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Marathon : Le Server Slam explose avec 143 000 joueurs, mais les critiques pleuvent sur Bungie
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Il y a 6 heures

Marathon : Le Server Slam explose avec 143 000 joueurs, mais les critiques pleuvent sur Bungie

Un test technique qui divise : entre records de joueurs et critiques acerbes

A retenir :

  • 143 000 joueurs simultanés sur Steam lors du Server Slam, un record pour ce test technique avant le lancement officiel du 5 mars 2024.
  • Deux cartes (Perimeter et Dire Marsh) et six classes de Runners testées sur Tau Ceti IV, avec des contrats pour cinq factions.
  • Un gunplay précis et une ambiance immersive salués, mais un TTK trop court et des déplacements jugés rigides critiqués par les joueurs.
  • Comparaisons avec Call of Duty (pour son côté "arcade") et The Finals (pour son interface plus aboutie).
  • Des récompenses exclusives pour les joueurs atteignant les niveaux 10 et 30, malgré une réinitialisation totale des progrès à la sortie.
  • Bungie mise sur la télémétrie et les retours pour des ajustements, mais les changements majeurs avant le 5 mars semblent improbables.
  • Un parallèle inattendu avec Hunt: Showdown pour son atmosphère tendue, malgré des mécaniques de jeu très différentes.

Un Server Slam qui pulvérise les attentes… et les serveurs ?

143 000 joueurs simultanés sur Steam. Le chiffre, révélé lors du Server Slam de Marathon, a de quoi impressionner. Depuis le 26 février, Bungie a ouvert les portes de son nouveau FPS extrait à tous, sans restriction, pour un test technique d’envergure. L’objectif ? Évaluer la stabilité des serveurs avant le lancement officiel prévu le 5 mars 2024, sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Pour les joueurs, c’est l’occasion de découvrir en avant-première deux cartes – Perimeter et Dire Marsh –, toutes deux situées sur la planète Tau Ceti IV, ainsi que six "hulls" (les classes de Runners, ces mercenaires high-tech au cœur du gameplay). Cinq factions proposent également des contrats à remplir, ajoutant une couche stratégique à l’expérience.

Sur le papier, tout semble réuni pour séduire. Pourtant, derrière ces chiffres records, les retours des joueurs peignent un tableau plus nuancé. Entre éloges pour le gunplay et critiques acerbes sur le TTK (le temps nécessaire pour éliminer un adversaire), le Server Slam révèle autant les forces que les faiblesses de Marathon. Et Bungie, habitué aux attentes élevées après Destiny 2 et Halo, se retrouve sous le feu des projecteurs… pour le meilleur comme pour le pire.

"Un Call of Duty en version sci-fi" : le TTK au cœur des débats

Si un point cristallise les critiques, c’est bien le time-to-kill (TTK). Trop court pour une majorité de testeurs, il donne selon eux l’impression de kills "trop faciles", sans réelle satisfaction en PvP. "On dirait un Call of Duty en version sci-fi, sans la profondeur tactique qu’on attendrait d’un jeu Bungie", résume un joueur sur Reddit, un avis partagé par de nombreux testeurs. À l’inverse, certains apprécient ce rythme effréné, plus accessible que des titres comme Escape from Tarkov ou Hunt: Showdown – ce dernier étant d’ailleurs cité pour son ambiance tendue, que Marathon parvient à recréer partiellement.

Le problème ? Ce TTK réduit à peau de chagrin déséquilibre les affrontements. Dans un jeu où la mobilité et la stratégie devraient primer, les duels se transforment souvent en échanges de tirs frénétiques, où le dernier à appuyer sur la gâchette l’emporte. "C’est comme si Bungie avait oublié ce qui faisait le sel de Halo : des combats où chaque tir compte", confie un streamer spécialisé dans les FPS compétitifs. Une critique d’autant plus surprenante que le studio a toujours mis en avant la précision du gunplay comme une signature de ses jeux.


Pourtant, tous ne sont pas négatifs. Les joueurs saluent la direction artistique, entre néons futuristes et environnements industriels, ainsi que la variété des armes, chacune offrant un feedback sonore et visuel satisfaisant. "Les fusils à pompe ont un vrai poids, et les impacts sont ultra-lisibles", note un testeur. Un détail qui compte, surtout dans un FPS où la réactivité est reine.

Des déplacements "patauds" et une UI en retrait face à la concurrence

Autre point noir soulevé par la communauté : les déplacements. Jugés "lourds" et "peu fluides" par rapport à des titres comme Apex Legends ou The Finals, ils limitent selon les joueurs la liberté de mouvement, essentielle dans un FPS moderne. "On a l’impression de courir avec des bottes de plomb, surtout quand on compare aux glisses et sauts de The Finals", explique un joueur sur Twitter. Un défaut d’autant plus flagrant que Marathon se veut un jeu rapide et nerveux.

L’interface utilisateur (UI) n’est pas épargnée. Comparée à celle de The Finals (anciennement Arc Raiders), elle est décrite comme "peu intuitive" et "manquant de clarté", notamment pour la gestion des contrats de factions ou l’affichage des objectifs en cours. "Je me suis perdu plusieurs fois dans les menus, et les infos en jeu sont parfois illisibles en plein combat", témoigne un autre testeur. Des problèmes qui, s’ils ne gâchent pas l’expérience, nuisent à l’immersion et à la lisibilité.


Pourtant, là encore, des voix s’élèvent pour nuancer. Certains joueurs estiment que ces critiques sont exagérées, rappelant que le jeu est encore en phase de test. "C’est un Server Slam, pas la version finale. Bungie a encore le temps d’ajuster", tempère un membre de la communauté. Une remarque qui soulève une question : les ajustements arriveront-ils à temps ?

Bungie face au dilemme : corriger maintenant ou attendre la sortie ?

Interrogé par PC Gamer, un porte-parole de Bungie a confirmé que des modifications majeures sur le TTK ou les déplacements avant le 5 mars étaient "improbables". Le studio compte plutôt sur la télémétrie (les données collectées pendant le Server Slam) et les retours des joueurs pour affiner l’expérience via des mises à jour post-lancement. Une stratégie risquée, surtout pour un jeu aussi attendu.

"On préfère prendre le temps de bien faire les choses plutôt que de bâcler des changements de dernière minute", aurait déclaré une source proche du projet. Une approche compréhensible, mais qui laisse perplexe une partie des joueurs. "Si les problèmes sont déjà identifiés, pourquoi ne pas les régler avant la sortie ? On a l’impression d’être des cobayes", s’interroge un streamer.


Pour motiver les testeurs, Bungie a prévu des récompenses exclusives : les joueurs atteignant les niveaux 10 et 30 pendant le Server Slam recevront des caisses d’équipement et des cosmétiques uniques pour la version finale. Une carotte appréciable, même si tous les progrès seront réinitialisés le 5 mars. "C’est sympa, mais ça ne compense pas les problèmes de gameplay", nuance un joueur.

Derrière les critiques, l’ombre de Destiny 2 et l’héritage de Bungie

Difficile de parler de Marathon sans évoquer Destiny 2, le précédent gros succès de Bungie. Le studio, fort de son expérience, a clairement voulu marquer une rupture avec son FPS looter-shooter. Pourtant, les comparaisons sont inévitables. "Marathon a l’air d’un Destiny 2 en PvP pur, mais sans la magie des raids ou des donjons", analyse un journaliste spécialisé. Un avis partagé par ceux qui attendaient un jeu plus tactique et moins arcade.

Pourtant, Marathon n’est pas un simple Destiny 2 sans PvE. Le jeu mise sur un système de factions dynamique, où chaque choix influence les contrats disponibles et les récompenses. Une mécanique qui rappelle Hunt: Showdown, où la gestion des ressources et les alliances temporaires jouent un rôle clé. "C’est ce côté émergent qui pourrait sauver Marathon, à condition que Bungie équilibre bien les factions", estime un analyste.


Reste une question : Bungie a-t-il sous-estimé les attentes ? Après des années à peaufiner Destiny 2, le studio semble avoir opté pour une approche plus expérimentale avec Marathon. "Ils veulent tester des mécaniques nouvelles, mais ils oublient que les joueurs veulent aussi du polish", résume un développeur indépendant. Un pari audacieux, donc, mais qui pourrait se retourner contre eux si les ajustements post-lancement tardent trop.

Le mot de la fin : un Server Slam qui en dit long sur l’avenir de Marathon

Au final, ce Server Slam aura été bien plus qu’un simple test technique. Avec 143 000 joueurs simultanés, Marathon a prouvé qu’il suscitait l’intérêt. Mais les critiques sur le TTK, les déplacements et l’UI rappellent que l’engouement ne suffit pas. Bungie se retrouve face à un défi de taille : corriger les défauts sans trahir sa vision, tout en rassurant une communauté habituée à l’excellence.

"Si Bungie écoute vraiment les retours, Marathon pourrait devenir un grand jeu. Sinon, il risque de finir comme un Destiny 2 PvP raté", prévient un joueur vétéran. Le 5 mars approchant, une chose est sûre : tous les yeux seront rivés sur les premières mises à jour. Et si le studio veut éviter un lancement chaotique, il aura tout intérêt à agir vite.

Le Server Slam de Marathon aura marqué les esprits, entre records de fréquentation et critiques acerbes. Avec 143 000 joueurs simultanés, Bungie a démontré l’attrait de son nouveau FPS, mais les retours sur le TTK trop court, les déplacements rigides et une UI perfectible rappellent que le travail est loin d’être terminé. Les récompenses exclusives pour les testeurs les plus assidus ne suffiront pas à masquer les défauts si des corrections majeures ne sont pas apportées rapidement.
Le 5 mars s’annonce comme un tournant : soit Bungie parvient à ajuster l’expérience dès les premières semaines, soit Marathon risque de rejoindre la longue liste des FPS prometteurs mais inaboutis. Une chose est sûre, les joueurs seront sans pitié – et le studio n’aura pas droit à l’erreur.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Marathon, c’est comme si Bungie avait sorti un Final Fantasy en mode ‘démo de 10 minutes’ : on kiffe l’ambiance, mais on se demande où sont les chocobos pour gérer le TTK à 0,3 seconde. Entre le gunplay qui rappelle un Call of Duty en crise existentielle et des déplacements aussi fluides qu’un tonton en pyjama, le studio a dobé son héritage Halo en mode ‘jeu de société’… Dommage, parce que les néons de Tau Ceti IV, eux, ils sont oniriques. À suivre, mais avec l’impatience d’un Runner qui attend son prochain hull… ou son ex."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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