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Tests & Critiques

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Tests & Critiques

Il y a 38 jours

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The VelociPastor (2018) est bien plus qu’un simple film low-cost : c’est une expérience cinématographique délirante, où un prêtre se transforme en vélociraptor pour dévorer des ninjas trafiquants. Avec un budget de 35 000 $ et des effets spéciaux dignes d’un film de lycée, ce nanar assumé a conquis les réseaux sociaux, devenant un phénomène viral instantané. Entre hommage aux séries B des années 80 et folie purement contemporaine, découvrez comment une idée absurde, portée par un ton décomplexé, a marqué l’histoire du cinéma indépendant.

A retenir :

  • The VelociPastor : Un prêtre qui se transforme en vélociraptor pour combattre des ninjas – le pitch le plus fou de 2018.
  • Un budget de 35 000 $ (financé par un proche !) et des effets spéciaux volontairement ratés, pour un résultat "so bad it’s good".
  • Un succès viral immédiat grâce aux réseaux sociaux, avec des scènes cultes comme le raptor dévorant un ninja en slow-motion.
  • Un hommage déjanté aux nanars des années 80 (Troll 2, The Room), mais avec une touche 100% 2018.
  • Des projections participatives et une communauté de fans créant mèmes, fan arts et GIFs – un vrai phénomène de midnight movies moderne.
  • La preuve qu’une idée folle + un ton ultra-décomplexé = un film culte, même sans moyens.

Un ovni cinématographique né d’un pari fou

Imaginez : un prêtre en crise existentielle, mordu par un dinosaure radioactif, qui se transforme en vélociraptor assoiffé de vengeance pour déchiqueter des ninjas trafiquants d’héroïne. Non, ce n’est pas le scénario d’un rêve fiévreux, mais bien celui de The VelociPastor, sorti en 2018 sous les rires et les applaudissements d’un public conquis. Réalisé par Brendan Steere, ce film est l’archétype du "so bad it’s good" : un mélange d’absurdité pure, de kitsch assumé et d’humour potache, le tout enveloppé dans un budget si serré qu’il en devient héroïque.

Tourné avec seulement 35 000 dollars – une somme dérisoire pour le cinéma, même indépendant –, le film a été financé en partie grâce à un coup de pouce familial (l’oncle du réalisateur aurait contribué, selon les rumeurs). Pourtant, loin de se cacher, The VelociPastor affiche ses limites comme des badges d’honneur : décors bricolés, costumes de ninjas achetés en solde, et un vélociraptor dont les mouvements rappellent ceux d’un costume de carnaval après trois verres de trop. Résultat ? Un score de 72 % sur Rotten Tomatoes (note audience), preuve que le public adore quand un film ose assumer son absurdité sans complexe.

Mais comment un tel délire a-t-il pu voir le jour ? Brendan Steere, fan inconditionnel des nanars des années 80 (Troll 2, Miami Connection), voulait créer un hommage moderne à ces pépite trash. Son pari ? Pousser le concept jusqu’à l’extrême, en misant sur l’inattendu et l’irrévérencieux. Et ça marche : dès les premières minutes, où le héros prêche en costume de dinosaure, on comprend qu’on n’est pas devant un film classique. On est devant une expérience.


Low-budget, mais haute folie : l’art de transformer les défauts en forces

Avec The VelociPastor, pas question de cacher les coutures. Les effets spéciaux artisanaux (le raptor semble parfois en papier mâché), les chorégraphies de combat approximatives (les ninjas tombent comme des quilles) et les dialogues volontairement naïfs ("Dieu m’a donné ce pouvoir pour une raison !") sont autant d’éléments qui, loin de gâcher le film, en font son charme. Steere et son équipe ont compris une chose : dans l’ère du second degré, un film peut être mauvais techniquement, mais génial conceptuellement.

Prenez la scène culte du raptor dévorant un ninja en slow-motion, sous une musique épique dignes des années 90. Techniquement, c’est ridicule. Mais c’est justement cette ridicule assumée qui rend la scène hilarante et mémorable. Le film joue avec les codes du cinéma d’action low-cost et du film de monstres, en les poussant à l’absurde. Les combats ? Mal filmés, mais énergiques. Les répliques ? Niaises, mais savoureuses. L’histoire ? Incohérente, mais captivante. Résultat : un tour de force qui prouve qu’avec peu de moyens mais beaucoup d’audace, on peut créer quelque chose d’unique.

Comparons avec d’autres nanars cultes :

  • The Room (2003) : Un mélodrame raté devenu culte pour ses dialogues "What kind of love is this ?" et son réalisateur Tommy Wiseau, star malgré lui.
  • Birdemic (2010) : Un thriller écologique avec des oiseaux en images de synthèse dignes d’un jeu vidéo des années 90.
  • Sharknado (2013) : Des requins volants et des scènes tellement excessives qu’elles en deviennent géniales.
The VelociPastor s’inscrit dans cette lignée, mais avec une touche encore plus déjantée : ici, pas de prétention, juste l’envie de s’amuser – et de faire rire le public.


"Comment un film aussi bizarre est devenu viral ?" : L’alchimie des réseaux sociaux

Contrairement à des nanars comme The Room, qui ont mis des années à devenir cultes, The VelociPastor a explosé dès sa sortie en 2018. La raison ? Les réseaux sociaux. À l’ère de Twitter, TikTok et Reddit, une scène comme celle du prêtre-raptor courant après des ninjas en criant est faite pour devenir virale. Les extraits se sont répandus comme une traînée de poudre, accompagnés de commentaires du type : "Mais… qu’est-ce que je viens de voir ?!" ou "C’est le film le plus con et génial de l’année."

Le succès du film repose sur trois piliers :

  1. L’absurdité pure : Un prêtre + un dinosaure + des ninjas ? Personne ne s’y attendait.
  2. L’esthétique kitsch : Les effets spéciaux volontairement cheap rappellent les films de série B, mais avec un humour résolument moderne.
  3. Le bouche-à-oreille numérique : Pas de campagne marketing, juste des mèmes, des GIFs et des discussions enflammées sur les forums.

Le film a même inspiré des projections participatives, à l’image des midnight movies des années 70 (comme The Rocky Horror Picture Show). Lors de ces séances, le public crie, applaudit et lance des répliques, transformant la salle en une fête collective. Des fans ont aussi créé des fan arts, des parodies et même des théories farfelues ("Et si le raptor était une métaphore de la foi ?"). Bref, The VelociPastor est devenu bien plus qu’un film : c’est un phénomène culturel.


Derrière le délire : L’histoire secrète d’un tournage chaotique (et génial)

Saviez-vous que le costume du vélociraptor a failli coûter la vie à l’acteur ? Lors du tournage, Greg Cohan (qui joue le prêtre-raptor) a passé des heures enfermé dans une combinaison en latex, sous une chaleur étouffante. "Je transpirais tellement que je perdais un kilo par jour", a-t-il confié. Pire : la tête du raptor limitait sa vision, le forçant à deviner où se trouvaient les ninjas pendant les scènes de combat. Résultat ? Des chorégraphies improvisées et désordonnées… qui sont devenues l’une des forces du film.

Autre anecdote savoureuse : les ninjas étaient joués par des amis du réalisateur, sans aucune expérience en arts martiaux. Les scènes de combat ont donc été tournées en une seule prise, avec une consigne simple : "Courez, criez, et tombez spectaculairement." Résultat ? Des combats hilarants, où les ninjas s’écroulent comme des pantins désarticulés.

Enfin, la scène du slow-motion (celle où le raptor dévore un ninja) a été tournée avec un budget de 50 $. Comment ? En utilisant un fond vert bricolé et des effets de lumière bon marché. "On a projeté la scène sur un écran et on a filmé l’écran avec une caméra en slow-mo", explique Steere. "C’est de la triche, mais ça marche !" Preuve que parfois, l’ingéniosité compense le manque de moyens.


Pourquoi The VelociPastor est-il bien plus qu’un simple nanar ?

Au-delà de son côté trash assumé, The VelociPastor pose une question intéressante : et si le cinéma indépendant avait tout à gagner à ose l’absurde ? Dans un paysage dominé par les blockbusters asceptisés, des films comme celui-ci rappellent que le divertissement pur – sans prétention artistique – a encore sa place.

Certains critiques ont vu dans le film une métaphore de la foi (un prêtre qui perd son humanité pour une cause juste), d’autres une satire des films d’action. Mais Brendan Steere, lui, assume : "C’est juste un film marrant. Point." Et c’est peut-être là sa plus grande force : ne pas se prendre au sérieux, dans un monde où le cinéma indépendant est souvent trop sérieux.

Preuve de son impact, le film a même inspiré des suites spirituelles :

  • VelociPastor 2 : The Flockening (annoncé, mais toujours en développement).
  • Dino Warrior (2022), un autre nanar où des soldats affrontent des dinosaures.
  • Des projets de séries animées et de jeux vidéo parodiques (comme VelociPastor : The Game, un beat’em up déjanté).

Enfin, The VelociPastor a ouvert la voie à une nouvelle génération de cinéastes low-budget mais haute folie. Des réalisateurs comme Jason Eisener (Hobo with a Shotgun) ou James Nguyen (Birdemic) ont salué le film, y voyant une bouffée d’air frais dans un milieu souvent trop conventionnel.

Aujourd’hui, The VelociPastor reste un ovni cinématographique – un film qui, malgré (ou grâce à) ses défauts, a marqué les esprits. Entre projections participatives, mèmes viraux et cultes instantanés, il prouve qu’une idée folle, portée par une équipe passionnée, peut dépasser les limites du budget et créer quelque chose d’inoubliable. Alors, prêt à voir un prêtre se transformer en raptor pour bouffer des ninjas ? Attention : après ça, plus aucun film ne vous semblera normal.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce film, c’est comme un Mega Man des années 90 : on s’attend à un boss invincible, et hop, il te balance un coup de boost qui te fait rire aux éclats. Le budget serré, c’est le niveau "Game Over" du cinéma, mais ici, c’est transformé en mode "chaos mode" assumé. Le raptor en latex qui court après des ninjas en pyjama de sport, c’est du Sonic version "j’ai oublié de manger". Le public adore parce qu’il reconnaît son droit à l’absurdité pure, comme un Street Fighter où tout le monde triche. Et puis, entre nous, un prêtre-dino qui hurle "JÉSUS EST EN MOI !" en déchiquetant des dealers, c’est bien plus drôle qu’un blockbuster qui se prend pour Inception. À voir comme un Pac-Man : on sait que c’est simple, mais on s’amuse quand même.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen