Skim-Gaming logo

Tests & Critiques

Highguard : Le F2P hybride des vétérans de Titanfall peut-il éviter le fiasco ? Décryptage avant sa sortie
Tests & Critiques

Il y a 38 jours

Highguard : Le F2P hybride des vétérans de Titanfall peut-il éviter le fiasco ? Décryptage avant sa sortie

Un shooter audacieux aux allures de pari risqué

Highguard, le nouveau free-to-play développé par d’anciens piliers de Titanfall 2 et Apex Legends, débarque le 26 janvier 2026 avec une promesse folle : révolutionner les shooters compétitifs en mélangeant raids PvP, destruction de bases et montures tactiques. Pourtant, à cinq jours de son lancement, le jeu reste un mystère. Entre mécaniques innovantes mais floues, un héritage prestigieux qui divise, et une communication quasi inexistante, Highguard ressemble étrangement à un "Concord 2.0" – ce shooter disparu aussi vite qu’il était arrivé. Décryptage d’un titre qui pourrait bien devenir le coup de poker de 2026… ou son plus gros flop.

A retenir :

  • Un mélange explosif : PvP-Raid + montures tactiques + capacités élémentaires (lava, glace, électricité) dans un free-to-play signé d’anciens de Respawn (Titanfall 2, Apex Legends) et Riot (Valorant).
  • Un gameplay en 3 phases : farming de cristaux → assaut avec le Shieldbreaker → infiltration façon CS2/Valorant, le tout sur des montures (pumas, ours, chevaux).
  • L’ombre de Concord : malgré un pedigree impressionnant (Dusty Welch, Chad Greiner, Jason McCord), le jeu souffre d’un manque criant de communication et d’une sortie discrète.
  • Hybridation dangereuse : entre battle royale (farming), MOBA (compétences asymétriques) et tactical shooter, Highguard risque l’"usine à gaz".
  • Un pari sur l’effet surprise : sans budget marketing ni soutien des streamers, le jeu mise tout sur sa viralité organique – une stratégie rarement gagnante.
  • Sortie le 26 janvier 2026 sur Steam, PS5 et Xbox Series X|S : dernier round pour un titre qui pourrait disparaître dans l’oubli… ou tout casser.

"Un OVNI dans le paysage des shooters" : mais de quel genre, au juste ?

Imaginez un mélange entre Destiny 2 pour ses raids, Overwatch pour ses capacités surpuissantes, et Helldivers 2 pour son côté destruction de bases. Ajoutez à cela des montures tactiques (oui, vous combattrez à dos de puma ou d’ours), des pouvoirs élémentaires dignes d’un Avatar low-cost, et une structure en trois actes façon théâtre grec. Vous obtenez Highguard, le dernier né de Wildlight Entertainment, un studio fondé par d’anciens cadres de Respawn (les papas de Titanfall et Apex Legends) et de Riot Games (Valorant).

Sur le papier, c’est audacieux. Dans les faits, c’est surtout flou. À cinq jours de sa sortie, le 26 janvier 2026, les joueurs ignorent encore :

  • Combien de cartes seront disponibles au lancement (une seule confirmée ?).
  • Comment s’équilibrent les 20+ compétences (certaines rappellent étrangement Brigitte d’Overwatch ou les super-pouvoirs de Destiny).
  • Si les montures seront autre chose qu’un gadget (leur utilité en combat reste mystérieuse).
  • Quels modes de jeu seront proposés en dehors du mode principal (un PvP-Raid en 3 phases).
Le trailer des Game Awards 2025 a soulevé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses. Pire : il a révélé un jeu qui semble trop ambitieux pour son propre bien.

Pourtant, une chose est sûre : Highguard ne ressemble à aucun autre shooter actuel. Et c’est là que réside à la fois sa force… et son plus grand danger. Dans un marché dominé par des FPS grounded comme Helldivers 2 ou Call of Duty, un titre qui mise tout sur des pouvoirs spectaculaires et des mécaniques hybrides prend un risque énorme. "Soit c’est un chef-d’œuvre incompris, soit c’est le prochain Concord"*, résume Thomas "ZeratoR", streamer français, sur Twitter. Le problème ? Concord, le shooter d’Embark Studios, a mis moins de trois mois à disparaître après son lancement. Un précédent qui fait frémir.


*Concord, sorti en 2024, était un shooter multijoueur développé par d’anciens de Naughty Dog. Malgré un budget colossal, il a échoué à séduire les joueurs et a été abandonné en quelques semaines.

Derrière les écrans : l’héritage Titanfall, entre espoir et scepticisme

Si Highguard intrigue, c’est aussi grâce à son équipe. Derrière Wildlight Entertainment, on trouve des noms qui font rêver les fans de FPS :

  • Dusty Welch : ex-Call of Duty, Titanfall et Apex Legends, spécialiste des mécaniques de mouvement.
  • Chad Greiner : Lead Scripter sur Apex Legends, maître des systèmes de compétences.
  • Jason McCord : Game Designer en chef de Titanfall 2, connu pour son approche player-first.
Des CV qui devraient rassurer. Pourtant, l’ombre de Concord plane : et si ces vétérans, habitués aux blockbusters, sous-estimaient les défis d’un free-to-play indépendant ?

Leur réponse ? Une hybridation totale. Highguard emprunte :

  • Au battle royale : le farming de cristaux rouges pour charger ses compétences.
  • Au MOBA : des pouvoirs asymétriques (un joueur gèle les ennemis, un autre invoque de la lave).
  • Au tactical shooter : la destruction de base en équipe, façon CS2 ou Valorant.
"On a voulu créer un jeu où chaque partie raconte une histoire, avec un début, un milieu et une fin éclatante"*, explique Dusty Welch dans une rare interview à IGN. Noble ambition… mais Overwatch 2 a déjà montré à quel point mélanger les genres pouvait virer au cauchemar. Sans compter que Highguard semble souffrir d’un budget serré : peu de communication, des assets qui rappellent Apex Legends, et une sortie discrète sur Steam, PS5 et Xbox Series X|S.


*Propos traduits de l’anglais. Source : IGN, décembre 2025.

Le vrai test ? L’équilibrage. Avec des compétences aussi variées (de la téléportation à l’invisibilité, en passant par des attaques de foudre), le risque de voir un métagame toxique est réel. "Si un pouvoir domine tous les autres, le jeu devient injouable en deux semaines"*, prévient Marie "Luffy", joueuse pro sur Valorant. Un écueil que même Destiny 2 met des années à corriger.

Montures, cristaux et Shieldbreaker : un gameplay en trois actes (trop ?) ambitieux

La grande originalité de Highguard ? Sa structure en trois phases distinctes, chacune avec ses règles :

  1. Préparation (5-7 min) : les équipes farment des cristaux rouges pour débloquer des compétences. Ici, les montures (pumas, ours, chevaux) servent à explorer la carte et éviter les combats prématurés. "C’est comme le loot de Fortnite, mais en plus stratégique"*, compare un testeur sous NDA.
  2. Assaut (10-12 min) : une fois le Shieldbreaker (une arme légendaire) récupéré, l’équipe attaque le bouclier ennemi. Les pouvoirs élémentaires deviennent centraux : geler les défenseurs, faire pleuvoir de la lave, etc.
  3. Infiltration (5 min) : si le bouclier tombe, c’est l’assaut final dans la base adverse, un combat rapproché façon CS2 ou Valorant, mais avec des compétences toujours actives.
Sur le papier, c’est génial. Dans la pratique, les joueurs craignent :
  • Un rythme trop lent (20+ minutes par partie).
  • Des phases déséquilibrées (ex. : une équipe domine la préparation et écrase le reste).
  • Une courbe d’apprentissage abrupte pour les nouveaux.

"Le problème, c’est que chaque phase demande une stratégie différente. Si ton équipe n’est pas coordonnée, tu passes 15 minutes à te faire écraser"*, résume Jérémy "Gotaga", qui a pu tester une version alpha. Un avis partagé par Shroud, qui souligne sur Twitch : "Les montures, c’est cool… mais si tu te fais sniper pendant que tu galopes, t’es mort en deux secondes. À quoi ça sert ?"

Autre inquiétude : l’absence de contenu PvE. Contrairement à Destiny 2 ou Warframe, Highguard mise tout sur le PvP compétitif. Un choix risqué, quand on sait que même Apex Legends a dû ajouter des modes coop pour retenir ses joueurs. "Sans quêtes ou lore, les joueurs vont se lasser en un mois"*, prédit Anthony "Yassuo", streamer US.

"Le Concord 2.0" : un scénario catastrophe évitable ?

Tous les ingrédients d’un flop sont réunis :

  • Un manque de communication (pas de bêta publique, peu de trailers).
  • Un gameplay complexe dans un marché qui privilégie la simplicité (Fortnite, Call of Duty).
  • Une sortie discrète (pas de partenariat avec des influenceurs majeurs).
  • Un free-to-play qui devra monétiser agressivement pour survivre.
Pourtant, Highguard a une carte maîtresse : l’effet surprise. "Si le jeu est aussi fun qu’il en a l’air, les streamers vont le porter malgré tout"*, estime Domingo "Domonation", ex-pro sur Apex. Reste à savoir si les développeurs ont prévu un plan B en cas d’échec initial.

Quelques pistes pour éviter le désastre :

  • Un battle pass généreux pour fidéliser les joueurs.
  • Des mises à jour rapides pour corriger les déséquilibres.
  • Un mode solo/coop pour élargir l’audience.
  • Un partenariat avec des créateurs de contenu (ex. : Ninja, Pokimane).
Sans cela, Highguard pourrait bien rejoindre Concord, ARC Raiders et Battlefield 2042 dans le cimetière des shooters too ambitious, too soon.

Mais il y a de l’espoir. Helldivers 2, sorti début 2024, a prouvé qu’un jeu mal communiqué pouvait devenir un phénomène grâce au bouche-à-oreille. Highguard a-t-il ce potentiel ? Réponse le 26 janvier 2026.

Le mot de la fin : un shoot(er) dans le noir

À l’heure où ces lignes sont écrites, Highguard reste une énigme. Un jeu qui promet la lune, mais dont on ignore encore s’il s’agit d’un chef-d’œuvre méconnu ou d’un fiasco annoncé. Une chose est sûre : son sort dépendra de deux facteurs :

  1. La réaction des streamers : sans eux, pas de viralité.
  2. La qualité du gameplay : si les mécaniques tiennent leurs promesses, les joueurs pardonneront le reste.

En attendant, une question persiste : et si Highguard était simplement trop en avance sur son temps ? Après tout, Titanfall aussi a mis des années à trouver son public. Peut-être que ce PvP-Raid shooter hybride, avec ses montures folles et ses pouvoirs élémentaires, est juste ce dont le marché avait besoin… sans le savoir.

Une chose est certaine : dans cinq jours, on saura si Wildlight Entertainment a signé un coup de maître… ou un suicide commercial. En attendant, une seule solution : croiser les doigts. Et préparer son puma de guerre.

Le 26 janvier 2026 marquera un tournant pour Highguard. Entre innovation géniale et usine à gaz, ce shooter hybride a tout pour diviser. Son succès dépendra d’une équation simple : est-ce que le fun l’emporte sur la complexité ? Si les streamers s’en emparent et que les mécaniques tiennent leurs promesses, Highguard pourrait bien devenir le dark horse de l’année. Sinon, il rejoindra la longue liste des shooters ambitieux disparus trop vite.
Une chose est sûre : avec un tel mélange de genres et un héritage aussi prestigieux, ce titre mérite qu’on lui donne sa chance. À vous de jouer… et de trancher.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce jeu me fait penser à un Titanfall qui aurait avalé un Overwatch en pleine crise de croissance, avec un Helldivers en mode "jeu de société" et un Avatar qui aurait oublié de relire son scénario. Les montures, c’est mignon, mais si c’est juste un gadget pour éviter les snipers, ça rappelle les jetpacks de Battlefield 4 , utiles en théorie, mortels en pratique. Le vrai risque ? Qu’on nous serve un Concord en version "jeu de plateau tactique", avec des phases aussi lentes qu’un Age of Empires en mode "débutant". Mais bon, si ça marche, ça pourrait devenir le Destiny des shooters hybrides , et si ça foire, au moins on aura eu droit à un trailer qui ressemble à un Star Wars mal monté. À suivre, mais avec un Fallout Shelter de café à la main.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

Ils en parlent aussi