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Dragon Ball Z: Kakarot – Le Jeu Qui a Divisé les Fans, Mais Que Je Défendrai Jusqu’au Bout
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Il y a 43 jours

Dragon Ball Z: Kakarot – Le Jeu Qui a Divisé les Fans, Mais Que Je Défendrai Jusqu’au Bout

Dragon Ball Z: Kakarot, sorti en 2020, a marqué un tournant dans l’adaptation vidéoludique de l’univers Dragon Ball en proposant une expérience narrative immersive plutôt qu’un simple jeu de combat. Malgré des critiques mitigées à sa sortie, le titre a su conquérir le cœur des fans, atteignant récemment les 10 millions d’exemplaires vendus, un exploit qui témoigne de son impact durable.

A retenir :

  • Dragon Ball Z: Kakarot a révolutionné l’approche des jeux Dragon Ball en misant sur une narration épique plutôt que sur le multijoueur compétitif.
  • Avec 10 millions de copies vendues, le jeu prouve que les fans ont adopté cette vision nostalgique et immersive de la saga Z.
  • La Daima Edition a relancé l’intérêt pour le titre, offrant une nouvelle histoire et un contenu enrichi pour les joueurs.
  • Contrairement à Dragon Ball FighterZ, Kakarot mise sur l’émotion et la fidélité à l’anime, un choix audacieux qui a divisé la critique.
  • Un hommage poignant à Akira Toriyama, dont l’héritage continue de vivre à travers des expériences comme celle-ci.

Un Pari Audacieux : Quand Dragon Ball Quitte l’Arène

Depuis les années 1990, les adaptations vidéoludiques de Dragon Ball ont presque systématiquement pris la forme de jeux de combat. Des titres comme Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi ou Dragon Ball FighterZ ont dominé le paysage, capitalisant sur l’aspect compétitif et spectaculaire des affrontements entre les guerriers Z. Pourtant, en 2020, CyberConnect2 et Bandai Namco ont osé une rupture avec Dragon Ball Z: Kakarot, un jeu qui troquait les arènes surpeuplées contre une aventure narrative fidèle à l’anime.

Ce choix n’était pas anodin. Kakarot ne se contente pas de reprendre les codes des RPG traditionnels ; il les adapte à l’univers de Akira Toriyama avec une ambition claire : faire revivre les moments clés de la saga Z comme si le joueur y était. Les cinématiques, directement inspirées de l’anime, s’enchaînent avec une fluidité rare, tandis que les combats, bien que simplifiés par rapport à un FighterZ, servent avant tout l’immersion. Le jeu évite soigneusement le piège du "RPG light" en intégrant des mécaniques de progression et d’exploration qui, sans être révolutionnaires, renforcent l’attachement aux personnages.

Pourtant, cette approche a déconcerté une partie de la communauté. Les puristes des jeux de combat ont critiqué le manque de profondeur technique, tandis que certains fans de RPG ont trouvé l’expérience trop linéaire. Pourtant, c’est précisément cette linéarité qui fait la force de Kakarot : elle permet de condenser l’essence de la saga Z en une aventure de 20 à 30 heures, sans temps mort ni remplissage inutile. Un équilibre délicat, mais réussi.

La Saga Z Comme Vous Ne L’Avez Jamais Jouée

L’un des atouts majeurs de Dragon Ball Z: Kakarot réside dans sa capacité à retranscrire l’émotion brute de l’anime. Les moments iconiques – la mort de Krillin, la transformation en Super Saiyan de Goku, ou encore l’affrontement contre Cell – sont traités avec un soin méticuleux, mêlant fidélité visuelle et respect du rythme narratif. Le jeu ne se contente pas de reproduire ces scènes ; il les enrichit avec des dialogues supplémentaires et des interactions entre personnages qui, bien que parfois anecdotiques, renforcent l’immersion.

Par exemple, la quête secondaire centrée sur Vegeta et son évolution de l’antagoniste arrogant au héros tragique est l’une des plus poignantes du jeu. En explorant les zones secondaires, le joueur découvre des détails sur son passé, ses doutes, et même ses moments de vulnérabilité, des aspects rarement exploités dans les jeux précédents. De même, les mini-jeux comme la pêche ou la collecte de capsules Dragon Radar ajoutent une touche de légèreté qui contraste avec les combats épiques, rappelant l’équilibre parfait entre humour et drame qui a fait le succès de l’anime.

Techniquement, le jeu n’est pas exempt de défauts. Les environnements, bien que vastes, manquent parfois de détails, et les animations des personnages, bien que fidèles, peuvent sembler rigides comparées à celles de FighterZ. Pourtant, ces imperfections sont largement compensées par l’attention portée aux petits détails : les expressions faciales des personnages, les répliques cultes réinterprétées, ou encore la bande-son, qui reprend les thèmes emblématiques de l’anime avec une orchestration moderne.

Un Accueil Critique Divisé, Mais un Public Conquis

À sa sortie, Dragon Ball Z: Kakarot a reçu des critiques mitigées, avec une note moyenne de 73/100 sur Metacritic, un score modeste pour une licence aussi emblématique. Les reproches portaient principalement sur son gameplay simpliste, son manque de profondeur en combat, et son approche trop "touristique" de la saga Z. En comparaison, Dragon Ball FighterZ, sorti deux ans plus tôt, avait séduit la critique avec son gameplay ultra-dynamique et son multijoueur compétitif, décrochant un 87/100.

Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : Kakarot a dépassé les 10 millions de copies vendues, un succès commercial qui dépasse largement celui de FighterZ. Ce paradoxe s’explique en partie par la nature même du jeu. Là où FighterZ s’adressait avant tout aux amateurs de jeux de combat, Kakarot visait un public plus large, celui des fans nostalgiques de l’anime, prêts à payer pour revivre leurs moments préférés. La Daima Edition, sortie récemment, a également relancé l’intérêt pour le titre, ajoutant du contenu inédit et une nouvelle histoire qui prolonge l’expérience.

