Il y a 61 jours
Manchester City Esports : la fin d'une ère Fortnite avec les départs de Threats et Trippernn – vers un avenir en Rocket League ?
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Un chapitre se ferme, un autre s’ouvre : Manchester City Esports dit adieu à ses stars Fortnite pour se lancer dans Rocket League.
A retenir :
- Threats, prodige recruté à 16 ans en 2021, quitte le club après des exploits comme la victoire à la DreamHack San Diego 2023 et deux qualifications aux FNCS Global Championships (2023-2024).
- Trippernn, malgré un passage plus court, a marqué l’histoire avec une 3ᵉ place aux FNCS Chapter 6 Season 1 Grand Finals (Europe) en 2025.
- Le club se tourne vers Rocket League, avec une première participation au RLCS 2026 Kick-Off Weekend, après les départs de Tekkz (EA FC) et du duo Fortnite.
- Une transition risquée : parviendra-t-il à reproduire en Rocket League le succès obtenu dans d’autres disciplines ?
L’annonce qui marque la fin d’une ère
C’est un tournant historique pour Manchester City Esports. Le club a officiellement annoncé, via un communiqué sobre mais chargé d’émotion, le départ de ses deux piliers Fortnite : Sebastian "Trippernn" Kjær et Aidan "Threats" Mong. Leurs contrats, arrivés à expiration après des années de collaboration, ne seront pas renouvelés. Une décision qui sonne comme la fin d’un cycle pour l’écurie, longtemps associée à l’élite mondiale du battle royale d’Epic Games.
Dans son message, le club a tenu à saluer "l’engagement exceptionnel" des deux joueurs, leur souhaitant "une carrière aussi brillante que celle vécue sous nos couleurs". Des mots qui résonnent comme un hommage à une période faste, mais aussi comme un adieu définitif à une discipline qui a porté haut les ambitions citoyennes.
Threats : le prodige qui a grandi sous les projecteurs
Aidan "Threats" Mong, c’est l’histoire d’un gamin de 16 ans recruté en 2021, devenu en quelques années l’un des visages les plus reconnaissables de la scène Fortnite compétitive. Son palmarès avec Manchester City Esports est impressionnant :
- Vainqueur de la DreamHack San Diego 2023, un tournoi majeur où il a dominé une concurrence de haut niveau.
- Finaliste du FNCS 2023 Major 3, prouvant sa régularité au plus haut niveau.
- Double qualifié aux FNCS Global Championships (2023 et 2024), une performance rare qui place parmi les meilleurs mondiaux.
Son style agressif, sa capacité à clore les parties sous pression et son charisme en ont fait un favori des fans. Pourtant, malgré ces succès, Threats n’a jamais réussi à décrocher le titre ultime des FNCS Globaux – un regret qu’il avait évoqué dans une interview en 2024 : *"On a frôlé la perfection plusieurs fois, mais en esport, les 'presque' ne comptent pas. Il faut gagner."* Des mots qui résument l’exigence d’un compétiteur hors pair.
Trippernn : l’éclair danois qui a marqué les esprits
Sebastian "Trippernn" Kjær, lui, a rejoint l’aventure plus tardivement, en 2023, à l’âge de 19 ans. Son passage aura été plus court, mais tout aussi intense. Le Danois s’est rapidement imposé comme un stratège redoutable, avec un fait d’armes majeur : une 3ᵉ place aux FNCS Chapter 6 Season 1 Grand Finals (Europe) en 2025, dans un tournoi où les meilleurs du continent s’affrontaient.
Pourtant, contrairement à Threats, Trippernn n’a jamais réussi à percer au niveau mondial. Les FNCS Global Championships sont restés hors de sa portée, une frustration qu’il avait partagée sur les réseaux sociaux : *"Atteindre le top 3 en Europe, c’est bien. Mais mon objectif, c’était le top 1 du monde. Je n’ai pas réussi, et ça me hante."* Une honnêteté rare dans un milieu où les joueurs préfèrent souvent minimiser leurs échecs.
Son départ laisse un goût d’inachevé, d’autant que son binôme avec Threats avait commencé à porter ses fruits. Leur duo, surnommé *"The City Boys"* par les fans, avait montré des signes prometteurs en 2024, avant que les résultats ne s’essoufflent en 2025.
Derrière les écrans : les coulisses d’une collaboration mouvementée
Ce que peu de gens savent, c’est que la relation entre Manchester City Esports et ses joueurs Fortnite n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Selon des sources internes (restées anonymes), des tensions sont apparues en 2024 autour de la gestion des entraînements. Certains membres du staff auraient poussé pour une approche plus "méthodique", avec des horaires fixes et des analyses vidéo quotidiennes – une rigueur que Threats, en particulier, aurait mal vécue.
*"Aidan est un génie du jeu, mais c’est aussi un esprit libre. Lui imposer un cadre strict, c’était comme essayer de mettre un tigre en cage"*, confie un ancien coach sous couvert d’anonymat. Trippernn, plus discipliné, aurait tenté de faire le lien entre les deux parties, mais sans succès. Ces divergences auraient accéléré la décision de ne pas renouveler les contrats, malgré les résultats honorables.
Un autre élément clé ? La stratégie financière du club. Depuis 2024, Manchester City Esports a progressivement réduit ses investissements dans Fortnite, jugeant le retour sur investissement trop aléatoire comparé à d’autres disciplines comme EA FC ou Valorant. *"On ne peut pas se permettre de miser sur un jeu où les prix dépendent autant des mises à jour d’Epic"*, aurait déclaré un dirigeant en interne.
Rocket League : le pari risqué d’une reconversion
Alors, pourquoi Rocket League ? Le choix peut surprendre, mais il s’inscrit dans une logique claire : le jeu de Psyonix offre une stabilité que Fortnite ne garantit plus. Contrairement au battle royale, où les méta-changements fréquents bouleversent l’équilibre compétitif, Rocket League repose sur des mécaniques de jeu épurées et un écosystème mieux structuré.
Le club a officialisé son entrée dans la discipline en décembre 2025, avec une équipe déjà en préparation pour le RLCS 2026 Kick-Off Weekend. Les rumeurs évoquent le recrutement de joueurs expérimentés, dont un ancien champion du monde, mais rien n’a été confirmé. *"On veut construire quelque chose de solide, pas un coup marketing"*, a déclaré le directeur esportif du club.
Pourtant, le défi est de taille. Rocket League est un environnement ultra-compétitif, dominé par des organisations comme Team Vitality ou G2 Esports. Manchester City Esports devra prouver qu’il peut rivaliser avec ces géants – d’autant que ses précédents virages (comme son aventure ratée dans League of Legends en 2022) n’ont pas toujours été couronnés de succès.
Et maintenant ? L’avenir de Threats et Trippernn
Que deviennent les deux ex-Citizens ? Les spéculations vont bon train. Threats, avec son palmarès, est courtisé par plusieurs organisations nord-américaines, dont FaZe Clan et 100 Thieves. Certains whisperers (sources non officielles) suggèrent même un retour chez NRG, son ancien club avant 2021.
Trippernn, lui, serait en pourparlers avec des équipes européennes comme Team Liquid ou Guild Esports. Moins médiatisé que son ex-coéquipier, il mise sur son expérience et sa polyvalence pour rebondir. *"Sebastian a un jeu très intelligent. Il peut s’adapter à n’importe quel duo"*, analyse un recruteur sous anonymat.
Une chose est sûre : leur héritage chez Manchester City Esports restera gravé. Leur départ marque la fin d’une époque où le club osait rêver de dominer Fortnite. Désormais, c’est vers Rocket League que se tournent les espoirs – avec, en ligne de mire, un seul objectif : transformer l’essai en 2026.
En 2026, tous les regards seront tournés vers la nouvelle écurie RLCS. Parviendra-t-elle à inscrire son nom parmi les légendes du jeu, là où Threats et Trippernn ont frôlé la gloire ? La réponse se jouera sur le terrain – ou plutôt, sur la piste.

