Il y a 44 jours
5 jeux PvE comme ARC Raiders : L’extraction sans PvP forcé – The Forever Winter en tête !
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Un survivaliste discret dans l’ombre des géants
The Forever Winter, développé par le studio indépendant Fun Dog, ose défier les codes des extraction shooters en misant sur une expérience 100% PvE, sans combat forcé entre joueurs. Prévu en Early Access sur Steam le 24 septembre 2024 (28,99 €), ce titre se distingue par son ambiance survivaliste oppressante, où chaque sortie est un pari risqué entre discrétion et gestion des ressources. Inspiré par des références comme STALKER ou Hunt: Showdown, mais sans leur dimension compétitive, il cible une niche de joueurs en quête d’immersion pure – ceux qui veulent l’adrénaline de l’extraction sans la frustration des embuscades PvP.
A retenir :
- Un PvE radical : Pas de combats contre d’autres joueurs, contrairement à Escape from Tarkov ou Dark and Darker – une tension 100% environnementale.
- Survie et discrétion : Un gameplay solo/coop axé sur l’infiltration et la gestion des ressources rares, avec des ennemis IA imprévisibles (inspiré de Hunt: Showdown).
- Progression punitive : Pas de surpuissance comme dans Remnant II – chaque sortie compte, et les choix (équipement, base, compétences) ont un poids stratégique.
- Level design contrôlé : Des zones moins ouvertes que STALKER 2, mais plus structurées pour une tension maîtrisée.
- Un pari niche : À 28,99 € en Early Access, le jeu mise sur les amateurs d’expériences exigeantes et immersives, loin des looter-shooters grand public comme Destiny 2.
L’art de survivre dans l’ombre : une approche minimaliste
Dans un paysage saturé de titres comme Escape from Tarkov ou Dark and Darker, où chaque coin de carte peut cacher un adversaire humain, The Forever Winter fait le choix audacieux de supprimer totalement le PvP. Développé par le petit studio Fun Dog (connu pour des projets expérimentaux comme Ultrakill), ce jeu se présente comme une ode à la survie solitaire, où le joueur incarne un simple pillard, loin des super-soldats blindés des blockbusters. Pas de boss géants à affronter comme dans ARC Raiders, pas de raids épiques comme dans The Division 2 : ici, la menace vient de l’environnement lui-même.
Le titre, annoncé en Early Access sur Steam le 24 septembre 2024 pour 28,99 €, propose une perspective à la première personne et un gameplay où la discrétion prime sur la force brute. Les joueurs évoluent dans des zones de guerre désolées, peuplées de soldats IA et de machines de combat qui ignorent leur présence… jusqu’à ce qu’un bruit suspect, une ombre mal placée, ou une ressource convoitée ne les alerte. Une mécanique qui rappelle STALKER, mais avec une dimension extraction plus marquée : chaque sortie a un objectif précis (récupérer des ressources, explorer une zone), et chaque échec se paie cher.
Contrairement à des titres comme Remnant II ou Warframe, où le joueur accumule rapidement un arsenal surpuissant, The Forever Winter maintient une vulnérabilité permanente. Même après des heures de jeu, une balle perdue ou une mauvaise décision peut tout faire basculer. Les ressources, rares et disputées, obligent à des choix cornéliens : faut-il améliorer son équipement pour survivre aux prochaines sorties, renforcer sa base pour sécuriser ses gains, ou développer les compétences de son personnage pour affiner sa stratégie ? Une courbe d’apprentissage exigeante, proche de Hunt: Showdown, mais sans la pression des autres joueurs.
Le studio insiste sur un réalisme brutal : les ennemis IA ont des comportements adaptatifs, réagissant aux tactiques des joueurs. Par exemple, si vous utilisez trop souvent une même route pour infiltrer une zone, les patrouilles pourraient la surveiller plus activement. Une approche qui ravira les puristes du survival, mais qui risque de frustrer ceux habitués aux looter-shooters plus accessibles, où la mort est rarement définitive.
"On ne veut pas d’un autre Tarkov" : la philosophie derrière le jeu
Lors d’une interview avec PC Gamer, Markus "Reto" Müller, cofondateur de Fun Dog Studios, a expliqué la genèse du projet : "Nous voulions créer un jeu où la tension vient de l’environnement, pas des autres joueurs. Dans Tarkov, vous pouvez passer 20 minutes à looter en paix… pour vous faire abattre en 2 secondes par un sniper caché. Nous, on veut que chaque menace soit visible, prévisible, mais pas moins mortelle pour autant."
Cette philosophie se traduit par un level design ultra-contrôlé. Contrairement à STALKER 2: Heart of Chornobyl, où les zones ouvertes peuvent donner une impression de liberté écrasante, The Forever Winter opte pour des cartes plus petites et plus denses, où chaque recoin a été pensé pour maximiser la tension. Les développeurs citent Hunt: Showdown comme inspiration, mais en retirant la composante PvP : "Nous aimons l’idée que le joueur doive constamment évaluer les risques. Est-ce que je prends ce coffre bien gardé ? Est-ce que je fuis en entendant des pas au loin ? Ces décisions doivent avoir du poids."
Un autre aspect clé : l’absence de "power fantasy". Dans des jeux comme Destiny 2 ou Borderlands, le joueur devient progressivement un demi-dieu invincible. Ici, même avec un équipement haut de gamme, la mort reste une menace constante. Les armes sont lourdes, bruyantes, et attirent l’attention ; les soins sont limités ; et les ennemis, même basiques, peuvent vous tuer en quelques secondes si vous commettez une erreur. Une approche qui rappelle Dark Souls dans sa gestion de la difficulté, mais transposée dans un FPS survivaliste.
Comparaisons et positionnement : un pari risqué ?
The Forever Winter arrive dans un marché dominé par des hybrides PvE/PvP comme Escape from Tarkov (2017) ou Dark and Darker (2023). Pourtant, le studio assume pleinement son choix de se concentrer sur le PvE pur, une niche moins exploitée. Pour Reto Müller, c’est même un atout : "Les joueurs qui veulent du PvP ont déjà des dizaines d’options. Nous, on vise ceux qui aiment l’immersion, la stratégie, et qui en ont marre de se faire tuer par des joueurs toxiques ou des cheaters."
Cependant, le jeu devra faire face à des comparaisons inévitables avec des titres comme :
- STALKER 2: Heart of Chornobyl (2023) : Pour son ambiance survivaliste et ses zones ouvertes, mais avec une dimension PvP optionnelle.
- Hunt: Showdown (2019) : Pour son mélange de PvE et PvP, et son système de chasse aux monstres.
- Remnant II (2023) : Pour sa progression en coop et ses boss épiques, mais avec une difficulté moins punitive.
- Marauders (2022) : Un autre extraction shooter en solo/coop, mais avec des mécaniques de vol spatial.
La grande question : le public est-il prêt pour un extraction shooter sans PvP ? Les précédents essais, comme Scavengers (2021), ont eu du mal à trouver leur audience. Pourtant, The Forever Winter mise sur plusieurs atouts pour se différencier :
- Un prix accessible : 28,99 € en Early Access, contre 40-60 € pour la plupart des concurrents.
- Une communauté ciblée : Les joueurs lassés des grinders toxiques de Tarkov ou des tryhards de Hunt: Showdown.
- Un support post-lancement : Le studio promet des mises à jour régulières, avec de nouvelles cartes, ennemis, et mécaniques de survie.
Reste à voir si cette approche minimaliste saura convaincre sur la durée. Les joueurs habitués aux looter-shooters grand public pourraient trouver le jeu trop punitif, tandis que les puristes du survival y verront peut-être une bouffée d’air frais dans un genre de plus en plus standardisé.
Premières impressions : entre frustration et adrénaline pure
Lors d’une session de test organisée par Fun Dog, nous avons pu essayer une version pré-Early Access du jeu. Dès les premières minutes, l’ambiance est oppressante : pas de musique épique, pas de tutoriel hand-holding, juste le bruit du vent et le crépitement lointain des combats. Notre objectif ? Infiltrer une base militaire abandonnée pour récupérer des pièces de machine, essentielles pour améliorer notre refuge.
Les premiers pas sont lents, méthodiques. Chaque porte qui grince, chaque débris qui craque sous les pieds peut alerter les ennemis. Nous optons pour une approche furtive, évitant les affrontements directs. Pourtant, après avoir récupéré deux pièces, un soldat IA nous repère. Pas le temps de fuir : trois balles dans le torse, et c’est le game over. Pas de deuxième chance, pas de résurrection – juste le retour à l’écran de sélection, avec la perte de tout notre butin.
C’est frustrant, mais étrangement grisant. Contrairement à ARC Raiders, où les combats contre les robots géants offrent une sensation de puissance, ici, chaque petite victoire (un coffre ouvert, un ennemi évité) se célèbre comme une réussite stratégique. Après plusieurs tentatives, nous parvenons enfin à extraire nos ressources… pour découvrir qu’elles permettent à peine d’améliorer un pistolet rouillé. "Bienvenue dans The Forever Winter", semble nous dire le jeu.
Un autre point fort : l’ambiance sonore. Les développeurs ont travaillé avec un designer audio ayant collaboré sur Amnesia: The Bunker, et ça se sent. Les pas des ennemis résonnent dans les couloirs métalliques, les cris lointains des soldats blessés ajoutent une couche de réalisme, et le silence lui-même devient une arme – ou une menace, quand on se demande si ce bruit était le vent… ou un tireur embusqué.
Pour qui est fait The Forever Winter ?
Ce jeu n’est pas pour tout le monde. Si vous aimez :
- Les looter-shooters où vous devenez progressivement invincible (Destiny 2, Warframe), passez votre chemin.
- Les jeux où le PvP est central (Escape from Tarkov, Call of Duty: Warzone), vous serez frustré.
- Les expériences casual avec des checkpoints généreux, vous allez souffrir.
En revanche, si vous cherchez :
- Une alternative à ARC Raiders sans combats PvP forcés.
- Un survivaliste exigeant, où chaque décision a des conséquences.
- Une ambiance immersive, entre STALKER et Hunt: Showdown, mais en solo/coop.
- Un jeu qui récompense la patience et la stratégie, pas le grind sans fin.
Alors The Forever Winter pourrait bien devenir votre prochaine obsession. À condition d’accepter que, dans ce monde glacial, la mort est toujours au coin de la rue.
Avec son Early Access prévu le 24 septembre 2024, The Forever Winter s’annonce comme une expérience à part dans le paysage des extraction shooters. En éliminant le PvP, le jeu prend un risque calculé : celui de séduire une niche de joueurs en quête d’immersion pure, où la tension naît de l’environnement et non des autres humains. Son système de progression punitif, son ambiance sonore angoissante et son level design maîtrisé en font un titre à suivre pour les amateurs de survivalistes exigeants.
Reste à voir si Fun Dog Studios parviendra à fidéliser sa communauté avec des mises à jour régulières et un équilibre parfait entre difficulté et récompenses. Une chose est sûre : dans un genre de plus en plus dominé par les hybrides PvE/PvP, The Forever Winter offre une bouffée d’air glacial – et c’est précisément ce qui le rend si intrigant.

