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MenaRD, le nouveau GOAT de Street Fighter, vise Daigo : "Il n'est pas prêt pour moi"
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Il y a 84 jours

MenaRD, le nouveau GOAT de Street Fighter, vise Daigo : "Il n'est pas prêt pour moi"

Après avoir mené Team Bandits à la victoire lors des finales américaines de la Street Fighter League 2025, MenaRD s'impose comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la série. Pourtant, son plus grand défi l'attend encore : affronter Daigo Umehara en FT10, un match qu'il aborde avec une confiance inébranlable.

A retenir :

  • MenaRD devient le premier joueur à remporter deux Capcom Cup et trois titres Evo, consolidant son statut de GOAT.
  • Son récent triomphe contre Punk en finale de la Street Fighter League US 2025 a marqué les esprits par sa domination tactique.
  • Le Dominicain vise désormais un troisième Capcom Cup, un titre à l'Evo France et le championnat Esports World Cup.
  • MenaRD défie Daigo Umehara en FT10, affirmant que le légendaire Japonais "n'est pas préparé" pour son niveau de jeu.
  • Team Bandits affrontera Ninjas in Pyjamas et l'équipe japonaise lors des prochaines finales mondiales de la Street Fighter League.

L'Ascension d'un Phénomène : MenaRD et la Quête de l'Excellence

Saul Leonardo "MenaRD" Mena II n'est pas un nom comme les autres dans l'univers des fighting games. Avec trois titres Evo à son actif – dont deux remportés en 2025 à Evo Japan et Evo Las Vegas – et une double victoire à la Capcom Cup, il est le seul joueur de l'histoire à avoir accompli cet exploit. Son palmarès, déjà impressionnant, s'est encore enrichi en mai 2025 lorsqu'il a mené Team Bandits à la victoire lors des finales américaines de la Street Fighter League, écrasant en finale son rival Victor "Punk" Woodley dans un set mémorable.

Ce qui frappe chez MenaRD, c'est sa capacité à s'adapter en temps réel. Lors de ce match contre Punk, ce dernier a tenté un changement de personnage désespéré, passant de Cammy à Akuma pour briser le rythme de son adversaire. Une stratégie audacieuse, mais insuffisante face à la maîtrise tactique de MenaRD, qui a su contrer chaque initiative avec une précision chirurgicale. "C'était comme s'il avait déjà tout prévu", confie un analyste présent sur place. "Punk a tout essayé, mais MenaRD avait une réponse à tout."

Cette performance n'est que la dernière d'une série de triomphes qui ont propulsé MenaRD au sommet de la scène compétitive. Pourtant, malgré ces succès, le joueur dominicain reste focalisé sur l'avenir. "Je me sens en paix avec ce que j'ai accompli, mais il y a encore tellement à faire", explique-t-il. "Gagner un troisième Capcom Cup, remporter l'Evo France, devenir champion de l'Esports World Cup... Ce ne sont pas des rêves, ce sont des objectifs."

Daigo Umehara : Le Dernier Bastion à Conquérir

Parmi ces objectifs, l'un d'eux revêt une dimension presque mythique : battre Daigo Umehara en FT10 (first-to-ten). Daigo, surnommé "The Beast" et considéré comme l'un des Five Gods des fighting games, est une légende vivante. Bien que ses résultats récents dans Street Fighter 6 soient moins dominants que par le passé, son héritage dans des titres comme Street Fighter III: 3rd Strike, Street Fighter Alpha et Street Fighter IV reste inégalé.

Daigo est célèbre pour sa capacité à "télécharger" ses adversaires lors de sets prolongés, une technique qui consiste à analyser et contrer leurs stratégies en temps réel. Plusieurs joueurs de renom, comme Justin Wong ou même Punk, ont été réduits à néant face à cette approche méthodique, certains allant jusqu'aux larmes après des défaites humiliantes. En 2024, MenaRD a officiellement lancé un défi à Daigo pour un FT10, mais les deux parties peinent à trouver une date. Pourtant, MenaRD reste optimiste : "Je pense que ça va se faire cette année. Je suis prêt à attendre, mais je sais que ça va arriver."

Et quand ce match aura lieu, MenaRD est catégorique : il gagnera. "Je suis confiant à 10 sur 10. Je sais qu'il va venir plus fort que ce que tout le monde pense, mais personne ne sait à quel point je vais être préparé. Il n'est pas prêt pour moi." Ces déclarations, loin d'être de la simple provocation, reflètent une confiance forgée par des années de domination. Pour MenaRD, ce match n'est pas seulement une question de prestige, mais une étape logique dans sa quête pour devenir le plus grand joueur de tous les temps.

L'Héritage des Five Gods et la Nouvelle Génération

Pour comprendre l'importance de ce potentiel affrontement, il faut remonter aux origines des fighting games compétitifs. Dans les années 2000, une poignée de joueurs japonais a dominé la scène : Daigo Umehara, Tokido, Nuki, Kazunoko et RF. Ces "Five Gods" ont défini ce que signifiait être un joueur d'élite, accumulant les titres et les moments légendaires. Leur influence est telle que, même aujourd'hui, leur simple présence dans un tournoi suffit à attirer les foules.

MenaRD, lui, incarne une nouvelle génération de joueurs, tout aussi talentueuse mais plus diversifiée. Né en République dominicaine et basé aux États-Unis, il représente une scène compétitive qui s'est mondialisée. Son parcours est d'autant plus remarquable qu'il a dû surmonter des obstacles que les Five Gods n'ont jamais connus, comme les barrières linguistiques ou les différences culturelles dans la communauté des fighting games. "Quand j'ai commencé, je jouais dans des cybercafés en République dominicaine, sans accès aux tournois internationaux", raconte-t-il. "Aujourd'hui, je suis là, et je veux montrer que tout est possible."

Cette diversité se reflète aussi dans son style de jeu. Contrairement à Daigo, qui mise sur une défense impénétrable et une lecture psychologique de l'adversaire, MenaRD privilégie une approche agressive et adaptative. "Je ne joue pas pour survivre, je joue pour écraser", explique-t-il. Cette philosophie a fait de lui un adversaire redoutable, capable de s'imposer face à des joueurs aussi techniques que Punk ou Infiltration.

Team Bandits : Une Équipe, Une Famille, Une Machine de Guerre

Derrière les succès individuels de MenaRD se cache une équipe solide : Team Bandits. Fondée en 2020, cette organisation a rapidement gravi les échelons de la scène esportive, notamment grâce à ses performances en Street Fighter 6. Leur victoire aux finales américaines de la Street Fighter League 2025 n'est pas seulement un triomphe sportif, mais aussi la preuve que le travail d'équipe peut faire la différence dans un jeu souvent perçu comme individuel.

"Gagner avec mes amis, c'est ce qui compte le plus", confie MenaRD. "Si j'avais perdu, je me serais senti mal, pas pour moi, mais pour eux. Cette victoire, c'est la leur autant que la mienne." Cette mentalité collective est rare dans les fighting games, où les joueurs sont souvent perçus comme des loups solitaires. Pourtant, Team Bandits a su créer une dynamique où chaque membre se sent investi dans la réussite des autres.

Leur prochain défi ? Les finales mondiales de la Street Fighter League, où ils affronteront les Ninjas in Pyjamas (NiP), une équipe européenne redoutable, ainsi que l'équipe japonaise, dont la composition reste encore secrète. "On sait que ce ne sera pas facile, surtout contre NiP", admet MenaRD. "Mais on a travaillé dur, et on est prêts."

Street Fighter 6 : Un Jeu en Constante Évolution

Depuis sa sortie en juin 2023, Street Fighter 6 a redéfini les standards des fighting games. Avec son système de combat hybride, mêlant Drive System et mécaniques classiques, le jeu a su séduire à la fois les vétérans et les nouveaux joueurs. Pourtant, malgré son succès, la scène compétitive reste dominée par une poignée de joueurs, dont MenaRD fait désormais partie.

Le jeu a également introduit des innovations majeures, comme le Modern Controls, qui permet aux débutants de s'initier plus facilement, ou le Battle Hub, un espace social où les joueurs peuvent s'affronter en ligne. Ces ajouts ont contribué à élargir la base de joueurs, mais ont aussi suscité des débats au sein de la communauté. Certains puristes estiment que ces fonctionnalités diluent l'essence compétitive du jeu, tandis que d'autres y voient une évolution nécessaire pour assurer la pérennité de la franchise.

Quoi qu'il en soit, Street Fighter 6 continue de se développer, avec des mises à jour régulières et de nouveaux personnages. Pour MenaRD, ces évolutions sont autant d'opportunités de prouver sa maîtrise du jeu. "Chaque mise à jour change la méta, et il faut s'adapter", explique-t-il. "C'est ce qui rend ce jeu si excitant : il n'y a jamais de routine."

Alors que la saison 2025 touche à sa fin, tous les regards sont tournés vers les prochains tournois majeurs : l'Evo France, la Capcom Cup et, bien sûr, les finales mondiales de la Street Fighter League. Pour MenaRD, ces événements représentent bien plus que des compétitions : ce sont des étapes vers l'histoire. Et si son match contre Daigo se concrétise, ce pourrait bien être le moment où il entrera définitivement dans la légende.

MenaRD a déjà accompli ce que peu de joueurs osent même rêver : dominer la scène compétitive de Street Fighter avec une régularité implacable. Pourtant, son ambition ne s'arrête pas là. En visant un troisième titre à la Capcom Cup et en défiant Daigo Umehara en FT10, il cherche à graver son nom dans l'histoire comme le plus grand joueur de tous les temps.

Son parcours, marqué par la résilience et une soif insatiable de victoire, est une source d'inspiration pour toute une génération de joueurs. Que ce soit face à Punk, Daigo ou les défis à venir, une chose est sûre : MenaRD ne reculera devant rien pour atteindre ses objectifs. Et si son match contre Daigo se concrétise, ce sera bien plus qu'un simple affrontement entre deux joueurs – ce sera un passage de témoin entre deux époques.

En attendant, Team Bandits se prépare pour les finales mondiales de la Street Fighter League, où ils tenteront de prouver que leur victoire aux États-Unis n'était pas un hasard. Une chose est certaine : dans l'univers des fighting games, MenaRD est désormais un nom que personne ne peut ignorer.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Écoute, ce MenaRD, c’est le nouveau Daigo en mode ‘je vais tout casser avant que le vieux con ne s’endorme sur son trône de légende’, sauf que lui, il a l’avantage de savoir que Daigo a encore les réflexes d’un mec qui a joué 3rd Strike en 1999 avec un joystick qui avait plus de bugs que de pixels. Le FT10, c’est pas une question de ‘si’, c’est une question de ‘quand’, et franchement, si Daigo arrive en mode ‘je vais lui faire regretter d’être né’, MenaRD lui répondra avec un ‘OSS 117, je vous prie’ en mode ‘regarde-moi ce que j’ai fait avec ton système de défense, tonton’. La scène des fighting games vient de se faire un upgrade en mode onirique, et ça sent le sang, le sweat et les larmes de joueurs qui ont cru que leur combo était invincible."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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