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Ninjas in Pyjamas : Ewjerkz sur le banc après le Major de Budapest 2025 – Quel avenir pour l’équipe ?
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Ninjas in Pyjamas (NIP) annonce le placement de Michel "Ewjerkz" Pinto sur le banc, marquant la fin d’une année 2025 décevante malgré quelques éclairs. Avec seulement cinq apparitions en Tier 1 et une 29ᵉ place au classement Valve, l’équipe suédoise cherche désespérément un nouveau souffle avant 2026. Entre incertitudes autour de xKacpersky et un mercato hivernal déjà agité, NIP doit se réinventer pour retrouver son lustre d’antan.
A retenir :
- Ewjerkz sur le banc : NIP officialise le départ de son joueur après 11 mois et des résultats en demi-teinte, malgré une 8ᵉ place à PGL Astana 2025.
- Une année à oublier : Seulement cinq tournois Tier 1 en 2025, une 12ᵉ place à IEM Cologne, et une 29ᵉ place au classement Valve – le pire bilan de l’histoire récente de NIP.
- Le Major de Budapest, déclencheur : Une élimination prématurée qui a scellé le sort d’Ewjerkz, comme pour paiN Gaming et ses deux joueurs écartés.
- xKacpersky dans la balance : Prêté par ENCE, son avenir dépendra de ses performances aux prochains tournois, après une finale prometteuse à la StarSeries Fall.
- Un mercato hivernal explosif : Les équipes se recomposent en vue des qualifications 2026, avec NIP en quête urgente d’un joueur capable de rivaliser avec FaZe ou Vitality.
- 2026 ou jamais : L’organisation suédoise, légendaire mais en déclin, doit absolument rebondir pour éviter de sombrer dans l’anonymat.
Le coup de massue : Ewjerkz écarté après un Major désastreux
Le 11 décembre 2025, Ninjas in Pyjamas a officiellement annoncé le placement de Michel "Ewjerkz" Pinto sur le banc, mettant fin à une collaboration de près d’un an. Une décision brutale, mais peu surprenante après le fiasco du Major de Budapest, où l’équipe suédoise a une nouvelle fois déçu, s’inclinant dès les phases préliminaires. Pour les fans, c’est un aveu d’échec : malgré son arrivée en grande pompe en janvier 2025, en provenance de SAW, Ewjerkz n’a jamais réussi à insuffler la dynamique espérée.
Pourtant, tout avait bien commencé. Avec une 8ᵉ place à PGL Astana 2025 en mars, NIP semblait sur la bonne voie. Mais les espoirs se sont vite envolés : une 12ᵉ place à IEM Cologne, des défaites humiliantes contre des équipes de second rang, et surtout, une incapacité chronique à enchaîner les victoires. Résultat ? Seulement cinq apparitions en Tier 1 en 2025 – un chiffre ridiculement bas pour une structure aussi prestigieuse. Pire encore, NIP pointe à la 29ᵉ place du classement régional Valve, loin derrière des rivaux comme FaZe Clan ou Team Vitality, qui trustent les podiums.
"On a cru en ce projet, mais les résultats ne suivent pas. Il faut tourner la page." Ces mots, glissés par un proche de l’organisation, résument l’état d’esprit actuel. Ewjerkz, lui, quitte le navire avec un bilan mitigé : des éclairs de génie, mais trop peu de constance. Son remplacement était devenu une évidence après Budapest, où NIP a montré ses limites stratégiques et mentales.
2025 : l’année où NIP a perdu son âme
Il fut un temps où Ninjas in Pyjamas faisait trembler la scène CS. Les années 2012-2014, avec des joueurs comme GeT_RiGhT ou f0rest, restent gravées dans l’histoire. Mais en 2025, l’équipe semble avoir oublié sa légende. Avec seulement deux victoires en Tier 1 cette année (contre GamerLegion et Eternal Fire), NIP a sombré dans une médiocrité inquiétante.
Le problème ? Un manque criant de leadership et une cohésion fragile. L’arrivée d’Ewjerkz et d’arrozdoce (ex-SAW) devait redonner de l’élan, mais le mélange n’a jamais pris. Les analystes pointent du doigt une communication défaillante et des stratégies trop prévisibles. "Ils jouent comme s’ils avaient peur de perdre, pas comme s’ils voulaient gagner"*, lance un observateur sous couvert d’anonymat. Même leur finale à la StarSeries Fall (perdue contre ENCE) n’a pas suffi à masquer les failles.
Et puis, il y a le cas Kacper "xKacpersky" Gabara. Prêté par ENCE depuis juillet, le Polonais a apporté un peu de fraîcheur, mais son statut reste incertain. Son contrat se termine en janvier 2026, et tout dépendra de ses performances lors des prochains tournois. Une source interne révèle que NIP hésite encore : "S’il confirme son potentiel, on le garde. Sinon, on partira sur un autre profil." Un pari risqué, quand on sait que le mercato hivernal s’annonce déjà ultra-compétitif.
Mercato CS2 : la course contre la montre
NIP n’est pas la seule équipe à se recomposer. Après le Major de Budapest, c’est tout l’écosystème CS2 qui entre en ébullition. paiN Gaming a déjà écarté deux de ses joueurs, G2 Esports serait en négociations avancées avec un sniper star, et même Vitality murmure des ajustements. Pour NIP, l’urgence est double : trouver un remplaçant à Ewjerkz ET stabiliser un roster qui part dans tous les sens.
Plusieurs noms circulent déjà. Parmi les favoris :
• Martin "STYKO" Styk (libre depuis son départ de Mousesports) – un vétéran expérimenté, mais dont la forme récente interroge.
• Lotan "Spinx" Giladi (ex-ENCE) – un jeune talent explosif, mais dont le tempérament pourrait déstabiliser un vestiaire déjà fragile.
• Özgür "woxic" Eker (actuellement chez GamerLegion) – un choix audacieux, mais qui pourrait redonner de la puissance de feu à l’équipe.
"NIP a besoin d’un joueur qui puisse à la fois performer et fédérer. Facile à dire, mais très dur à trouver"*, commente un recruteur. D’autant que le budget n’est plus celui des années fastes. Les rumeurs évoquent un recrutement ciblé, avec peut-être un jeune espoir suédois pour redonner une identité locale à l’équipe.
2026 : l’année de la dernière chance ?
Avec les qualifications pour les Majors 2026 qui approchent, NIP n’a plus le droit à l’erreur. L’organisation, qui a dominé la scène pendant des années, est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle se relance avec un roster solide et une vision claire, soit elle risque de disparaître des radars – un scénario impensable pour les fans.
Les défis sont immenses :
• Retrouver une identité de jeu : NIP était autrefois synonyme de CS agressif et imprévisible. Aujourd’hui, elle est devenue prévisible… et vulnérable.
• Gérer la pression médiatique : Chaque défaite est désormais scrutée, analysée, disséquée. Le moindre faux pas pourrait être fatal.
• Rivaliser avec les géants : FaZe, Vitality, Navi… La concurrence n’a jamais été aussi féroce. Il faudra un coup de génie pour percer.
Certains observateurs restent optimistes. "NIP a déjà connu des crises et s’en est toujours sortie. Cette fois, ce sera plus dur, mais pas impossible"*, estime un ancien joueur. D’autres, plus sceptiques, voient dans cette situation le symptôme d’un déclin irréversible. Une chose est sûre : les prochains mois seront décisifs.
Derrière les écrans : quand la légende devient un fardeau
Parler de NIP, c’est évoquer une légende du CS. Les maillots jaune et noir, les victoires éclatantes, les joueurs devenus des icônes… Mais aujourd’hui, ce passé glorieux pèse comme une ombre. "Les gens attendent de nous qu’on soit toujours au top. Mais le CS a changé, les joueurs ont changé, et nous aussi"*, confie un membre du staff.
L’équipe actuelle vit dans l’ombre de ses aînés. Comment ne pas comparer Ewjerkz à un GeT_RiGhT dans sa prime ? Comment ne pas regretter l’époque où NIP écrasait tout sur son passage ? Ce poids psychologique est un ennemi invisible, mais bien réel. Certains joueurs avouent en off ressentir une pression énorme, presque paralysante.
Pourtant, il y a des signes d’espoir. La finale à la StarSeries Fall, même perdue, a montré que cette équipe pouvait encore briller. xKacpersky, malgré son statut de prêté, a su insuffler une énergie nouvelle. Et puis, il y a ces jeunes talents suédois qui rêvent de porter le maillot… Peut-être que la solution viendra de là.
Une chose est certaine : NIP ne peut plus se reposer sur ses lauriers. 2026 sera l’année de vérité. Soit l’équipe renaît de ses cendres, soit elle s’efface définitivement. Et dans le monde impitoyable de l’esport, il n’y a pas de place pour la nostalgie.

