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Highguard : Pourquoi vous jouez tout faux (et comment enfin dominer !)
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Il y a 33 jours

Highguard : Pourquoi vous jouez tout faux (et comment enfin dominer !)

Un shooter tactique exigeant, mal compris à sa sortie

Highguard, développé par des vétérans d’Apex Legends et Titanfall, propose une expérience hybride entre hero shooter et stratégie d’équipe. Pourtant, son lancement en janvier 2026 a été un désastre : moins de 100 000 joueurs le premier jour et un taux d’approbation de 30 % sur Steam. Pourquoi un tel échec ? Parce que les joueurs abordent Highguard comme un Overwatch ou un Valorant, alors qu’il exige une approche radicalement différente : gestion minutieuse des armures, objectifs structurés, et une coordination d’équipe sans faille. Un tutoriel incomplet et une courbe d’apprentissage abrupte n’ont fait qu’aggraver la situation. Pourtant, ceux qui persévèrent découvrent un jeu d’une profondeur tactique rare, où chaque décision peut faire basculer la partie.

A retenir :

  • Highguard n’est ni Overwatch ni Apex Legends : ses mécaniques uniques (armures limitées, phases de siège) exigent une stratégie d’équipe ultra-précise.
  • Le tutoriel incomplet est le principal responsable des 60 % d’avis négatifs mentionnant une "incompréhension des règles" (source : SteamDB).
  • Une fois maîtrisé, le jeu offre des victoires éclair et des retournements spectaculaires, grâce à des mécaniques comme le Schildbrecher ou les sièges finaux.
  • Contrairement aux battle royale, le loot est secondaire : l’accent est mis sur les objectifs communs et la gestion des ressources.
  • Développé par Wildlight Entertainment, un studio composé d’anciens de Respawn, le jeu souffre d’un manque de communication sur son identité réelle.
  • Son échec pose une question cruciale : un shooter tactique aussi exigeant peut-il rivaliser avec des titres plus accessibles comme Valorant ou Call of Duty ?

Un héritage prestigieux, un lancement catastrophique

Sorti le 26 janvier 2026, Highguard avait tout pour plaire : un développement signé Wildlight Entertainment, un studio fondé par d’anciens piliers de Respawn Entertainment (à l’origine d’Apex Legends et Titanfall), et une promesse alléchante – mélanger hero shooter et stratégie militaire. Pourtant, les chiffres sont sans appel : moins de 100 000 joueurs le premier jour (contre 2,5 millions pour Apex Legends en 2019), et un taux d’approbation de 30 % sur Steam, basé sur plus de 18 800 avis.
Que s’est-il passé ? La réponse tient en un mot : incompréhension. Les joueurs ont abordé Highguard comme un Overwatch 2.0 ou un Valorant en armure, alors qu’il impose des règles fondamentalement différentes. Ici, pas de place pour le "lone wolf" : chaque partie est un duel tactique où deux équipes de cinq s’affrontent dans une série d’objectifs structurés, avec des ressources limitées et des conséquences irréversibles en cas d’erreur.

Le problème ? Highguard ne ressemble à aucun autre shooter sur le marché. Même son aspect visuel, proche d’Apex Legends, est un piège : les cartes évoquent un battle royale, les personnages ont des compétences uniques, et le loot est présent… mais tout cela n’est qu’un leurre. La vraie mécanique centrale ? La gestion des armures. Contrairement à Call of Duty ou Fortnite, où une seule armure suffit pour toute la partie, ici, chaque respawn en consomme une. En manquer signifie une mort permanente jusqu’à la fin du round. Une erreur, et votre équipe se retrouve en infériorité numérique – un handicap presque impossible à rattraper.

Pourtant, ce système n’est pas un défaut : c’est l’âme même du jeu. Il force les joueurs à penser collectivement, à économiser leurs vies, et à prioriser les objectifs plutôt que les kills. Mais sans explication claire, cette mécanique est perçue comme une punition arbitraire, surtout par les habitués des shooters "forgivings" comme Destiny 2 ou Warzone.

"On m’a vendu un Apex Legends, mais c’est du chess en FPS" : le choc des attentes

Sur les forums et les réseaux sociaux, les retours sont sans équivoque : "Je ne comprends pas pourquoi je meurs en une seconde", "Pourquoi est-ce que je ne peux pas looter tranquillement ?", "C’est juste du camp en attendant le timer". Ces critiques révèlent un décalage monumental entre ce que les joueurs attendaient et ce que Highguard propose réellement.

Prenons l’exemple du loot. Dans Apex Legends, fouiller est une priorité absolue : mieux équipé, vous survivez plus longtemps. Dans Highguard, c’est l’inverse : les phases de collecte sont chronométrées (2 minutes max), et la qualité du butin est plafonnée (du bleu au violet, rarement orange). Le vrai enjeu n’est pas ce que vous ramassez, mais comment vous l’utilisez. Une arme légère peut être plus utile qu’un fusil d’assaut si elle permet de soutenir un assaut coordonné sur l’objectif Schildbrecher (un point de contrôle mobile).

Autre source de frustration : les phases de siège. En fin de partie, les équipes doivent défendre ou attaquer une base avec un nombre limité de vies et de bombes. Chaque mort est définitive jusqu’au round suivant, et chaque explosion peut faire basculer la donne. Résultat ? Des parties qui se jouent en quelques minutes si une équipe domine, ou des duels tendus où chaque tir compte. "C’est comme un mélange entre CS:GO et XCOM", résume un joueur sur Reddit. "Sauf qu’on ne m’a jamais prévenu."

Le pire ? Le jeu est génial une fois qu’on a compris. Les victoires éclair, où une équipe en sous-nombre renverse la situation grâce à une stratégie audacieuse, sont exhilarantes. Les retournements lors des sièges, où une dernière bombe bien placée peut tout changer, donnent des frissons. Mais pour en arriver là, il faut accepter de perdre – et beaucoup.

Le tutoriel qui sabote son propre jeu

Selon SteamDB, 60 % des avis négatifs mentionnent une "incompréhension des règles". La faute à un tutoriel défaillant, qui explique les bases (déplacement, tir, compétences) mais ignore l’essentiel :

  • La rareté progressive du loot : en début de partie, les armes sont abondantes. En phase finale, elles se font rares – il faut anticiper.
  • L’impact des armures : elles ne protègent pas seulement, elles permettent le respawn. En manquer = mort définitive.
  • Les objectifs prioritaires : capturer le Schildbrecher ou sécuriser l’airdrop rapporte bien plus que 10 kills en solo.
  • La communication d’équipe : sans coordination vocale (ou au moins des ping précis), c’est la défaite assurée.

Résultat : les nouveaux joueurs se retrouvent livrés à eux-mêmes, reproduisant des schémas de shooters classiques (farming solo, chase des kills) qui sont contre-productifs dans Highguard. "C’est comme si on vous donnait les règles du poker, mais sans vous dire que la couleur bat la paire", compare un streamer.

Wildlight Entertainment a tenté de réagir avec des mises à jour (ajout de tooltips, clarification des objectifs), mais le mal est fait. "Ils auraient dû sortir une version bêta plus longue, ou un mode entraînement dédié", estime un analyste. Car Highguard n’est pas un jeu facile – et c’est volontaire. Mais un jeu exigeant a besoin d’un encadrement à la hauteur.

Derrière l’échec apparent, une profondeur insoupçonnée

Pourtant, ceux qui persistent découvrent un jeu d’une richesse tactique rare. Contrairement à Overwatch, où les combats sont souvent chaotiques, ou à Valorant, où le "one-tap" prime, Highguard récompense la planification et l’adaptation.

Exemple : une équipe peut sacrifier un joueur en début de partie pour distraire l’ennemi pendant que les autres capturent l’objectif. Une stratégie risquée, mais qui peut garantir une victoire éclair. Autre cas de figure : lors d’un siège, une équipe en infériorité numérique peut piéger la base avec des bombes et forcer l’adversaire à gaspiller ses armures en assauts répétés.

"C’est le seul FPS où je me sens comme un vrai stratège", confie un joueur rank Diamond. "Chaque partie est une histoire, avec des hauts, des bas, et des moments où tout peut basculer." Mais pour en arriver là, il faut accepter la courbe d’apprentissage – et trouver une équipe soudée.

Le problème, c’est que peu de joueurs ont cette patience. Dans un marché dominé par des titres accessibles (Fortnite, Call of Duty: Warzone) ou ultra-compétitifs (Valorant, CS2), Highguard est un ovni. Un jeu qui demande du temps, de l’investissement, et une volonté de coopérer – trois choses que les joueurs modernes ont de moins en moins.

Le paradoxe de Highguard : un chef-d’œuvre méconnu ?

Alors, Highguard est-il un échec ou un joyau caché ? Les deux, sans doute. D’un côté, son lancement est une catastrophe commerciale : peu de joueurs, des critiques acerbes, et une communauté qui peine à grandir. De l’autre, ceux qui donnent sa chance au jeu découvrent une expérience unique, où chaque partie raconte une histoire.

Son vrai défaut ? Ne pas avoir su se vendre. Wildlight Entertainment a misé sur le pedigree de ses développeurs (ex-Respawn) et sur des mécaniques innovantes, mais a ousblié l’essentiel : éduquer son public. Dans un monde où les joueurs veulent tout, tout de suite, Highguard ose demander de l’effort. Et ça, c’est peut-être son plus grand crime.

Pourtant, il y a de l’espoir. Les mises à jour récentes (comme le mode "Bootcamp", un entraînement guidé) montrent que le studio écoute. Et sur Discord, une communauté de hardcore gamers commence à émerger, partageant des stratégies, des guides, et des moments épiques. "C’est comme les débuts de Rainbow Six Siege", explique un modérateur. "Au début, tout le monde râlait. Maintenant, regardez où il en est."

Alors, Highguard mérite-t-il votre temps ? Si vous cherchez un shooter facile où vous pouvez dominer en solo, passez votre chemin. Mais si vous êtes prêt à apprendre, à communiquer, et à vivre des parties où chaque décision compte, alors oui. Bienvenue dans le FPS le plus tactique – et le plus sous-côté – de l’année.

Highguard n’est pas mort – il est simplement en avance sur son temps. Dans un paysage où les shooters se ressemblent, il ose proposer une expérience exigeante, où la coordination et la stratégie priment sur le simple réflexe. Son échec initial n’est pas dû à un mauvais game design, mais à une mauvaise communication : les joueurs ne savaient pas à quoi s’attendre. Pourtant, pour ceux qui franchissent le cap, les récompenses sont immenses : des victoires arrachées dans les dernières secondes, des stratégies audacieuses qui paient, et cette sensation rare de maîtriser un jeu qui vous résistait. Wildlight Entertainment a encore une chance de redresser la barre – à condition de mieux guider ses joueurs et de mettre en avant ce qui fait la force de Highguard : son âpreté tactique, son équilibrage subtil, et ses moments de gloire collective. Alors, prêt à revoir vos habitudes et à découvrir le FPS qui pourrait bien devenir culte ? Rejoignez la résistance – avant que tout le monde ne réalise ce qu’ils ratent.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce jeu, c’est comme un GoldenEye 64 sorti en 2026 : tout le monde s’attend à un Counter-Strike en plus fluide, mais en réalité, c’est un Half-Life avec des règles de XCOM en mode multijoueur. Le problème ? Personne n’a prévenu que le "mode solo" était en fait un mode "coop ou crève". Les devs ont oublié que les joueurs modernes veulent des Fortnite en 4K avec des skins à 20 balles, pas un chess en FPS où chaque erreur vous coûte une armure. Dommage, parce que quand tu trouves une équipe qui comprend le jeu, c’est comme jouer à Team Fortress 2 en mode Deathmatch… mais en plus stratégique.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen