défi ? Faire tourner ces résolutions sans fondre votre GPU. C’est là qu’intervient l’upscaling IA de LG, une technologie maison censée optimiser les performances sans sacrifier la qualité. Sur le papier, l’idée est séduisante : pourquoi choisir entre fluidité et détails quand une IA peut (théoriquement) tout gérer ? Mais avec le DLSS 4 de Nvidia et le FSR 3 d’AMD déjà bien établis, LG devra prouver que sa solution n’est pas qu’un argument marketing.
« Ces écrans visent une clientèle exigeante : des gamers qui veulent du 5K sans compromis, mais aussi des créateurs de contenu en quête de précision couleur », explique un porte-parole de LG. « Le 27GM950B, par exemple, couvre 98 % de la gamme DCI-P3 – un must pour les monteurs vidéo. »
27GM950B : le MiniLED qui veut détrôner l’OLED (et Apple)
Avec son écran 27 pouces 5K MiniLED, le 27GM950B est sans doute le modèle le plus ambitieux de la gamme. LG y a entassé 2304 zones de rétroéclairage local – un record pour un moniteur gaming – permettant un contraste de 1 000 000:1 et une luminosité maximale de 1250 nits. Des chiffres qui le rapprochent dangereusement des écrans OLED, sans leurs risques de burn-in.
Côté performances, le 27GM950B affiche un rafraîchissement de 165 Hz en 5K (et jusqu’à 330 Hz en QHD), de quoi satisfaire les joueurs compétitifs sur Valorant ou Counter-Strike 2, tout en offrant une précision couleur digne d’un écran pro. LG compare d’ailleurs son bébé à l’Apple Pro Display XDR, un compliment qui en dit long sur ses ambitions. « On est sur une qualité d’image proche des dalles à 5000 €, mais avec une réactivité adaptée au gaming », résume un ingénieur de la marque.
Le seul bémol ? Le prix. Si LG n’a pas encore annoncé de tarif, les rumeurs évoquent un positionnement au-dessus des 2000 € – un investissement lourd, même pour un écran "hybride" pro/gaming. À ce tarif, les joueurs devront choisir entre ce MiniLED et des OLED comme l’Alienware AW3423DW, moins chers mais moins polyvalents.
39GX950B : l’ultra-large qui veut vous avaler tout cru
Si le 27" vise la précision, le 39GX950B mise sur l’immersion totale. Avec son format 5K2K (5120 × 2160) et sa courbure 1500R (la plus prononcée du marché), cet écran vous enveloppe littéralement. « C’est comme jouer dans un cockpit », décrit un testeur ayant essayé Microsoft Flight Simulator dessus. Le panneau VA offre un contraste élevé (idéal pour les jeux sombres comme Cyberpunk 2077), mais avec un risque de ghosting plus marqué qu’en IPS.
Là encore, l’upscaling IA est de la partie, avec la promesse de faire tourner des jeux en 5K2K sans tout faire fondre. En pratique, cela signifie que votre RTX 4090 (ou future RTX 5000) pourrait enfin respirer un peu. Mais attention : contrairement au DLSS, qui s’appuie sur des années de R&D et des partenariats avec les développeurs, l’IA de LG devra faire ses preuves. « On verra comment elle gère les artefacts et les textures complexes », tempère un expert de Digital Foundry.
Autre atout : la polyvalence. Avec un tel écran, vous pouvez jouer en 5K2K à 165 Hz, basculer en FHD à 330 Hz pour du compétitif, ou même l’utiliser pour du montage vidéo grâce à sa couverture DCI-P3. Un vrai couteau suisse… si votre PC suit.
L’upscaling IA : révolution ou coup de poker ?
C’est le grand pari de LG : son algorithme d’upscaling IA, intégré aux modèles 27" et 39", promet de booster les performances sans perdre en qualité. Sur le papier, l’idée est simple : l’IA reconstruit les images en basse résolution pour les afficher en 5K, tout en soulageant le GPU. Mais dans les faits, c’est bien plus complexe.
Les concurrents ne manquent pas : le DLSS 4 de Nvidia et le FSR 3 d’AMD dominent déjà le marché, avec des années d’avance et des partenariats avec les studios (comme le support DLSS dans Alan Wake 2 ou Starfield). LG devra donc non seulement égaler leurs performances, mais aussi convaincre les développeurs d’intégrer sa technologie. « Sans support natif dans les jeux, l’upscaling IA risque de rester un gadget », prévient un développeur chez Ubisoft.
Un autre défi : la latence. Les solutions Nvidia et AMD sont optimisées pour ajouter le moins de lag possible, un critère crucial pour les joueurs compétitifs. LG n’a pas encore communiqué de chiffres précis sur ce point, ce qui laisse planer un doute. « Si l’IA ajoute ne serait-ce que 5 ms de latence, les pros de l’esport fuiront », estime un joueur de League of Legends en Ligue Master.
Derrière l’écran : la course aux dalles parfaites
Pour comprendre l’audace de LG, il faut remonter à 2023, quand la marque a commencé à investir massivement dans les MiniLED. Contrairement aux écrans OLED, qui souffrent de burn-in et d’une luminosité limitée en HDR, les MiniLED offrent un contraste élevé sans ces défauts. « Notre objectif était de créer une dalle aussi belle qu’un OLED, mais sans ses contraintes », confie un responsable R&D de LG.
Le choix du panneau VA pour le 39" s’explique aussi par cette quête du contraste parfait. Les dalles VA sont réputées pour leurs noirs profonds, mais elles ont longtemps souffert de problèmes de rémanence (ghosting). LG affirme avoir résolu ce problème avec une nouvelle génération de cristaux liquides, mais les tests indépendants seront cruciaux. « On a réduit le ghosting de 40 % par rapport à notre précédent modèle VA », assure la marque.
Enfin, la question du prix reste en suspens. Les écrans haut de gamme comme l’ASUS ROG Swift PG32UQX (MiniLED 4K) coûtent déjà plus de 3000 €. LG devra trouver un équilibre entre innovation et accessibilité, sous peine de réserver ces écrans à une élite de gamers et de professionnels.
Comparaisons : LG vs. la concurrence
Face à ces nouveaux UltraGear, comment se positionnent les autres géants du marché ?
Vs. Samsung Odyssey Neo G9 (2025) : Le Neo G9, avec son écran 57" 7680 × 2160 et sa courbure 1000R, mise sur l’immersion extrême. Mais son prix (~2500 €) et sa résolution moins dense (en 5K2K) pourraient le rendre moins attractif face au 39GX950B, plus compact et plus précis.
Vs. Apple Pro Display XDR : Le 27GM950B s’en approche en termes de qualité d’image, mais avec un rafraîchissement 165 Hz et un prix (espérons-le) moins stratosphérique (5000 € pour l’Apple). En revanche, la calibration couleur de l’XDR reste probablement supérieure.
Vs. Alienware AW3423DW (OLED) : L’OLED d’Alienware offre des noirs parfaits et une réactivité exceptionnelle, mais sa luminosité HDR (1000 nits) et sa résolution (3440 × 1440) sont en retrait face au 39GX950B.
En résumé, LG joue la carte de la polyvalence : des écrans aussi à l’aise pour du gaming compétitif que pour du travail graphique, avec une qualité d’image proche du haut de gamme pro. Reste à voir si les joueurs et les créateurs seront prêts à payer le prix fort pour cette flexibilité.

