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Undertone (A24) : Le podcast maudit qui va vous hanter bien après l’écoute
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Il y a 53 jours

Undertone (A24) : Le podcast maudit qui va vous hanter bien après l’écoute

Pourquoi Undertone pourrait bien devenir le cauchemar auditif de 2026 ?

A24 frappe encore avec un concept inouï : un film d’horreur où le son tue. Undertone, prévu pour le 13 mars 2026, plonge le spectateur dans l’univers d’un podcast maudit, où des enregistrements inversés révèlent des messages spectrales liés au passé trouble de son héroïne, Evie (interprétée par Nina Kiri). Entre audio horror, bande-son oppressante et casting éclectique, le premier long-métrage de Ian Tuason s’annonce comme une expérience sensorielle radicale, loin des jump scares éculés. Un pari risqué pour un budget de 5 millions de dollars, mais qui pourrait bien redéfinir les frontières du genre.

A retenir :

  • L’horreur par l’oreille : Undertone mise sur une terreur 100% auditive, où des podcasts maudits et des voix déformées remplacent les images choquantes. Une première dans le cinéma grand public.
  • Inspirations cultes, approche inédite : Mélange de The Ring (messages mortels) et de The Empty Man (enquêtes audio), le film pousse le concept à son extrême avec des enregistrements inversés révélant des cris cachés.
  • Un casting entre émergents et confirmés : Nina Kiri (The Handmaid’s Tale) face à Kris Holden-Ried (The Umbrella Academy), avec la révélation Keana Bastidas (The Last of Us) en renfort.
  • 5M$ pour un pari fou : A24 mise sur l’originalité plutôt que sur les effets spéciaux, comme pour Talk to Me (2023). Les premiers retours (Screen Love Affair) parlent d’une "expérience sensorielle immersive".
  • Le podcast comme arme : Le film exploite notre rapport moderne aux écouteurs et aux histoires audio, transformant un média du quotidien en vecteur de terreur.
  • Sortie le 13 mars 2026 : À marquer d’une pierre blanche (ou noire) pour les fans d’horreur psychologique et de récits expérimentaux.

"Écoute bien... tu vas entendre ta propre mort"

Imaginez : vous branchez vos écouteurs pour écouter un podcast anodin, et soudain, entre deux silences, une voix chuchote ton nom. Pas dans la langue que vous connaissez. Pas avec une intonation humaine. Juste... votre nom, déformé, comme si les cordes vocales qui l’avaient prononcé appartenaient à quelque chose qui n’a jamais respiré.

C’est le point de départ glaçant d’Undertone, le nouveau projet d’A24 qui promet de faire de l’audio horror un sous-genre à part entière. Annoncé pour le 13 mars 2026, le film s’inspire d’une peur très moderne : celle des sons qui nous hantent après avoir retiré nos écouteurs. Une angoisse que le réalisateur Ian Tuason — jusqu’ici spécialisé dans des courts-métrages expérimentaux — compte exploiter sans pitié.


Quand le podcast devient une malédiction (et pas seulement métaphorique)

L’histoire suit Evie (incarnée par Nina Kiri, vue dans The Handmaid’s Tale), une podcasteuse spécialisée dans les phénomènes paranormaux. Alors qu’elle enquête sur une série d’enregistrements audio mystérieux, elle découvre que certains fichiers, lorsqu’ils sont joués à l’envers, révèlent des messages en langue inconnue et des cris déformés. Pire : ces sons semblent réagir à son propre passé, comme s’ils en connaissaient les secrets les plus sombres.

Le trailer, dévoilé il y a quelques semaines, montre Evie les yeux écarquillés, des écouteurs collés aux oreilles, tandis qu’une voix murmure : "Tu l’as déjà entendu. Tu sais de quoi je parle." Puis, un cri strident — inversé — déchire le silence. La comparaison avec The Ring (1998) est inévitable, mais là où le film de Hideo Nakata utilisait une cassette VHS maudite, Undertone transpose le concept à l’ère du streaming et des algorithmes qui "savent" ce que nous aimons écouter.

Comme le souligne Screen Love Affair, le film joue sur une "terreur sensorielle" où l’absence d’images violentes rend l’expérience plus angoissante : "Votre cerveau comble les vides, et c’est là que l’horreur s’installe." Une approche qui rappelle le succès de Talk to Me (2023), autre production A24 qui misait sur le minimalisme pour mieux frapper les esprits.


"On a tous un son qui nous hante" : la bande-son comme personnage principal

Avec un budget estimé à 5 millions de dollars — une misère pour Hollywood, mais une somme cohérente pour A24 —, Undertone mise tout sur sa bande-son. Pas de monstres CGI, pas de gore à outrance : juste des fréquences, des souffles, et des mots prononcés à l’envers qui, une fois inversés, deviennent des phrases intelligibles... et terrifiantes.

Pour créer cette ambiance, l’équipe a collaboré avec des ingénieurs du son spécialisés dans les fréquences infrabasses (celles qui provoquent une angoisse physique, comme dans Hereditary ou It Follows). Le résultat ? Une oppression auditive qui, selon les premiers témoignages, "fait vibrer vos os avant même que votre cerveau ne comprenne pourquoi".

Le plus troublant ? Le film exploite un phénomène réel : celui des messages subliminaux dans les enregistrements audio. En 2021, une étude de l’Université de Londres avait révélé que le cerveau humain détecte les sons inversés même lorsqu’on ne les entend pas consciemment. Undertone pousse cette idée à son paroxysme, en faisant de ces sons un mécanisme narratif central.


Un casting qui joue la partition de l’angoisse

Si le film mise sur le minimalisme technique, son casting est loin d’être négligé. Autour de Nina Kiri, dont le visage expressif portera à lui seul une grande partie de la tension, on retrouve :

  • Kris Holden-Ried (The Umbrella Academy), dans le rôle d’un expert en acoustique qui découvre trop tard les dangers des enregistrements.
  • Michelle Duquet, actrice québécoise connue pour ses rôles dans des thrillers psychologiques, qui incarne une victime des podcasts maudits.
  • Keana Bastidas (The Last of Us), révélation de la série HBO, qui joue une adolescente obsédée par les théories du complot... jusqu’à ce qu’elle en devienne une.

Un mélange subtil entre acteurs confirmés et talents émergents, typique de la stratégie d’A24, qui permet de crédibiliser le projet sans tomber dans le star-system. Quant à Ian Tuason, son choix à la réalisation est un vrai pari : jusqu’ici cantonné aux courts-métrages (dont Static Age, primé au Festival de Toronto), il aborde ici son premier long-métrage avec une approche résolument expérimentale.


Pourquoi ce film pourrait (littéralement) vous donner des cauchemars

Au-delà de son concept, Undertone touche à une peur universelle : celle de l’invisible. Pas de fantôme à l’écran, pas de tueur masqué... juste des sons qui n’existent pas, ou qui ne devraient pas exister. Comme l’explique le psychologue Dr. Alain Mercier, spécialiste des phobies auditives : "Notre cerveau est programmé pour réagir aux menaces visuelles. Quand la terreur vient de ce qu’on entend, elle contourne nos mécanismes de défense. C’est comme si l’horreur entrait par la porte de derrière."

Le film joue aussi sur notre rapport moderne à l’audio : podcasts, ASMR, livres audio... Nous passons des heures par jour avec des écouteurs, dans une bulle sonore qui nous isole du monde. Undertone détournent cette habitude en arme, suggérant que ce que nous écoutons pourrait nous écouter en retour.

Enfin, il y a cette question lancinante, posée par le trailer : "Et si le son que tu entends... était déjà en toi ?" Une phrase qui résonne (sans jeu de mots) avec les théories du "son intrinsèque", popularisées par le compositeur John Cage, selon lesquelles notre corps produit des fréquences inaudibles liées à nos souvenirs refoulés. Undertone pousse cette idée jusqu’à l’horreur pure : et si ces fréquences parlaient ?


Les sceptiques ont déjà leur argument : "Un film sans images, vraiment ?"

Bien sûr, le projet suscite aussi des réserves. Certains critiques, comme Mark Kermode, estiment que "l’horreur purement auditive est un pari trop risqué pour le grand public. Sans visuel fort, le film pourrait perdre son impact en salles." D’autres, comme la journaliste Elsa Keslassy (Variety), soulignent que "les jump scares restent un langage universel du genre. Les remplacer par des silences et des fréquences, c’est prendre le risque de perdre une partie du public."

Pourtant, les exemples récents montrent que l’audience est prête pour des expériences plus subtiles. Talk to Me (2023) a prouvé qu’un film d’horreur psychologique, sans effets tape-à-l’œil, pouvait devenir un phénomène culturel. De même, The Empty Man (2020), qui jouait déjà avec des enregistrements audio maudits, a développé un culte malgré son échec commercial. Undertone pourrait bien suivre cette voie : celle d’un film trop étrange pour les masses, mais assez marquant pour devenir une référence.


Derrière les cris : la genèse d’un projet maudit (ou presque)

L’idée d’Undertone est née d’une anecdote réelle. En 2019, le scénariste Jake Coburn tombait sur un forum Reddit où des utilisateurs affirmaient avoir entendu des voix inconnues dans leurs propres enregistrements vocaux, après les avoir joués à l’envers. Intrigué, il a commencé à expérimenter avec des logiciels audio, découvrant que certains sons — des rires, des chuchotements — apparaissaient uniquement lors de la lecture inversée.

Parmi ces enregistrements, l’un d’eux l’a particulièrement marqué : celui d’une femme (anonyme) qui, en inversant un message vocal envoyé à sa mère, avait entendu une phrase en latin : "Memento mori" ("Souviens-toi que tu vas mourir"). Impossible à expliquer rationnellement. Coburn a alors contacté des linguistes et des parapsychologues, avant de se rendre compte que le phénomène était plus répandu qu’il n’y paraissait. Certains l’attribuaient à de la paréidolie auditive (notre cerveau qui crée des motifs là où il n’y en a pas), d’autres à... autre chose.

C’est cette ambiguïté qui a séduit A24. Comme l’explique la productrice Lila Yacoub : "On adore les projets qui bousculent les codes. Undertone ne ressemble à rien de ce qui existe. Soit c’est un échec total, soit ça devient un classique. Dans les deux cas, on en sera fiers."

Le 13 mars 2026, Undertone pourrait bien diviser les salles. Trop expérimental pour les amateurs de frissons faciles, trop angoissant pour ceux qui préfèrent garder leurs écouteurs branchés sans crainte. Pourtant, c’est précisément cette audace qui rend le projet aussi excitant. Dans un paysage cinématographique saturé de reboots et de suites, A24 ose miser sur une terreur invisible, immaterialle, mais peut-être d’autant plus réelle.

Une chose est sûre : après avoir vu (et surtout entendu) Undertone, vous ne regarderez plus jamais vos podcasts favoris de la même façon. Et si, ce soir, en branchant vos écouteurs, vous entendez un chuchotement qui n’était pas là hier... ne jouez pas le fichier à l’envers.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ah, Undertone, ce film qui promet de transformer nos écouteurs en portails vers l’au-delà audio. Imaginez Silent Hill mais version podcast, où le vrai monstre, c’est le silence entre les mots. Nina Kiri en Evie, c’est comme si Tears to Tiara avait rencontré The Ring, mais au lieu d’une cassette, on a nos playlists Spotify qui nous jugent. Le trailer me fait penser à ces moments où tu écoutes un son inversé sur YouTube et que ton cerveau te fait des films d’horreur en 4K. A24 a encore frappé, mais cette fois, le coup est sournois : on ne voit rien, mais on entend notre propre folie. À condition de ne pas éteindre les lumières en arrivant en salle.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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