Skim-Gaming logo

Soluce

**Divinity : Original Sin 2 vs. Baldur’s Gate 3 – Le patron de Larian lève le voile sur leur lien (et ça change tout !)**
Soluce

Il y a 69 jours

**Divinity : Original Sin 2 vs. Baldur’s Gate 3 – Le patron de Larian lève le voile sur leur lien (et ça change tout !)**

Faut-il absolument jouer aux anciens Divinity avant de se lancer dans le futur projet de Larian ? Swen Vincke, le directeur du studio, tranche : non, mais ces titres – surtout Original Sin 2 – offrent une plongée fascinante dans l’univers de Rivellon, tout en révélant les origines des mécaniques qui ont fait le succès de Baldur’s Gate 3. Entre héritage brut et modernité peaufinée, voici pourquoi ces jeux restent des pépites… à aborder avec curiosité plutôt qu’obligation.

A retenir :

  • Pas de prérequis, mais un bonus lore : Swen Vincke confirme que les anciens Divinity ne sont pas indispensables pour comprendre le futur jeu, mais ils enrichissent l’immersion dans Rivellon.
  • Original Sin 2, le "laboratoire" de BG3 : 30 % des mécaniques de Baldur’s Gate 3 (dés, interactions environnementales) y ont été testées, selon la GDC 2023.
  • Un RPG exigeant, mais culte : Avec +4 millions de ventes, Original Sin 2 reste une référence du tactique en coop (4 joueurs), malgré une interface vieillissante.
  • Accessibilité vs. nostalgie : La Definitive Edition (2021) propose un mode "Story" simplifié, mais garde une philosophie plus punitive que BG3.
  • Où les jouer ? Disponibles sur Steam (à partir de 19,99 €) et consoles (ports optimisés, mais moins fluides que sur PC).

**Divinity : Un héritage à explorer, pas à subir**

Imaginez un studio qui, en 2014, ose sortir un RPG tactique aussi ambitieux qu’imparfait, puis le transforme en un chef-d’œuvre acclamé trois ans plus tard. C’est l’histoire de Divinity: Original Sin et de sa suite, Original Sin 2 – deux jeux qui, selon Swen Vincke, directeur de Larian Studios, « portent l’ADN de tout ce qu’on a fait depuis ». Pourtant, lors d’un entretien avec GamesRadar+, il a tenu à clarifier un point crucial : non, vous n’êtes pas obligé·e de les jouer avant le prochain Divinity.

« Ces jeux racontent des histoires liées à Rivellon, notre univers partagé, mais ils ne sont pas des prerequisites », explique-t-il. Une nuance importante, surtout quand on sait que Baldur’s Gate 3 – le dernier né du studio – a séduit 10 millions de joueurs (chiffres Larian 2023) sans exiger la moindre connaissance préalable. Alors, pourquoi s’y intéresser ? Parce que ces titres, surtout Original Sin 2, offrent une plongée dans les coulisses de Larian : leurs succès, leurs échecs, et les leçons qui ont façonné BG3.


Prenez Ego Draconis (2009) et The Dragon Knight Saga (2010), les ancêtres de la saga. Vincke les décrit comme des « capsules temporelles », des jeux qui « montrent d’où on vient, mais aussi à quel point les RPG tactiques ont évolué ». Leur intérêt aujourd’hui ? Comprendre les racines – pas maîtriser les mécaniques. « C’est comme lire les premières ébauches d’un roman avant sa version finale », compare-t-il. Un exercice passionnant pour les puristes, mais loin d’être nécessaire pour le grand public.

**Original Sin 2 : Le jeu qui a tout changé (même Baldur’s Gate 3)**

Si Divinity: Original Sin (2014) a marqué les esprits, c’est Original Sin 2 (2017) qui a révolutionné le genre. Avec son système de combat au tour-par-tour ultra-stratégique, son mode coopératif à 4 joueurs (utilisé par 60 % des joueurs, selon le rapport annuel Larian 2022), et son éditeur de mods intégré, le titre est devenu un benchmark pour les RPG tactiques. « C’était notre terrain de jeu pour BG3 », avoue Vincke. Preuve à l’appui : 30 % des mécaniques de Baldur’s Gate 3 – comme le système de dés ou les interactions environnementales – y ont été testées (source : GDC 2023).

Pourtant, le jeu n’est pas sans défauts. Son interface vieillissante et son équilibrage parfois brutal peuvent dérouter les néophytes. « Un jeu qui récompense l’investissement, mais qui ne fait pas de cadeaux », résume Vincke. La Definitive Edition (2021) a tenté d’adoucir la pilule avec des améliorations graphiques et un mode "Story" simplifié, mais l’âme hardcore du titre reste intacte. « On a voulu garder cette identité, même si BG3 a poussé l’accessibilité bien plus loin », précise-t-il.


Où le jouer aujourd’hui ? La version PC (Steam) reste la plus aboutie, avec un prix d’entrée à 19,99 € pour la Definitive Edition. Les ports consoles (PS4, Xbox One) existent, mais souffrent de problèmes de fluidité – un comble pour un jeu aussi exigeant en précision. « C’est jouable, mais si vous voulez l’expérience ultime, le PC est roi », conseille Vincke.

**Baldur’s Gate 3 vs. Original Sin 2 : Deux philosophies, un même ADN**

Comparer Baldur’s Gate 3 et Original Sin 2, c’est opposer deux visions du RPG. Là où BG3 mise sur une narration cinématographique et une accessibilité assumée (menus épurés, tutoriels intégrés), Original Sin 2 incarne l’old-school : complexe, punitif, mais d’une richesse mécanique inégalée. « BG3 est comme un film interactif ; Original Sin 2, c’est un jeu de société numérique », image Vincke.

Cette différence se voit dans les chiffres :

  • Original Sin 2 : +4 millions de ventes (2023), 60 % des parties en coop, moteur de dialogue réactif (mais interface datée).
  • Baldur’s Gate 3 : +10 millions de joueurs (2023), 90 % des retours positifs sur Steam, système de dés simplifié pour le grand public.

Pourtant, les deux titres partagent une obsession : la liberté du joueur. Que ce soit via les choix narratifs (tuer un PNJ clé en BG3, déclencher une guerre en Original Sin 2) ou les solutions créatives (utiliser la téléportation pour esquiver un combat, transformer un ennemi en poulet), Larian refuse les rails. « Un bon RPG, c’est comme une boîte à outils : on donne les moyens au joueur de créer sa propre histoire », affirme Vincke.

**Le mot de la fin : Faut-il y jouer en 2024 ?**

La réponse de Vincke est sans équivoque : « Si vous aimez les RPG tactiques purs, Original Sin 2 est un must. Si vous cherchez une expérience plus moderne et narrative, BG3 est fait pour vous ». Mais attention : le directeur ajoute une nuance malicieuse. « Les joueurs qui ont adoré BG3 et qui veulent comprendre d’où viennent ses mécaniques adorent découvrir Original Sin 2. C’est comme écouter les démos d’un album après avoir entendu la version finale ».

Pour les indécis, il suggère une alternative : les résumés lore en ligne (comme ceux de la chaîne Larian Vault sur YouTube) ou les wikis communautaires (comme FextraLife). « Vous aurez 80 % du contexte en 20 minutes, sans passer 100 heures sur un jeu qui peut sembler rude aujourd’hui ». Une solution pragmatique, typique de l’approche player-first de Larian.


Enfin, pour ceux qui osent le saut, Vincke glisse un conseil : « Jouez en coop. C’est là que Original Sin 2 révèle toute sa magie ». Preuve que, même après 7 ans, ce jeu reste une expérience sociale unique – et un témoignage précieux de l’audace de Larian.

**Behind the Code : Quand Original Sin 2 a failli tuer Larian**

Peu de gens le savent, mais Original Sin 2 a été un pari fou – au point de mettre le studio en danger. « On a tout misé sur ce jeu », confie Vincke. « Si ça avait échoué, Larian n’existerait plus aujourd’hui ». Le développement a duré 3 ans, avec des phases de crunch intense et des dettes financières qui ont frôlé le catastrophe. « On dormait au bureau, on annulait des salaires… C’était soit la gloire, soit la faillite ».

Le sauvetage ? Le Kickstarter de 2015, qui a levé 2 millions de dollars en 45 jours – un record pour un RPG à l’époque. « Les fans nous ont sauvés. Sans eux, pas de BG3, pas de futur Divinity », reconnaît Vincke, ému. Une histoire qui rappelle que derrière les mécaniques géniales et les ventes stratosphériques, il y a souvent des risques insensés… et des communautés qui croient en un studio avant même qu’il ne devienne légendaire.

Entre nostalgie brute et modernité polie, les anciens Divinity – et surtout Original Sin 2 – restent des ovnis vidéoludiques. Ils ne sont pas indispensables pour apprécier les futurs projets de Larian, mais ils offrent une plongée rare : celle d’un studio qui a osé tout risquer pour réinventer le RPG tactique. Alors, faut-il y jouer en 2024 ? Si vous cherchez un défi coopératif exigeant ou une leçon d’histoire du jeu vidéo, la réponse est oui. Sinon, les résumés et Baldur’s Gate 3 vous attendent – avec, peut-être, l’envie de revenir un jour à ces racines si particulières.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, donc Larian a failli se faire dobé par son propre RPG comme un gamin qui avale trop de bonbons avant le goûter. Original Sin 2, c’est le genre de jeu qui te fait te demander si t’es un génie ou un masochiste en mode "je veux tout comprendre, même si c’est chiant". Mais bon, faut avouer que leur façon de gérer la pression, c’est du niveau OSS117 en négociation : "On a tout perdu, mais on a sauvé la mise avec un Kickstarter qui a fait pâlir les banques." Résultat ? Un jeu qui pue la sueur et les nuits blanches, mais qui sent aussi bon que le premier café après une nuit de crunch. Faut-il y jouer en 2024 ? Oui, mais avec un masque à gaz pour les vieux bugs et un pot de confiture pour les moments où tu te dis "Putain, mais pourquoi j’ai choisi ce métier ?".
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

Ils en parlent aussi