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Ferocious : Le FPS Jurassique qui Débarque en Catimini et Séduit par son Audace
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Il y a 85 jours

Ferocious : Le FPS Jurassique qui Débarque en Catimini et Séduit par son Audace

Un shooter préhistorique qui bouscule les codes

Ferocious, développé par le studio indépendant OMYOG, a fait une entrée discrète mais remarquée sur Steam en proposant une formule inédite : un FPS survivaliste où mercenaires et dinosaures s’affrontent dans un écosystème aussi beau que dangereux. Entre tir tactique, gestion de ressources et domptage de créatures, le jeu ose un mélange explosif, inspiré de titres comme ARK: Survival Evolved et Far Cry Primal, mais avec une identité visuelle et mécanique bien à lui.

Avec un prix de lancement réduit à 19,99 € (-20 %), une île ouverte de 12 km², et un mode coopératif annoncé pour 2026, Ferocious tente de se faire une place parmi les géants du genre. Mais entre des animations perfectibles, une IA parfois capricieuse et une concurrence féroce, le pari est-il réussi ?

A retenir :

  • Un FPS survivaliste inédit : Mélange de tir tactique, exploration et domptage de dinosaures, dans un univers inspiré de ARK et Far Cry Primal.
  • Un écosystème dynamique : Cycles jour/nuit, intempéries et événements aléatoires (attaques de raptors, effondrements) qui transforment chaque partie.
  • Unreal Engine 5 et Lumen : Des éclairages dynamiques et des détails environnementaux immersifs, malgré quelques limites techniques.
  • Domptage et crafting poussés : Appivoisez un T-Rex ou fabriquez des armes artisanales, avec un système de ressources et de munitions variées.
  • Lancement agressif : 19,99 € (-20 %), 5 biomes, 15 espèces de dinosaures, et un mode solo de 15-20 heures dès la sortie.
  • Coopératif à 4 joueurs en 2026 : Des missions façon Left 4 Dead, mais avec des Allosaures à la place des zombies.
  • Réactions mitigées mais prometteuses : 5 000 joueurs simultanés à son pic, malgré des animations et une IA à améliorer.

Un FPS qui sort des sentiers battus

Alors que Metroid Prime 4: Beyond trustait les projecteurs, Ferocious a débarqué sur Steam comme un oviraptor dans un poulailler : sans tambour ni trompette, mais avec une proposition aussi audacieuse qu’inattendue. Développé par le petit studio OMYOG, ce FPS survivaliste ose un mélange détonant : du tir tactique façon Call of Duty, de la gestion de ressources inspirée de ARK: Survival Evolved, et une touche de domptage de créatures qui rappelle Far Cry Primal. Le tout dans un univers où mercenaires et dinosaures coexistent (ou plutôt s’entretuent) dans un écosystème impitoyable.

Le pitch ? Vous incarnez un soldat échoué sur une île peuplée de prédateurs préhistoriques, où chaque décision compte : fuir, combattre ou dompter. Une formule qui rappelle étrangement The Isle, mais avec un rythme bien plus nerveux et une approche moins simulationniste. Dès les premières minutes, le ton est donné : ici, on ne tergiverse pas. Soit vous adaptez vos stratégies, soit vous finissez en casse-croûte pour T-Rex.


Le jeu mise sur une immersion brutale : pas de tutoriel interminable, pas de main tendue. Vous êtes lâché dans la nature avec un pistolet, quelques balles, et une seule certitude : tout veut vous tuer. Les développeurs assument ce parti pris, et c’est rafraîchissant dans un paysage où les FPS survivalistes pullulent, mais peinent souvent à se différencier. Ici, l’accent est mis sur l’improvisation et l’adaptation, avec un système de crafting qui pousse à explorer chaque recoin de l’île pour survivre.

Un écosystème vivant… et imprévisible

L’atout majeur de Ferocious ? Son monde dynamique, où chaque élément réagit à vos actions. Les cycles jour/nuit ne sont pas qu’un simple effet visuel : la nuit, les prédateurs deviennent plus agressifs, et certains dinosaures, comme les Velociraptors, chassent en meute. Les intempéries (orages, brouillards épais) brouillent les pistes et limitent la visibilité, tandis que des événements procéduraux – attaques surprises, effondrements de terrain, embuscades de mercenaires – viennent régulièrement chambouler vos plans.

Techniquement, le jeu exploite Unreal Engine 5 et son système Lumen pour des éclairages dynamiques qui renforcent l’immersion. Les grottes sombres sont éclairées par des lueurs bleutées filtrant à travers les stalactites, tandis que les jungles denses baignent dans une lumière dorée au coucher du soleil. Les modèles 3D des dinosaures, bien que moins léchés que ceux de Jurassic World Evolution 2, bénéficient d’animations contextuelles (comportements de chasse, combats territoriaux) qui donnent l’impression d’un écosystème vivant.


Un détail qui a marqué les joueurs : les traces de pas des T-Rex, qui déforment littéralement le sol. Une mécanique inspirée de The Isle, mais ici intégrée à un gameplay plus rapide et plus chaotique. Dommage que l’IA des créatures soit parfois trop imprévisible : certains dinosaures semblent "téléporter" pendant les combats, et les Velociraptors ont une fâcheuse tendance à traverser les rochers comme s’ils étaient immatériels. Des bugs que les futurs patchs devront corriger pour rivaliser avec des références comme Carnivores: Dinosaur Hunter Reborn.

"Et si on domptait un T-Rex ?" – Le pari fou du jeu

Là où Ferocious se distingue vraiment, c’est avec son système de domptage. Oui, vous avez bien lu : ici, on peut chevaucher un Spinosaurus ou utiliser un Tricératops comme bouclier vivant. Une mécanique qui rappelle Far Cry Primal, mais transposée dans un cadre plus moderne et plus nerveux. Malheureusement, le système actuel, basé sur des QTE (Quick Time Events) sous pression, est encore trop rigide. Les joueurs rapportent des difficultés à monter un T-Rex en pleine charge, avec des séquences parfois mal calibrées qui cassent l’immersion.

Pourtant, quand ça marche, c’est spectaculaire : imaginez dévaler une colline à dos de Raptor, mitraillette au poing, pour fondre sur un avant-poste ennemi. Ou lancer un leurre sonore (fabriqué avec des dents de Velociraptor, bien sûr) pour attirer un Allosaurus vers vos adversaires. Le crafting joue un rôle clé dans ces stratégies : os, plantes toxiques, peaux de dinosaures… Tout se récupère, tout se transforme. Les armes improvisées, comme les lances artisanales ou les pièges à dents de raptor, ajoutent une couche de survie hardcore qui plaira aux fans de Monster Hunter.


Chaque type de munition a un impact distinct : les balles perforantes transpercent les écailles des Tricératops, tandis que les flèches empoisonnées ralentissent les Velociraptors. Une approche tactique qui récompense la préparation… quand le jeu daigne jouer le jeu. Car oui, entre les bugs de collision et une physique parfois approximative, certaines mécaniques manquent encore de polish.

Unreal Engine 5 : Beauté et limites

Côté technique, Ferocious impressionne par moments, mais déçoit par d’autres. L’utilisation d’Unreal Engine 5 permet des effets visuels saisissants : les reflets sur les écailles des dinosaures, les particules de poussière soulevées par un T-Rex en charge, ou les éclairs zébrant le ciel pendant un orage. Les biomes (jungle, marais, volcan, etc.) sont variés et bien caractérisés, avec une direction artistique qui mélange réalisme brut et fantaisie survivaliste.

Pourtant, certains éléments trahissent un budget limité : les animations faciales des personnages sont quasi inexistantes, et certains modèles 3D (notamment ceux des mercenaires) manquent de détails. Sans parler des bugs graphiques occasionnels, comme des textures qui mettent du temps à charger ou des ombrages qui clignotent dans certaines zones. Rien de rédhibitoire, mais assez pour rappeler que OMYOG est un petit studio face à des géants comme Studio Wildcard (ARK) ou Frontier Developments (Jurassic World Evolution).

19,99 € : Une offre agressive pour un jeu ambitieux

Avec un prix de lancement réduit à 19,99 € (-20 %), Ferocious se positionne comme une alternative abordable et complète face à des titres comme ARK: Survival Ascended (39,99 € en early access) ou Saurian (29,99 €). Pour ce tarif, les joueurs obtiennent :

  • Une île ouverte de 12 km² avec 5 biomes distincts (jungle, marais, volcan, etc.).
  • 15 espèces de dinosaures modélisées, des Velociraptors aux Spinosaurus.
  • Un mode campagne solo de 15 à 20 heures, plus un mode survie généré procéduralement.
  • Un système de crafting profond, avec des centaines de recettes pour armes, armures et pièges.
  • Un mode coopératif à 4 joueurs annoncé pour début 2026, avec des missions façon Left 4 Dead mais contre des dinosaures.

