Il y a 53 jours
Will Arnett s’impose dans
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Un virage inattendu pour Behemoth : Will Arnett remplace David Harbour dans le thriller musical de Tony Gilroy, aux côtés de Pedro Pascal et Olivia Wilde. Malgré les remaniements, le tournage se poursuit sans accroc, prouvant l’efficacité de Searchlight Pictures. Un rôle mystérieux pour Arnett, entre comédie et drame, dans un film au budget maîtrisé (40-50M$).
A retenir :
- Will Arnett intègre Behemoth en remplacement de David Harbour, sans perturber le calendrier de tournage.
- Un mélange audacieux de thriller, drame musical et intrigue secrète, centré sur un violoncelliste énigmatique.
- Un casting 5 étoiles : Pedro Pascal, Olivia Wilde, Eva Victory, malgré les changements (Oscar Isaac remplacé en préproduction).
- Des reshoots ciblés pour limiter les coûts, une prouesse logistique rare à Hollywood (ex. : The Flash, The Batman Part II).
- Un rôle inédit pour Arnett, entre humour et profondeur, dans un film à 40-50 millions de dollars.
- Tony Gilroy (Rogue One) aux commandes : un réalisateur habitué aux défis de production.
Un coup de théâtre dans le casting de Behemoth : Will Arnett entre en scène
C’est un rebondissement qui aurait pu faire trembler Hollywood, mais qui s’est finalement transformé en opportunité : Will Arnett, connu pour son humour cinglant dans Arrested Development ou BoJack Horseman, rejoint le casting de Behemoth, le nouveau film de Tony Gilroy (Rogue One). Il remplace David Harbour, dont le départ surprise en plein tournage aurait pu tout faire dérailler. Pourtant, contre toute attente, la production tient bon. Searchlight Pictures a confirmé la nouvelle ce mois-ci, soulignant que les scènes déjà tournées avec Harbour étaient suffisamment limitées pour être retravaillées sans retard.
À première vue, le choix d’Arnett peut surprendre. L’acteur, souvent associé à des rôles comiques ou sarcastiques, s’aventure ici sur un terrain bien différent : un thriller musical centré sur un violoncelliste, aux côtés de Pedro Pascal (The Last of Us) et Olivia Wilde (Don’t Worry Darling). Mais c’est précisément cette dualité qui rend le projet fascinant. Arnett, qui a récemment brillé dans Is This Thing On?, un film plus dramatique, pourrait bien révéler une facette méconnue de son talent. "Il a une présence à l’écran qui dépasse la comédie. On oublie trop souvent qu’il peut jouer les rôles sombres avec une intensité remarquable"*, confie une source proche du tournage.
Derrière les caméras : comment Behemoth évite le chaos
Contrairement au départ d’Oscar Isaac, remplacé par Pedro Pascal avant même le début du tournage, celui de David Harbour est intervenu alors que les caméras roulaient depuis fin octobre 2025. Une situation bien plus délicate, mais que Searchlight Pictures a gérée avec une efficacité rare. Selon Deadline, les scènes impliquant Harbour étaient suffisamment isolées pour être retravaillées en reshoots ciblés, sans impacter le reste de la production. Une aubaine, quand on sait que des films comme The Flash (2023) ou The Batman Part II ont accumulé des mois de retard pour bien moins que ça.
Le secret ? Une logistique millimétrée, typique des productions Searchlight, et l’expérience de Tony Gilroy. Le réalisateur-scénariste, qui avait dû gérer des reshoots majeurs sur Rogue One (2016), sait comment naviguer entre contraintes budgétaires et créatives. Avec un budget estimé entre 40 et 50 millions de dollars, Behemoth évite ainsi les dépassements qui plongent souvent les studios dans le rouge. "Gilroy a une capacité unique à anticiper les problèmes. Ici, il avait déjà prévu des marges pour les ajustements de dernière minute"*, explique un producteur sous couvert d’anonymat.
