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AGDQ 2026 : 70 joueurs, 70 étoiles, un défi historique dans
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Il y a 49 jours

AGDQ 2026 : 70 joueurs, 70 étoiles, un défi historique dans

Un exploit inoubliable : 70 joueurs unissent leurs forces pour un speedrun monumental

L’Awesome Games Done Quick (AGDQ) 2026 a marqué l’histoire du speedrunning avec un défi audacieux : 70 joueurs se sont relayés pour collecter 70 étoiles dans Super Mario 64 en moins de deux heures. Organisé par le légendaire KingJO444, ce challenge a mêlé novices, vétérans et même des coureurs en aveugle, prouvant que la communauté peut repousser les limites de l’impossible. Entre préparation militaire, gestion des imprévus et coordination parfaite, découvrez comment ce rêve fou est devenu réalité.

A retenir :

  • AGDQ 2026 entre dans la légende avec un speedrun collectif inédit : 70 joueurs pour 70 étoiles en moins de 2h dans Super Mario 64.
  • Une organisation millimétrée par KingJO444, avec des consoles de secours, des sauvegardes synchronisées et un encadrement des novices par des experts comme Ad129.
  • Des participants aux profils variés : certains découvraient le jeu, d’autres courraient en aveugle, et quelques étoiles ont même été obtenues… en dialoguant avec Toad !
  • Un exploit à la fois humain (coordination sans faille) et technique (gestion des aléas en temps réel), salué comme un tournant pour le speedrunning collaboratif.
  • Un rythme soutenu malgré les défis, avec des transitions fluides entre joueurs et une ambiance électrique, caractéristique des événements AGDQ.

Un défi né d’une folie collective

Imaginez : 70 joueurs, chacun responsable d’une seule étoile dans Super Mario 64, enchaînant leurs segments en moins de deux heures, sous les yeux de milliers de spectateurs. C’est le pari insensé que l’AGDQ 2026 a relevé, transformant une idée farfelue en un moment historique. À l’origine de ce projet ? KingJO444, un speedrunner et organisateur connu pour ses défis ambitieux. Mais cette fois, il ne s’agissait pas seulement de battre un record : il fallait orchestrer une symphonie humaine, où chaque note comptait.

Pourquoi Super Mario 64 ? Parce que ce jeu mythique, sorti en 1996 sur Nintendo 64, reste un pilier du speedrunning. Ses mécaniques précises, ses glitches emblématiques (comme le BLJ ou le slide kick) et sa structure en étoiles en font un terrain de jeu idéal pour les coureurs. Mais ici, le défi n’était pas la vitesse pure : c’était la coordination. Et quand on sait que certains participants n’avaient jamais touché à la manette de la N64 avant l’événement, on mesure l’ampleur de l’exploit.


Parmi les 70 volontaires, on comptait des profils hétéroclites : des vétérans comme Ad129, des novices recrutés sur les réseaux sociaux, et même des coureurs en aveugle (blind run), qui devaient mémoriser des trajectoires sans voir l’écran. Un mélange détonant, qui aurait pu virer au chaos… si l’organisation n’avait pas été parfaite.

Une logistique digne d’une opération militaire

Préparer un tel défi relevait du casse-tête. KingJO444 et son équipe ont dû anticiper chaque détail, des plus évidents aux plus improbables. Voici comment ils ont procédé :

  • Sélection et formation des participants : Seuls 15 à 20 joueurs sur les 70 avaient une expérience significative en speedrun. Les autres ont bénéficié de sessions d’entraînement intensives la semaine précédant l’AGDQ, avec des tuteurs désignés pour chaque étoile. Certains ont dû apprendre les bases du jeu en quelques jours !
  • Gestion des consoles : Plusieurs Nintendo 64 étaient prêtes en backup, avec des sauvegardes synchronisées pour permettre des bascules instantanées en cas d’échec. Une précaution vitale, car le moindre bug ou la moindre erreur aurait pu faire capoter le run.
  • Attribution des étoiles : Chaque joueur se voyait confier une étoile spécifique, choisie en fonction de son niveau. Les segments les plus techniques (comme Bowser 3 ou Rainbow Ride) étaient réservés aux experts, tandis que les novices héritaient de missions plus accessibles… comme parler à Toad pour obtenir une étoile !
  • Communication en temps réel : Un système de chat dédié et des signaux visuels permettaient aux organisateurs de coordonner les transitions entre joueurs, évitant ainsi les temps morts.

Résultat ? Une exécution sans accroc, où chaque participant a enchaîné son segment avec précision. Même les moments les plus improbables – comme un joueur aveugle réussissant son étoile du premier coup – ont été gérés avec brio. "C’était comme diriger un orchestre où chaque musicien joue un instrument différent, mais où la mélodie reste parfaite", confiait KingJO444 après le run.

Des étoiles obtenues… en discutant avec Toad ?

Parmi les anecdotes qui ont marqué ce speedrun, certaines étoiles ont été collectées de manière pour le moins originale. Par exemple, l’étoile "Le Message de Toad" (dans le niveau Princesse Peach’s Castle) ne nécessite… aucune compétence technique. Il suffit de parler à Toad pour la recevoir. Un détail qui peut prêter à sourire, mais qui illustre la diversité des approches dans ce défi.

À l’inverse, d’autres segments demandaient une maîtrise absolue. Prenez l’étoile "100 pièces dans Tiny-Huge Island" : le joueur devait enchaîner des sauts millimétrés pour récolter toutes les pièces avant le temps imparti. Ou encore "Bowser 3", où la moindre erreur de trajectoire pouvait coûter des secondes précieuses. "On avait des joueurs qui tremblaient avant leur tour, mais une fois la manette en main, c’était comme si le jeu les guidait", raconte un spectateur présent sur place.


Et puis, il y avait les blind runners. Courir Super Mario 64 en aveugle est déjà un exploit en soi, mais le faire dans le cadre d’un relay, sous pression et avec des centaines de spectateurs, relève de l’héroïsme. Pourtant, plusieurs d’entre eux ont réussi leur segment du premier essai, prouvant que la mémorisation et la confiance en ses coéquipers peuvent surpasser les limites humaines.

Un exploit qui dépasse le simple record

Au-delà des chiffres (70 joueurs, 70 étoiles, moins de 2h), ce speedrun restera dans les annales pour ce qu’il représente : la puissance de la communauté. Le speedrunning est souvent perçu comme un sport solitaire, où chaque coureur cherche à battre son propre temps. Mais ici, c’est l’inverse qui s’est produit : l’union a fait la force.

Certains puristes pourraient objecter que ce n’est pas un "vrai" speedrun, puisqu’il repose sur une collaboration massive plutôt que sur la performance individuelle. Pourtant, comme le souligne Ad129, l’un des vétérans impliqués : "Le speedrunning, c’est aussi une question de créativité. Si on se limite aux règles traditionnelles, on passe à côté de l’essentiel : le plaisir de repousser les limites, ensemble."


Ce défi a aussi mis en lumière l’accessibilité du speedrunning. En intégrant des novices et en leur offrant un encadrement, l’AGDQ 2026 a montré que cette discipline n’est pas réservée à une élite. "Je n’avais jamais joué à Super Mario 64 avant cette semaine. Maintenant, je veux apprendre à speedrunner !", témoignait l’un des participants après l’événement.

Enfin, ce run a rappelé que les jeux vidéo sont avant tout une expérience sociale. Les rires, les encouragements et les moments de tension partagés entre les joueurs et le public ont créé une ambiance électrique, caractéristique des événements AGDQ. "On était tous dans le même bateau, et quand le dernier joueur a obtenu la 70ème étoile, c’était comme si on avait tous gagné", se souvient un spectateur.

L’héritage de ce défi : et maintenant ?

Ce speedrun collectif ouvre des perspectives inédites pour le futur du speedrunning. Plusieurs idées émergent déjà dans la communauté :

  • Des défis encore plus ambitieux : Pourquoi pas 120 étoiles (le nombre total dans le jeu) avec 120 joueurs ? Ou un relay sur un autre jeu culte, comme The Legend of Zelda: Ocarina of Time ?
  • Une démocratisation des relays : Des événements locaux pourraient s’inspirer de ce modèle pour initier de nouveaux coureurs, en organisant des speedruns collaboratifs sur des jeux plus accessibles.
  • L’intégration de la technologie : Utiliser des outils de streaming avancés pour synchroniser les transitions entre joueurs à distance, permettant ainsi des défis internationaux sans contrainte géographique.

Une chose est sûre : l’AGDQ 2026 a prouvé que le speedrunning n’est pas qu’une question de temps ou de technique. C’est aussi une aventure humaine, où la passion, la créativité et l’entraide peuvent donner naissance à des moments magiques. Et si ce défi a une leçon à nous apprendre, c’est bien celle-ci : ensemble, on va plus loin.

Le speedrun collectif de Super Mario 64 à l’AGDQ 2026 restera comme l’un des moments les plus mémorables de l’histoire du gaming. Au-delà des records et des performances, c’est l’esprit communautaire qui a brillé : 70 joueurs, des profils variés, un objectif commun. Certains y voient une révolution, d’autres une simple curiosité, mais une chose est indéniable : ce défi a redéfini ce que signifie jouer ensemble. Et si la prochaine fois, c’était vous sur scène, manette en main, prêt à écrire une nouvelle page de cette histoire ?

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce speedrun en relay de Super Mario 64 ? C’est comme si Mario Kart avait enfin trouvé son Team Rocket : un mélange de chaos organisé et de magie pure. Les novices qui ont décroché des étoiles en discutant avec Toad, c’est le niveau de GoldenEye 007 où tu gagnes en tricheant avec un ami… mais là, c’est 100% légal et ça fait du bien au cœur. Dommage qu’on n’ait pas vu un joueur faire un slide kick en aveugle, ça aurait été le clou du spectacle. KingJO444 a réussi ce que même Link n’aurait pas osé : transformer un jeu solo en orchestre de gamers. Et si la prochaine fois, ils tentent Crash Bandicoot en relay, je parie que les sauts de plateforme vont devenir un sport olympique.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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