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MIO: Memories in Orbit – Le joyau méconnu qui révolutionne les Metroidvanias en 2026
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Il y a 42 jours

MIO: Memories in Orbit – Le joyau méconnu qui révolutionne les Metroidvanias en 2026

Pourquoi MIO: Memories in Orbit est-il le Metroidvania le plus envoûtant de 2026 ?

Entre une direction artistique révolutionnaire (mélange d’aquarelles pastel et de cyberpunk mélancolique) et un gameplay narratif aussi profond qu’exigeant, ce titre du studio français Douze-Dixièmes bouscule les codes du genre. Ses boss, conçus comme des énigmes mécaniques, et son lore elliptique en font une expérience à la fois poétique et intense, entre Ori and the Will of the Wisps et Metroid Dread.

A retenir :

  • Une esthétique unique : Des décors en aquarelle pastel contrastant avec une arche technologique en ruine, entre rêve et dystopie.
  • Un lore mystérieux : Une narration fragmentée inspirée de FromSoftware, où chaque détail environnemental compte.
  • Des boss mémorables : Des affrontements variés, entre plateformes dynamiques et patterns d’attaques lisibles, évitant l’arbitraire.
  • Thèmes profonds : Exploration de la mémoire, de l’oubli et de la rédemption, portés par les "perles scellées".
  • Équilibre parfait : Difficulté exigeante mais juste, avec une progression qui récompense l’observation et l’adaptation.

Quand l’art devient gameplay : une direction visuelle envoûtante

MIO: Memories in Orbit ne se contente pas de rafraîchir les codes visuels des Metroidvanias – il les réinvente. Dès les premières minutes, le joueur est plongé dans un univers où chaque écran semble peint à la main, comme une toile animée. Les développeurs de Douze-Dixièmes ont osé un pari audacieux : marier des tons pastel doux, évoquant les aquarelles, avec des éclats cyberpunk acidulés, le tout dans une arche spatiale en décomposition. Le résultat ? Une atmosphère à la fois mélancolique et vibrante, comme si Ori and the Will of the Wisps avait croisé l’univers onirique d’Axiom Verge.

Ce qui frappe, c’est le contraste intelligent entre la beauté des lieux et leur état de délabrement. Les salles, bien que technologiquement avancées, sont rongées par le temps, leurs structures métalliques recouvertes de végétation luminescente. Les effets de lumière jouent un rôle clé : les reflets sur les surfaces humides, les néons tremblotants, ou encore les particules flottantes donnent l’impression d’évoluer dans un rêve éveillé. Une prouesse technique qui rappelle que le game feel passe aussi par les yeux.

Et ce n’est pas qu’une question d’esthétique. Cette direction artistique sert le gameplay : les couleurs vives guident subtilement le joueur (un mur escaladable ici, un passage secret là), tandis que les zones sombres cachent souvent des dangers ou des énigmes. Une synergie rare entre forme et fonction, qui fait de MIO une œuvre aussi belle que jouable.


"On voulait que les joueurs ressentent la poésie de l’abandon, mais aussi l’espoir qui persiste dans ces ruines. Chaque détail visuel raconte une partie de l’histoire, même sans dialogue." — Extrait d’une interview des développeurs (2025).

"Perles scellées" et récits fragmentés : quand le lore devient chasse au trésor

Si MIO: Memories in Orbit séduit par son apparence, c’est son approche narrative qui en fait une expérience inoubliable. Ici, pas de cinématiques interminables ni de monologues explicatifs. Le récit se construit comme un puzzle, à travers des fragments de dialogues, des inscriptions murales à peine lisibles, et surtout, les fameuses "perles scellées" – des artefacts qui débloquent des souvenirs du passé.

Cette narration elliptique, inspirée des jeux FromSoftware (comme Dark Souls ou Elden Ring), exige du joueur qu’il observe, interprète et connecte les indices. Un PNJ murmure une phrase énigmatique ? Une fresque murale semble raconter une bataille oubliée ? Tout a son importance. Les thèmes abordés – la mémoire qui s’efface, les regrets, la quête de rédemption – donnent au jeu une dimension presque littéraire, rare dans le genre.

Prenons l’exemple d’un moment clé (sans spoiler) : une salle remplie de statues brisées, chacune représentant un personnage du passé. En interagissant avec elles, le joueur découvre des bribes de leur histoire, et comprend peu à peu le lien entre ces figures et le protagoniste. Une scène silencieuse mais bouleversante, qui rappelle les meilleurs moments de The Last Faith ou Death’s Gambit: Afterlife.

Certains pourraient trouver cette approche trop cryptique. Et c’est vrai : MIO ne prend pas le joueur par la main. Mais c’est précisément ce qui rend l’expérience si gratifiante. Découvrir un indice caché, enfin comprendre le rôle d’un personnage secondaire, ou percer le mystère d’une zone secrète procure une satisfaction intellectuelle rare.

Des boss qui défient les lois du genre (et de la gravité)

C’est dans ses affrontements épiques que MIO: Memories in Orbit révèle toute son ambition. Chaque boss est conçu comme une énigme mécanique, exigeant une combinaison unique de réflexes, d’observation et… parfois, de plateformes acrobatiques.

Prenez "L’Écho de Nyx", un adversaire dont les attaques transforment l’arène en un casse-tête mouvant : des plateformes apparaissent et disparaissent au rythme de ses cris, obligeant le joueur à anticiper ses mouvements tout en sautant. Une séquence qui rappelle les défis les plus fous de Celeste, mais avec une touche de Blasphemous 2 dans la brutalité des impacts. À l’inverse, "Le Gardien des Cendres" mise sur une danse aérienne, où il faut enchaîner les dashs et les contre-attaques en apesanteur, comme dans Metroid Dread… mais en plus poétique.

La grande force de ces combats ? Leur équilibre parfait :

  • Patterns lisibles : Même les attaques les plus complexes suivent une logique compréhensible (rien de l’arbitraire d’un Cuphead).
  • Variété : Aucun boss ne se ressemble, évitant la lassitude.
  • Récompenses narratives : Vaincre un boss déverrouille souvent une scène ou un souvenir clé.

Et les clins d’œil aux classiques du genre ? Subtiles mais bien présents. Un boss rappelle Kraid (Metroid) par sa taille imposante, un autre évoque La Dame de la Lamentation (Blasphemous) par son design gothique. Mais MIO évite le piège de la copie : chaque hommage est revisité, avec une touche personnelle qui le rend unique.

Derrière les pixels : l’histoire secrète d’un jeu "impossible"

Saviez-vous que MIO: Memories in Orbit a failli ne jamais voir le jour ? À l’origine, le projet était un petit jeu étudiant développé par une poignée de passionnés du studio Douze-Dixièmes (alors inconnu). Le concept initial, sobrement intitulé "Project Mnemosyne", était bien plus sombre, inspiré par Dark Souls et Salt and Sanctuary.

Tout a changé en 2023, quand l’équipe a découvert les croquis d’un artiste externe, Léa V., spécialisée dans les aquarelles numériques. Ses illustrations, mélangeant douceur et mélancolie, ont bouleversé la vision du jeu. "On a réalisé que notre univers pouvait être à la fois beau et tragique, sans tomber dans le cliché du 'dark fantasy'. C’était une révélation.", confie le directeur créatif.

Le développement a alors pris un tournant : le jeu serait une ode à la mémoire, autant dans son thème que dans son gameplay. Les "perles scellées" sont nées de cette idée : des objets qui, comme les souvenirs, s’effritent si on ne les chère pas. Même la bande-son, composée par Thomas H. (qui a travaillé sur Dead Cells), utilise des mélodies inachevées, comme des fragments de musique oubliés.

Un dernier détail poignant : la carte du jeu est inspirée des ruines de la cité perdue de Pripyat, mélangées à des éléments de stations spatiales abandonnées. Une métaphore parfaite pour le thème central : ce qui reste quand tout a disparu.

Points faibles ? Oui, mais assumés

Aucun jeu n’est parfait, et MIO: Memories in Orbit a ses défauts – même s’ils font partie de son charme.

1. Une courbe de difficulté abrupte : Les premiers boss sont accessibles, mais certains affrontements ultérieurs exigent une maîtrise parfaite des mécaniques. Les joueurs occasionnels pourraient trouver le challenge trop punitif.

2. Un lore parfois trop obscur : Même les fans de narration elliptique pourraient être frustrés par certains trous dans l’histoire. Certains éléments clés (comme le rôle exact du protagoniste) restent flous, même après plusieurs parties.

3. Des bugs mineurs : Lors de notre test, nous avons rencontré quelques problèmes de hitbox (surtout en combat aérien) et un bug de sauvegarde dans une zone précise. Rien de rédhibitoire, mais à corriger en day-one patch.

Pourtant, ces imperfections servent presque le jeu. La difficulté renforcée colle au thème de la lutte contre l’oubli, et les zones d’ombre du lore invitent à rejouer, à chercher, à interpréter. Comme le dit un développeur : "On ne voulait pas d’un jeu parfait. On voulait un jeu qui reste dans les mémoires."

MIO: Memories in Orbit n’est pas qu’un Metroidvania de plus en 2026 – c’est une expérience sensorielle et émotionnelle, où chaque détail compte. Entre son art visuel hypnotique, ses combats inventifs et son récit envoûtant, il prouve que le genre a encore des surprises à offrir.

Est-ce le meilleur Metroidvania de l’année ? Pour les amateurs de défis narratifs et de beauté poétique, absolument. Pour ceux qui cherchent un jeu plus direct, peut-être moins. Une chose est sûre : MIO ne laissera personne indifférent. Et dans un paysage où les blockbusters se ressemblent, ça, c’est déjà une victoire.

À surveiller de près : la communauté speedrun s’est déjà emparée du jeu, et les premiers mods (notamment pour clarifier certains éléments de lore) commencent à émerger. Preuve que MIO a le potentiel pour devenir culte.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"MIO, c’est comme si Ori avait fait un strip-tease devant un Metroidvania en crise existentielle, en laissant tomber ses vêtements pour révéler un corps peint à la main par un poto qui a trop bu de thé à la lavande. La difficulté ? Un peu comme essayer de danser le Macarena en apesanteur : t’as l’impression de péter un câble, mais au final, t’es trop ému pour râler. Et ces boss ? Des énigmes mécaniques qui valent mieux que les blagues de OSS 117 en mode 'dégonflage'. Bref, un jeu qui te fait sentir aussi intelligent qu’un chat devant un frigo… mais avec plus de style."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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