Il y a 37 jours
Arknights: Endfield vs Genshin Impact – L’ARPG qui ose remplacer le grind par des chaînes de production automatisées
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Un ARPG qui défie les conventions en fusionnant action, stratégie industrielle et gacha – avec 35 millions de pré-inscriptions à la clé.
A retenir :
- Arknights: Endfield bouscule les codes de l’ARPG en remplaçant le farming manuel par des usines automatisées inspirées de Satisfactory et Factorio, avec une production active même hors ligne.
- Spin-off du tower defense Arknights (35M+ téléchargements), le jeu transpose ses opérateurs iconiques sur Talos-II, 10 ans après l’histoire originale, dans un mélange audacieux d’exploration open-world et de gestion industrielle.
- Le gacha (0,8% de drop pour les 6★) s’intègre à la stratégie : les personnages rares débloquent des schémas de production optimisés, une mécanique absente chez Genshin Impact ou Honkai: Star Rail.
- Avec 35 millions de pré-inscriptions, le jeu mise sur un modèle économique "friendly" (120-150 tirages estimés pour un top-tier), évitant la frustration tout en monétisant l’automatisation.
- Un pari risqué : transformer une licence tower defense en ARPG industriel, sans perdre l’âme du premier Arknights – mais avec des mécaniques inédites comme les réseaux électriques modulables.
Imaginez un monde où les heures passées à récolter des baies ou à farm des minerais dans Genshin Impact deviennent obsolètes. Où, à la place, des convoyeurs automatisés acheminent vos ressources vers des usines géantes pendant que vous explorez – ou même quand vous êtes déconnecté. C’est le pari fou d’Arknights: Endfield, le nouvel ARPG de Hypergryph et Yostar, qui débarque avec une promesse : "Et si le grind, c’était terminé ?"
L’automatisation comme révolution : quand l’ARPG rencontre Factorio
Dans un paysage dominé par des jeux comme Genshin Impact ou Honkai: Star Rail, où les joueurs enchaînent les quêtes quotidiennes pour optimiser leurs ressources, Endfield propose une alternative radicale. Ici, pas besoin de passer 30 minutes à casser des rochers : vous construisez des chaînes de production. Inspiré des mécaniques de Satisfactory ou Factorio, le jeu permet de concevoir des usines modulables, avec des convoyeurs, des fours industriels, et même des réseaux électriques à gérer. Le résultat ? Des ressources générées passivement, y compris lorsque vous êtes hors ligne.
Concrètement, cela signifie que votre inventaire se remplit tout seul pendant que vous dormez – une aubaine pour les joueurs lassés des boucles de farming répétitives. Mais attention : cette automatisation a un coût. Il faut investir du temps en amont pour designer des usines efficaces, et certains schémas de production sont verrouillés derrière des personnages rares, accessibles via le gacha.
Un système qui rappelle étrangement No Man’s Sky et ses bases automatisées, mais avec une touche cyberpunk et une intégration bien plus poussée dans la progression. Comme le souligne un bêta-testeur coréen : "Au début, c’est déstabilisant de ne pas avoir à farm. Puis on comprend que le vrai défi, c’est d’optimiser ses usines – et ça, c’est bien plus addictif."
"De la défense à l’attaque" : comment un tower defense est devenu un ARPG industriel
À l’origine, Arknights était un tower defense mobile au succès fulgurant (plus de 35 millions de téléchargements), où les joueurs plaçaient des opérateurs (des personnages aux compétences uniques) pour repousser des vagues d’ennemis. Endfield reprend ces mêmes opérateurs, mais les propulse dans un open-world futuriste sur la planète Talos-II, 10 ans après les événements du jeu original.
Le changement de genre est radical : exit les tours à défendre, bonjour l’exploration active et la construction industrielle. Pourtant, le jeu garde des liens forts avec sa licence mère. Les opérateurs ne servent plus seulement au combat : ils deviennent des maillons clés de votre économie. Un personnage comme Exusiai, sniper star du premier Arknights, peut par exemple accélérer la production de munitions dans vos usines.
Un choix audacieux, qui aurait pu aliéner les fans. Pourtant, les 35 millions de pré-inscriptions (un record pour un spin-off) prouvent que la curiosité est au rendez-vous. Comme l’explique Yostar dans un communiqué : "Nous voulions garder l’ADN d’Arknights – ses personnages, son lore – tout en offrant une expérience totalement nouvelle. Le défi était de ne pas trahir l’esprit original, tout en innovant."
Pour les joueurs habitués au tower defense, la transition peut sembler brutale. Mais pour les nouveaux venus, c’est une porte d’entrée vers un univers riche, avec une narration mature (Talos-II est une planète en guerre, où les factions s’affrontent pour les ressources) et des mécaniques hybrides qui n’existent nulle part ailleurs.
Le gacha, mais en version "utile" : quand les personnages boostent vos usines
Si Endfield innove sur la production automatisée, il reste fidèle à un modèle économique bien connu : le gacha. Comme dans Genshin Impact ou Honkai: Star Rail, les joueurs tirent au sort des personnages (appelés opérateurs) avec des probabilités variables. Mais là où miHoYo se concentre sur la puissance pure en combat, Hypergryph lie ses opérateurs à la gestion des ressources.
Par exemple :
- Un opérateur 5★ peut débloquer un four à haute efficacité, réduisant le temps de fabrication des équipements.
- Un 6★ (le grade le plus rare, avec un taux de drop de 0,8%) pourrait offrir un système de recyclage automatique, transformant vos déchets en matières premières.
Une approche qui ajoute une couche stratégique inédite : faut-il privilégier un opérateur qui booste vos dégâts en combat, ou un autre qui optimise votre production de potions ? Les retours des bêta-testeurs asiatiques indiquent que les joueurs gratuits devront compter 120 à 150 tirages (soit environ 200-250€) pour obtenir un 6★ – un coût similaire à Genshin Impact, mais avec une utilité bien plus tangible.
Certains critiques pointent cependant un risque : et si les meilleurs schémas de production étaient réservés aux whales (gros payeurs) ? Hypergryph rassure en promettant des alternatives accessibles via l’exploration et les quêtes, mais seul le temps dira si l’équilibre est respecté.
Derrière les machines : l’envers du décor d’un projet ambitieux
Peu de gens le savent, mais Arknights: Endfield est né d’un projet abandonné en 2019. À l’époque, Hypergryph travaillait sur un jeu de survie post-apo avec des mécaniques de craft avancé. Quand Arknights a explosé, l’équipe a eu une idée : "Et si on fusionnait ce système de production avec notre univers ?" Résultat : 3 ans de développement, une équipe de 150 personnes, et un moteur graphique maison pour gérer les usines dynamiques.
Autre détail marquant : les décors de Talos-II sont inspirés de lieux réels. La ville minière de Béringov, par exemple, s’inspire des villes fantômes de Sibérie, tandis que les déserts toxiques rappellent les zones contaminées de Tchernobyl. Une touche de réalisme sombre qui contraste avec l’esthétique souvent colorée des ARPG.
Enfin, saviez-vous que les voix des opérateurs ont été enregistrées en mouvement ? Les acteurs de doublage portaient des capteurs pour synchroniser leurs performances avec les animations, une première pour un jeu mobile/chinois. Un niveau de détail qui explique pourquoi le jeu pèse 12 Go – presque autant qu’un Genshin Impact !
Comparaison directe : Endfield vs Genshin Impact, qui l’emporte ?
Impossible de parler d’Endfield sans le comparer à Genshin Impact, le roi incontesté des ARPG open-world. Voici où le spin-off d’Arknights se distingue – ou pas.
Critère Arknights: Endfield Genshin Impact Système de ressources Automatisé (usines, convoyeurs, production hors ligne) Manual (farming actif, résine limitée) Utilité du gacha Personnages = boosts de production + combat Personnages = puissance combat uniquement Exploration Open-world futuriste (Talos-II), axé industrie Open-world fantasy (Teyvat), axé nature Monétisation Gacha à 0,8% (6★), alternatives via quêtes Gacha à 0,6% (5★), système de pitié Public cible Fans de stratégie/automatisation + Arknights Grand public, fans d’anime/open-world
Alors, qui gagne ? Tout dépend de ce que vous cherchez. Si vous aimez l’action pure et un univers fantasy, Genshin reste imbattable. Mais si l’idée de construire une empire industriel tout en explorant un monde cyberpunk vous tente, Endfield pourrait bien devenir votre nouvelle obsession. Comme le résume un streamer chinois : "Genshin, c’est comme un parc d’attractions. Endfield, c’est comme gérer une colonie sur Mars – mais en mieux."
Les limites du système : ce qui pourrait freiner l’enthousiasme
Malgré ses innovations, Endfield n’est pas parfait. Voici les points qui pourraient décourager certains joueurs :
- Courbe d’apprentissage abrupte : Les mécaniques de production sont complexes pour les novices. Un tutoriel mal expliqué pourrait frustrer les nouveaux venus.
- Déséquilibre P2W (Pay-to-Win) potentiel : Si les meilleurs schémas sont verrouillés derrière le gacha, les joueurs gratuits pourraient se sentir largués.
- Optimisation technique : Avec ses usines dynamiques, le jeu est gourmand en ressources. Certains appareils mobiles pourraient souffrir de lags.
- Manque de contenu PvP : Contrairement à Honkai: Star Rail, il n’y a pas (encore) de mode compétitif, ce qui pourrait décevoir les joueurs aimant le classement.
Un bêta-testeur japonais résume : "C’est génial pour les fans de simulation, mais si vous voulez juste un ARPG classique, vous risquez d’être perdus. Et attention à votre portefeuille – les usines, ça coûte cher !"

