Il y a 32 jours
Highguard 2026 : Le pari risqué des ex-Respawn qui veut révolutionner (ou non) le PvP gratuit
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Un lancement sous haute tension pour le "Apex-like" qui divise déjà
Highguard, le nouveau shooter PvP free-to-play développé par des vétérans de Respawn (Apex Legends, Titanfall), débarque dans un climat de scepticisme après son annonce controversée aux The Game Awards 2025. Avec des mécaniques de tir saluées mais un univers accusé de manquer d'originalité, le jeu mise sur une roadmap agressive (3 saisons en 2026) et des performances techniques irréprochables (4K/120 FPS) pour s'imposer face à des géants comme Valorant ou Overwatch 2. Mais entre des chiffres de lancement honorables (180K joueurs simultanés sur Steam) et des critiques sur son manque de profondeur, le titre devra prouver qu'il n'est pas un simple "Concord 2.0".
A retenir :
- 180 000 joueurs simultanés sur Steam à la sortie – un bon départ, mais loin des 2,5M d’Apex Legends en 2019, avec une 72/100 sur Metacritic (éloges pour le gameplay, critiques sur l’originalité).
- Roadmap 2026 ambitieuse : 3 saisons, un battle pass, et des modes coopératifs annoncés lors d’un streaming event suivi par 1,2 million de spectateurs – mais le spectre de l’échec de Concord (Sony) plane.
- Performances techniques au top : 4K/60 FPS sur consoles (PS5, Xbox Series X|S) et 120 FPS sur PC (RTX 3060 Ti recommandé), mais des déséquilibres entre les Centinelas (pouvoirs arcanes) déjà pointés du doigt.
- Correctif d’urgence déployé 72h après le lancement pour fixer les bugs de hitbox et le matchmaking – une réactivité à la Respawn, mais suffira-t-elle face à un marché saturé où 60% des free-to-play perdent 80% de leur audience en 3 mois ?
- Comparaisons inévitables : entre les Centinelas (mercenaires aux pouvoirs magiques) qui rappellent les Legends d’Apex, et une carte jugée "trop sage" par les joueurs compétitifs, Highguard devra trouver sa voix.
🔥 Un lancement en mode "commando" : pourquoi Wildlight joue-t-il la discrétion ?
Imaginez la scène : décembre 2025, les The Game Awards. Alors que le monde s’attend à des annonces tonitruantes, Wildlight Entertainment – un studio composé d’anciens de Respawn (Apex Legends, Titanfall) – dévoile Highguard dans un silence presque gênant. Pas de bande-annonce épique, pas de démo jouable, juste une date : 26 janvier 2026. Un choix délibéré, inspiré de la stratégie qui avait propulsé Apex Legends à 25 millions de joueurs en une semaine en 2019. Mais cette fois, le contexte est bien différent.
Entre temps, il y a eu Concord, le shooter live-service de Sony, annulé après un échec cuisant malgré un budget pharaonique. Il y a eu aussi la saturation du marché des free-to-play compétitifs, où Valorant, Overwatch 2 et Call of Duty: Warzone se partagent déjà le gâteau. Alors, pourquoi Wildlight prend-il le risque de lancer Highguard dans ces conditions ? La réponse tient en trois mots : confiance, réactivité, et communauté.
Le studio mise sur un streaming event organisé le jour J (26 janvier à 19h, heure espagnole) pour révéler les mécaniques, la roadmap, et surtout, "les surprises" promises. Une manœuvre risquée, mais qui rappelle la philosophie de Respawn : "Montrez le jeu, pas le marketing." Reste à savoir si cette approche suffira à convaincre dans un écosystème où les joueurs sont de plus en plus volatils.
"On nous a souvent demandé pourquoi on ne communiquait pas plus. La réponse est simple : on préfère que les joueurs découvrent le jeu par eux-mêmes, comme on l’a fait avec Apex. Mais cette fois, on sait qu’on n’a pas droit à l’erreur." — Drew McCoy, cofondateur de Wildlight et ex-producteur d’Apex Legends (source : interview IGN Espagne, janvier 2026).
🎯 Centinelas vs. Legends : quand la magie rencontre la balistique
Au cœur de Highguard, les Centinelas : des mercenaires dotés de pouvoirs arcanes, chacun avec un style de jeu unique. Sur le papier, le concept rappelle étrangement les Legends d’Apex, mais avec une touche fantastique. Prenez Veilwalker, capable de se téléporter sur de courtes distances, ou Ironclad, dont le bouclier magique absorbe les dégâts avant de les renvoyer. Des abilities qui, sur le papier, promettent des combats dynamiques.
Pourtant, les premiers retours des joueurs sont mitigés. Si les mécaniques de tir sont saluées pour leur précision (un héritage direct de Titanfall), certains pouvoirs sont déjà pointés du doigt pour leur déséquilibre. Le Veilwalker, par exemple, est accusé d’être trop dominant en 1v1, tandis que d’autres Centinelas, comme Ember (spécialiste des dégâts de zone), peinent à trouver leur place. Un problème récurrent dans les shooters asymétriques, où l’équilibrage est un exercice de funambule.
Autre point de friction : la carte. Nommée "Les Terres Brisées", elle offre un mélange de zones urbaines et de paysages sauvages, le tout baigné d’une esthétique "dark fantasy". Si les effets visuels (notamment les sorts arcanes) sont spectaculaires, les joueurs regrettent un manque de verticalité et de points stratégiques comparé à des titres comme Apex Legends ou Valorant. "C’est joli, mais on a l’impression de jouer sur une carte de Call of Duty avec des skins magiques," résume @FPS_Frenzy, streamer spécialisé dans les shooters compétitifs.
Wildlight a réagi rapidement en annonçant un correctif d’urgence pour le 28 janvier, ciblant :
- Les bugs de hitbox (certains tirs ne touchant pas malgré un visuel correct).
- Le matchmaking, où les nouveaux joueurs se retrouvaient face à des vétérans.
- L’équilibrage du Veilwalker et d’Ironclad, dont les capacités étaient jugées trop puissantes.
Une réactivité qui rappelle celle de Respawn sur Apex, mais qui devra s’accompagner de contenu régulier pour éviter le syndrome du "jeu mort en trois mois" – un sort que connaissent 60% des free-to-play selon Newzoo (2025).
📊 Les chiffres du lancement : entre espoir et réalité
Trois jours après sa sortie, Highguard affiche des statistiques encourageantes, mais loin d’être révolutionnaires :
- 180 000 joueurs simultanés sur Steam (pic à la sortie), contre 2,5 millions pour Apex Legends en 2019.
- Top 10 des téléchargements gratuits sur PS5 et Xbox Series X|S, sans chiffres précis (Sony et Microsoft ne communiquent pas ces données).
- 1,2 million de spectateurs pour le streaming event du 26 janvier (source : Twitch Tracker).
- 72/100 sur Metacritic (PC), avec des notes allant de 85/100 ("Un Apex Legends plus mature", PC Gamer) à 60/100 ("Trop similaire à ce qui existe déjà", Eurogamer).
Des chiffres honorables, mais qui soulignent un défi de taille : dans un marché où Valorant et Overwatch 2 dominent, et où Call of Duty: Warzone truste les joueurs occasionnels, Highguard devra trouver un angle unique pour survivre. La comparaison avec Concord est inévitable : ce shooter de Sony, annulé après seulement 6 mois malgré un budget colossal, avait souffert d’un manque d’identité et d’une communication désastreuse. Wildlight semble avoir tiré les leçons, mais le vrai test commencera dans 3 à 6 mois, quand l’effet de nouveauté s’estompera.
"Highguard a tout pour plaire sur le papier, mais il arrive dans un marché déjà saturé. Son seul avantage ? L’équipe derrière le jeu sait ce qu’elle fait. Après tout, ce sont les mêmes qui ont sauvé Apex Legends après son lancement chaotique." — Rod Breslau, journaliste spécialisé dans l’esport (source : Twitter, 27 janvier 2026).