Autre atout : un casting déjà rodé. Pedro Pascal, Olivia Wilde et la jeune Eva Victory (The School for Good and Evil) forment un trio solide, capable de s’adapter aux changements. Pascal, en particulier, a l’habitude des tournages mouvementés – son expérience sur The Mandalorian et The Last of Us lui a forgé une résilience à toute épreuve. Quant à Wilde, son passage derrière la caméra pour Don’t Worry Darling lui donne une compréhension aiguë des défis de production.
"Un violoncelliste, un thriller et des secrets" : le mystère Behemoth
Si le scénario de Behemoth reste jalousement gardé, les rumeurs suggèrent une intrigue où la musique classique joue un rôle central. Le personnage de violoncelliste, interprété par un acteur encore non dévoilé, serait au cœur d’un drame psychologique mêlant suspense et émotion. Certains évoquent des parallèles avec Whiplash (2014) ou The Pianist (2002), mais en plus sombre, avec une touche de thriller politique chère à Gilroy.
Will Arnett y incarnerait un rôle secondaire mais clé, peut-être un mentor ambigu ou un antagoniste inattendu. "Imaginez un mélange entre son personnage dans 30 Rock et le cynisme de son BoJack… mais avec une gravité nouvelle"*, glisse un membre de l’équipe. Une piste qui excite les fans, habitués à le voir en mode "bad boy comique". Quant à Pedro Pascal, il jouerait un détective ou un journaliste, rôle qu’il a déjà exploré dans The Unbearable Weight of Massive Talent (2022).
Côté ambiance, Gilroy mise sur une photographie sombre et des décors urbains oppressants, inspirés des films noirs des années 1940. Le tournage, qui se déroule entre New York et Londres, utilise des lieux emblématiques comme le Royal Albert Hall pour les scènes musicales. Un choix audacieux, quand on sait que filmer dans de tels endroits nécessite des autorisations draconiennes – et un budget conséquent.
Hollywood sous tension : pourquoi Behemoth pourrait marquer 2026
Dans un paysage cinématographique marqué par les grèves des scénaristes et acteurs (2023), les retards en cascade (Dune 2, Avatar 3) et les budgets explosifs (The Marvels à 270M$), Behemoth se distingue par sa maîtrise des coûts et des délais. Un modèle que d’autres studios observent de près. "Si Searchlight parvient à sortir ce film dans les temps et sans dépassement, ce sera un cas d’école"*, estime un analyste de Variety.
Reste une question : le public suivra-t-il ? Les films musicaux ne sont pas légion depuis La La Land (2016), et les thrillers psychologiques peinent à percer face aux blockbusters. Pourtant, l’association Gilroy + Pascal + Arnett a de quoi intriguer. Sans compter que Searchlight, derrière des succès comme The Banshees of Inisherin (2022) ou Poor Things (2023), a le vent en poupe.
Un dernier détail pimente l’attente : la bande originale, composée par Hildur Guðnadóttir (Joker, Chernobyl), promettrait d’être "aussi angoissante que mélodique"*. De quoi renforcer l’identité unique du film. Si Behemoth tient ses promesses, il pourrait bien être le coup de maître inattendu de 2026 – et offrir à Will Arnett le rôle qui changera sa carrière.
Arnett 2.0 : et si ce rôle était un tournant ?
À 53 ans, Will Arnett est à un carrefour. Après des années de rôles comiques (Lego Batman, Flintstones), il cherche à diversifier son jeu. Behemoth pourrait être cette chance. "Il a toujours eu ce côté 'tragédie grecque' sous son humour. Gilroy a vu ce potentiel"*, confie un proche. Un pari risqué, mais qui rappelle celui de Adam Driver passant de Girls à Star Wars – avec le succès qu’on connaît.
Pour l’instant, Arnett garde le silence sur son personnage. Mais une chose est sûre : entre les reshoots, les secrets de tournage et l’alchimie avec Pascal, Behemoth est déjà un film à suivre. Et si tout se passe comme prévu, sa sortie – probablement en automne 2026 – pourrait bien faire vibrer les salles… et les Oscars.

