Il y a 85 jours
Goldenglue révèle les coulisses du recrutement du nouveau roster "cracké" de Sentinels en LCS
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Sentinels fait son grand retour en LCS avec un roster ambitieux pour 2026, mêlant jeunes talents et vétérans aguerris. Goldenglue, l'entraîneur principal, dévoile les critères qui ont guidé ses choix et les défis à venir pour cette équipe prometteuse.
A retenir :
- Un mélange audacieux de jeunes prodiges et de vétérans expérimentés pour dominer la LCS 2026.
- Rahel, décrit comme un "menace constante", a servi de pierre angulaire à la construction de l'équipe.
- Impact, considéré comme le "GOAT des top laners en Amérique du Nord", rejoint le projet avec une soif de victoire.
- Goldenglue mise sur une alchimie d'équipe et une communication multilingue pour surmonter les barrières culturelles.
- Le roster suscite déjà des débats : une équipe sud-coréenne déguisée ou une révolution pour la LCS ?
Le retour des Sentinels : une résurrection sous le signe de l'ambition
Le 4 décembre 2025, l'annonce a secoué la scène esportive nord-américaine : Sentinels, autrefois connu sous le nom de Phoenix1 avant son retrait en 2017, fait son comeback en LCS pour la saison 2026. Ce retour n'est pas anodin. Après huit années d'absence, l'organisation mise sur un roster soigneusement sélectionné par Gregory "Goldenglue" Gilmer, un ancien joueur devenu entraîneur, pour marquer les esprits dès son retour. "Nous ne revenons pas pour faire de la figuration", avait déclaré le CEO de Sentinels lors d'une conférence de presse virtuelle. Une promesse qui prend aujourd'hui tout son sens avec la révélation d'une équipe hybride, alliant jeunes talents "crackés" et vétérans légendaires.
Le choix de Goldenglue comme architecte de ce projet n'est pas un hasard. Ancien joueur professionnel pendant huit ans, il a notamment mené 100 Thieves aux Worlds deux années consécutives en tant qu'entraîneur. Son expertise, forgée sur le terrain et dans les coulisses des plus grandes compétitions, lui a permis d'identifier des profils complémentaires. "J'ai passé des nuits à analyser des centaines d'heures de VOD, à discuter avec des coachs, et à évaluer le potentiel de chaque joueur", confie-t-il dans une interview exclusive accordée à Esports Insider. Son objectif ? Créer une équipe capable de rivaliser avec les géants du LCK et du LEC, tout en incarnant l'identité nord-américaine.
Rahel, le "crack" qui a tout déclenché
Tout a commencé avec Cho "Rahel" Min-seong. Ce jeune bot laner, encore méconnu du grand public, a immédiatement retenu l'attention de Goldenglue. "C'est une menace, peu importe l'état du jeu. Il a cette capacité à retourner des situations désespérées, comme si le match était toujours à portée de main", explique l'entraîneur. Rahel, qui évoluait jusqu'alors dans des ligues mineures, incarne cette nouvelle génération de joueurs ultra-agressifs, capables de dominer leur lane tout en influençant le reste de la carte. Son recrutement a servi de catalyseur pour le reste de l'équipe.
Goldenglue a ensuite approché Choi "huhi" Jae-hyun, un vétéran de la scène nord-américaine. "Huhi, c'est le cœur de cette équipe. Il a cette capacité à fédérer, à prendre des décisions sous pression, et à motiver ses coéquipiers", souligne Goldenglue. Les deux hommes se connaissent bien : ils ont été adversaires à plusieurs reprises, et Goldenglue a toujours admiré la résilience et l'intelligence de jeu de huhi. "Quand Rahel m'a dit qu'il voulait jouer avec lui, ça a été une évidence. Ces deux-là ont une alchimie naturelle", ajoute-t-il. Huhi, qui a déjà remporté plusieurs titres en LCS, apporte une stabilité cruciale à un roster par ailleurs très jeune.
Le recrutement de Joeng "Impact" Eon-young a marqué un tournant. Considéré comme le "GOAT des top laners en Amérique du Nord" depuis près d'une décennie, Impact était une cible de choix pour de nombreuses équipes. "Je n'étais pas sûr qu'il accepterait de rejoindre un projet aussi jeune, mais il m'a dit deux choses : Je veux gagner, et Je veux jouer avec ces gars-là. Ça a tout changé", raconte Goldenglue. Impact, qui a déjà soulevé le trophée des Worlds en 2013 avec SK Telecom T1, apporte une expérience inestimable et une mentalité de champion à une équipe qui en avait cruellement besoin.
DARKWINGS et HamBak : les paris audacieux de Goldenglue
Le milieu de terrain de Sentinels repose sur deux joueurs aux profils radicalement différents : Isaac "DARKWINGS" Chou et Ham "HamBak" Yoo-jin. DARKWINGS, un jeune prodige issu de la NA Academy, a immédiatement séduit Goldenglue. "C'est un diamant brut. Il a un potentiel énorme, mais il lui manque encore un peu de régularité. En tant qu'ancien mid laner, je pense pouvoir l'aider à devenir la meilleure version de lui-même", explique-t-il. DARKWINGS incarne cette nouvelle vague de joueurs nord-américains, capables de rivaliser avec les meilleurs au monde, mais qui ont besoin d'un encadrement solide pour briller.
HamBak, en revanche, est un pari plus risqué. Ancien joueur de LCK, il a passé la saison dernière dans la ligue coréenne, où il a montré des éclairs de génie, mais aussi des limites en termes de consistance. "Il est cracked, c'est indéniable. Mais il a besoin d'un environnement qui lui permette de s'exprimer pleinement. Avec Impact et Rahel à ses côtés, je suis convaincu qu'il va flourish", affirme Goldenglue. HamBak apporte une dimension internationale à l'équipe, mais son intégration pourrait poser problème en raison de la barrière linguistique. "Impact et Huhi pourront servir de traducteurs, et HamBak prend déjà des cours d'anglais. Ce n'est pas un obstacle insurmontable", rassure l'entraîneur.
Cette diversité culturelle est à la fois une force et un défi pour Sentinels. "Nous avons des joueurs qui viennent de trois pays différents, avec des styles de jeu et des approches tactiques variés. Mais c'est aussi ce qui rend cette équipe unique. Nous allons apprendre les uns des autres, et c'est comme ça que nous allons grandir", analyse Goldenglue. Cette mixité rappelle celle de Team Liquid en 2019, une équipe qui avait su tirer parti de ses différences pour atteindre les sommets.
Une équipe sud-coréenne déguisée ? Les débats font rage
Dès l'annonce du roster, les réactions ont été partagées. Si certains fans saluent l'audace de Sentinels et la qualité des recrutements, d'autres pointent du doigt la sur-représentation des joueurs sud-coréens. Avec trois Sud-Coréens (Impact, HamBak et Rahel) sur cinq joueurs, certains estiment que cette équipe ressemble davantage à un roster de LCK qu'à une formation nord-américaine. "C'est un peu ironique de voir une organisation qui revient en LCS avec une équipe aussi coréenne. Où est l'identité NA ?", s'interroge un utilisateur sur Reddit.
Goldenglue balaie ces critiques d'un revers de main. "Nous ne recrutons pas en fonction de la nationalité, mais en fonction du talent. Si les meilleurs joueurs sont sud-coréens, alors oui, nous allons les recruter. Mais cette équipe a une âme nord-américaine, avec Huhi et DARKWINGS. Et puis, soyons honnêtes : le LCS a besoin de ce genre de recrutements pour redevenir compétitif au niveau international."
Cette polémique n'est pas nouvelle. En 2018, Cloud9 avait déjà suscité des débats en recrutant plusieurs joueurs européens, avant de remporter le titre de champion de LCS. "Les fans veulent des résultats, pas des nationalités. Si Sentinels performe, tout le monde oubliera ces critiques", estime Emily Rand, analyste esportive pour ESPN. Reste à savoir si cette équipe parviendra à concrétiser son potentiel.
Une chose est sûre : avec ce roster, Sentinels a les moyens de bouleverser la hiérarchie de la LCS. La ligue nord-américaine, souvent critiquée pour son manque de compétitivité face aux ligues européennes et asiatiques, pourrait enfin retrouver des couleurs. "Si cette équipe fonctionne, elle pourrait inspirer d'autres organisations à prendre des risques similaires. Et ça, ce serait une excellente nouvelle pour le LCS", conclut Rand.
Les défis qui attendent Sentinels en 2026
Le retour de Sentinels en LCS s'annonce sous les meilleurs auspices, mais les défis sont nombreux. Le premier d'entre eux sera la cohésion d'équipe. Avec des joueurs issus de cultures et de ligues différentes, il faudra du temps pour que l'alchimie se crée. "Nous allons organiser des bootcamps intensifs avant le début de la saison. L'objectif est de créer une véritable synergie entre les joueurs, tant sur le plan tactique que humain", explique Goldenglue. Ces sessions permettront également de travailler sur la communication, un point crucial pour une équipe multilingue.
Un autre enjeu sera la gestion des egos. Avec des joueurs comme Impact, une légende du jeu, et Rahel, un jeune prodige au caractère affirmé, les tensions pourraient rapidement apparaître. "Impact est un compétiteur né. Il veut gagner, et il n'acceptera rien de moins. Rahel, lui, a soif de prouver qu'il peut dominer au plus haut niveau. Si ces deux-là parviennent à canaliser leur énergie dans la même direction, ce sera une force incroyable pour l'équipe", analyse Jacob Wolf, journaliste pour Dot Esports.
Enfin, Sentinels devra faire face à une concurrence féroce. Des équipes comme TSM, Cloud9 et 100 Thieves ont déjà des rosters solides et une expérience internationale. "Le LCS est plus compétitif que jamais. Les marges d'erreur sont minces, et une seule mauvaise série peut coûter cher", rappelle Wolf. Pour s'imposer, Sentinels devra non seulement performer, mais aussi innover sur le plan stratégique. "Goldenglue a toujours été un entraîneur créatif. Je m'attends à voir des compositions et des stratégies inédites de leur part", prédit-il.
La saison régulière débutera fin janvier 2026, et les premiers matchs seront cruciaux pour jauger le potentiel de cette équipe. Si Sentinels parvient à surmonter ces défis, ils pourraient bien écrire une nouvelle page de l'histoire du League of Legends nord-américain.
Goldenglue : un entraîneur sous pression, mais confiant
À 32 ans, Goldenglue aborde ce nouveau défi avec un mélange de détermination et d'humilité. "Je sais que les attentes sont élevées. Les fans veulent des résultats immédiats, et c'est normal. Mais construire une équipe, ça prend du temps. Nous allons faire des erreurs, apprendre, et nous améliorer", confie-t-il. Son expérience en tant que joueur, puis en tant qu'entraîneur, lui a appris une chose : la patience est une vertu en esports.
Pourtant, la pression est bien réelle. Sentinels a investi massivement dans ce projet, et un échec pourrait compromettre l'avenir de l'organisation dans le League of Legends. "Nous ne sommes pas là pour participer. Nous sommes là pour gagner. Et nous avons les moyens de nos ambitions", affirme Goldenglue. Son discours est clair : cette équipe a été construite pour dominer, pas pour se contenter de la moyenne.
Interrogé sur ses objectifs pour la saison 2026, l'entraîneur reste prudent, mais ambitieux. "Notre premier objectif est de nous qualifier pour les playoffs. Ensuite, nous verrons. Mais je ne cache pas que nous visons le titre. Pourquoi pas ? Avec ce roster, tout est possible." Une déclaration qui rappelle celle de Perkz avant la saison 2021, lorsqu'il avait rejoint Cloud9 avec l'ambition de remporter le titre. Si Sentinels parvient à suivre une trajectoire similaire, le LCS pourrait vivre une saison historique.
Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : le retour de Sentinels en LCS promet d'être l'un des événements majeurs de l'année 2026. Entre espoirs, défis et polémiques, cette équipe a tous les ingrédients pour captiver les fans et redéfinir les standards du League of Legends compétitif.
Le retour de Sentinels en LCS marque un tournant pour la scène nord-américaine. Avec un roster audacieux, mêlant jeunes talents et vétérans expérimentés, l'organisation mise sur une alchimie unique pour secouer la hiérarchie établie. Goldenglue, à la tête de ce projet, a pris des risques calculés, mais les défis restent immenses : cohésion d'équipe, gestion des egos, et concurrence féroce.
Les premiers matchs de la saison 2026 seront décisifs. Si Sentinels parvient à surmonter ses obstacles, ils pourraient bien devenir la révélation de l'année et inspirer une nouvelle dynamique dans le LCS. Dans le cas contraire, les critiques sur la sur-représentation des joueurs sud-coréens risquent de s'amplifier, et l'organisation devra revoir sa copie.
Une chose est sûre : avec ce roster, Sentinels a les moyens de réécrire l'histoire. La balle est désormais dans leur camp, et les fans du monde entier auront les yeux rivés sur leurs performances dès fin janvier 2026.

