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Code Vein 2 : L’Odyssée Vampirique qui Redéfinit les Souls-Like en 2026
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Il y a 35 jours

Code Vein 2 : L’Odyssée Vampirique qui Redéfinit les Souls-Like en 2026

Pourquoi Code Vein 2 est-il le souls-like le plus ambitieux de 2026 ?

Six ans après son prédécesseur, Code Vein 2 débarque avec une formule audacieuse : un mélange de combats tactiques ultra-personnalisables, d’un monde ouvert segmenté riche en détails, et d’une narration temporelle inédite qui alterne entre présent apocalyptique et fragments de passé. Bandai Namco corrige les faiblesses techniques du premier opus tout en poussant l’hybridation du genre, avec des boss monumentaux, des quêtes de compagnon influençant les fins, et un système coopératif repensé. Sur PS5, le jeu affiche un 4K/60 FPS (mode Performance), malgré quelques drops dans les zones denses – un patch est annoncé pour février 2026.

Un souls-like qui ose réinventer les codes sans sacrifier l’ADN du premier Code Vein : esthétique anime gothique cyberpunk, personnalisation extrême, et une ambition narrative rare dans un marché saturé.

A retenir :

  • Un système de combat révolutionnaire : Codes sanguins, compétences uniques par arme, et jaules sanguines pour une approche tactique inédite, entre accessibilité et profondeur.
  • Voyages temporels et narration fragmentée : Alternez entre un présent désolé et des époques clés pour percer les secrets des antagonistes, dans un monde ouvert segmenté (55h à 80h de contenu).
  • Des boss colossaux comme le Revenant à Six Bras (12 mètres !), des environnements gothiques cyberpunk, et une moto pour explorer plus vite (malgré une maniabilité perfectible).
  • Coopératif repensé : Sacrifice temporaire pour soigner son allié, quêtes de compagnon influençant les fins multiples, et une synergie renforcée entre les joueurs.
  • Performances techniques sur PS5 : 4K/60 FPS en mode Performance, mais des drops de FPS dans les zones denses – un patch day-one est prévu pour février 2026.
  • L’héritage de Code Vein : Esthétique anime assumée, personnalisation poussée des personnages, et une identité visuelle unique dans l’univers des souls-like.

L’Héritage Sanglant : Comment Code Vein 2 Surpasse son Prédécesseur

Six ans. C’est le temps qu’il a fallu à Bandai Namco pour donner une suite à Code Vein, ce souls-like à l’esthétique anime qui avait divisé en 2019. Avec Code Vein 2, sorti en janvier 2026, le studio japonais ne se contente pas de corriger les défauts techniques du premier opus (bugs, optimisation hasardeuse) : il réinvente la formule en intégrant des mécaniques de monde ouvert, une narration temporelle ambitieuse, et un système de combat encore plus personnalisable. Dans un genre dominé par Elden Ring et Lies of P, le pari est osé. Mais est-il réussi ?

D’emblée, le jeu assume son identité : un mélange de dark fantasy et de cyberpunk gothique, où les vampires – appelés ici Revenants – luttent pour leur survie dans un monde ravagé. L’esthétique anime, souvent critiquée dans le premier volet pour son côté "trop nippon", est ici subtilement retravaillée : les designs des personnages restent stylisés, mais les décors gagnent en réalisme sombre, avec des cathédrales en ruine, des laboratoires abandonnés, et des paysages urbains dévorés par une végétation mutante. Un contraste saisissant qui rappelle Bloodborne, tout en gardant une touche unique.

Autre héritage assumé : la personnalisation extrême. Dès la création de votre Revenant, les options sont vertigineuses – visages, coiffures, tenues, mais aussi codes sanguins (des présets de stats liés à des personnages clés de l’histoire). Contrairement à Elden Ring, où les builds se résument souvent à "force brute" ou "magie", ici, chaque choix a un impact tangible sur le gameplay. Optez pour un code lié à un guerrier, et vos attaques lourdes infligeront des saignements ; choisissez un code de mage, et vos sorts draineront la vie des ennemis. Une profondeur rare, qui récompense l’expérimentation.


Enfin, Code Vein 2 corrige l’un des principaux défauts du premier jeu : l’optimisation. Sur PS5, le titre tourne en 4K/60 FPS en mode Performance, avec des temps de chargement quasi instantanés. Malgré quelques drops de FPS dans les zones les plus denses (comme la cité de Veinshire, où s’affrontent des dizaines d’ennemis), l’expérience reste fluide. Un patch day-one est d’ailleurs prévu pour février 2026, promettant d’améliorer encore les performances. Preuve que Bandai Namco a écouté les joueurs.

Le Combat : Quand la Précision Rencontre la Créativité

Si Code Vein 2 se distingue, c’est avant tout par son système de combat. Exit les enchaînements basiques de Dark Souls : ici, chaque arme (épées, haches, lances, voire griffes vampiriques) dispose de compétences uniques, débloquables via un arbre de talents. Mais la vraie innovation réside dans les jaules sanguines – des aptitudes spéciales liées à votre code sanguin, comme des ailes vampiriques pour esquiver en l’air, ou un bouclier énergétique qui absorbe les dégâts.

Contrairement à Elden Ring, où la variété des armes prime, Code Vein 2 mise sur la synergie. Prenez un claymore : en mode "force brute", il inflige des dégâts massifs, mais ralentit vos déplacements. Associez-le à une jaule sanguine de mobilité, et vous pourrez enchaîner les coups tout en esquivant avec agilité. Un équilibre délicat, qui force le joueur à réfléchir avant de frapper – une philosophie proche de Sekiro, mais avec une liberté de build bien plus grande.

Le mode coopératif, déjà présent dans le premier opus, a aussi été repensé. La mécanique de sacrifice temporaire est particulièrement maligne : en échange d’un peu de vie, votre allié peut vous ressusciter sur place, mais au prix d’un temps de recharge accru pour ses propres compétences. Une façon d’éviter la facilité tout en maintenant la tension – car dans Code Vein 2, mourir a un coût (perte de ressources, ennemis plus coriaces au retour). Les puristes des souls-like apprécieront.

Petit bémol : la difficulté reste inégale. Certains boss, comme le Revenant à Six Bras (un colosse de 12 mètres aux attaques dévastatrices), demandent une précision chirurgicale, tandis que d’autres ennemis se laissent abattre sans grande résistance. Un déséquilibre qui rappelle les premiers Dark Souls, mais qui pourrait frustrer les joueurs en quête de cohérence.

Voyages Temporels : Quand le Passé Éclaire le Présent

Là où Code Vein 2 surprend le plus, c’est dans sa structure narrative. Exit la linéarité des souls-like classiques : ici, le joueur alterne entre un présent apocalyptique (où les Revenants se battent pour les dernières ressources) et des fragments de passé, accessibles via des portails temporels. Chaque "crise" explorée révèle un pan de l’histoire des antagonistes, comme Louis, un scientifique devenu monstre, ou Eva, une guerrière trahie par son propre sang.

Cette approche rappelle Death’s Door ou Tunic, où l’exploration narrative prime. Sauf qu’ici, le monde ouvert (bien que segmenté) ajoute une couche de liberté rare dans un souls-like. Avec 55 heures pour la quête principale et jusqu’à 80+ heures en incluant les contenus secondaires, Code Vein 2 offre une densité que peu de jeux du genre peuvent égaler. Les environnements, bien que parfois recyclés dans les donjons, regorgent de détails : des fresques murales racontant l’histoire des Revenants, des laboratoires secrets remplis de notes audio, ou encore des boss optionnels cachés derrière des énigmes.

La moto, ajoutée pour faciliter l’exploration, est un outils utile mais perfectible. Si elle permet de traverser rapidement les vastes plaines de Veinshire, sa maniabilité laisse à désirer, surtout dans les zones étroites. Un détail mineur, mais qui peut casser le rythme dans un jeu où chaque seconde compte.

Côté quêtes secondaires, Code Vein 2 innove avec un système de compagnons. Chaque PNJ principal (comme Mia, une chasseuse de Revenants, ou Davis, un ingénieur excentrique) propose des missions uniques, qui influencent non seulement leur loyauté, mais aussi les fins disponibles. Une mécanique proche de Mass Effect, où vos choix ont un poids réel – une première dans un souls-like.

Derrière les Coulisses : Les Défis d’un Souls-Like "À Contre-Courant"

Développer un souls-like en 2026, c’est un peu comme lancer un FPS après Call of Duty : le genre est saturé, et les attentes des joueurs sont immenses. Pourtant, Bandai Namco a choisi de prendre des risques. Dans une interview accordée à Famitsu en décembre 2025, le producteur Keita Iizuka expliquait :

"Nous voulions créer un souls-like qui ne soit pas juste 'encore un Dark Souls-like'. Code Vein 2 devait avoir une identité forte, avec une narration qui sort des sentiers battus. Les voyages temporels, c’était notre façon de dire : 'Et si on mélangeait un souls-like avec un jeu d’aventure narratif ?'"

Un pari audacieux, mais qui a failli tuer le projet. Selon des rumeurs internes (rapportées par ResetEra), le développement a connu des retards majeurs en 2024, notamment à cause de l’intégration du monde ouvert. L’équipe a dû revoir entièrement la structure des niveaux pour éviter le syndrome de la "carte vide" – un écueil que même Elden Ring n’a pas totalement évité.

Autre défi : l’équilibre des combats. Les testeurs internes ont souligné que les boss étaient soit trop faciles, soit injustement difficiles. La solution ? Un système de scaling dynamique, où la difficulté s’adapte (légèrement) au niveau du joueur – une première dans un souls-like "hardcore". Une décision qui a divisé les fans : certains y voient une trahison de l’esprit du genre, d’autres une évolution nécessaire.

Enfin, la question de l’esthétique anime a aussi été un sujet sensible. Dans un marché où les souls-like misent sur le réalisme sombre (Lies of P, The Surge 2), Code Vein 2 assume son style manga avec fierté. "Nous ne voulions pas d’un jeu qui ressemble à tous les autres. Les Revenants sont des êtres maudits, mais aussi des héros tragiques. Leur design devait refléter cette dualité", confie Yasuhiro Ampo, directeur artistique, dans une interview pour 4Gamer.

Verdict : Un Souls-Like qui Ose, Malgré ses Imperfections

Code Vein 2 n’est pas un chef-d’œuvre parfait. Ses drops de FPS occasionnels, sa moto mal maniable, et ses déséquilibres de difficulté rappellent que Bandai Namco n’est pas (encore) un FromSoftware. Pourtant, le jeu réussit son pari : offrir une expérience souls-like unique, où l’exploration temporelle, la personnalisation poussée, et une narration ambitieuse se mélangent avec brio.

Les fans du premier opus retrouveront avec plaisir l’univers gothique cyberpunk, les combats exigeants, et la coopération renforcée. Les nouveaux venus, eux, découvriront un jeu qui ose sortir des sentiers battus, sans jamais tomber dans la facilité. Et puis, il y a ces moments magiques : affronter le Revenant à Six Bras sous une pluie de sang, déchiffrer les secrets d’un laboratoire abandonné, ou simplement chevaler une moto à travers les ruines de Veinshire, avec un ami en coop.

Est-ce le meilleur souls-like de 2026 ? Peut-être pas. Mais c’est sans doute le plus audacieux, et ça, dans un genre qui commence à s’essouffler, c’est précieux.

Code Vein 2 prouve qu’un souls-like peut encore surprendre. Entre ses voyages temporels qui renouvellent l’exploration, ses combats ultra-personnalisables, et son univers gothique cyberpunk assumé, le jeu de Bandai Namco prend des risques là où d’autres se contentent de copier Dark Souls. Les imperfections techniques et quelques déséquilibres ne gâchent pas l’expérience : elles rappellent simplement que l’innovation a un prix.

À essayer absolument pour les amateurs de narration ambitieuse et de défis tactiques – surtout en coopératif, où le système de sacrifice ajoute une tension rare. Et si la moto vous exaspère, consolez-vous : au moins, elle a le mérite d’exister. Combien de souls-like osent ça ?

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Code Vein 2, c’est comme si Dark Souls avait fait un coming-out en kimono : ça claque, ça dérange, et t’as l’impression de danser sur des lames de rasoir en écoutant un J-pop tragique. Le monde ouvert ? Un truc de ouf, même si t’as l’impression de jouer à un Zelda qui aurait avalé un Dark Souls en cachette. Les builds ? Une pléthore de choix qui te donne l’impression d’être un dieu… ou un ado en crise d’identité. Et cette histoire qui saute dans le temps ? Un truc de ouf, comme si OSS117 avait décidé de faire un RPG avec des vampires en mode 'onirique et déprimé'. Bref, c’est pas parfait, mais c’est un jeu qui assume ses tares avec le sourire d’un vampire qui vient de boire un café. Et ça, c’est rare."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic