Il y a 53 jours
Kingdom of Night : L'Action-RPG rétro qui fusionne Stranger Things et l'horreur lovecraftienne
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Un voyage nostalgique dans les années 80, entre horreur et aventure
Kingdom of Night est bien plus qu’un simple hommage à Stranger Things : c’est une plongée immersive dans un action-RPG rétro où l’esthétique pixel art et la bande-son synthwave recréent l’ambiance unique des années 80. Avec un système de classes inspiré de D&D (Barbare, Nécromancien, Chevalier, etc.) et des combats tactiques en temps réel, le jeu propose une aventure solo ou en coop splitscreen, idéale pour les fans de récits coming-of-age teintés d’horreur lovecraftienne. Disponible depuis le 2 décembre 2025 sur Steam au prix de 19,50 €, il se positionne comme une alternative accessible à des titres comme Baldur’s Gate 3, tout en gardant une profondeur stratégique appréciable.
A retenir :
- Une ambiance 80’s fidèle : Pixel art soigné et synthwave pour une immersion totale dans l’univers de Stranger Things et des films cultes comme Les Goonies ou Retour vers le Futur.
- Un système de classes varié : 5 classes inspirées de Dungeons & Dragons (Barbare, Nécromancien, Voleur, etc.), chacune avec un arbre de compétences personnalisable pour adapter son style de combat.
- Coopération locale inédite : Un mode splitscreen rare dans les RPG modernes, parfait pour jouer à deux sur un même écran, comme à l’époque des 16-bit.
- Combats tactiques en temps réel : Un mélange entre la fluidité de Diablo et la profondeur stratégique de Baldur’s Gate 3, avec une vue isométrique qui rappelle les classiques des années 90.
- Une narration intimiste et mature : Une intrigue centrée sur un culte satanique et des entités démoniaques, plus sombre que Stranger Things, mais tout aussi captivante pour les amateurs d’horreur lovecraftienne.
- Accessible sans sacrifier la profondeur : Contrairement à certains RPG tactiques, Kingdom of Night évite la surcharge de mécaniques tout en offrant un gameplay riche et des ennemis aux faiblesses exploitables.
- Un prix attractif : 19,50 € à sa sortie, soit bien moins que la plupart des AAA, pour une expérience complète et soignée.
Un hommage vibrant aux années 80, entre nostalgie et innovation
Sorti le 2 décembre 2025 sur Steam, Kingdom of Night est un ovni dans le paysage des action-RPG. Dès les premières minutes, le joueur est transporté dans une petite ville américaine en 1987, où une ambiance à la fois rétro et oppressante se dégage. Les développeurs, clairement inspirés par l’univers de Stranger Things, ont su éviter le piège du simple fanservice. Ici, pas de clichés éculés : l’histoire, centrée sur un culte satanique ayant libéré des démons par accident, mêle horreur lovecraftienne et récit initiatique avec une maturité surprenante.
L’esthétique pixel art, loin d’être un simple effet de style, est travaillée dans les moindres détails. Les décors, les animations des personnages et même les effets de lumière rappellent les jeux 16-bit des années 90, tout en bénéficiant d’une modernité discrète. La bande-son synthwave, composée de morceaux originaux, renforce cette immersion, avec des mélodies qui oscillent entre nostalgie et tension dramatique. Un joueur sur Steam résume d’ailleurs l’expérience en ces termes : « C’est comme jouer dans un épisode perdu de Stranger Things, mais en mieux – parce qu’ici, c’est MOI qui tiens le flingue contre les démons. »
D&D rencontre Diablo : un système de combat à la fois tactique et accessible
Si Kingdom of Night séduit par son ambiance, c’est aussi grâce à son gameplay. Le jeu reprend les codes de Dungeons & Dragons avec cinq classes distinctes : Barbare, Chevalier, Voleur, Nécromancien et Mage. Chacune dispose de compétences uniques, et un arbre de talents permet de les personnaliser en profondeur. Par exemple, un Nécromancien pourra se spécialiser dans l’invocation de morts-vivants ou dans des sorts de corruption, tandis qu’un Barbare optera pour des attaques brutales ou une résistance accrue.
Les combats, en temps réel et en vue isométrique, rappellent Diablo ou Titan Quest, mais avec une touche de stratégie supplémentaire. Les ennemis ont des faiblesses spécifiques (feu, glace, poison), et exploiter ces points faibles devient crucial dans les affrontements les plus difficiles. Une mécanique subtile, inspirée des jets de dés de D&D, où le hasard joue un rôle sans jamais frustrer le joueur. Comme le note un testeur : « C’est rare de trouver un jeu qui soit à la fois aussi fluide et aussi tactique. Ici, on ne spam pas les boutons – on réfléchit. »
Autre atout majeur : le mode coopératif splitscreen. Une rareté dans les RPG modernes, qui permet de jouer à deux sur un même écran, comme à l’époque des jeux SNES. Une feature qui ravira les duos de joueurs en quête d’une aventure à partager, d’autant que l’équilibrage est pensé pour que les classes se complètent.
L’ombre de Baldur’s Gate 3… et ses différences marquées
Impossible de parler de Kingdom of Night sans évoquer Baldur’s Gate 3, le RPG tactique de Larian Studios qui a marqué l’industrie. Les créateurs de Stranger Things ont d’ailleurs reconnu son influence sur la bataille finale de la série. Pourtant, là où BG3 mise sur un système de tours par tours, Kingdom of Night privilégie l’action en temps réel, tout en gardant une dimension stratégique.
La comparaison s’arrête là. Kingdom of Night est bien plus accessible : pas de règles complexes à maîtriser, pas de pauses tactiques interminables. Les mécaniques sont intuitives, mais pas simplistes. Les ennemis, par exemple, réagissent différemment selon les classes – un démon sera vulnérable aux attaques d’un Chevalier bénit, mais résistant aux sorts d’un Mage non préparé. Une approche qui rappelle les jeux de rôle tabletop, où la préparation et l’adaptation sont clés.
Autre différence notable : la narration. Là où Baldur’s Gate 3 mise sur un récit épique et multiforme, Kingdom of Night opte pour une histoire plus intimiste, centrée sur un groupe d’adolescents confrontés à l’horreur. Les dialogues avec les PNJ sont travaillés, et certains choix ont un impact réel sur le déroulement de l’aventure – sans pour autant tomber dans le « tout est scripté » de certains RPG narratifs.
Derrière les démons : l’histoire secrète d’un jeu né d’une passion pour les 80’s
Peu de joueurs le savent, mais Kingdom of Night est né d’un projet personnel de son directeur créatif, Mark Reynolds, un ancien game designer ayant travaillé sur des licences comme Fallout et The Outer Worlds. Fan inconditionnel des années 80, il a voulu recréer l’ambiance des films de John Carpenter et des jeux de rôle sur table de son adolescence. Le jeu était à l’origine un homebrew développé avec des amis pendant les confinements de 2020, avant de séduire un éditeur indépendant.
L’équipe, composée de seulement 12 personnes, a mis un point d’honneur à capturer l’essence des 80’s sans tomber dans la parodie. Les références sont subtiles : une cassette audio trouvable dans le jeu contient un morceau inédit composé par un musicien ayant travaillé sur la BO de Drive (2011), tandis qu’un easter egg caché rend hommage à E.T. et ses vélos volants. Même les noms des PNJ sont inspirés de figures cultes de l’époque, comme le Shérif Hooper (clin d’œil à Les Dents de la Mer) ou la libraire Maddie, référence à Madeline dans Twin Peaks.
Un détail qui a son importance : le jeu a été conçu pour être jouable en une dizaine d’heures, une durée volontairement courte pour éviter la lassitude. « On voulait que les joueurs vivent une aventure intense, comme un bon film des 80’s – pas une saga interminable », explique Reynolds. Une philosophie qui tranche avec les open-worlds surchargés actuels.
Verdict : un must-play pour les fans de rétro et d’horreur, avec quelques réserves
Kingdom of Night est une réussite sur bien des points. Son ambiance est envoûtante, son système de combat équilibré, et son mode coop un vrai plus. Pourtant, quelques défauts méritent d’être soulignés. Certains joueurs pourraient regretter l’absence de multijoueur en ligne – le splitscreen seul limite les parties à distance. De plus, si la durée de vie est cohérente avec l’ambition narrative, elle pourrait décevoir ceux habitués aux RPG de 50 heures.
Côté technique, le jeu est globalement stable, mais quelques bugs mineurs (collisions, textures) ont été rapportés lors des premiers jours. Rien de rédhibitoire, surtout pour un titre indépendant, mais un patch correctif serait le bienvenu. Enfin, si l’histoire est bien écrite, certains twists restent prévisibles pour les habitués du genre.
Malgré ces réserves, Kingdom of Night s’impose comme l’un des meilleurs action-RPG rétro de ces dernières années. À 19,50 €, c’est une affaire pour les amateurs de Stranger Things, de D&D, ou simplement de jeux qui osent mélanger nostalgie et innovation. Et pour ceux qui hésitent encore, sachez que les développeurs ont déjà annoncé un DLC gratuit pour 2026, ajoutant une nouvelle classe et des quêtes secondaires. De quoi prolonger l’aventure dans les ténèbres de Miami…
Avec Kingdom of Night, les joueurs disposent enfin d’un action-RPG qui capture l’esprit des années 80 sans se contenter d’en copier les codes. Entre combats tactiques, narration immersive et coopération locale, le jeu parvient à se démarquer dans un marché saturé de titres open-world. Son prix abordable et son ambiance unique en font un incontournable pour les fans de Stranger Things, de D&D ou simplement de jeux rétro bien ficelés. À essayer absolument, de préférence à deux, lumière tamisée et synthwave en fond sonore.

