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Mewgenics : Le roguelike félin d’Edmund McMillen qui défie les lois du genre en 2024
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Il y a 34 jours

Mewgenics : Le roguelike félin d’Edmund McMillen qui défie les lois du genre en 2024

Un mélange explosif de stratégie, de roguelite et de chats – signé par les créateurs de The Binding of Isaac.

A retenir :

  • Mewgenics, le nouveau projet d’Edmund McMillen et Tyler Glaiel (Super Meat Boy, The Binding of Isaac), fusionne roguelite, tactique au tour par tour et simulation de vie féline pour un résultat aussi ambitieux qu’inattendu.
  • 6 ans de développement transparent : blogs détaillés, vidéos YouTube et tests communautaires ont façonné un gameplay aux "mille possibilités", où chaque chat possède des compétences uniques.
  • Un système de 200 races de chats procédurales et centaines d’objets garantit une rejouabilité infinie – mais une courbe d’apprentissage abrupte risque de diviser les joueurs.
  • Inspiré par Final Fantasy Tactics et Slay the Spire, le jeu mise sur une complexité stratégique rare, entre chaos adorable et décisions tactiques implacables.
  • Sortie le 10 février 2024 : un titre qui pourrait devenir culte… ou rester un jeu de niche pour puristes. Les paris sont ouverts.

Quand les maîtres du chaos indie s’attaquent aux chats : l’audace de Mewgenics

Imaginez un mélange entre la profondeur tactique d’un Fire Emblem, la rejouabilité frénétique d’un Slay the Spire et l’absurdité mignonne d’un Neko Atsume. Ajoutez-y une pincée de simulation de vie, une touche de roguelite impitoyable, et vous obtenez Mewgenics – le dernier né d’Edmund McMillen et Tyler Glaiel, duo derrière des titres aussi cultes que Super Meat Boy et The Binding of Isaac. Après six ans de développement, ce projet hybride s’annonce comme l’un des jeux les plus ambitieux de 2024, à mi-chemin entre le chef-d’œuvre stratégique et l’ovni déroutant.

Mais attention : si l’idée de diriger une armée de chats aux pouvoirs uniques vous fait sourire, sachez que Mewgenics ne se laisse pas apprivoiser facilement. Avec une courbe d’apprentissage vertigineuse et des mécaniques si denses qu’elles ont failli épuiser leurs propres créateurs, le jeu promet une expérience exigeante, mais potentiellement révolutionnaire. Prêt à plonger dans ce mélange de stratégie hardcore et de mignonnerie féline ?

"On a failli y laisser notre santé mentale" : le développement transparent d’un jeu monstrueux

Six ans. Six années de travail acharné, de tests, de remises en question et de nuits blanches pour peaufiner Mewgenics. Contrairement à beaucoup de studios qui gardent leurs processus de développement sous clé, McMillen et Glaiel ont choisi la transparence totale. Via des blogs détaillés, des mises à jour quotidiennes sur les réseaux sociaux et des vidéos YouTube montrant l’évolution du jeu, ils ont impliqué la communauté à chaque étape – une approche qui rappelle le développement ouvert de Hades, mais en plus extrême.

Résultat ? Un système de gameplay si complexe que même les développeurs avouent avoir frôlé le burn-out. Plus de 50 bêta-testeurs ont poussé les mécaniques à leurs limites, révélant des combinaisons d’habiletés, d’objets et de races de chats si variées qu’elles en deviennent quasi infinies. Comme l’explique McMillen dans un post : "On a créé un monstre. Un monstre adorable, mais un monstre quand même."

Cette complexité assumée n’est pas sans rappeler le développement itératif d’Into the Breach, mais avec une touche de chaos félin bien caractéristique. Chaque chat possède des compétences actives et passives uniques, des affinités avec certains objets et des traits de personnalité qui influencent leur comportement au combat. Une erreur de combinaison peut transformer un chaton prometteur en boulet inoffensif… ou pire, en catastrophe tactique.


Petite anecdote : lors d’une session de test en 2022, un joueur a découvert une combinaison si puissante qu’elle brisait l’équilibre du jeu. Au lieu de la corriger, les développeurs ont intégré ce "bug" comme une mécanique secrète, accessible seulement après des dizaines d’heures de jeu. Une façon de récompenser les joueurs les plus investis… et de les punir pour leur ingéniosité.

Des chats, des stratégies et des larmes : le gameplay qui divise déjà

Mewgenics se présente comme un hybride audacieux :

  • 50% roguelite : des donjons générés procéduralement, des objets aléatoires et une mort permanente (ou presque).
  • 30% tactique au tour par tour : des combats où chaque déplacement compte, à la Final Fantasy Tactics ou XCOM.
  • 20% simulation de vie : élever des chats, gérer leur humeur, leurs relations et leur évolution.
Sur le papier, ça ressemble à un rêve. Dans la pratique, c’est un cauchemar stratégique… mais un cauchemar passionnant.

Les retours des bêta-testeurs sont sans appel : "C’est le jeu le plus gratifiant et le plus frustrant que j’aie jamais joué." La comparaison avec Dwarf Fortress revient souvent – un titre adoré par une niche de joueurs, mais inaccessible au grand public. Pourtant, Mewgenics a un atout que Dwarf Fortress n’a pas : des chats mignons. Beaucoup de chats. Plus de 200 races générées procéduralement, chacune avec ses propres statistiques, apparences et comportements.

Mais attention, derrière ces boules de poils adorables se cache un système impitoyable :

  • Une arborescence de compétences si vaste qu’elle donne le vertige.
  • Des objets aux effets combinés qui peuvent sauver… ou condamner une partie.
  • Une gestion des ressources où chaque décision a des conséquences à long terme.
Comme le résume un testeur : "C’est comme jouer à Dark Souls, mais avec des chats. Et c’est génial."

Le pari risqué : un jeu de niche ou le prochain phénomène indie ?

La grande question qui se pose est simple : Mewgenics va-t-il devenir un succès mainstream ou rester un jeu pour puristes ? Les avis sont partagés.

Les optimistes soulignent :

  • L’originalité du concept : aucun jeu ne mélange aussi bien stratégie, roguelite et simulation de vie.
  • La rejouabilité infinie : avec ses races de chats procédurales et ses objets uniques, aucune partie ne se ressemble.
  • L’héritage des créateurs : McMillen et Glaiel ont déjà prouvé qu’ils savaient créer des jeux addictifs et profonds.

Les sceptiques, eux, pointent du doigt :

  • La courbe d’apprentissage trop abrupte : le jeu risque de décourager les nouveaux joueurs en quelques minutes.
  • Un manque de clarté dans les mécaniques, malgré les efforts des développeurs pour les expliquer.
  • Un public cible trop restreint : les amateurs de chats ne sont pas forcément des stratèges, et vice versa.

Pourtant, il y a un précédent encourageant : The Binding of Isaac, lui aussi ultra-complexe à sa sortie, est aujourd’hui considéré comme un classique du genre. Alors, Mewgenics suivra-t-il le même chemin ? Une chose est sûre : avec sa sortie prévue le 10 février 2024, le jeu a déjà réussi un exploit – faire parler de lui avant même d’être entre les mains des joueurs.


Fun fact : pendant le développement, les créateurs ont organisé un concours interne pour voir qui pouvait créer le chat le plus puissant… en utilisant uniquement des mécaniques de base. Le gagnant a mis 3 jours à optimiser sa "team" parfaite. Un avant-goût de ce qui attend les joueurs ?

Pour qui est fait Mewgenics ? Le verdict avant la sortie

Si vous aimez :

  • Les jeux de stratégie profonds comme Fire Emblem ou XCOM.
  • Les roguelites exigeants à la Hades ou Dead Cells.
  • Les simulations de vie décalées (oui, Neko Atsume compte).
  • Les défis techniques qui récompensent la persévérance.
… alors Mewgenics est probablement fait pour vous.

En revanche, si vous cherchez un jeu :

  • Accessible dès les premières minutes.
  • Relaxant et sans pression.
  • Avec une courbe de difficulté progressive.
… vous feriez mieux de vous orienter vers Cat Quest ou Stray.

Au final, Mewgenics est un pari audacieux – un mélange de génie créatif et de folie stratégique, porté par deux développeurs qui n’ont pas peur de bousculer les codes. Reste à voir si les joueurs seront prêts à relever le défi. Une chose est sûre : le 10 février 2024, les chats prendront le pouvoir. Et ils ne comptent pas le lâcher de sitôt.

Avec Mewgenics, McMillen et Glaiel signent un titre qui défie les conventions – un mélange de stratégie implacable, de roguelite impitoyable et de simulation de vie féline aussi adorable qu’exigeante. Le jeu ne plaira pas à tout le monde, mais pour ceux qui oseront plonger dans ses mécaniques complexes, il promet une expérience unique, profondément gratifiante et surtout, infiniment rejouable.
À surveiller de près dès sa sortie le 10 février 2024 – et à aborder avec un mélange d’enthousiasme… et de prudence. Après tout, comme le disent les développeurs : "Les chats sont mignons, mais la stratégie, elle, ne pardonne pas."
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Mewgenics, c’est comme si Pokémon et Dark Souls avaient un bébé avec un chaton hyperactif qui adore les énigmes de Tetris. Six ans de développement, c’est le temps qu’il faut pour créer un jeu qui fait peur même à ses créateurs. McMillen et Glaiel ont livré un monstre adorable, mais si tu veux juste faire, pas comprendre, passe ton chemin. Moi, je suis partant pour me faire engueuler par une armée de minous en mode "tu as oublié de nourrir ton chaton de combat". Final Fantasy Tactics mais en plus chiant… et en mignon.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen