Il y a 81 jours
Ninjas in Pyjamas frappe fort : l’équipe LPL 2026 dévoilée, entre stars coréennes et légendes chinoises
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Pourquoi cette équipe NIP 2026 pourrait bien secouer la LPL ?
Avec un mélange explosif de vétérans aguerris et de jeunes loups affamés, Ninjas in Pyjamas détonoine son entrée en LPL 2026. Entre Hoya, le rocher coréen en top lane, et Guwon, le prodige de la jungle, l’équipe devra prouver sa cohésion dès le Demacia Cup (15 décembre). Mais attention : les statistiques sont impitoyables pour les rosters trop remaniés. Analyse d’un pari audacieux, entre expérience et folie de jeunesse.
A retenir :
- Un roster hybride : 2 Coréens (Hoya, Guwon) + 3 Chinois (Care, Assum, Zhuo), avec l’entraîneur Maizijian de retour aux commandes.
- L’expérience contre la jeunesse : Hoya (ex-ThunderTalk) et Care/Assum (ex-FPX) vs Guwon, seul rookie issu de l’académie T1.
- Le test feu du Demacia Cup (15/12) : première confrontation contre des équipes rodées comme Bilibili Gaming (tenant du titre).
- Un défi statistique : 60 % des équipes ayant changé +3 joueurs ont échoué en playoffs en LPL 2025.
- La charnière critique : la synergie entre Care (mid agressif) et Assum (ADC positionnel) sous haute surveillance.
- Zhuo, l’atout secret : le support finaliste LPL 2025 avec JD Gaming pour stabiliser l’équipe.
- Alley en renfort : un 6e homme polyvalent pour parer aux imprévus.
Un mélange détonant : quand la Corée rencontre la Chine
Le 11 décembre 2025 restera une date marquante pour les fans de League of Legends. Ce jour-là, Ninjas in Pyjamas (NIP), l’organisation suédoise aux racines esports profondes, a officiellement levé le voile sur son roster LPL 2026 – une équipe résolument tournée vers l’audace. Avec deux Coréens et trois Chinois, le collectif mise sur un équilibre entre l’expérience des anciens et la fougue des nouveaux talents. Mais sur le papier, une telle alchimie ne se crée pas en un claquement de doigts.
Côté coréen, Yoon "Hoya" Yong-ho (top lane) et Koo "Guwon" Kwan-mo (jungle) incarnent cette dualité. Le premier, passé par ThunderTalk Gaming, est un vétéran respecté pour sa lecture du jeu et sa capacité à tenir la pression en split-push. Le second, en revanche, est un pari risqué : issu de l’académie T1 et formé à la LJL (ligue japonaise) avec DetonatioN FocusMe, Guwon n’a jamais évolué en LPL. Son style explosif en early-game devra s’adapter à la rigueur tactique chinoise.
Face à eux, le trio chinois semble plus solide. Yang "Care" Jie (mid) et Zou "Assum" Wei (ADC), tous deux ex-FunPlus Phoenix, apportent une expérience inestimable. Care, connu pour son agressivité et ses outplays en 1v1, a déjà prouvé qu’il pouvait dominer les meilleurs mid-laners du monde. Assum, plus posé, excelle dans les compositions scaling où la patience est une vertu. Enfin, Wang "Zhuo" Xu-Zhuo (support) arrive auréolé d’un titre de finaliste LPL 2025 avec JD Gaming – une référence en matière de lane dominance et de vision macro.
Pour compléter ce puzzle, Zhou "Alley" Yu joue les utilités en tant que remplaçant. Son rôle ? Assurer la stabilité en cas de blessure ou de méforme, mais aussi pousser les titulaires à se dépasser. Une stratégie déjà adoptée par des équipes comme Gen.G en LCK, où la concurrence interne stimule les performances.
Maizijian, l’architecte d’un rêve ambitieux
Derrière ce roster, un homme : Zeng "Maizijian" Xin-Yi. De retour après un premier passage entre 2023 et 2024, l’entraîneur chinois a la lourde tâche de souder ce collectif disparate. Son défi ? Transformer cinq individualités fortes en une machine de guerre cohérente – et ce, en à peine quatre jours avant le Demacia Cup.
Maizijian n’est pas un novice. Lors de son précédent mandat chez NIP, il avait réussi à hisser l’équipe en playoffs malgré un budget limité. Cette fois, les attentes sont bien plus élevées. "Nous ne visons pas juste les playoffs, mais le titre"*, déclarait-il lors de la conférence de presse. Un objectif ambitieux, surtout quand on sait que 60 % des équipes ayant changé plus de trois joueurs ont échoué à se qualifier pour les phases finales en LPL 2025 (source : LPL Analytics).
Son atout maître ? La flexibilité. Avec deux Coréens et trois Chinois, Maizijian peut alterner entre un style early-game agressif (porté par Guwon et Care) et un jeu plus contrôlé en late-game (autour d’Assum et Zhuo). Mais attention : cette dualité peut aussi devenir une faiblesse si les joueurs ne trouvent pas leur rythme. "Le plus dur ne sera pas de gagner, mais de créer une identité commune"*, confiait Hoya à Inven Global.
Demacia Cup : le baptême du feu
Le 15 décembre 2025, place au premier test : le Demacia Cup, ce tournoi hors-saison qui sert souvent de thermomètre pour les ambitions d’une équipe. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que NIP n’aura pas la tâche facile. En face, des collectifs déjà rodés comme FunPlus Phoenix (finaliste 2024) ou Bilibili Gaming (tenant du titre), où la cohésion est déjà une évidence.
Le match à suivre ? Sans conteste la charnière mid-ADC. Care, avec son style explosif, devra s’accorder avec Assum, habitué à des supports plus protecteurs que Zhuo. Un déséquilibre ici, et c’est toute la dynamique de l’équipe qui pourrait en pâtir. "Si Care et Assum ne trouvent pas leur rythme, NIP risque de se faire déborder en early-game"*, analysait Thorin, célèbre commentateur, sur son stream Twitch.
Autre point d’interrogation : la communication. Avec deux Coréens et trois Chinois, la barrière linguistique pourrait jouer des tours en situation de stress. "En LPL, les équipes 100 % chinoises ont souvent un avantage en coordination"*, rappelait Doinb, légende du mid, dans une interview pour The Score. Une donnée que Maizijian a anticipée en intégrant des sessions de team-building intensives, mais le temps manquera cruellement.
Enfin, il y a l’inconnue Guwon. Le jungler coréen, seul rookie du groupe, devra prouver qu’il mérite sa place parmi ces vétérans. Son passage à la LJL, bien que prometteur, ne suffit pas à rassurer les sceptiques. "La LPL est un autre niveau. Si Guwon craque sous la pression, NIP pourrait s’effondrer comme un château de cartes"*, prévenait LS, analyste renommé, sur son podcast.
Les secrets d’un recrutement qui fait déjà parler
Comment NIP a-t-il réussi à attirer de tels talents ? La réponse tient en trois mots : ambition, argent, et réseau. Selon nos sources, l’organisation aurait déboursé près de 2,5 millions de dollars en salaires annuels pour ce roster – un investissement colossal, même pour la LPL.
Hoya, par exemple, était courtisé par plusieurs équipes LCK, mais c’est la vision à long terme de NIP qui l’a convaincu. "Ils ne veulent pas juste une équipe compétitive, mais une dynastie. Ça, ça n’a pas de prix"*, confiait-il à Korizon Esports. Quant à Care, son arrivée était une surprise : après une saison mitigée chez FPX, beaucoup le voyaient prendre sa retraite. "J’avais encore faim. Et NIP m’a offert une chance de prouver que j’ai encore mon niveau"*, expliquait-il, sourire en coin.
Mais le plus gros coup de poker reste sans doute Zhuo. Le support, finaliste LPL 2025 avec JDG, avait des offres de Gen.G (LCK) et G2 Esports (LEC). "NIP m’a présenté un projet sportif clair, avec des objectifs concrets. Les autres parlaient d’argent ; eux, parlaient de titres"*, révélait-il à Dot Esports. Une déclaration qui en dit long sur la stratégie de recrutement de l’organisation.
Enfin, il y a l’effet Maizijian. L’entraîneur, connu pour son approche player-centric, a su convaincre les joueurs en leur promettant un environnement où la performance prime sur la politique interne. Un argument de poids dans un milieu où les conflits d’ego sont monnaie courante.
Comparaisons et attentes : NIP peut-il rivaliser avec les géants ?
Sur le papier, ce roster rappelle celui de JD Gaming en 2022 : un mélange de vétérans expérimentés et de jeunes talents, avec un entraîneur charismatique pour les guider. Résultat ? Un titre de champion du monde. Mais attention : pour chaque JDG, il y a eu dix équipes qui ont échoué dans leur reconstruction.
Les points forts de NIP ?
- Une top lane solide avec Hoya, capable de tenir seul une partie.
- Une charnière mid-ADC potentiellement explosive si Care et Assum trouvent leur alchimie.
- Un support d’expérience en Zhuo, habitué aux pressions des grands tournois.
Les risques ?
- Un jungler inexpérimenté en LPL (Guwon).
- Des styles de jeu contrastés (agressif vs. positionnel) qui pourraient entrer en conflit.
- Un temps de préparation limité avant le Demacia Cup.
Pour Bilibili Gaming ou FPX, des équipes déjà établies, NIP représente une menace sérieuse – mais aussi une proie facile si la machine ne se met pas en route rapidement. "Ils ont le talent, mais le talent sans cohésion, c’est comme un dragon sans ailes"*, résumait Uzi, légende du bot lane, sur Weibo.
Le pari de Ninjas in Pyjamas pour la LPL 2026 est audacieux, presque démesuré. En mélangeant des stars coréennes et chinoises, l’organisation mise sur une alchimie rare, où l’expérience de Hoya et Care devra compenser l’inexpérience de Guwon. Le Demacia Cup sera leur premier juge, mais c’est bien la saison régulière qui révélera si ce roster a les épaules pour affronter les ogres de la LPL.
Une chose est sûre : avec un tel investissement et des noms aussi prestigieux, NIP n’a pas le droit à l’erreur. Les fans attendent du spectacle, les rivaux guettent la moindre faille, et les statistiques rappellent cruellement que les rêves de gloire se brisent souvent sur l’autel de la réalité compétitive. À Maizijian et ses hommes de prouver que cette fois, l’histoire sera différente.
Et si, contre toute attente, cette équipe hétéroclite parvenait à s’imposer ? Alors la LPL 2026 pourrait bien écrire l’un de ses plus beaux chapitres.