Une stratégie payante ? Les chiffres de Steam parlent d’eux-mêmes : 5 000 joueurs simultanés lors de son premier week-end, un score honorable pour un titre indépendant, même s’il reste loin des 50 000 d’ARK à son apogée. La réduction, combinée à l’engouement de streamers comme Shroud ou Sodapoppin (spécialisés dans les jeux de survie), pourrait lui offrir une visibilité durable.


Reste une question : Ferocious parviendra-t-il à fidéliser sa communauté ? Avec des mises à jour régulières et un contenu additionnel (comme le mode coop), le jeu a une vraie carte à jouer. Mais dans un marché aussi saturé, la marge d’erreur est mince.

Derrière les coulisses : Un développement "à l’arrache" mais passionné

Peut-être est-ce cette énergie du désordre qui rend Ferocious si attachant. Dans une interview accordée à PC Gamer, le directeur créatif d’OMYOG, Markus "Rex" Voss, a révélé que l’équipe (une dizaine de personnes) a développé le jeu en à peine 18 mois, avec un budget serré et une philosophie "fait maison". "On voulait un jeu où chaque décision a des conséquences, où le joueur se sent vulnérable mais puissant s’il s’adapte", explique-t-il. "Et oui, on a sacrifié quelques polishs pour garder cette sensation de chaos contrôlé."

Un choix risqué, mais qui paie : Ferocious a cette patte artisanale qui manque à tant de productions AAA lissées à outrance. Les joueurs sentent que chaque mécanique, chaque bug même, raconte une histoire – celle d’une petite équipe qui a tout donné pour créer un jeu différent.


Preuve de cet engagement : les développeurs ont intégré des easter eggs rendant hommage à des classiques du genre. Par exemple, en explorant une grotte près du volcan, on tombe sur un squelette de mercenaire tenant un pistolet futuriste… identique à celui de Turok: Dinosaur Hunter (1997). Une touche de nostalgie qui ravira les vétérans du FPS préhistorique.

Le verdict des joueurs : Entre enthousiasme et frustrations

Sur Steam, les avis sont mitigés mais globalement positifs (72 % de recommandations après une semaine). Les joueurs saluent :

  • L’ambiance immersive, entre tension permanente et moments épiques (comme dompter un T-Rex).
  • La variété des stratégies : stealth, combat frontal, pièges, domptage… Chaque partie est unique.
  • Le rapport qualité-prix : pour 20 €, le contenu est substantiel.

À l’inverse, les critiques pointent :

  • Les bugs techniques (collisions, IA, animations).
  • Un manque de polish dans certains menus et interfaces.
  • Des mécaniques de domptage trop aléatoires.

Un joueur résume bien l’ambiance sur le forum Steam : "C’est bordélique, mais c’est exactement pour ça que j’adore. Ça me rappelle les jeux des années 2000, où on acceptait les défauts parce que l’expérience était unique." Un avis partagé par beaucoup, qui voient en Ferocious un "diamant brut" à polir.

Ferocious est un ovni dans le paysage des FPS survivalistes : ambitieux, imparfait, mais diablement addictif. Entre ses dinosaures à dompter, son écosystème dynamique et son mélange explosif de tir tactique et de survie, le jeu ose là où d’autres tergiversent. Oui, les animations sont perfectibles, l’IA a des ratés, et certains mécanismes manquent de finesse. Mais c’est précisément ce côté artisanal, cette énergie brute, qui rend l’expérience si mémorable.


À 19,99 €, le rapport qualité-prix est excellente, d’autant que le contenu solo est déjà conséquent et que le mode coopératif s’annonce prometteur. Si OMYOG parvient à corriger les bugs les plus gênants et à peaufiner le système de domptage, Ferocious pourrait bien devenir un incontournable pour les fans de survie et de dinosaures. En attendant, une chose est sûre : ce jeu ne laisse pas indifférent. Et dans un marché où trop de titres se ressemblent, c’est déjà une victoire.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Ferocious, c’est comme si OSS 117 avait décidé de jouer à Monster Hunter avec un T-Rex en mode hardcore : un mélange de chaos contrôlé et de gonade qui fait vibrer. Le jeu a cette énergie de jeu indie qui ose tout, même si parfois ça se prend une claque dans les dents (les bugs, les QTE mal calibrés…). Mais bon, à 20 balles, on fait semblant de ne pas voir. C’est le genre de truc qui te fait dire "Putain, j’ai envie de survivre ici"… même si t’as déjà perdu trois fois contre un Velociraptor qui traverse les murs comme un fantôme de Silent Hill. Pote, si t’aimes les FPS qui sentent le jeu de garage mais avec des dinosaures, fonce. Sinon, reste en mode apathique et regarde ARK en boucle. Okey-dokey."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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