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Cyberpunk 2077 : 5 décisions impardonnables qui gâchent l'expérience (et comment les éviter)
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Il y a 47 jours

Cyberpunk 2077 : 5 décisions impardonnables qui gâchent l'expérience (et comment les éviter)

Plongez dans les pièges narratifs les plus frustrants de Cyberpunk 2077 et découvrez pourquoi certaines décisions, pourtant logiques, mènent à des fins tragiques. Entre dilemmes moraux et mécaniques de jeu mal expliquées, Night City réserve des surprises qui divisent les joueurs.

A retenir :

  • Certains choix dans Cyberpunk 2077 ont des conséquences désastreuses, même quand on croit agir pour le mieux.
  • Le DLC Phantom Liberty introduit des dilemmes encore plus pervers, comme l'histoire d'Aaron McCarlson et des Animals.
  • Élimer un antagoniste ne résout pas toujours le problème – parfois, cela aggrave la situation.
  • Les mécaniques de jeu manquent souvent de transparence, laissant les joueurs désemparés face aux répercussions.
  • Une analyse des erreurs courantes pour éviter de ruiner vos quêtes et votre immersion.

Quand Night City punit vos bonnes intentions : le cas Aaron McCarlson

Dans Cyberpunk 2077, chaque décision compte – du moins, c'est ce que promet le jeu. Pourtant, certaines quêtes transforment cette promesse en piège narratif, où même les choix les plus altruistes se retournent contre le joueur. L'exemple le plus frappant se trouve dans le DLC Phantom Liberty, avec l'histoire d'Aaron McCarlson, un boxeur prometteur pris au piège des Animals, une gang notoire de Night City.

La mission commence de manière classique : Aaron, dépendant des Animals pour financer sa cyberware de combat, souhaite rompre son contrat après avoir réalisé qu'il était exploité. Pour ce faire, V et lui se rendent chez un Ripperdoc afin de retirer un implant neural qui permet à la gang de le contrôler à distance. Jusqu'ici, tout semble logique – libérer Aaron de son emprise devrait être la priorité. Pourtant, c'est là que Cyberpunk 2077 révèle son côté sadique : peu importe la solution choisie, les conséquences sont rarement celles attendues.

Si le joueur décide d'éliminer Angie, la cheffe des Animals présente lors de l'opération, il croit avoir résolu le problème. Après tout, sans leur leader, la gang ne devrait plus représenter une menace. Pourtant, quelques jours plus tard, Aaron est retrouvé mort dans une ruelle, assassiné par d'autres membres de la gang. Même en traquant les meurtriers, le résultat reste le même : Aaron ne s'en sortira pas. Cette quête illustre parfaitement l'un des défauts majeurs du jeu : les mécaniques de choix et conséquences manquent cruellement de transparence.

Pourquoi ces décisions sont-elles si frustrantes ? La faute à un manque de clarté

CD Projekt Red a toujours mis en avant le système de choix de Cyberpunk 2077 comme l'un de ses points forts. Pourtant, dans la pratique, de nombreux joueurs se sentent trompés par des conséquences qui semblent arbitraires. Le problème ne réside pas dans la complexité des dilemmes – après tout, un bon RPG doit proposer des situations nuancées – mais dans l'absence d'indices permettant d'anticiper les répercussions.

Prenons l'exemple d'Aaron : à aucun moment le jeu n'indique que les Animals ont des ressources suffisantes pour envoyer des tueurs après sa libération. Pire encore, l'option la plus "logique" (éliminer Angie) est présentée comme la plus héroïque, alors qu'elle mène directement à la mort du personnage. Ce manque de cohérence narrative brise l'immersion et donne l'impression que le jeu sanctionne le joueur pour avoir fait un choix moralement juste.

Cette frustration est d'autant plus grande que Cyberpunk 2077 excelle par ailleurs dans la création d'un monde vivant et réactif. Les PNJ ont des routines, les factions évoluent, et certaines quêtes secondaires offrent des résolutions vraiment uniques en fonction des décisions prises. Pourtant, quand il s'agit des missions principales ou des DLC, le jeu semble paresseux, comme s'il se contentait de punir le joueur sans lui donner les outils pour comprendre pourquoi.

Les Animals : une gang sous-estimée qui joue avec les nerfs des joueurs

Les Animals sont l'une des factions les plus méconnues de Cyberpunk 2077, pourtant leur influence sur l'histoire d'Aaron révèle une organisation bien plus dangereuse qu'il n'y paraît. Contrairement aux Maelstrom ou aux Voodoo Boys, les Animals ne se contentent pas de contrôler un territoire – ils infiltrent des secteurs clés de Night City, comme le milieu sportif, pour en tirer profit.

Leur méthode est simple mais efficace : ils corrompent des athlètes en leur offrant de la cyberware de pointe en échange de leur loyauté. Une fois sous contrat, les sportifs n'ont plus le choix : soit ils obéissent, soit ils subissent les conséquences. Dans le cas d'Aaron, l'implant neural qu'ils lui ont greffé n'est pas qu'un outil de contrôle – c'est une assurance contre toute tentative de rébellion. Même après sa libération, Aaron reste une cible, car les Animals ne peuvent pas se permettre de laisser un exemple de désobéissance impuni.

Cette dynamique rappelle d'autres œuvres cyberpunk, comme Blade Runner ou Altered Carbon, où les corporations et les gangs utilisent la technologie pour déshumaniser leurs victimes. Pourtant, là où ces univers explorent ces thèmes avec subtilité, Cyberpunk 2077 se contente souvent de les utiliser comme prétexte pour des quêtes frustrantes. Le résultat ? Une impression de gâchis, où un potentiel narratif énorme est réduit à une simple mécanique de "choix piégé".

Comment éviter ces pièges ? Les leçons à tirer pour les joueurs

Face à ces dilemmes, comment éviter de tomber dans les mêmes erreurs ? La première règle est de ne pas faire confiance aux apparences. Dans Cyberpunk 2077, les options les plus évidentes sont souvent les plus dangereuses. Par exemple, dans la quête d'Aaron, plutôt que d'éliminer Angie sur-le-champ, le joueur pourrait :

  • Négocier : Proposer un marché aux Animals, comme un dernier combat truqué en échange de la liberté d'Aaron.
  • Trahir Aaron : Accepter le deal des Animals et laisser Aaron continuer à perdre des combats (une option moralement discutable, mais qui évite sa mort).
  • Préparer une embuscade : Attendre que les Animals envoient leurs tueurs et les éliminer avant qu'ils n'atteignent Aaron.

Malheureusement, aucune de ces solutions n'est explicitement proposée par le jeu, ce qui oblige le joueur à deviner les conséquences de ses actes. C'est là que réside le vrai problème : Cyberpunk 2077 exige une immersion totale, mais ne fournit pas toujours les outils pour naviguer dans sa complexité.

Une autre leçon importante est de sauvegarder fréquemment. Étant donné que certaines décisions ont des répercussions irréversibles, il est crucial de pouvoir revenir en arrière si le résultat ne correspond pas aux attentes. Enfin, il est utile de consulter des guides communautaires pour anticiper les pièges les plus courants – même si cela retire une partie du plaisir de la découverte.

Au-delà des choix : ce que Cyberpunk 2077 nous apprend sur les RPG modernes

Les dilemmes de Cyberpunk 2077 soulèvent une question plus large : jusqu'où un RPG doit-il aller pour être immersif ? D'un côté, des jeux comme The Witcher 3 ou Disco Elysium prouvent qu'il est possible de créer des systèmes de choix équilibrés, où chaque décision a un poids réel sans pour autant punir le joueur de manière arbitraire. De l'autre, Cyberpunk 2077 montre les dangers d'un système trop rigide, où les conséquences semblent souvent injustes plutôt que logiques.

Un autre aspect à considérer est l'évolution du jeu depuis sa sortie catastrophique en 2020. Avec les mises à jour et le DLC Phantom Liberty, CD Projekt Red a considérablement amélioré l'expérience, notamment en ajoutant des quêtes plus dynamiques et des fins alternatives. Pourtant, certaines mécaniques de base, comme le système de choix, restent problématiques. Peut-être est-ce dû à la nature même de Cyberpunk 2077 : un jeu ambitieux, mais qui peine à concilier ses ambitions narratives avec ses mécaniques de gameplay.

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : les joueurs attendent désormais des RPG qu'ils offrent une expérience cohérente, où chaque décision a un sens. Et si Cyberpunk 2077 échoue parfois à répondre à cette attente, il reste un terrain d'expérimentation fascinant pour l'avenir du genre.

Cyberpunk 2077 est un jeu qui divise, et pour cause : ses choix narratifs, bien que souvent audacieux, peuvent se révéler extrêmement frustrants quand ils punissent le joueur sans avertissement. L'histoire d'Aaron McCarlson en est l'exemple parfait – une quête qui commence comme un récit de rédemption et se termine en tragédie, peu importe les efforts déployés.

Pourtant, malgré ses défauts, le jeu reste une expérience unique, notamment grâce à son univers riche et ses personnages mémorables. Si CD Projekt Red continue d'améliorer ses mécaniques, Cyberpunk 2077 pourrait bien devenir le RPG de référence qu'il a toujours voulu être. En attendant, les joueurs devront apprendre à naviguer ses pièges avec prudence – ou accepter de se faire surprendre par Night City.

Une chose est certaine : après avoir vécu ces dilemmes, on ne voit plus les choix dans les RPG de la même manière. Et c'est peut-être là la plus grande réussite de Cyberpunk 2077.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Écoute, pote, CD Projekt Red nous a balancé un truc du genre : 'Choisis ton héros, mais attention, on va te faire regretter ton café avant même que tu aies fini ta mission'. Aaron McCarlson, c’est l’exemple parfait : tu crois sauver un mec, et hop, tu finis par jouer les OSS 117 dans un film de série B où même les méchants ont plus de logique qu’un NPC de Cyberpunk après un patch. Le pire ? Le jeu te fait croire que t’as gagné en étant 'héroïque', alors que t’as juste donné un cours de survie à un type qui aurait mieux fait de rester dans sa bulle de combat. Bref, une quête qui se prend pour Disco Elysium mais qui se finit en Zeubi narratif. À éviter, sauf si t’aimes les énigmes du type 'Pourquoi mon choix de vie m’a-t-il transformé en bouc émissaire ?'"
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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