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Elizabeth Olsen avant Marvel :
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Il y a 65 jours

Elizabeth Olsen avant Marvel :

Pourquoi Luces rojas, le thriller méconnu d’Elizabeth Olsen avec De Niro et Weaver, est-il devenu un film fantôme du streaming ?

A retenir :

  • Luces rojas (2012) révèle Elizabeth Olsen avant Wanda Maximoff, dans un rôle psychologique intense face à De Niro, Weaver et Murphy.
  • Un casting 5 étoiles pour un thriller espagnol audacieux, mélangeant science et paranormal avec un budget de seulement 12M$.
  • Le film, comparé à The Sixth Sense, reste introuvable sur Netflix, Disney+ ou HBO Max – seule option : location sur Prime Video.
  • Une atmosphère hypnotique et une fin ambiguë qui divisent encore les critiques, entre chef-d’œuvre méconnu et film inabouti.
  • Pourquoi ce projet, tourné en Espagne avec des stars hollywoodiennes, est-il devenu un "film maudit" du streaming ?

Elizabeth Olsen, bien avant les sorts de Wanda : une révélation dans l’ombre

Imaginez une Elizabeth Olsen à peine sortie de l’école d’art dramatique, loin des costumes de super-héroïne et des effets spéciaux de l’Univers Cinématographique Marvel. En 2012, la jeune actrice – alors âgée de seulement 23 ans – tournait dans les rues de Barcelone pour Luces rojas (Red Lights en VO), un thriller psychologique où elle partageait l’affiche avec des légendes comme Robert De Niro et Sigourney Weaver. Un baptême du feu qui aurait pu passer inaperçu, si son rôle de Sally Owen – une étudiante tiraillée entre raison et croyance – ne révélait pas déjà cette capacité à incarner des personnages fragiles mais déterminés, bien avant Wanda Maximoff.

Dans Luces rojas, Olsen joue une jeune femme recrutée par le Dr. Margaret Matheson (Weaver), une psychologue spécialisée dans la démystification des phénomènes paranormaux. Leur cible ? Simon Silver (De Niro), un médium charismatique et controversé, capable de "voir" au-delà du visible. Le film, réalisé par l’Espagnol Rodrigo Cortés (connu pour Buried avec Ryan Reynolds), se présente comme un duel entre science et surnaturel, où chaque scène est imprégnée d’une tension sourde, presque oppressante. Olsen y brille par sa présence discrète mais marquante, prouvant qu’elle pouvait tenir tête à des monstres sacrés sans se faire écraser.


Pourtant, à sa sortie, Luces rojas divise. Certains critiques saluent son ambiance envoûtante et ses performances d’acteurs, tandis que d’autres lui reprochent un scénario trop prévisible ou une fin ambiguë. Le public, lui, reste mitigé : avec 7,2 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 12 millions, le film n’est pas un échec cuisant, mais loin d’être un triomphe. Pourtant, avec le recul, il apparaît comme une œuvre culte méconnue, surtout pour les fans de thrillers psychologiques où la frontière entre réalité et illusion s’effrite – à l’image d’un The Sixth Sense ou d’un Shutter Island.

Un casting de rêve pour un thriller espagnol audacieux

Comment un film espagnol à petit budget a-t-il réussi à attirer Robert De Niro, Sigourney Weaver et Cillian Murphy ? La réponse tient en partie à l’audace du projet. Rodrigo Cortés, fasciné par les phénomènes paranormaux et les illusions d’optique, écrit un scénario où la science affronte le surnaturel, sans jamais trancher clairement en faveur de l’un ou de l’autre. Pour incarner ce trio de protagonistes, il lui fallait des acteurs capables de porter cette ambiguïté – et le réalisateur a vu grand.

De Niro, rare dans les thrillers surnaturels, y joue un médium au magnétisme troublant, entre gourou et véritable voyant. Weaver, elle, campe une sceptique méthodique, presque obsessionnelle, tandis que Murphy (alors en pleine ascension post-Inception) incarne un physicien tourmenté, dont les convictions vacillent au fil de l’enquête. Quant à Olsen, elle apporte une fraîcheur nécessaire à ce quatuor, avec un jeu naturel qui contraste avec le côté théâtral de ses partenaires.


Tourné entre Barcelone et Madrid, le film bénéficie d’une photographie soignée, où les jeux de lumière (d’où son titre, Luces rojas) deviennent un personnage à part entière. Les scènes de "séances" avec De Niro, baignées dans une lueur rougeâtre, rappellent les films d’horreur psychologique des années 70, tandis que les dialogues ciselés évitent l’écueil du mélodrame. Un équilibre rare, qui explique pourquoi Luces rojas a marqué les esprits de ceux qui l’ont découvert – quand ils ont pu le voir.

"Où est passé Luces rojas ?" : l’énigme du film fantôme du streaming

Voici le paradoxe : malgré son casting prestigieux, son réalisateur acclamé et une actrice (Olsen) devenue depuis une star mondiale, Luces rojas est introuvable sur les grandes plateformes. Ni Netflix, ni Disney+, ni HBO Max ne proposent le film en France ou aux États-Unis. Même Amazon Prime Video ne l’inclut pas dans son abonnement – il faut le louer (3,99 €) ou l’acheter (9,99 €) pour le visionner. Une situation d’autant plus surprenante que le thriller a été distribué par Wild Bunch en Europe et Millennium Films outre-Atlantique, deux structures habituées aux sorties internationales.

Plusieurs théories circulent parmi les fans :

  • Un problème de droits : le film, coproduit entre l’Espagne, les États-Unis et le Mexique, pourrait être bloqué par des litiges entre distributeurs.
  • Un manque d’audience : malgré son casting, Luces rojas n’a pas assez marqué les esprits pour justifier une place dans les catalogues.
  • Un choix stratégique : certaines plateformes évitent les films "trop niche", même avec des stars, pour privilégier des contenus plus grand public.
Résultat : le film est devenu un "objet de quête" pour les cinéphiles, comme ces disques vinyles introuvables ou ces livres épuisés. Une ironie pour une œuvre qui interroge justement la perception et l’illusion...


Pour ceux qui veulent le découvrir, deux solutions :

  • Location/achat sur Amazon Prime Video (lien direct : amazon.fr).
  • DVD/Blu-ray d’occasion, disponibles sur des sites comme Rakuten ou eBay (comptez entre 10 € et 20 €).
Une chasse au trésor qui ajoute au mythe du film – et qui, paradoxalement, pourrait bien relancer son intérêt.

Pourquoi redécouvrir Luces rojas aujourd’hui ?

Au-delà de la curiosité pour le "premier rôle marquant" d’Elizabeth Olsen, Luces rojas mérite l’attention pour plusieurs raisons :

  • Un thriller intelligent : le film évite les clichés du genre (sauts scares, effets faciles) pour miser sur une tension psychologique progressive.
  • Des performances d’acteurs remarquables : De Niro, en médium ambigu, livre une de ses prestations les plus subtiles depuis Heat (1995).
  • Une fin ouverte à débat : sans spoiler, le dénouement laisse planer un doute métaphysique qui hante longtemps après le générique.
  • Un pont entre deux cinémas : entre le thriller espagnol (à la Los Cronocrímenes) et le cinéma hollywoodien, le film crée un mélange unique.

Bien sûr, Luces rojas n’est pas parfait. Certains lui reprochent un rythme inégal ou des personnages secondaires sous-exploités. Mais c’est justement cette imperfection qui le rend humain et fascinant – comme ces films des années 90 qui osaient prendre leur temps pour installer une atmosphère. Dans une ère où le streaming privilégie les séries bingeables et les blockbusters formatés, redécouvrir ce thriller, c’est aussi retrouver le plaisir d’un cinéma qui interroge, plutôt qu’il ne divertit.


Et puis, il y a cette scène culte où Olsen et De Niro s’affrontent dans un couloir baigné de lumière rouge, où chaque regard en dit plus que les dialogues. Un moment qui résume toute la magie du film : à la fois réaliste et onirique, terre-à-terre et métaphysique. De quoi donner envie de braver les difficultés pour le voir – ou le revoir.

Derrière les caméras : le tournage maudit de Luces rojas

Saviez-vous que le tournage a failli être interrompu à cause... d’une panne de courant générale à Barcelone ? En 2011, alors que l’équipe filmait une scène clé dans un théâtre de la ville, un black-out plonge tout le quartier dans le noir. Rodrigo Cortés, plutôt que de s’énerver, aurait déclaré : "C’est un signe. Peut-être que les esprits ne veulent pas qu’on tourne cette scène." L’anecdote, racontée par Cillian Murphy dans une interview, résume l’ambiance presque mystique qui régnait sur le plateau.

Autre détail insolite : Robert De Niro, connu pour son professionnalisme, aurait improvisé plusieurs de ses répliques de médium, forçant ses partenaires à réagir en direct. Elizabeth Olsen, alors débutante, a confessé avoir été "terrifiée mais excitée" par ces moments, qui ont ajouté une authenticité brutale à leurs échanges. Quant à Sigourney Weaver, elle aurait insisté pour que son personnage ait un côté plus vulnérable, évitant ainsi l’écueil de la "scientifique froide".

Enfin, le film a failli s’appeler The Silver Man, en référence au personnage de De Niro, avant que Cortés n’opte pour Red Lights (ou Luces rojas), une métaphore des signaux d’alerte que nous ignorons souvent. Un choix qui prend tout son sens quand on connaît la fin du film...

Luces rojas est de ces films qui gagnent avec le temps. Trop subtil pour les blockbusters, trop ambitieux pour passer inaperçu, il navigua entre les mailles des algorithmes du streaming – comme si, décidemment, il préférait rester une énigme. Pour les fans d’Elizabeth Olsen, c’est une plongée dans ses débuts, bien loin des effets spéciaux de l’UCM. Pour les amateurs de thrillers, c’est une perle rare, où chaque plan, chaque silence, compte.
Alors, prêt à braver les obstacles pour le découvrir ? Après tout, comme le dit Simon Silver dans le film : "Parfois, il faut chercher dans l’obscurité pour trouver la lumière."
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, Luces rojas, ce petit bijou de baliverne ciné qui a dû se dire : "Et si on faisait un thriller psychologique avec De Niro en gourou douteux et Olsen en étudiante en crise existentielle, mais en version low-cost ?" Résultat ? Un film qui sent le café froid et les théories du complot, mais avec une intensité de The Ring version Lost Highway. Le vrai mystère, c’est comment ce truc a survécu à son casting de rêve sans finir en Zeubi de streaming. À moins que les plateformes aient peur que ça réveille les mauvaises ondes… ou que les fans de Wanda ne réalisent que leur idole a déjà sauvé des âmes avant de sauver l’univers. OSS 117 aurait dit : "Ce film est trop bon pour être oublié, mais trop bizarre pour être compris." Et c’est exactement ça, le problème.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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