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Highguard : Le FPS hybride qui veut enterrer Apex, Rainbow Six et Overwatch ?
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Il y a 35 jours

Highguard : Le FPS hybride qui veut enterrer Apex, Rainbow Six et Overwatch ?

Un mélange explosif qui pourrait tout changer

Highguard, développé par les vétérans d’Apex Legends et Titanfall, débarque comme une bombe dans l’arène des FPS compétitifs. Ce titre audacieux fusionne la fortification stratégique de Rainbow Six Siege, les compétences héroïques d’Overwatch 2 et le gunplay ultra-dynamique d’Apex Legends pour créer une expérience unique. Lancé en shadow drop le 26 janvier 2026, il mise sur un gameplay en trois phases (préparation, loot, raid final) et un objectif mobile, le Brise-Bouclier, qui promet des parties haletantes. Mais ce mélange génial sur le papier saura-t-il convaincre les joueurs ? Entre courbe d’apprentissage abrupte, mécaniques complexes et potentiel esportif indéniable, Highguard a tout pour diviser… ou pour s’imposer comme le prochain incontournable.

A retenir :

  • Un FPS hybride révolutionnaire : Mélange de Rainbow Six Siege (fortification), Overwatch 2 (héros asymétriques) et Apex Legends (gunplay dynamique).
  • Trois phases de jeu : 60 secondes de préparation, loot stratégique, puis un raid final autour du Brise-Bouclier, un objectif mobile à haute tension.
  • Un TTK ultra-rapide et des mouvements fluides (bunny hops, glisses tactiques) pour un gameplay à la fois technique et accessible.
  • Lancé en shadow drop : Une stratégie risquée, comme pour Apex Legends en 2019, mais qui pourrait payer si la communauté adhère.
  • Potentiel esportif énorme… mais une courbe d’apprentissage redoutable qui pourrait rebuter les casuals.
  • Un pari audacieux : S’imposera-t-il face aux géants du genre, ou restera-t-il un OVNI trop complexe ?

Un lancement en catimini, une ambition démesurée

Le 26 janvier 2026 restera peut-être comme une date charnière pour les FPS compétitifs. Sans tambour ni trompette, Respawn Entertainment (les papas d’Apex Legends et Titanfall) a lâché Highguard en shadow drop, une technique qui avait déjà fait des merveilles pour Apex Legends en 2019. Mais cette fois, l’enjeu est bien plus grand : le studio ne se contente pas de proposer un nouveau battle royale ou un hero shooter de plus. Non, Highguard veut réinventer le genre en fusionnant ce qui fait la force de trois monstres sacrés : la préparation méthodique de Rainbow Six Siege, la diversité des héros d’Overwatch 2 et le gunplay endiablé d’Apex Legends.

Un pari fou ? Sans doute. Mais quand on connaît le pedigree des développeurs, on se dit qu’ils ont peut-être trouvé la formule magique. Reste une question : les joueurs vont-ils suivre ? Car sur le papier, Highguard a tout pour plaire… ou pour dérouter.


"Un gameplay en trois actes" : Quand la stratégie rencontre l’adrénaline

Ce qui frappe dès les premières parties, c’est la structure unique de Highguard. Exit les matchs linéraires : ici, chaque partie se divise en trois phases distinctes, chacune avec ses règles et son rythme.

1. La fortification (60 secondes chrono) : Inspiré de Rainbow Six Siege, ce premier acte impose aux équipes de sécuriser leur base en plaçant barricades, pièges et renforts. Mais attention, le temps file : chaque seconde compte, et une mauvaise coordination peut coûter la partie avant même que les premiers coups de feu ne retentissent. "C’est comme un échiquier en accéléré, explique un joueur en test. On doit anticiper les angles d’attaque tout en gérant les ressources… et tout ça en une minute !"

2. Le loot et l’affrontement : Une fois la préparation terminée, place à l’action. Les deux équipes de six joueurs s’affrontent sur une carte étendue, où caisses de butin (rouges pour les armes, bleues pour l’équipement) et compétences héroïques entrent en jeu. C’est ici que Highguard emprunte à Overwatch 2 : chaque personnage dispose d’aptitudes uniques, créant des synergies (ou des contre-jeu) imprévisibles. Le TTK (Time-To-Kill) est ultra-rapide, et les mouvements – bunny hops, glisses tactiques – rappellent furieusement Apex Legends.

3. Le raid final et le Brise-Bouclier : C’est le climax. L’équipe qui s’empare de l’objectif mobile, le Brise-Bouclier, déclenche un assaut sur la base ennemie. Trois points névralgiques à détruire, des respawns limités (chaque mort rapproche de la défaite), et une tension à couper au couteau. "Imaginez un mélange entre Capture the Flag et un mode Rush de Battlefield, mais en plus chaotique et stratégique à la fois", résume un streamer.

Résultat ? Un rythme haletantstratégie collective et réflexes individuels s’entremêlent sans temps mort. Highguard évite ainsi l’écueil des matchs trop longs ou trop statiques, un problème récurrent dans les FPS compétitifs actuels. Mais attention : ce système exige une courbe d’apprentissage redoutable.


Le syndrome du "trop plein" : Un jeu qui divise déjà

Sur les réseaux, les avis sont partagés. D’un côté, les fans de FPS tactiques saluent la profondeur stratégique du titre. "Enfin un jeu où la préparation compte autant que l’exécution !", s’enthousiasme un joueur de Rainbow Six. De l’autre, les adeptes de shooters plus accessibles pointent du doigt une complexité décourageante. Entre la gestion des cristaux (la monnaie in-game), les compétences des héros, les phases de raid et les mécaniques de respawn, certains se sentent submergés.

"C’est comme si on avait mélangé trois jeux en un sans enlever les aspérités de chacun", critique un streamer. Un autre ajoute : "Soit tu es un pro de la stratégie, soit tu te fais écraser. Il n’y a pas de juste milieu." Pourtant, c’est précisément cette exigence qui pourrait faire de Highguard un titre esport-ready. Les compétitions de haut niveau adorent les jeux où la maîtrise fait la différence, et ici, le plafond de skill semble presque infini.

Mais encore faut-il que la communauté suive. Overwatch 2 a prouvé que même un jeu bien conçu peut échouer si les joueurs ne s’y retrouvent pas. Highguard devra donc trouver son public : assez complexe pour les puristes, mais assez fun pour les casuals. Un équilibre délicat.


Derrière les mécaniques : L’héritage de Titanfall et d’Apex Legends

Pour comprendre Highguard, il faut remonter à ses racines. Les développeurs, anciens de Respawn Entertainment, ont puisé dans l’ADN de leurs précédents succès. Le gunplay, par exemple, est un héritage direct de Titanfall : mouvements fluides, arsenal varié et sensation de vitesse sont au rendez-vous. "Quand tu glisses en tirant, tu retrouves cette impression de maîtrise que seul Titanfall procurait", confie un bêta-testeur.

Quant à la structure en phases, elle rappelle les expériences menées dans Apex Legends avec les événements limités (comme le mode Control). Mais ici, la mécanique est poussée à son paroxysme, avec une alternance permanente entre préparation et action. "On a voulu créer un jeu où chaque décision a un impact, même avant le premier tir", explique un développeur.

Enfin, l’aspect "héros asymétriques" n’est pas sans rappeler Overwatch, mais avec une touche plus tactique. Les compétences ne sont pas là pour faire joli : elles modifient radicalement les affrontements. Un personnage peut, par exemple, pirater les défenses ennemies, tandis qu’un autre soigne en zone. "C’est comme si Blizzard et Ubisoft avaient eu un enfant, puis que Respawn l’avait dopé à la poudre", plaisante un journaliste.


Esport : Le graal à portée de main… ou un mirage ?

Sur le papier, Highguard a tout pour devenir un hit esportif :

  • Des mécaniques spectaculaires (le raid final est un régal pour les spectateurs).
  • Une profondeur tactique qui récompense l’entraînement.
  • Un rythme adapté aux streams (pas de matchs interminables).
  • Un héritage solide (Respawn sait créer des jeux compétitifs).

Pourtant, plusieurs obstacles se dressent :

  • La complexité : Les nouveaux joueurs risquent de se décourager.
  • La concurrence : Valorant, CS2 et Overwatch 2 dominent déjà le paysage.
  • L’équilibrage : Avec autant de mécaniques, les patchs seront cruciaux.

"Si Respawn arrive à simplifier l’onboarding sans sacrifier la profondeur, Highguard peut exploser. Sinon, il restera un jeu de niche pour hardcore gamers", analyse un observateur esport.

Les prochains mois seront décisifs. La scène compétitive a soif de nouveauté, mais elle est aussi impitoyable. Highguard devra prouver qu’il mérite sa place parmi les géants.


Verdict : Un OVNI à tester absolument, mais pas pour tout le monde

Highguard est une réussite technique et un coup de maître en termes de design. Peu de jeux osent autant bousculer les codes, et encore moins avec une telle maîtrise de l’exécution. Les fans de FPS tactiques et de jeux compétitifs y trouveront leur compte, surtout s’ils aiment les défis.

En revanche, les joueurs occasionnels pourraient rebrousser chemin face à la complexité des systèmes. "C’est le genre de jeu où tu passes les trois premières heures à te faire dominer, mais où la quatrième heure, tout clique… et là, c’est magique", résume un testeur.

Alors, Highguard remplacera-t-il Apex Legends, Rainbow Six ou Overwatch ? Probablement pas. Mais il pourrait bien trouver sa place à leurs côtés, comme une alternative plus exigeante, plus riche, pour ceux qui en ont marre des formules éculées. À condition que Respawn écoute la communauté et affine l’expérience dans les mois à venir.

Highguard n’est pas un simple FPS de plus. C’est une déclaration de guerre aux codes établis, un mélange audacieux qui pourrait bien redéfinir les attentes des joueurs compétitifs. Entre stratégie pure, action frénétique et profondeur tactique, le jeu de Respawn a le potentiel pour marquer l’histoire… à une condition : que les joueurs lui donnent sa chance.

Si vous aimez les défis, les mécaniques innovantes et les parties où chaque décision compte, Highguard est une pépite à découvrir sans attendre. Pour les autres ? Peut-être un titre à observer de loin, en attendant de voir si la communauté l’adopte.

Une chose est sûre : dans le paysage des FPS compétitifs, 2026 commence avec un coup de tonnerre. Et son nom est Highguard.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Highguard, c’est comme si Respawn avait pris GoldenEye 64 et lui avait greffé le cerveau d’un Counter-Strike en mode "ultra-nerf". Le côté préparation de Rainbow Six est génial, mais si tu rates ta première barricade, tu te fais one-shot par un Apex en mode "jeu libre". Le vrai risque ? Que les joueurs finissent par préférer Valorant parce que là, au moins, t’as pas besoin de calculer si ton smoke va bloquer le sniper ou juste le flanker en bunny hop. Ce jeu sent le Team Fortress 2 des années 2000, où les classes étaient trop puissantes et les nouveaux joueurs se faisaient carrier en 30 secondes. Mais bon, si t’aimes les défis, c’est Halo 3 avec des ultis qui coûtent cher. Le problème ? Personne ne sait encore si c’est un Master Chief Collection ou un Halo Infinite qui déçoit. À suivre, mais prépare-toi à te faire glitcher par des pros en mode "jeu en ligne". Highguard, c’est le Final Fantasy Tactics des FPS : trop de règles, trop de choix, et si tu rates ton overwatch, t’es mort. Mais si tu kiffes les Roguelikes tactiques, là, tu vas adorer. Dommage que Respawn ait oublié de mettre un Titan pour sauver les joueurs perdus. En attendant, c’est GoldenEye en mode "stratège", et ça peut cartonner… ou devenir le Star Wars Battlefront des FPS compétitifs.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen