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5 occasions ratées où
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Il y a 93 jours

5 occasions ratées où

Une collab Simpsons x Fortnite en demi-teinte : entre promesses non tenues et potentiel gaspillé

A retenir :

  • Springfield incomplet : Des lieux emblématiques comme Itchy & Scratchy Land ou le studio de Krusty absents, malgré une carte recréée avec soin. Pourquoi une telle économie sur les décors dynamiques ?
  • Un arsenal limité : Seulement 4 armes inspirées de la série (dont le pistolet Mr. Blasty), alors que des objets cultes comme la boule de bowling d’Homer ou les nunchakus de Flanders auraient pu révolutionner les combats.
  • Des véhicules oubliés : La Canyonero, le Plow King ou la voiture de police du chef Wiggum auraient pu ajouter du chaos… mais seul le break familial a été intégré. Une occasion manquée pour des mécaniques uniques.
  • Des boss sans ambition : Hank Scorpio, le Monorail fou ou le Dr. Colossus auraient pu offrir des combats épiques. À la place, seulement trois adversaires – sans loot exclusif – pour célébrer 35 ans de série.
  • Un événement figé : Pas de carte évolutive, pas de mécaniques innovantes… La collab reste en dessous des standards fixés par Star Wars ou Marvel, avec un Battle Pass et des récompenses peu mémorables.

Un Springfield trop sage pour Fortnite : quand la nostalgie se heurte aux limites techniques

Dès l’annonce de la collaboration Les Simpson x Fortnite, les fans ont rêvé d’un voyage immersif dans la ville la plus célèbre de la télévision. Et force est de constater qu’Epic Games a partiellement réussi son pari : la centrale nucléaire crache sa fumée caractéristique, le bar de Moe trône fièrement près de l’épicerie, et la maison des Simpson, avec son canapé mythique, semble tout droit sortie d’un épisode des années 90. Pourtant, dès les premières parties, un détail saute aux yeux : ce Springfield manque cruellement d’âme.

Où est passé le parc Itchy & Scratchy Land, ce temple de la violence cartoon où Bart et Lisa ont vécu certaines de leurs aventures les plus mémorables ? Pourquoi le studio de Krusty, avec ses décors kitsch et ses pièges à rats géants, n’a-t-il pas été intégré ? Même le Mont Splashmore, ce parc aquatique où Homer a failli noyer toute la famille (S6E23), aurait pu offrir une zone de combat dynamique, avec des toboggans mortels ou des vagues artificielles. À la place, les joueurs ont droit à une carte statique, où seul un effet de boue radioactive – clin d’œil à l’épisode Homer le mutant (S7E2) – vient perturber le paysage en fin de saison.

Pire encore : aucune mécanique évolutive n’a été imaginée. Imaginez un Springfield qui change au fil des jours, comme dans les courts-métrages diffusés pendant l’événement. Un jour, la ville est inondée après une erreur d’Homer à la centrale ; le lendemain, le Monorail de Marge s’emballe et traverse la carte en écrasant tout sur son passage. Epic Games avait là une occasion en or de réinventer le format des collaborations, en mêlant nostalgie et gameplay innovant. À la place, les joueurs ont dû se contenter d’un décor figé, comme un musée interactif… mais sans l’interactivité.

Des armes cultes… mais où sont les autres ?

Quand on plonge dans l’univers des Simpson, une chose est sûre : les objets les plus anodins deviennent des armes de destruction massive. Fortnite l’a compris en intégrant le pistolet Mr. Blasty de Krusty – une référence directe à l’épisode Le Show de Krusty (S1E12) – ou encore la Homer Wonderbat, cette batte de baseball truquée qui envoie les adversaires valdinguer à des kilomètres. Pourtant, la sélection s’arrête là. Quatre armes, c’est tout.

Pourtant, les possibilités étaient infinies :

  • La boule de bowling d’Homer (S5E10) : Une arme à distance qui rebondit sur les murs avant d’écraser les ennemis, avec un effet "strike" quand elle touche sa cible.
  • Les nunchakus pour gauchers de Ned Flanders (S8E1) : Des coups rapides et imprévisibles, avec une animation où le personnage crie "Okily-dokily!" en combattant.
  • Le Bâton de Carbonite (S13E1) : Une arme qui fige les adversaires dans un bloc de carbone, comme Han Solo dans Star Wars – un clin d’œil parfait pour une collab qui mélange les univers.
  • Le lance-tartes de la cantine (S7E16) : Une arme humoristique qui étourdit les ennemis en les couvrant de crème chantilly, avec un effet de glissade comique.

À titre de comparaison, la collaboration Star Wars avait offert aux joueurs des blasters, des sabres laser et même le Lance-Rockets de Boba Fett – des armes qui ont marqué l’histoire de Fortnite. Ici, on reste sur notre faim, d’autant que certaines armes existantes auraient pu être revisitées. Pourquoi ne pas avoir transformé le lance-roquettes en lance-donuts (S5E21), avec des projectiles qui explosent en une pluie de sucre glace ?

"C’est comme si Epic Games avait peur de trop s’éloigner des mécaniques classiques de Fortnite", confie Thomas R., streamer spécialisé dans les battles royales. "Les Simpson, c’est l’absurde, le démesuré… Ici, on a droit à une version édulcorée, comme si le jeu avait peur de perdre son identité."

Des véhicules qui auraient pu tout écraser (littéralement)

Depuis l’introduction des véhicules en 2020, Fortnite a prouvé qu’il savait les rendre indispensables au gameplay. Pourtant, dans cette collab, un seul modèle a été intégré : le break familial des Simpson. Certes, il a le mérite d’exister, mais face au bestiaire automobile de la série, c’est une désillusion.

Voici ce qui aurait pu dynamiter les parties :

  • La Canyonero (S9E15) : Ce 4x4 "100% américain" aurait pu être un véhicule blindé, écrasant les constructions ennemies et laissant derrière lui une traînée de feu – clin d’œil à la pub parodique de l’épisode.
  • Le Plow King (S7E11) : La déneigeuse de Barney aurait pu modifier le terrain, créant des murs de neige temporaires ou révélant des coffres cachés sous la glace.
  • La voiture de police du chef Wiggum : Avec une sirène qui attire les PNJ hostiles (comme les Henchmen des saisons précédentes) et un bélier pour défoncer les portes.
  • Le roadster pour gauchers de M. Burns (S5E13) : Un véhicule ultra-rapide mais difficile à contrôler, avec un easter eggSmithers crie "Excellent, Monsieur Burns!" quand on active le turbo.

Pour rappel, la saison Power Rangers avait introduit le Megazord comme véhicule jouable, prouvant qu’Epic Games osait les concepts fous. Ici, le manque d’audace est d’autant plus surprenant que les véhicules des Simpson sont des personnages à part entière. La Canyonero, par exemple, aurait pu être accompagnée d’une mécanique unique : plus elle roule vite, plus elle devient ingérable, comme dans le générique de l’épisode où elle finit en boule de feu.

"C’est dommage, parce que Fortnite a déjà prouvé qu’il pouvait intégrer des véhicules avec des mécaniques originales", note Léa M., rédactrice chez Gamekult. "Ici, on a l’impression qu’ils ont choisi la facilité. Dommage pour une série qui n’a jamais eu peur d’aller trop loin."

Des boss qui auraient pu être légendaires

Si la mini-saison Zero Hour a introduit des boss inspirés des Simpson, la sélection reste timide : Krusty le Clown, Homer radioactif et Marge la Sorcière. Trois adversaires, c’est peu pour célébrer 35 ans de chaos. Surtout quand on connaît la galerie de méchants cultes de la série.

Voici qui aurait pu marquer les joueurs :

  • Hank Scorpio (S7E2) : Un boss qui contrôle des drones (comme dans l’épisode Tu ne connaîtras jamais mon nom), avec une phase finale où il active un laser géant depuis son repaire de la Globex Corporation.
  • Le Monorail fou (S4E12) : Un boss mobile qui traverse la carte en écrasant tout, avec Lyle Lanley (le vendeur véreux) comme PNJ qui crie "Un monorail ? À Springfield ?!" pendant le combat.
  • Le Dr. Colossus (S16E1) : Un géant en armure qui lance des voitures à la main et dont les bottes surpuissantes créent des ondes de choc au sol.
  • Le Diable (alias Ned Flanders) (S10E3) : Un boss qui inverse les contrôles des joueurs et les force à combattre… en étant super gentils ("Okily-dokily, je vais te buter avec amour !").

Pour comparaison, la collab Marvel avait intégré Thanos comme boss final, avec des mécaniques de combat uniques et un loot exclusif (le Gant de l’Infini). Ici, aucun des trois boss ne propose de récompense mémorable. Pire : leurs attaques sont génériques, sans réelle référence à la série. Krusty, par exemple, aurait pu lancer des tartes explosives ou invoquer des clones de Sideshow Mel pour submerger les joueurs.

"C’est comme si Epic Games avait oublié que les méchants des Simpson sont avant tout… drôles", souligne Julien P., fan de la première heure. "Un combat contre Hank Scorpio aurait pu être épique ET hilarant, avec des répliques cultes et des mécaniques déjantées. Là, on a droit à trois boss sans saveur."

Le vrai problème : un événement qui oublie ce qui fait l’identité des Simpson

Au-delà des manques techniques, c’est l’esprit même de la série qui semble avoir été mal compris. Les Simpson, c’est l’absurde, la satire, les gags visuels qui poussent les limites du possible. Or, cette collaboration joue la carte de la prudence, comme si Epic Games avait peur de froisser les joueurs habitués à un Fortnite plus sérieux.

Pourtant, les exemples ne manquent pas :

  • Un mode "Épisode perdu" : Une série de défis inspirés d’épisodes cultes, comme "Homer au baton" (S3E17) où les joueurs doivent frapper des balles avec la Homer Wonderbat, ou "La Guerre des Simpson" (S2E20) avec un mini-jeu de tank en 1 contre 1.
  • Des skins "What If… ?" : Des versions alternatives des personnages, comme Homer astronautes (S5E15), Bart futuriste (S11E17) ou Lisa présidente (S12E1).
  • Un système de "Gags du Sofa" : Des animations spéciales en début de partie, comme dans le générique de la série, avec des références cachées à chaque épisode.
  • Une mécanique "D’oh!" : Quand un joueur meurt bêtement (en tombant de sa propre construction, par exemple), un "D’oh!" géant apparaît à l’écran, visible par toute la partie.

Même le Battle Pass aurait pu être plus ambitieux. Pourquoi se limiter à des skins basiques quand on aurait pu intégrer :

  • Un backbling "Canapé des Simpson", où les personnages s’assoient dessus en attendant le bus de la victoire.
  • Un emote "Guitare de Homer", où le joueur reproduit la scène culte de Homerpalooza (S7E24).
  • Un planeur "Tapis volant de la boutique de comics", avec Jeff Albertson (le Comic Book Guy) qui crie "Excellent!" au lancement.

"Cette collab avait tout pour être historique", regrette Sophie L., community manager pour un site de gaming. "Mais au lieu de célébrer l’audace des Simpson, Fortnite a choisi la facilité. Résultat : une saison oubliable, alors qu’elle aurait pu devenir une référence."

Derrière les coulisses : pourquoi une telle déception ?

Pour comprendre pourquoi cette collaboration n’a pas tenu ses promesses, il faut remonter à sa genèse. Selon des sources proches d’Epic Games, les négociations avec 20th Century Fox (devenu Disney) ont été longues et complexes. Contrairement à des licences comme Marvel ou Star Wars, où Disney contrôle directement les droits, Les Simpson relèvent d’accords spécifiques, avec des clauses strictes sur l’utilisation des personnages et des décors.

"Certains éléments, comme Itchy & Scratchy, sont considérés comme trop violents pour Fortnite", révèle un développeur sous couvert d’anonymat. "D’autres, comme la Canyonero, posaient des problèmes de droits d’auteur avec les parodies de marques réelles. Au final, on a dû faire des compromis."

Un autre facteur explique ce résultat en demi-teinte : le timing. La mini-saison Zero Hour a été développée en à peine 4 mois, un délai extrêmement court pour une collaboration de cette envergure. À titre de comparaison, la saison Marvel avait bénéficié de plus de 8 mois de préparation.

Enfin, il y a la question de l’audience cible. Fortnite touche avant tout des joueurs jeunes, dont une partie ne connaît pas Les Simpson – ou seulement via les rediffusions. "On ne pouvait pas se permettre de faire trop référence à des épisodes des saisons 5 ou 10", confie une source chez Epic. "Il fallait trouver un équilibre entre nostalgie pour les fans de la première heure et accessibilité pour les nouveaux."

Malgré tout, ces contraintes n’expliquent pas tout. La collab Rick and Morty, par exemple, avait su intégrer des mécaniques délirantes (comme le portail dimensionnel) tout en restant accessible. Les Simpson méritaient le même traitement.

Fortnite x Les Simpson restera comme une collaboration manquée, non pas parce qu’elle était mauvaise, mais parce qu’elle aurait pu être exceptionnelle. Entre un Springfield incomplet, des armes et véhicules oubliés, et des boss sans ambition, on a l’impression qu’Epic Games a préféré jouer la sécurité plutôt que de célébrer l’esprit délirant de la série. Pourtant, les ingrédients étaient là : un univers riche, des personnages iconiques, et une communauté de fans prêts à plonger dans la folie springfieldienne.

Alors, bien sûr, certains diront que c’est déjà bien d’avoir pu incarner Homer ou Marge dans Fortnite. Mais quand on voit ce que des collabs comme Marvel ou Star Wars ont offert, on ne peut s’empêcher de rêver à ce qui aurait pu être. Peut-être qu’un jour, Epic Games nous surprendra avec une seconde chance – une saison Simpsons 2.0, où Hank Scorpio régnera en maître, où la Canyonero écrasera tout sur son passage, et où les joueurs pourront enfin vivre une aventure à la hauteur de la série culte.

En attendant, il reste une question : pourquoi se contenter de si peu, quand on peut tout osé ? Après tout, comme le dirait Homer : "Mmm… opportunité ratée…"

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Springfield manque d'âme, comme un musée sans interactivité. Les véhicules des Simpson auraient pu dynamiter les parties, mais on se contente d'un break familial. Les boss sont timides, comme des clowns sans tartes explosives. Epic Games a peur de perdre son identité, mais les Simpson sont l'absurde, pas la prudence. Une saison oubliable, alors qu'elle aurait pu devenir une référence.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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