🔮 Roadmap 2026 : entre ambition et prudence
Lors du streaming event du 26 janvier, Wildlight a levé le voile sur ses plans pour 2026 :
- 3 saisons prévues, avec à chaque fois :
- Un nouveau Centinela (le prochain, "Stormcaller", sera révélé en mars).
- Une nouvelle carte (la prochaine, "Le Sanctuaire Englouti", promettant plus de verticalité).
- Un battle pass à 10€ avec des cosmétiques exclusifs.
- Un mode coopératif PvE pour le Q4 2026, où les joueurs affronteront des "créatures corrompues" dans des donjons générés procéduralement.
- Un système de guildes pour le Q2 2026, visant à fidéliser les joueurs via des récompenses collectives.
Une roadmap ambitieuse, mais qui reste prudente : pas de promesse de révolution, juste une volonté de stabiliser et faire grandir le jeu. "On ne veut pas répéter les erreurs de Concord en promettant la lune. Notre objectif est simple : livrer du contenu de qualité, régulièrement, et écouter la communauté," explique Mohammad Alavi, directeur créatif de Wildlight (source : GameSpot, 26 janvier 2026).
Pourtant, certains observateurs restent sceptiques. "Trois saisons en un an, c’est bien, mais il faut voir la qualité du contenu. Apex Legends a mis des années à trouver son rythme, et même eux ont eu des ratés," tempère @Shroud, streamer et ancien pro d’Esport. La clé du succès ? L’équilibrage et l’innovation. Si Wildlight parvient à éviter les pièges des live-service (contenu répétitif, grind excessif), Highguard pourrait bien s’imposer. Sinon, il rejoindra la longue liste des "shooters oubliés".
💥 Le verdict : un Apex Legends "light" ou un vrai concurrent ?
Alors, Highguard est-il le "prochain grand shooter" ou un simple "Apex Legends avec de la magie" ? La réponse est nuancée.
Les points forts :
- Un gameplay solide : les mécaniques de tir, héritées de Titanfall, sont parmi les meilleures du marché.
- Une direction artistique réussie : l’univers dark fantasy et les effets visuels des sorts donnent une identité visuelle forte.
- Une équipe expérimentée : les vétérans de Respawn savent gérer un live-service (preuves avec Apex).
- Une réactivité impressionnante : correctifs rapides, communication transparente.
Les points faibles :
- Un manque d’originalité : entre les Centinelas qui rappellent les Legends et une carte jugée trop classique, le jeu peine à se démarquer.
- Un lancement discret : 180K joueurs sur Steam, c’est bien, mais loin des standards d’un "blockbuster".
- Un risque de lassitude : sans innovation majeure, les joueurs pourraient se lasser rapidement.
- La concurrence féroce : Valorant, Overwatch 2, et Warzone ne laisseront pas beaucoup de place.
Notre avis : Highguard est un bon shooter, mais pas (encore) un grand shooter. Il a le potentiel pour devenir un acteur majeur du PvP gratuit, à condition que Wildlight tienne ses promesses : contenu régulier, équilibrage rigoureux, et écoute de la communauté. Si le studio parvient à ajouter de la profondeur stratégique (via les nouvelles cartes et modes) et à démocratiser son univers (le lore des Centinelas est encore flou), il pourrait bien surprendre.
En l’état, c’est un 7,5/10 : "À essayer si vous aimez les shooters compétitifs, mais ne vous attendez pas à une révolution. Pas encore."
Trois jours après son lancement, Highguard tient ses promesses techniques et gameplay, mais reste à l’ombre de ses aînés. Son sort dépendra désormais de deux facteurs : la capacité de Wildlight à innover (via les mises à jour et le mode PvE) et la réaction des joueurs face à un marché déjà ultra-concurrentiel. Une chose est sûre : avec une équipe aussi expérimentée, ce serait une erreur de sous-estimer ce titre. À suivre de près en 2026 – l’année où les shooters free-to-play devront prouver qu’ils méritent encore leur place.
Et vous, allez-vous tenter l’aventure ? Dites-le nous en commentaire : quel est votre Centinela préféré ? 👇

