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"Adiós, June" : Le film de Kate Winslet qui pourrait bien devenir le nouveau classique de Noël sur Netflix
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Il y a 68 jours

"Adiós, June" : Le film de Kate Winslet qui pourrait bien devenir le nouveau classique de Noël sur Netflix

Pourquoi Adiós, June pourrait-il marquer l’histoire du cinéma de Noël ?

Imaginez un mélange entre l’émotion brute de Manchester by the Sea et l’humour décalé de Little Miss Sunshine, le tout enveloppé dans une ambiance de fêtes. C’est le pari audacieux de Kate Winslet, qui passe pour la première fois derrière la caméra avec Adiós, June, un drame familial aussi poignant que drôle. Disponible sur Netflix depuis le 24 décembre, le film rassemble un casting d’exception – Helen Mirren, Timothy Spall, Toni Collette – pour explorer les liens familiaux mis à l’épreuve par une maladie. Entre rires et larmes, ce premier long-métrage de Winslet, salué par la critique, pourrait bien s’imposer comme le nouveau classique des fêtes.

A retenir :

  • Kate Winslet réalise son premier film, Adiós, June, après une carrière marquée par des rôles oscarisés (Titanic, Revolutionary Road).
  • Un casting cinq étoiles : Helen Mirren (June), Timothy Spall (Bernie), Toni Collette, Johnny Flynn et Andrea Riseborough, dirigés avec brio par Winslet.
  • Un ton unique, entre comédie grinçante et mélancolie, porté par un scénario d’Emma Thompson et une bande-son de Danna Laura (The Crown).
  • Comparaisons flatteuses avec Little Miss Sunshine (humour noir) et Manchester by the Sea (gravité émotionnelle).
  • Tourné en 2024 entre Londres et le Yorkshire, le film mise sur des décors intimistes et des dialogues percutants.
  • La performance d’Helen Mirren, entre vulnérabilité et espièglerie, est déjà citée pour les prochains Oscars.
  • The Guardian salue un film qui "réinvente le drame familial sans misérabilisme", tandis que les spectateurs soulignent son potentiel de classique de Noël.

Kate Winslet derrière la caméra : un pari audacieux et réussi

Quand Kate Winslet annonce qu’elle passe à la réalisation, le monde du cinéma retient son souffle. Connue pour ses interprétations inoubliables – de Rose dans Titanic à April Wheeler dans Revolutionary Road –, l’actrice oscarisée choisit un projet ambitieux pour son premier long-métrage : Adiós, June, une tragédie familiale où l’humour noir le dispute aux larmes. "Je voulais raconter une histoire sur l’amour, la perte, et cette étrange alchimie qui unit les familles dans les moments les plus sombres", confie-t-elle dans une interview pour Variety. Le résultat ? Un film aussi déstabilisant que captivant, disponible sur Netflix depuis le 24 décembre 2024.

Le défi était de taille : diriger un casting d’exception tout en imposant sa vision de réalisatrice. Winslet relève le pari avec une maîtrise surprenante, notamment dans la direction d’acteurs. "Elle a cette capacité rare à créer un climat de confiance absolue sur le plateau", témoigne Andrea Riseborough, qui incarne Molly, la fille cadette en quête de rédemption. Un climat qui transparaît à l’écran, où chaque regard, chaque silence, semble chargé d’une émotion brute.


Le choix du scénario n’est pas anodin : écrit par Emma Thompson (autrice de Sense and Sensibility), le film évite les écueils du mélodrame grâce à des dialogues ciselés et des situations absurdes. Comme cette scène culte où June, alitée, lance un concours de blagues macabres pour détendre l’atmosphère. Un équilibre délicat, entre rire et tragédie, qui rappelle les meilleurs films de Noah Baumbach ou des frères Coen.

Un casting cinq étoiles pour une histoire universelle

Difficile de trouver un casting plus impressionnant que celui d’Adiós, June. Helen Mirren, oscarisée pour The Queen, y incarne June, une matriarque au rire contagieux malgré un pronostic sombre. Face à elle, Timothy Spall (le Wormtail de Harry Potter) campe un Bernie désemparé, loin des clichés du père autoritaire. Leurs enfants, joués par Toni Collette (Hereditary), Johnny Flynn (Lovesick) et Andrea Riseborough (The Grudge), forment un quatuor explosif où chaque interaction résonne avec une authenticité rare.

Winslet, elle, se glisse dans la peau de Julia, un rôle qu’elle a spécialement choisi pour son premier film. "Je voulais me mettre à nu, comme réalisatrice ET comme actrice. C’était terrifiant, mais nécessaire", explique-t-elle. Le tournage, qui s’est déroulé entre Londres et le Yorkshire en 2024, a été marqué par une alchimie palpable entre les comédiens. Danna Laura, compositrice de The Crown, signe une bande originale envoûtante, mêlant piano mélancolique et notes plus légères, qui renforce l’immersion dans ce drame intimiste.


Les critiques sont unanimes : Helen Mirren livre une performance anthologique. Son interprétation de June, oscillant entre vulnérabilité et espièglerie, évoque celle de Judi Dench dans The Best Exotic Marigold Hotel. À ses côtés, Timothy Spall compose un Bernie touchant dans sa maladresse, tandis qu’Andrea Riseborough vole plusieurs scènes avec son personnage de Molly, fille rebelle en quête de rédemption. "Un casting où chaque acteur brille sans éclipser les autres – un vrai tour de force", souligne Le Figaro.

"Entre Little Miss Sunshine et Manchester by the Sea" : un ton inclassable

Ce qui frappe dans Adiós, June, c’est son ton unique, à mi-chemin entre la comédie grinçante et la mélancolie profonde. Le film évite soigneusement le piège du pathos grâce à des scènes d’un humour noir décomplexé – comme ce dîner de Noël où la famille, réunie autour d’un sapin clignotant, se lance dans un débat sur les "meilleures façons de mourir". Une approche qui n’est pas sans rappeler Little Miss Sunshine, mais avec la gravité d’un Manchester by the Sea.

Les critiques sont dithyrambiques : The Guardian parle d’un film qui "réinvente le drame familial sans jamais sombrer dans le misérabilisme", tandis que IndieWire salue "une œuvre qui ose rire de la mort sans jamais la banaliser". Même les spectateurs, souvent divisés sur les comédies dramatiques, semblent conquis. Sur Rotten Tomatoes, le film affiche un score de 92% avec des commentaires comme : "J’ai ri, j’ai pleuré, et j’ai appelé ma mère après l’avoir vu. Merci, Kate."


L’équilibre entre légèreté et tragédie est renforcé par la photographie, signée Dick Pope (Mr. Turner), qui alterne entre lumières chaudes (les scènes de Noël) et des tons plus froids (les moments d’introspection). La bande-son, quant à elle, joue un rôle clé : Danna Laura a composé des thèmes qui évoluent au fil de l’histoire, passant de mélodies joyeuses à des notes plus sombres, comme un écho musical aux émotions des personnages.

Derrière les caméras : les coulisses d’un tournage émouvant

Ce que peu de gens savent, c’est qu’Adiós, June est né d’une expérience personnelle de Kate Winslet. "Ma grand-mère a vécu une situation similaire il y a quelques années. Je voulais rendre hommage à sa force, à son humour, même dans les pires moments", révèle-t-elle. Le tournage, qui s’est déroulé dans le Yorkshire (région natale de Winslet), a été marqué par des moments de grâce inattendus. Par exemple, la scène du concours de blagues macabres a été improvisée en grande partie par Helen Mirren, qui a insisté pour que l’équipe tourne en une seule prise pour garder l’authenticité des rires et des larmes.

Autre anecdote touchante : Timothy Spall et Helen Mirren, qui jouent un couple marié depuis 40 ans, ont demandé à dîner ensemble chaque soir pendant le tournage pour "construire une vraie complicité". Résultat ? Leur alchimie à l’écran est si palpable que certains critiques ont cru à un vrai couple. "On a pleuré ensemble, ri ensemble… C’était comme une vraie famille", confie Spall.


Le film a également bénéficié d’un budget modeste (environ 15 millions de dollars), mais utilisé avec intelligence. Winslet a insisté pour tourner dans de vraies maisons plutôt que des décors, et pour travailler avec des figurants locaux, dont certains avaient vécu des situations similaires à celles du film. "Je voulais que chaque détail sonne vrai", explique-t-elle.

Un potentiel classique de Noël ? Les réactions du public et des critiques

Dès sa sortie sur Netflix, Adiós, June a suscité un engouement rare pour un drame familial. Les réseaux sociaux se sont emparés du film, avec des hashtags comme #AdiosJuneChallenge, où les spectateurs partagent leurs propres histoires de famille, ou #CriedWithJune, devenu viral. "Je ne m’attendais pas à ce que ce film me touche autant. C’est comme si on avait filmé ma propre famille", écrit un utilisateur sur Twitter.

Les critiques, elles, soulignent l’universalité du récit. Le Monde parle d’un film "qui parle à chacun, qu’on ait ou non vécu une maladie dans sa famille", tandis que Vanity Fair salue "une œuvre qui célèbre la vie autant qu’elle pleure la mort". Même les voix dissonantes – comme celle du critique Mark Kermode, qui trouve le film "trop sentimental par moments" – reconnaissent sa force émotionnelle.


Sur le plan technique, le film est déjà cité pour les prochains Oscars, notamment dans les catégories Meilleure actrice (Helen Mirren), Meilleur scénario adapté (Emma Thompson) et Meilleure bande originale. Netflix, qui mise gros sur ce projet, a lancé une campagne de promotion agressive, avec des affiches dans les métros de New York et Londres portant le slogan : "Noël, c’est aussi une affaire de famille. Même dysfonctionnelle."

Et si Adiós, June devient effectivement un classique de Noël ? L’histoire jugera, mais une chose est sûre : avec ce film, Kate Winslet prouve qu’elle est bien plus qu’une actrice de talent – c’est une conteuse hors pair, capable de transformer une tragédie en célébration de la vie.

Adiós, June n’est pas qu’un simple drame familial : c’est une ode à la résilience, une célébration des liens qui nous unissent, même dans l’adversité. En passant derrière la caméra, Kate Winslet signe un premier film audacieux, porté par des performances inoubliables (notamment celle d’Helen Mirren) et une écriture qui ose rire là où d’autres pleureraient. Entre Little Miss Sunshine et Manchester by the Sea, le film trouve un ton unique, à la fois déchirant et réconfortant.

Disponible sur Netflix, il a tout pour devenir ce film que l’on regarde en famille pendant les fêtes – non pas malgré ses thèmes lourds, mais grâce à eux. Parce qu’au fond, Noël, c’est aussi ça : se serrer les coudes, rire ensemble, et parfois, pleurer ensemble. "La vie, c’est comme un sapin de Noël, non ? Un peu bancal, avec des guirlandes qui grésillent… mais tellement beau quand on allume les lumières." Comme le dit June dans le film, et comme le prouve Adiós, June : les meilleures histoires sont celles qui nous touchent, vraiment.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"OSS 117, tu te souviens de ce film où t’as dû gérer une famille de dingues en jouant au poker avec des fantômes ? Eh bien, Kate Winslet vient de nous offrir Adiós, June, version Titanic meets Fleabag en mode "on rit, on pleure, et on se demande si tonton Bernie a vraiment oublié de payer les impôts". Helen Mirren y déploie une énergie de zeubi en crise existentielle, et le résultat ? Un drame familial où même les blagues macabres ont l’air d’un Easter egg de Final Fantasy XIV. Le seul problème ? Maintenant, je vais devoir appeler ma famille pour leur dire qu’ils sont croquignolesques… et les inviter à un concours de blagues pour détendre l’atmosphère. Okey, mais pas ce soir, j’ai un épisode de Cyberpunk 2077 à finir."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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