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Wicked : Quand James Cameron a failli révolutionner Oz… avant de laisser la place à un triomphe inattendu
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Il y a 95 jours

Wicked : Quand James Cameron a failli révolutionner Oz… avant de laisser la place à un triomphe inattendu

Un milliard de dollars, 15 ans d’attente et un réalisateur star qui a failli tout changer : Wicked écrit l’une des plus belles success stories d’Universal. Entre regrets (Cameron), audace (Chu) et records au box-office, découvrez comment cette comédie musicale fantastique est devenue un phénomène… et pourquoi son avenir pourrait encore réserver des surprises.

A retenir :

  • 1,01 milliard de dollars : le score combiné des deux premiers Wicked, qui pulvérisent les attentes d’Universal.
  • James Cameron a failli diriger le film en 2009, mais a abandonné faute d’"inspiration musicale" – un choix qu’il pourrait regretter aujourd’hui.
  • 253,4 millions de dollars en 7 jours : Wicked: For Good réalise l’un des meilleurs démarrages de 2024 pour un film musical.
  • 4 romans inexplorés : la saga de Gregory Maguire offre à Universal un terrain de jeu immense pour étendre l’univers.
  • Jon M. Chu vs Cameron : deux visions opposées (spectacle flamboyant vs réalisme immersif) qui auraient pu donner deux Wicked radicalement différents.

Oz 2.0 : Comment Wicked est devenu le pari fou (et gagnant) d’Universal

En 2004, quand Universal acquiert les droits du roman Wicked: The Life and Times of the Wicked Witch of the West de Gregory Maguire, peu imaginent que ce projet deviendra le blockbuster musical de la décennie. Pourtant, 20 ans plus tard, la franchise a généré plus d’un milliard de dollars en à peine deux films, avec un second volet, Wicked: For Good, qui vient d’engranger 253,4 millions en une semaine – un score digne des plus gros succès de 2024. Comment expliquer ce phénomène ?

La réponse tient en trois mots : patience, audace et… un coup de poker. Universal a mis 15 ans à concrétiser le premier film, traversant des changements de réalisateurs, des réécritures de scénario et même une pandémie. Mais contrairement à d’autres projets avortés (comme le Cats de Tom Hooper, critiqué pour ses effets spéciaux), Wicked a su transformer ses retards en atout. Le studio a peaufiné chaque détail, du casting (Ariana Grande et Cynthia Erivo en sorcières rivales) à la bande-originale, en passant par une campagne marketing ciblant aussi bien les fans de la comédie musicale que les nouveaux spectateurs.

Résultat ? Un film qui dépasse les attentes : 758 millions pour le premier volet (sorti en novembre 2023), et déjà 253,4 millions pour le second en à peine 7 jours. Des chiffres qui placent Wicked dans le top 5 des franchises musicales les plus rentables, aux côtés de La La Land ou Les Misérables. Mais ce succès aurait pu prendre une tout autre tournure… si James Cameron avait dit oui.


"Je n’avais pas la bonne mélodie" : Le regret de James Cameron

En 2009, alors que Avatar s’apprête à révolutionner le cinéma, Universal frappe à la porte de James Cameron avec une proposition inattendue : réaliser Wicked. Le réalisateur, fan avoué du Magicien d’Oz depuis l’enfance, entame des discussions sérieuses. Pourtant, après plusieurs mois de réflexion, il jette l’éponge. Son argument ? "Je n’arrivais pas à trouver la bonne entrée, la bonne chanson pour démarrer", confiait-il en 2023 dans The Town.

Une déclaration surprenante pour l’homme qui a osé filmer le Titanic en 1997 (un projet qualifié de "folie" à l’époque) ou inventer la 3D moderne avec Avatar. Alors, pourquoi ce blocage sur Wicked ? Plusieurs hypothèses circulent :

  • Un défi musical trop éloigné de son univers : Cameron est un maître des effets spéciaux et des récits épiques, mais pas un spécialiste des comédies musicales. Intégrer des numéros chantés à son style hyperréaliste aurait demandé une reinvention risquée.
  • Un timing incompatible : En 2009, il était déjà plongé dans les suites d’Avatar, un projet pharaonique qui accaparait toute son énergie créative.
  • Une peur de trahir l’esprit du livre ? Gregory Maguire y explore une version sombre et politique d’Oz, loin du conte enfantin. Cameron, connu pour ses héros complexes (Sarah Connor, Neytiri), aurait-il craint de ne pas rendre justice à cette ambivalence ?

Ironie de l’histoire : aujourd’hui, alors que Wicked cartonne et que Avatar 3 (prévu pour 2025) s’annonce comme son prochain défi, Cameron pourrait bien avoir un pince-au-cœur. Dans une interview récente, il a d’ailleurs laissé planer le doute : "Universal m’a reparlé du projet il y a quelques mois… On verra après Avatar 3." Une seconde chance ? Rien n’est moins sûr, car entre-temps, un autre réalisateur a su imposer sa patte.


Jon M. Chu ou l’art de transformer un risque en triomphe

Quand Jon M. Chu (connu pour Crazy Rich Asians et In the Heights) hérite du projet en 2018, les attentes sont immenses… et les craintes aussi. Comment succéder à l’ombre de Cameron ? Comment moderniser une histoire déjà culte à Broadway depuis 2003 ? Sa réponse ? Un mélange explosif de spectacle, d’émotion et de technologie.

Contrairement à ce qu’aurait pu faire Cameron (un Oz sombre et immersif, proche de son Aliens ou Terminator), Chu mise sur :

  • Un visuel flamboyant : des couleurs saturées, des décors surréalistes (la cité d’Émeraude ressemble à un joyau géant), et des effets spéciaux qui servent l’onirisme plutôt que le réalisme.
  • Une direction d’acteurs audacieuse : Ariana Grande (Glinda) et Cynthia Erivo (Elphaba) apportent une énergie pop, tandis que Jeff Goldblum (le Magicien) ajoute une touche d’ironie bienvenue.
  • Un rythme effréné : Chu accélère le tempo par rapport à la comédie musicale, supprimant certains morceaux pour fluidifier l’intrigue – un choix qui a divisé les puristes, mais séduit le grand public.

Le résultat ? Un film qui casse les codes du genre. Là où Les Misérables (2012) misait sur le réalisme brut et La Belle et la Bête (2017) sur la nostalgie, Wicked version Chu ose un mélange des genres : comédie musicale, fantasy politique et même des accents de steampunk (les machines volantes de la cité d’Émeraude rappellent Le Château ambulant de Miyazaki). Un pari risqué, mais payant : le film a conçu 92% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes (score rare pour une adaptation de comédie musicale).

Pourtant, tous les critiques ne sont pas convaincus. Certains, comme Mark Kermode (BBC), pointent un "déséquilibre entre les numéros musicaux et le développement des personnages", tandis que des fans de la version Broadway regrettent l’absence de chansons cultes comme "The Wizard and I". Chu assume ces choix : "On ne pouvait pas tout garder. Il fallait créer un film, pas une captation de spectacle."


Derrière le rideau : Les coulisses d’un tournage sous haute tension

Si Wicked semble aujourd’hui une réussite sans faille, son tournage a été loin d’être un long fleuve tranquille. Voici ce que les studios n’ont pas montré :

  • Un plateau sous surveillance : Universal a imposé un blackout médiatique strict, interdisant même aux acteurs de poster des photos des décors. Objectif ? Éviter les fuites après le fiasco de The Flash (2023), dont les scènes avaient été piratées.
  • Des effets spéciaux retravaillés in extremis : Les premières versions du design d’Elphaba (peau verte, nez pointu) ont été jugées "trop effrayantes" par les test audiences. L’équipe a dû retravailler les maquillages numériques à 3 mois de la sortie.
  • Un duel créatif Chu vs. Maguire : L’auteur du roman, Gregory Maguire, a été consulté, mais certains de ses suggestions (comme une fin plus ambiguë) ont été écartées pour coller au ton "grand public" voulu par Universal.
  • Un budget secret : Officiellement estimé à 140 millions, le coût réel avouerait plutôt 180 millions selon The Hollywood Reporter, en raison des surcoûts liés aux effets spéciaux et aux reshoots.

Le plus surprenant ? Le rôle clé d’Ariana Grande. La chanteuse, initialement critiquée pour son manque d’expérience cinématographique, a imposé ses choix. Elle a notamment insisté pour que sa robe de Glinda soit rose bonbon (contre un blanc immaculé prévu à l’origine), un détail qui est devenu virale sur TikTok. Preuve que parfois, les intuitions des stars pop valent bien celles des scénaristes !


Et maintenant ? L’avenir d’Oz entre extensions, spin-offs… et le retour de Cameron ?

Avec un tel succès, Universal n’a qu’une idée en tête : étendre l’univers. Plusieurs pistes sont sur la table :

  • Les suites littéraires : Gregory Maguire a écrit 4 romans dans la saga Wicked Years. Son of a Witch (2005) et A Lion Among Men (2008) pourraient inspirer des films centrés sur le fils d’Elphaba ou le Lion peureux.
  • Un prequel animé : Des rumeurs évoquent un projet en collaboration avec DreamWorks, explorant la jeunesse du Magicien (jeune escroc avant de devenir tyran).
  • Une série TV : À l’instar de The Witcher, Universal étudierait une série sur les origines des sorcières d’Oz, avec un ton plus adulte.

Mais la question qui fait vibrer Hollywood reste : James Cameron pourrait-il finalement réaliser un Wicked ? Plusieurs indices laissent penser que la porte n’est pas fermée :

  • Son contrat avec 20th Century Studios (pour Avatar) se termine après le 5e volet (prévu en 2031). Il serait libre ensuite.
  • Universal a doublé son offre initiale selon Deadline, preuve de son sérieux.
  • Cameron a récemment déclaré : "J’adore l’idée d’un Oz sombre et politique. Peut-être pour un troisième volet…"

En attendant, Jon M. Chu prépare déjà Wicked 3, avec un script qui devrait explorer la rédemption du Magicien. Un thème cher à Cameron… Coïncidence ? Sans doute pas. Une chose est sûre : que ce soit avec Chu ou Cameron, Oz n’a pas fini de nous surprendre.

Wicked est bien plus qu’un succès au box-office : c’est la preuve qu’Hollywood peut encore prendre des risques et les transformer en or. Entre le regret de Cameron (qui aurait pu en faire un Avatar version Oz), l’audace de Chu (qui en a fait un spectacle pop et visuel) et l’appétit insatiable des fans, la saga a tout pour devenir la franchise musicale de la décennie.

Reste une question fascinante : et si, dans 10 ans, on parlait de deux versions de Wicked – celle, flamboyante, de Chu… et une autre, plus sombre, signée Cameron ? Après tout, dans un univers où les sorcières volent et où les lions parlent, tout est possible. Même un retour inattendu du roi du monde.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Universal a réussi un pari fou avec "Wicked". 15 ans de patience, un casting de rêve et une bande-originale qui tue. Jon M. Chu a su transformer un risque en triomphe. Cameron aurait pu faire mieux, mais Chu a osé un mélange explosif de spectacle et d'émotion. Le succès est là, et l'avenir d'Oz s'annonce prometteur.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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