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BOOM Esports tourne la page sur Dota 2 après huit ans de compétition
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Il y a 85 jours

BOOM Esports tourne la page sur Dota 2 après huit ans de compétition

BOOM Esports met fin à son aventure dans Dota 2 après huit années marquées par des succès régionaux et une présence remarquée sur la scène internationale. Malgré des résultats en demi-teinte en 2025, l'organisation asiatique reste déterminée à poursuivre son expansion dans d'autres disciplines comme VALORANT et Honor of Kings.

A retenir :

  • BOOM Esports annonce la fermeture de sa division Dota 2 après huit ans d'activité, sans en préciser les raisons.
  • L'équipe a marqué l'histoire du MOBA de Valve avec des performances notables, dont une 12ᵉ place à l'ESL One Stockholm Major 2022.
  • Malgré des résultats décevants en 2025, BOOM a brillé dans les tournois Tier 2, remportant The Arena Anthem et le DPC SEA 2023.
  • L'organisation se recentre sur VALORANT, Honor of Kings et PUBG Mobile, avec une victoire récente en Philippines Kings League.
  • La fin de cette ère Dota 2 ouvre un nouveau chapitre pour BOOM Esports, qui conserve son statut d'acteur majeur du esport asiatique.

Un adieu inattendu après une décennie de passion

Le 8 décembre 2025 restera comme une date charnière dans l'histoire de BOOM Esports. L'organisation sud-est asiatique, fondée en 2017, a annoncé la dissolution de sa division Dota 2, mettant ainsi un terme à huit années de compétition acharnée dans l'un des MOBA les plus exigeants au monde. Cette décision, prise sans explication officielle, intervient après une année 2025 marquée par des performances en dessous des attentes, contrastant avec les succès passés. Pourtant, BOOM Esports a longtemps incarné l'espoir d'une scène asiatique en quête de reconnaissance internationale, notamment après ses exploits lors des Majors et son ascension fulgurante dans le circuit professionnel.

La dernière apparition de l'équipe sur la scène LAN remonte à The International 2025, où elle a décroché une honorable 15ᵉ place. Un résultat loin des sommets atteints en 2022, année durant laquelle BOOM s'était illustrée avec une 12ᵉ place à l'ESL One Stockholm Major et une 8ᵉ place au PGL Arlington Major. Ces performances avaient alors propulsé l'organisation au rang de prétendant sérieux pour les titres majeurs, faisant d'elle l'une des équipes les plus redoutées de la région SEA (South East Asia). Dans un message publié sur les réseaux sociaux, BOOM Esports a rendu hommage à ses joueurs et à sa communauté, surnommée "Hungry Beast", saluant leur engagement et leur fidélité à travers les hauts et les bas. "Ce chapitre se ferme, mais notre histoire dans l'esport continue", a déclaré l'organisation, laissant planer le mystère sur ses projets futurs.

Les ombres d'une année 2025 en demi-teinte

Si 2022 et 2023 avaient été des années fastes pour BOOM Esports, 2025 a marqué un net recul sur la scène internationale. Malgré une présence régulière dans les tournois majeurs, l'équipe n'a pas réussi à reproduire ses performances passées, accumulant les éliminations précoces et les résultats en deçà des attentes. Ce déclin coïncide avec une période de turbulence pour l'esport asiatique, où plusieurs organisations ont dû revoir leurs stratégies face à la domination croissante des équipes européennes et nord-américaines. Certains analystes pointent du doigt des problèmes de cohésion d'équipe, tandis que d'autres évoquent des difficultés financières, un fléau récurrent dans un écosystème où les sponsors se font de plus en plus rares.

Pourtant, BOOM Esports a su briller dans les tournois de Tier 2 et Tier 3, prouvant que son talent n'avait pas disparu. En 2023, l'équipe a remporté The Arena Anthem et le DPC SEA 2023 Tour 2: Division II, des victoires qui ont rappelé au monde entier que l'organisation restait un acteur incontournable du circuit secondaire. Ces succès, bien que moins médiatisés que les Majors, ont permis à BOOM de maintenir une certaine visibilité et de conserver une base de fans fidèles. "Les tournois Tier 2 sont souvent négligés, mais ils sont cruciaux pour le développement des jeunes talents et la pérennité des organisations", explique Rizky "Rizky" Pratama, ancien analyste pour l'ESL. "BOOM a su capitaliser sur ces compétitions pour construire une identité forte, même si cela n'a pas suffi à rivaliser avec les géants du Tier 1."

VALORANT et Honor of Kings : les nouveaux fers de lance de BOOM

Alors que la page Dota 2 se tourne, BOOM Esports semble déterminée à se réinventer en misant sur d'autres disciplines. L'organisation est déjà bien implantée dans VALORANT, où elle a connu des fortunes diverses. Après avoir été promue en VCT Pacific via l'Ascension Pacific 2024, BOOM a hérité de la place laissée vacante par Bleed Esports, exclue pour non-respect des obligations contractuelles imposées par Riot Games. Cependant, cette ascension a été de courte durée : incapable de conserver sa place dans la International League, l'équipe a été reléguée en Challengers, un revers qui rappelle les défis auxquels sont confrontées les organisations en transition.

Mais c'est dans Honor of Kings, le MOBA mobile de Tencent, que BOOM Esports a récemment marqué les esprits. En juillet 2025, son équipe a remporté la Philippines Kings League Spring 2025, une première pour l'organisation dans cette discipline. Ce succès intervient dans un contexte où les MOBA mobiles gagnent en popularité en Asie du Sud-Est, attirant des millions de joueurs et des investissements massifs. "Honor of Kings est un marché en pleine expansion, et BOOM a su s'y positionner au bon moment", souligne Lena "Lena" Wong, journaliste spécialisée dans les esports asiatiques. "Leur victoire en Philippines Kings League est un signal fort : l'organisation a les ressources et le savoir-faire pour réussir dans de nouvelles disciplines."

En parallèle, BOOM Esports continue de concourir dans PUBG Mobile, un titre où elle a déjà accumulé plusieurs podiums régionaux. Cette diversification stratégique reflète une tendance plus large dans l'industrie de l'esport, où les organisations cherchent à réduire leur dépendance à un seul jeu pour limiter les risques financiers. "La clé de la survie dans l'esport moderne, c'est la flexibilité", affirme David "Davion" Tan, ancien manager de Team Secret. "Les organisations qui réussissent sont celles qui savent pivoter rapidement et s'adapter aux nouvelles tendances."

L'héritage de BOOM Esports dans Dota 2 : une success story asiatique

Pour comprendre l'impact de BOOM Esports sur la scène Dota 2, il faut remonter à ses débuts en 2017. À l'époque, l'organisation était loin d'être un poids lourd du circuit, mais elle a rapidement gravi les échelons grâce à une série de performances impressionnantes dans les tournois régionaux. Son ascension a été marquée par une approche méthodique, combinant recrutement de talents locaux et partenariats stratégiques avec des sponsors asiatiques. En 2020, BOOM a franchi un cap en se qualifiant pour son premier Major, le DreamLeague Season 13, où elle a terminé à la 9ᵉ-12ᵉ place. Ce résultat a marqué le début d'une ère de domination régionale, avec plusieurs victoires en DPC SEA et une présence constante dans les tournois internationaux.

L'un des moments les plus mémorables de l'histoire de BOOM Esports reste sa campagne lors de The International 2021, où l'équipe a créé la surprise en atteignant les quarts de finale. Bien qu'elle ait finalement été éliminée par PSG.LGD, l'une des meilleures équipes du monde, cette performance a confirmé que BOOM était capable de rivaliser avec les géants du Tier 1. "Ce run à TI10 a changé la donne pour nous", se souvient Muhammad "inYourdreaM" Rizky, ancien capitaine de l'équipe. "Nous avons prouvé que les équipes asiatiques pouvaient tenir tête aux Européens et aux Nord-Américains, et cela a inspiré toute une génération de joueurs dans la région."

Au-delà des résultats, BOOM Esports a également marqué les esprits par son engagement envers sa communauté. Surnommée "Hungry Beast", la fanbase de l'organisation est connue pour son soutien inconditionnel, même dans les moments difficiles. Les joueurs ont souvent souligné l'importance de ce lien unique, qui a permis à l'équipe de surmonter les périodes de doute. "Les fans de BOOM sont comme une famille", explique Rai "Rai" Peralta, ancien support de l'équipe. "Leur énergie nous a portés dans les moments les plus durs, et c'est quelque chose que nous n'oublierons jamais."

Quel avenir pour BOOM Esports après Dota 2 ?

Avec la fermeture de sa division Dota 2, BOOM Esports se trouve à un carrefour. L'organisation dispose désormais de ressources supplémentaires à allouer à ses autres équipes, mais elle devra faire face à une concurrence féroce dans des disciplines comme VALORANT et Honor of Kings. Dans VALORANT, la relégation en Challengers représente un défi de taille, mais aussi une opportunité de reconstruire une équipe compétitive. "Le VCT est un écosystème impitoyable, où seules les meilleures équipes survivent", analyse James "Jamie" Park, coach pour une équipe de la VCT Pacific. "BOOM devra repenser sa stratégie, peut-être en misant sur de jeunes talents locaux plutôt que sur des stars établies."

Dans Honor of Kings, en revanche, les perspectives semblent plus prometteuses. Le MOBA mobile de Tencent continue de dominer le marché asiatique, avec une base de joueurs estimée à plus de 100 millions d'utilisateurs actifs. BOOM Esports a déjà démontré sa capacité à performer dans ce jeu, et sa victoire en Philippines Kings League pourrait être le premier chapitre d'une nouvelle success story. "Honor of Kings est un jeu en pleine croissance, et BOOM a les moyens de devenir un acteur majeur", estime Lena Wong. "Si l'organisation parvient à capitaliser sur son élan actuel, elle pourrait bien dominer la scène SEA dans les années à venir."

Enfin, BOOM Esports pourrait également explorer de nouvelles opportunités dans des jeux émergents ou des disciplines moins saturées. Des titres comme League of Legends: Wild Rift ou Mobile Legends: Bang Bang offrent des perspectives intéressantes, avec des scènes compétitives en plein essor. "L'esport est un paysage en constante évolution, et les organisations qui réussissent sont celles qui savent anticiper les tendances", conclut David Tan. "BOOM a déjà prouvé qu'elle pouvait s'adapter, et je ne serais pas surpris de la voir se diversifier encore davantage dans les années à venir."

Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : la fin de l'aventure Dota 2 de BOOM Esports marque la fin d'une ère, mais aussi le début d'un nouveau chapitre. Avec une base de fans fidèles, une expérience solide dans plusieurs disciplines et une volonté affichée de se réinventer, l'organisation asiatique a tous les atouts pour continuer à écrire son histoire dans l'esport mondial. Comme le dit si bien leur message d'adieu : "Ce chapitre se ferme, mais notre histoire continue."

La décision de BOOM Esports de quitter Dota 2 après huit années de compétition marque un tournant dans l'histoire de l'esport asiatique. Si les raisons de ce retrait restent floues, elles s'inscrivent dans un contexte plus large de restructuration des organisations face aux défis financiers et compétitifs du secteur. Malgré des résultats en demi-teinte en 2025, BOOM laisse derrière elle un héritage riche, marqué par des victoires en Tier 2 et une présence remarquée sur la scène internationale.

Aujourd'hui, l'organisation se tourne vers de nouveaux horizons, avec des équipes performantes dans VALORANT, Honor of Kings et PUBG Mobile. Sa victoire récente en Philippines Kings League prouve que BOOM a encore les moyens de briller, à condition de capitaliser sur ses succès et de s'adapter aux spécificités de chaque discipline. Dans un écosystème aussi compétitif que l'esport, la flexibilité et l'innovation seront les clés de sa survie.

Pour les fans de la première heure, la fin de cette ère Dota 2 sera sans doute difficile à accepter. Mais comme le rappelle le message de l'organisation, "ce chapitre se ferme, mais notre histoire continue". Et cette histoire, BOOM Esports semble plus que jamais déterminée à l'écrire avec passion et ambition.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"BOOM Esports, c'est comme un dragon qui a craché son feu pendant huit ans, mais qui doit maintenant se réinventer. Dota 2, c'est fini, mais Honor of Kings et VALORANT sont les nouveaux terrains de jeu. Leur succès en Philippines Kings League est un signe prometteur. Ils ont prouvé qu'ils savaient s'adapter, et c'est ça qui compte. Leur histoire continue, et on les suivra avec intérêt."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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