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Vengadores: Doomsday – Thor en prière, un adieu déchirant ou une renaissance ?
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Il y a 62 jours

Vengadores: Doomsday – Thor en prière, un adieu déchirant ou une renaissance ?

Un Thor vulnérable, des X-Men en embuscade : Marvel prépare-t-il un adieu ou une guerre totale ?

A retenir :

  • Thor en prière : une scène d’une vulnérabilité rare, entre rédemption et présage funeste, loin du ton fantaisiste de Love and Thunder.
  • Un adieu annoncé ? Chris Hemsworth, sous contrat jusqu’en 2027, incarne un dieu nordique vieillissant, entre regrets et dernier combat.
  • X-Men vs Avengers : le trailer des mutants, attendu cette semaine en salles, promet un choc titanesque avec Doctor Doom (R. Downey Jr.) en ligne de mire.
  • Stratégie Marvel : entre émotion (l’enlèvement de Franklin Richards) et tension narrative, le studio joue sur deux tableaux pour 2026.
  • Box-office et critiques : après l’échec relatif de Love and Thunder (760M$), Marvel mise sur un Thor "shakespearien" pour reconquérir les fans.

"Donne-moi la force des Pères de Tout" : Thor, entre supplication et dernier souffle

Le premier trailer de Vengadores: Doomsday a frappé comme un marteau de guerre – mais pas celui, flamboyant, que Thor brandissait dans Ragnarok. Ici, le dieu nordique, agenouillé dans une lumière tremblotante, implore Odin d’une voix brisée : *"Pas comme un guerrier… mais comme un père"*. Une prière filmée en plans serrés, où chaque silence pèse plus lourd qu’un coup de Mjolnir. Chris Hemsworth, les cheveux courts et le regard hagard, incarne un Thor désarmé – littéralement et métaphoriquement. Fini les blagues grassouillettes de Love and Thunder (2022) : ce trailer sent la cendre et le sacrifice, comme si Marvel avait enfin écouté les fans déçus par un personnage devenu caricature.

La scène n’est pas sans rappeler le Thor de 2011, déchu et humain, apprenant l’humilité sur Terre. Mais cette fois, l’enjeu est autre : il ne s’agit plus de reconquérir son marteau, mais de sauver sa fille adoptive, Love, enlevée par des forces encore mystérieuses. *"Je me suis perdu dans l’improvisation"*, avait reconnu Hemsworth après Love and Thunder, dont le box-office (760M$) avait déçu face aux 1,03M$ de Ragnarok. Ce trailer est une promesse de rédemption – et peut-être un adieu. Le contrat de l’acteur court jusqu’à Secret Wars (2027), mais ce Thor-là, aux mains tremblantes et à la barbe grisonnante, semble déjà écrire son épilogue.


Shakespeare chez Marvel : quand Thor devient tragédie

La mise en scène de cette prière doit autant à Kenneth Branagh (réalisateur du premier Thor) qu’à Taika Waititi – mais sans la fantaisie. Les tons sépia, les ombres allongées, et cette lueur divine qui s’éteint : tout évoque une tragédie élisabéthaine, où le héros, rongé par ses erreurs passées, cherche une rédemption impossible. *"Les Pères de Tout"* qu’invoque Thor ne sont pas que les dieux asgardiens – ce sont les pères du MCU : Tony Stark, Steve Rogers, et même Odin lui-même, dont la voix off (Anthony Hopkins) résonne comme un écho lointain.

Les théoriciens du MCU y voient un parallèle avec la mort de Tony Stark en 2019 : Marvel adore jouer avec nos nerfs. Mais ici, la dimension familiale change tout. Thor ne supplie pas pour Asgard, ni pour la Terre – il supplie pour Love, cette enfant qui a hérité de ses pouvoirs (et de ses démons). Une relation père-fille qui rappelle étrangement celle de Logan et Laura dans Logan (2017), où la vulnérabilité du héros rendait chaque combat plus poignant. Est-ce un hasard si les X-Men reviennent juste après ?


"On ne meurt pas deux fois" : la théorie de l’adieu (ou du fake-out)

Les rumeurs vont bon train : Thor mourrait-il dans Doomsday ? Plusieurs indices plaident pour un adieu :

  • Le symbolisme : la prière à Odin, les cheveux courts (comme dans Endgame, avant le "gros Thor"), et cette lumière qui s’éteint.
  • Le contrat de Hemsworth : si Secret Wars (2027) est son dernier film, Doomsday pourrait être son chant du cygne.
  • La narration Marvel : après Tony et Natasha, un troisième pilier des Avengers pourrait tomber – d’autant que Captain America (Sam Wilson) semble prendre le relais.
Pourtant, Marvel adore les faux départs. Rappelons que Loki est "mort" cinq fois, et que Nick Fury a survécu à un attentat en 2019 pour réapparaître en 2023. Alors, vraie fin ou manipulation scénaristique ? Une chose est sûre : si Thor meurt, ce sera en père, pas en guerrier. Et ça, c’est nouveau.


X-Men en embuscade : Doctor Doom, le joker de Marvel

Pendant que Thor prie, Marvel prépare son prochain coup de maître : le retour des X-Men au cinéma. Selon Deadline, le trailer officiel – déjà fuité en basse qualité – sera projeté cette semaine en salles avant une sortie digitale la semaine prochaine. Une stratégie classique (comme pour Avengers: Infinity War), mais qui tombe à pic : après l’émotion de Thor, place à la tension pure.

Les spéculations vont crescendo :

  • Robert Downey Jr. en Doctor Doom : après son caméo dans Les Quatre Fantastiques, les fuites suggèrent un rôle central dans X-Men ’97 (série) et le futur film. Un Doom charismatique et terrifiant, loin du méchant caricatural de 2005.
  • L’enlèvement de Franklin Richards : le fils des Quatre Fantastiques, capable de réécrire la réalité, serait la clé de Doomsday et des prochains films. Un macguffin qui rappelle Wanda et ses enfants dans Multiverse of Madness.
  • Un choc Avengers/X-Men : les comics regorgent de guerres entre les deux équipes. Et si Doomsday était le prélude à Secret Wars, où les héros s’entretuent ?

Le problème ? Marvel a déjà trop de projets. Entre Doomsday, X-Men, Fantastic Four, et Deadpool 3, la Phase 6 risque la surcharge. Mais si une chose est sûre, c’est que l’émotion de Thor et la menace des X-Men créent un contraste parfait : d’un côté, un dieu qui implore ; de l’autre, des mutants prêts à en découdre. Qui gagnera en 2026 ?


Derrière l’écran : quand Marvel réécrit ses erreurs

Ce trailer de Doomsday n’est pas qu’une avancée marketing – c’est une mea culpa. Après les critiques sur Love and Thunder ("trop drôle", "pas assez épique"), Marvel semble revenir à l’essentiel : des personnages complexes, des enjeux personnels. Même Kevin Feige avait reconnu en 2023 que la Phase 4 avait "perdu de vue l’équilibre entre humour et drame".

Autres signes d’un virage :

  • Le ton sombre : après les couleurs psychédéliques de Multiverse of Madness, Doomsday mise sur un réalisme brut, proche de Infinity War.
  • Les références aux comics : la prière de Thor rappelle "The Mighty Thor" #700, où Odin lui dit : *"Tu as été un roi, un guerrier… maintenant, sois un père."*
  • Le retour des "vrais" méchants : après des années de villains oubliables (Malekith, Hela), Doctor Doom et Kang (dans Secret Wars) promettent des antagonistes à la hauteur.
Reste une question : est-il trop tard pour reconquérir les fans ? Après les déceptions (Ant-Man 3, Captain Marvel 2) et la fatigue des "multivers", Marvel doit prouver qu’elle peut encore surprendre. Doomsday et X-Men seront des tests cruciaux.

Entre le Thor en prière, prêt à tout pour sauver sa fille, et les X-Men en guerre, Marvel dessine un 2026 sous le signe du contraste. D’un côté, l’émotion pure, presque intime ; de l’autre, la promesse d’un conflit titanesque. Si Vengadores: Doomsday tient ses promesses, il pourrait bien être le dernier grand acte de Thor – et le premier d’une nouvelle ère, où les mutants reprennent leur place. Une chose est sûre : après des années de blagues et de multivers, Marvel ose enfin le drame. Et ça, c’est une révolution plus grande que n’importe quel effet spécial.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Thor en prière, c’est comme un Final Fantasy XIV qui se met à pleurer en plein combat contre un dragon : ça te fait douter de tout, même de ton propre système de classe. Ce mec qui passe de ‘Je suis Thor, roi d’Asgard’ à ‘S’il vous plaît, Odin, faites que je sois un bon père’ en trois secondes, c’est du niveau d’un NPC qui te demande pardon après t’avoir volé tes potions. Marvel a enfin compris que les dieux nordiques, c’est comme les RPG : ils ont besoin d’une bonne crise existentielle pour redevenir intéressants. Et si Love est enlevée par Doom, on aura droit à un crossover Final Fantasy VII x X-Men où un mutant va dire à Thor : ‘T’es qu’un gamin avec un marteau, mec.’ Okey, mais bon, au moins ça, c’est du réalisme. Et moi, je reste sur mon Grandia des années 90 où les dieux parlaient avec des chats."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic