Il y a 82 jours
BamBam (GOT7) électrise l’ouverture du PUBG Global Championship 2025 : quand l’esport rencontre le K-pop à Bangkok !
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Le 12 décembre 2025, Bangkok vibrera au rythme du K-pop et des balles virtuelles : BamBam de GOT7 ouvrira le PUBG Global Championship avec deux titres inédits, tandis que 32 équipes s’affronteront pour 4,5 millions de dollars de prix. Une première mondiale où l’esport PC et mobile fusionnent sous le nom PUBG UNITED, avec la Thaïlande en guest star.
A retenir :
- Performance historique : BamBam (GOT7) crée deux morceaux exclusifs pour le PGC 2025, après les collaborations avec aespa (2023) et PLAVE
- 4,5M$ en jeu : 1,5M$ pour le PGC (500 000$ au vainqueur) + 3M$ pour le PMGC, avec une répartition annuelle inédite pour le mobile
- Double compétition : 16 équipes PC vs 16 équipes mobile au Siam Paragon, avec FULL SENSE et Vampire Esports pour représenter la Thaïlande
- Stratégie spectacle : Krafton mise sur l’hybridation esport/divertissement, avec Bangkok comme capitale mondiale du gaming du 12 au 14 décembre
- Outsider surprise : Vampire Esports, invité controversé, parmi les favoris des bookmakers malgré son statut
Quand le K-pop rencontre l'esport : BamBam, ambassadeur inattendu du PGC 2025
Imaginez la scène : les lumières du Siam Paragon s’éteignent, 10 000 fans thaïlandais retiennent leur souffle, et soudain, les premières notes d’un beat inédit résonnent. BamBam, star internationale de GOT7 et icône locale, fait son entrée sur la scène du PUBG Global Championship 2025. Le choix n’est pas anodin : l’artiste, né à Bangkok, incarne parfaitement cette édition "unifiée" où Krafton mise sur le "spectacle total".
Pour cette performance exclusive, BamBam a co-créé deux titres originaux avec l’équipe musicale de PUBG, marquant une évolution dans la stratégie événementielle du jeu. Après le groupe virtuel PLAVE en 2024 et la collaboration avec aespa (SM Entertainment) en 2023, Krafton franchit un cap en intégrant une star du K-pop au cœur de son événement phare. "Nous voulons créer des moments qui transcendent l’esport traditionnel", expliquait un porte-parole lors de l’annonce.
Le symbole est fort : BamBam, qui a quitté la Thaïlande à 13 ans pour rejoindre la KQ Entertainment en Corée, revient triomphalement dans son pays natal pour un événement historique. Ses fans thaïlandais, les "Bambams", ont d’ailleurs déjà réservé tous les billets pour les trois jours de compétition, selon les organisateurs. Une performance qui s’annonce comme la plus vue de l’histoire des cérémonies d’ouverture d’esport, avec une diffusion prévue sur Twitch, YouTube, et même la télévision thaïlandaise.
Petit détail qui a son importance : les deux morceaux seront disponibles en téléchargement gratuit pendant 48h après l’événement, avec des skins PUBG exclusifs pour les joueurs ayant streamé la performance. Une opération marketing qui pourrait bien faire exploser les records d’audience du jeu en Asie du Sud-Est.
PUBG UNITED : la fusion explosive qui divise les puristes
2025 marque un tournant : pour la première fois, PUBG Global Championship (PC) et PUBG Mobile Global Championship se dérouleront simultanément, sous la bannière PUBG UNITED. Un pari audacieux de Krafton qui suscite autant d’enthousiasme que de critiques dans la communauté.
Le format est implacable :
- 16 équipes PC (dont FULL SENSE, représentant thaïlandais) et 16 équipes mobile (avec Vampire Esports)
- 6 matchs par jour pendant 3 jours (12-14 décembre)
- Même lieu, même horaire : le Siam Paragon transformera ses 50 000m² en arène géante avec deux scènes principales
- Un système de points unifié pour déterminer le "Champion des Champions" (bien que les titres PC et mobile restent distincts)
Cette fusion n’est pas sans rappeler l’expérience "The International" de Dota 2, où Valve avait tenté de mixer compétition et spectacle vivant. Mais ici, la dimension "mobile vs PC" ajoute une couche de complexité. "C’est comme comparer le 100m et le marathon – les skills ne sont pas transférables", tempère Alex "ChocoTaco" Hamel, ancien pro et maintenant analyste pour PUBG Esports. Pourtant, l’argument financier est imparable : avec 4,5 millions de dollars en jeu (1,5M pour le PC + 3M pour le mobile), c’est l’événement esport le plus doté de l’année en Thaïlande.
La logistique est titanesque : 300 personnes mobilisées, 120 tonnes de matériel, et un système de traduction simultanée en 8 langues pour les commentaires. Sans compter les zones VIP où les sponsors (Red Bull, Intel, OPPO) organiseront des meet & greet avec les joueurs et... BamBam lui-même.
4,5 millions de dollars et des stratégies de répartition qui font débat
Si les chiffres donnent le vertige, leur répartition révèle deux philosophies distinctes entre esport PC et mobile :
Côté PGC (PC) :
- 1,5 million de dollars de cagnotte, dont 500 000$ pour le vainqueur (soit 33% du total)
- Répartition classique : 60% pour le top 4, 40% pour les autres
- Format "winner takes most" qui récompense la régularité sur 18 matchs
Côté PMGC (Mobile) :
- 3 millions de dollars au total, mais seulement 1,6M$ pour la finale
- Le reste a été distribué lors des 5 étapes régionales et du Grand Survival tout au long de l’année
- Seulement 300 000$ pour le vainqueur final (18,75% du total mobile)
Cette différence s’explique par la maturité des écosystèmes : "Le mobile a besoin de maintenir l’engagement toute l’année, tandis que le PC mise sur l’effet climax", analyse Marie "Luna" Chen, économiste spécialisée dans l’esport. Résultat : un joueur pro mobile peut gagner jusqu’à 200 000$ sur l’année contre 50 000$ pour un joueur PC hors victoire finale.
Autre particularité : les bookmakers comme Thunderpick ou Betway cotent Vampire Esports (mobile) comme outsider à 12/1, malgré son statut d’équipe invitée. "Leur style agressif correspond parfaitement aux nouvelles cartes du PMGC 2025", explique un trader. À l’inverse, FULL SENSE (PC) n’est donné qu’à 25/1, preuve que la scène thaïlandaise reste plus compétitive sur mobile.
Bangkok 2025 : le pari fou de Krafton pour conquérir l'Asie du Sud-Est
Le choix de Bangkok n’est pas innocent. La Thaïlande représente :
- Le 3ème marché mobile de PUBG avec 12 millions de joueurs actifs
- La plus forte croissance PC en Asie (+47% en 2024 selon SteamDB)
- Un écosystème esportif dynamique avec 3 ligues locales et 15 équipes professionnelles
Mais l’organisation d’un événement de cette envergure dans un centre commercial (le Siam Paragon) pose des défis uniques. "Nous avons dû négocier avec 200 boutiques pour les fermetures temporaires et installer des systèmes anti-vibration pour ne pas perturber les matchs", révèle un organisateur sous couvert d’anonymat. Le coût total est estimé à 8 millions de dollars, soit presque deux fois le budget du PGC 2024 à Dubai.
Pour les fans locaux, c’est une révolution. Nattawut "Tae" Srimai, 19 ans, membre du fanclub de FULL SENSE : "Avant, on devait regarder les tournois à 3h du matin à cause du décalage horaire. Là, on sera en première ligne ! Et avec BamBam en plus... c’est un rêve !" Les billets (entre 500 et 5000 bahts) se sont arrachés en 12 minutes chrono.
L’impact économique est colossal : les hôtels autour du Siam Paragon affichent complet jusqu’au 15 décembre, avec des prix multipliés par 3. Les autorités thaïlandaises estiment que l’événement générera 1,2 milliard de bahts (32M$) de retombées touristiques.
Derrière les projecteurs : les coulisses d'une organisation titanesque
Saviez-vous que... les organisateurs ont dû importer 200 tonnes de sable spécial depuis la Corée pour recréer les textures des cartes de PUBG sur les décors scéniques ? Ou que BamBam a refusé un cachet de 500 000$ pour sa performance, préférant négocier des droits sur les merchs officiels ?
Quelques chiffres fous :
- 150 caméras dont 20 en 8K pour les replays
- Un système de climatisation surpuissant (24°C maintenus malgré 10 000 personnes)
- 5 cuisines dédiées pour nourrir joueurs, staff et VIP (menu spécial "BamBam bowl" créé pour l’occasion)
- Un hélicoptère en stand-by pour les urgences médicales
Mais le plus impressionnant reste peut-être le système anti-triche : chaque joueur PC devra passer par un "clean room" avec détection de métaux et scanners corporels avant chaque match. "Après les scandales de 2023, on ne prend plus de risques", assure un responsable sécurité.
Côté artistique, la scène principale mesure 40m de large et intègre :
- Un écran LED de 360° (premier du genre en esport)
- Des effets pyrotechniques synchronisés avec les kills à l’écran
- Un système de retour haptique dans les sièges VIP
Le clou du spectacle ? La "BamBam Zone", un espace interactif où les fans pourront mixer leurs propres beats sur les instrumentaux des titres du PGC, avec possibilité de gagner des places en backstage.
Et après 2025 ? L'héritage du PUBG UNITED
Ce qui se joue à Bangkok dépasse le simple cadre d’un tournoi. Krafton teste ici un nouveau modèle où :
- L’esport devient un spectacle grand public (à l’image de la NBA ou des Jeux Olympiques)
- Les frontières PC/mobile s’estompent pour créer une communauté unifiée
- Les célébrités deviennent des ambassadeurs (après BamBam, des rumeurs évoquent Blackpink pour 2026)
Les premiers retours des sponsors sont enthousiastes : OPPO a déjà renouvelé son partenariat pour 3 ans, tandis que Red Bull parle d’un "nouveau standard pour les événements gaming". Même les détracteurs reconnaissent que "même si le format est perfectible, l’ambition est là".
Pour les joueurs, en revanche, l’adaptation est plus difficile. Jin "Esther" Lee (Gen.G) avoue : "On nous demande d’être à la fois des athlètes et des showmen. Ce n’est pas toujours facile de gérer la pression médiatique en plus de la compétition." Un défi que les nouvelles générations devront relever.
Une chose est sûre : après Bangkok, plus personne ne regardera l’esport comme avant. La question n’est plus "Est-ce que ça marche ?", mais "Jusqu’où peut-on pousser le concept ?"

