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Tests & Critiques

**Code Violet (PS5) : L’héritier raté de Dino Crisis – Entre promesses trahies et incohérences criantes**
Tests & Critiques

Il y a 51 jours

**Code Violet (PS5) : L’héritier raté de Dino Crisis – Entre promesses trahies et incohérences criantes**

**Un héritier indigne de Dino Crisis**

Code Violet, annoncé comme le successeur spirituel du culte Dino Crisis, s’effondre sous le poids de ses contradictions. Entre des combats maladroits hérités d’une autre époque, des énigmes d’une simplicité déconcertante et un design visuel en totale rupture de cohérence, le jeu de TeamKill Media peine à justifier son existence sur PS5. Pire : il semble ignorer les leçons des chefs-d’œuvre du genre, comme Resident Evil 4, pour livrer une expérience datée, bâclée et décevante.

A retenir :

  • Un héritage trahi : Code Violet se revendique successeur de Dino Crisis, mais cumule les erreurs de gameplay et de narration, loin des standards modernes du survival horror.
  • Des combats à la ramasse : Malgré un arsenal varié (Magnum, fusil électrique), le jeu souffre d’une IA ennemie prévisible, d’une visée imprécise et d’un système de furtivité rigide, rappelant les pires défauts des jeux des années 2000.
  • Des énigmes dignes des années 90 : Les puzzles se résument à des mécaniques basiques (leviers, séquences), aggravées par des notes illisibles et un anglais non localisé.
  • Un design visuel en lambeaux : Entre laboratoires futuristes mélangés à des éléments gothiques, des cathédrales romanes peuplées d’œufs de dinosaures et des îles flottantes inexpliquées, l’esthétique semble bricolée sans logique.
  • Des spoilers involontaires : Certains tableaux narratifs révèlent des éléments clés de l’intrigue sans raison, trahissant un manque flagrant de soin dans la direction artistique.
  • Une occasion manquée : Avec un gameplay daté et une identité visuelle incohérente, Code Violet rate son objectif de renaître l’esprit de Dino Crisis, laissant les fans sur leur faim.

**L’illusion brisée dès les premières minutes**

Le 10 janvier 2026, Code Violet débarque en exclusivité sur PS5, porté par une campagne marketing le présentant comme l’héritier spirituel de Dino Crisis, le survival horror culte de Shinji Mikami. Pourtant, dès l’écran-titre, le doute s’installe. Le jeu ouvre sur une séquence où l’héroïne, vêtue de sous-vêtements (un choix esthétique aussi gratuit que déroutant), se débat contre des créatures préhistoriques dans un décor qui oscille entre laboratoire high-tech et cathédrale gothique. Le ton est donné : Code Violet semble perdu entre deux époques, incapable de trancher entre hommage nostalgique et modernité assumée.

Et les premières minutes de jeu confirment cette impression. Les contrôles, lourds et imprécis, rappellent les survival horror des années 2000, mais sans leur charme rétro. Les animations, rigides, donnent l’impression de manipuler une marionnette, tandis que les dialogues, mal doublés, peinent à immerger. TeamKill Media aurait-il sous-estimé l’importance d’une introduction percutante ? À côté, même Resident Evil dans ses versions les plus anciennes semblait mieux maîtriser l’art de poser une ambiance.


Pourtant, l’idée de base n’était pas mauvaise : mélanger l’ADN de Dino Crisis (dinosaures, action, énigmes) avec des mécaniques modernes. Mais le résultat est là, cruel : Code Violet donne l’impression d’un jeu inachevé, comme si les développeurs avaient empilé des idées sans les polir. Et le pire ? Tout cela aurait pu être évité.

**Des combats qui appartiennent au passé**

Sur le papier, l’arsenal de Code Violet a de quoi séduire : Magnum, fusil électrique, lance-grenades… Même un système de sigilo est proposé pour varier les approches. Pourtant, en pratique, tout cela s’effondre comme un château de cartes. Les ennemis, dotés d’une IA prévisible, se contentent de charger bêtement ou de se cacher derrière les décors, comme s’ils avaient été programmés à la va-vite. Leur comportement manque cruellement de réactivité : ils mettent des secondes à réagir aux bruits, et leurs trajectoires de poursuite sont si rigides qu’on devine leurs déplacements à l’avance.

Mais le vrai problème, c’est la visée. Imprécise, trop sensible ou au contraire molle, elle donne l’impression de lutter contre le jeu plutôt qu’avec lui. Les impacts des balles manquent de poids : tirées sur un dinosaure, elles produisent un son étouffé, comme si on lançait des cailloux contre un mur. Aucune sensation de puissance, aucun feedback satisfaisant. À côté, Resident Evil 4 (2005) – pourtant vieux de plus de deux décennies – offrait déjà une jouabilité bien plus aboutie.


Quant au sigilo, censé ajouter de la profondeur tactique, il se résume à des animations sclérosées : se cacher derrière un mur prend un temps fou, et les ennemis vous repèrent dès que vous dépassez d’un centimètre. Résultat ? On finit par zapper cette mécanique pour en revenir au tir à l’arrache, bien moins gratifiant mais bien plus efficace. Dommage, quand on sait que des jeux comme The Last of Us Part II ou Alien: Isolation ont prouvé que la furtivité pouvait être tendue, immersive et intelligente.

**Des énigmes qui insultent l’intelligence du joueur**

Si Dino Crisis marquait son époque avec des puzzles ingénieux, Code Violet semble avoir oublié cette leçon. Ici, les énigmes se limitent à :

  • Actionner des leviers dans un ordre précis (souvent indiqué par un post-it mal caché).
  • Mémoriser des séquences de couleurs ou de symboles (sans aucune logique narrative).
  • Chercher des objets cachés dans des pièces sombres, avec une lampe torche si peu pratique qu’on finit par tatonner au hasard.

Le comble ? Les notes disséminées dans les niveaux, censées étoffer l’univers, sont illisibles. La police de caractères est si petite qu’il faut presque coller son nez à l’écran, et le texte, non localisé en français, alterne entre anglais approximatif et fautes de frappe. Un manque de professionnalisme qui surprend pour un jeu exclusif PS5 en 2026.


À titre de comparaison, Resident Evil 2 Remake (2019) proposait des énigmes complexes mais logiques, intégrées à l’histoire, avec des indices clairs et une direction artistique au service du gameplay. Ici, on a plutôt l’impression que TeamKill Media a copié-collé des mécaniques des années 90 sans se soucier de les moderniser. Décourageant.

**Un design visuel : le bricolage comme philosophie**

Mais c’est sans doute dans son direction artistique que Code Violet atteint des sommets d’incohérence. Le jeu semble avoir été conçu en piquant des assets au hasard dans différents univers, sans jamais les harmoniser. Ainsi, on passe sans transition :

  • D’un laboratoire futuriste (écrans holographiques, robots)… à une salle ornée de candélabres gothiques.
  • D’une cathédrale romane (vitraux, statues religieuses)… à un nid de dinosaures façon Alien, avec des œufs pulsants et des toiles gluantes.
  • D’un extérieur réaliste (forêt, ruines)… à des îles flottantes sans aucune explication, comme posées là par erreur.

Résultat : on a l’impression de jouer dans un musée des horreurs du level design, où chaque pièce a été conçue par une équipe différente, sans vision globale. Pire, certains tableaux narratifs (ces illustrations censées raconter l’histoire en arrière-plan) spoilent carrément la fin du jeu, ou semblent placés sans logique. Par exemple, une fresque murale révèle le sort d’un personnage clé… dès le deuxième niveau. Une négligence qui en dit long sur le manque de relecture dont a souffert le projet.


Pourtant, Dino Crisis prouvait qu’on pouvait mélanger science-fiction et horreur préhistorique avec cohérence. Ici, Code Violet donne l’impression d’avoir abandonné toute logique au profit d’un mélange bigarré, comme si les développeurs avaient paniqué en cours de route et décidé de tout jeter dans le même sac. Dommage, car certains décors, pris isolément, ont du potentiel. Mais sans fil conducteur, tout cela semble dépourvu de sens.

**Le syndrome de l’héritier indigne**

Au final, Code Violet souffre d’un problème bien plus profond que ses défauts techniques : il ne comprend pas ce qui faisait la force de Dino Crisis. Le jeu original, sorti en 1999, marquait par son équilibre entre action, exploration et terreur. Ici, on a droit à :

  • Une action boursouflée mais mal exécutée.
  • Une exploration vide de sens, avec des niveaux labyrinthiques sans récompense.
  • Une terreur inexistante : les dinosaures, loin d’être effrayants, deviennent rapidement ennuyeux tant leurs patterns sont répétitifs.

Le pire ? TeamKill Media avait tout pour réussir. Le studio avait l’opportunité de moderniser Dino Crisis, en s’inspirant des meilleurs éléments des survival horror modernes (comme l’immersion de Resident Evil 7 ou la tension d’Alien: Isolation). À la place, on obtient un jeu qui se contente de singer les défauts du passé, sans en garder les qualités.


Et puis, il y a ce détail qui achève de discréditer le projet : l’absence totale de référence à Dino Crisis dans le jeu lui-même. Pas de clins d’œil, pas de références subtiles, rien. Comme si Code Violet avait honte de son héritage, préférant se présenter comme une œuvre originale… alors qu’il n’a pas la carrure pour.

**Derrière les coulisses : un développement chaotique ?**

Comment en est-on arrivé là ? D’après des rumeurs dans l’industrie, le développement de Code Violet aurait été marqué par des changements de direction fréquents. À l’origine, le jeu devait être un reboot pur et dur de Dino Crisis, avec Shinji Mikami en conseiller. Mais des désaccords créatifs auraient poussé le studio à s’éloigner de la licence, tout en gardant son ADN… sans vraiment savoir quoi en faire.

Autre problème : le manque de temps. Selon un ancien employé de TeamKill Media (sous couvert d’anonymat), la production aurait été bousculée pour sortir à temps, avec des phases de test raccourcies et des corrections de dernière minute. Cela expliquerait les bugs visibles (collisions, textures qui clignotent), mais aussi cette impression de jeu inachevé.


Enfin, il y a la question du public cible. Code Violet semble hésiter entre :

  • Un hommage aux fans de Dino Crisis (avec ses dinosaures et son ambiance survival).
  • Une tentative de séduire un public plus large (avec son héroïne sexualisée et son action survoltée).

Résultat : le jeu ne satisfait personne. Les puristes lui reprochent de trahir l’esprit de la licence, tandis que les nouveaux joueurs ne trouvent pas assez de profondeur pour s’accrocher. Un échec sur toute la ligne.

Code Violet est une occasion manquée, un jeu qui avait tout pour plaire sur le papier, mais qui s’effondre sous le poids de ses incohérences, de son gameplay daté et de son manque flagrant de soin. À l’heure où des titres comme Resident Evil Village ou The Callisto Protocol prouvent que le survival horror peut encore innover, TeamKill Media livre une œuvre dépassée, comme figée dans le passé.

Pire : le jeu gâche l’héritage de Dino Crisis, une licence qui méritait mieux qu’un pâle pastiche sans âme. Si vous cherchez une expérience survival horror aboutie, passez votre chemin. Code Violet n’est qu’un souvenir amer de ce que le genre aurait pu offrir… si seulement on avait pris le temps de le polir.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, Code Violet… le genre de jeu qui fait regretter d’avoir encore une PS5 sous le sapin. Imagine OSS 117 en mission de reconnaissance dans un labo de TeamKill Media : "Mesdames et messieurs, voici notre chef-d’œuvre… ou plutôt, notre débâcle en costume de dinosaure." Entre les combats qui sentent le Dino Crisis des années 90 mal recyclé et les énigmes aussi subtiles qu’un marteau-piqueur dans une bibliothèque, on se demande si le studio a confondu "hommage" et "démolition". Le pire ? Même les bugs semblent avoir été conçus par un IA en crise existentielle. Félicitations, TeamKill : vous avez réussi à faire de l’utopie du survival horror un cauchemar de Final Fantasy Tactics… sans les tactiques.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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