Un autre facteur clé de ce succès réside dans la fidélité du jeu à l’esprit de Dragon Ball. Contrairement à d’autres adaptations qui se contentent de surfer sur la popularité de la licence, Kakarot a su capturer l’essence même de l’œuvre de Toriyama : un mélange de combats épiques, d’humour décalé, et d’émotions fortes. Comme l’a souligné un joueur dans un forum : "C’est comme si on m’avait offert la possibilité de vivre l’anime, pas juste de le regarder."

L’Héritage de Kakarot : Un Modèle pour les Futures Adaptations ?

Le succès de Dragon Ball Z: Kakarot pose une question intéressante : et si l’avenir des jeux Dragon Ball ne résidait pas dans les arènes, mais dans les récits ? Depuis sa sortie, plusieurs rumeurs ont circulé sur un éventuel Dragon Ball Super: Kakarot, qui reprendrait la même formule pour adapter les arcs de Dragon Ball Super. Une telle suite serait logique, d’autant que la Daima Edition a prouvé que le public était prêt à revenir pour du contenu supplémentaire.

Pourtant, cette approche narrative n’est pas sans risques. Les jeux de combat comme FighterZ ou Budokai Tenkaichi ont l’avantage de proposer une durée de vie quasi illimitée grâce au multijoueur, tandis qu’un jeu comme Kakarot repose avant tout sur son scénario et son immersion. Pour éviter de lasser les joueurs, les développeurs devront innover, que ce soit en ajoutant des mécaniques de gameplay plus profondes, en explorant des arcs moins connus de la saga, ou en intégrant des éléments de monde ouvert.

Une chose est sûre : Kakarot a ouvert une voie nouvelle pour les adaptations de licences animées. Des franchises comme Naruto ou One Piece pourraient s’inspirer de ce modèle pour proposer des expériences plus narratives, sans pour autant abandonner leurs racines compétitives. Comme l’a déclaré un développeur de CyberConnect2 dans une interview fictive : "Nous voulions prouver qu’un jeu Dragon Ball pouvait être bien plus qu’une suite de combats. Nous voulions raconter une histoire."

Pourquoi Kakarot Mérite d’Être Défendu

Critiquer Dragon Ball Z: Kakarot pour son manque de profondeur en combat, c’est un peu comme reprocher à un film de ne pas être un jeu vidéo : cela revient à ignorer l’intention première du projet. Ce jeu n’a jamais prétendu être un FighterZ ; il a toujours visé autre chose, une expérience plus intime, plus personnelle. Pour les fans de la première heure, ceux qui ont grandi avec l’anime, Kakarot est une lettre d’amour à la saga Z, une façon de revivre les moments qui les ont marqués, mais cette fois-ci en étant aux commandes.

Les 10 millions de copies vendues ne sont pas le fruit du hasard. Elles reflètent un besoin, celui de se reconnecter à une œuvre qui a marqué des générations. Dans un paysage vidéoludique de plus en plus dominé par les jeux en ligne et les microtransactions, Kakarot rappelle qu’il existe encore une place pour les expériences solo, immersives, et surtout, émotionnellement engageantes. Comme l’a si bien résumé un joueur sur les réseaux sociaux : "J’ai pleuré en voyant Goku devenir Super Saiyan pour la première fois. Pas parce que c’était triste, mais parce que ça m’a rappelé pourquoi j’aimais Dragon Ball."

En définitive, Dragon Ball Z: Kakarot est bien plus qu’un simple jeu. C’est un hommage à l’héritage d’Akira Toriyama, une célébration de la saga Z, et une preuve que les licences animées peuvent encore surprendre, même après des décennies d’existence. Et si certains continuent de le critiquer, une chose est sûre : les 10 millions de joueurs qui l’ont adopté ne sont pas près de l’oublier.

Dragon Ball Z: Kakarot a su se démarquer dans un paysage vidéoludique saturé de jeux de combat en misant sur l’émotion et la nostalgie. Malgré des critiques initiales, son succès commercial et l’attachement des fans prouvent que cette approche narrative avait tout son sens.

Le jeu a non seulement redéfini ce que pouvait être une adaptation de Dragon Ball, mais il a aussi ouvert la voie à de nouvelles expériences immersives pour d’autres licences animées. Avec la Daima Edition et les rumeurs d’une suite, l’héritage de Kakarot est loin d’être terminé.

En fin de compte, ce titre restera comme un hommage vibrant à l’œuvre d’Akira Toriyama, une preuve que les jeux vidéo peuvent être bien plus qu’un simple divertissement : une véritable célébration de la culture pop.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ah, Kakarot… ce jeu qui a osé dire non aux coups de poing stylisés comme un Tekken en pyjama. Les puristes ont hurlé, mais c’est juste un RPG qui a eu le cran de raconter une histoire au lieu de faire des Kamehameha en boucle. Comme si Final Fantasy avait décidé de faire un Street Fighter : ça dérange, mais ça marche. La Daima Edition, c’est le bonus track d’un album culte , du contenu qui fait vibrer les fans sans trahir l’esprit. Et ces cinématiques ? Des scènes de l’anime réinventées, comme si Toriyama avait signé lui-même le jeu. Les combats ? Simples, oui, mais pas stupides : c’est comme jouer à GoldenEye en mode "mission", pas en mode "tournoi". Le vrai génie ? Avoir compris que les fans ne veulent pas juste jouer à Dragon Ball, ils veulent vivre Dragon Ball. Et ça, même FighterZ ne l’a jamais fait.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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