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Prime Video frappe fort avec deux pépites cinématographiques : entre horreur surnaturelle et drame poignant
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Il y a 49 jours

Prime Video frappe fort avec deux pépites cinématographiques : entre horreur surnaturelle et drame poignant

Prime Video enrichit son catalogue avec deux films aux tonalités radicalement opposées : Wish Upon, une plongée dans l'horreur surnaturelle portée par Joey King, et Dalia, un drame intimiste sur la reconstruction personnelle. Ces deux œuvres, bien que distinctes, offrent une exploration captivante des thèmes universels comme la vengeance, la résilience et les conséquences de nos choix.

A retenir :

  • Deux ambiances, une même plateforme : Prime Video mise sur la diversité avec Wish Upon, un thriller horrifique, et Dalia, un drame poignant sur le divorce et la reconstruction.
  • Joey King en héroïne maudite : L'actrice de The Kissing Booth et The Conjuring incarne Clare Shannon, une adolescente dont les désirs se transforment en cauchemar.
  • Un drame espagnol qui touche en plein cœur : Dalia, réalisé par Rafael Escolar, explore avec sensibilité les thèmes de la solitude et de la renaissance après 30 ans de mariage.
  • Des films accessibles dès maintenant : Les deux œuvres sont disponibles en streaming, avec une offre d'essai gratuit de 30 jours pour les nouveaux abonnés.
  • Un mélange de clichés et d'originalité : Si Wish Upon joue avec les codes du genre, Dalia surprend par son approche réaliste et dépouillée.

La malédiction des désirs : quand Wish Upon réinvente (ou recycle) les codes de l'horreur

Sorti en 2017, Wish Upon s'inscrit dans une longue tradition de films où un objet maudit exauce les vœux de son propriétaire… au prix d'un lourd tribut. Le scénario, signé Barbara Marshall, suit Clare Shannon (Joey King), une lycéenne en proie au harcèlement et à un père violent. Lorsqu'elle découvre une mystérieuse boîte à musique chinoise, elle y voit une échappatoire à sa vie misérable. Mais chaque souhait qu'elle formule entraîne une conséquence macabre, transformant son existence en un cauchemar éveillé.

Le film puise son inspiration dans des classiques comme The Monkey's Paw (1902) ou Tales from the Crypt, tout en intégrant des éléments modernes comme les réseaux sociaux et la culture adolescente. Pourtant, malgré un concept prometteur, Wish Upon peine à se démarquer des clichés du genre. Les scènes de mort, bien que créatives (une victime écrasée par un distributeur automatique, une autre étouffée par des serpents), manquent parfois de subtilité. Ryan Phillippe, dans le rôle du père de Clare, apporte une touche de crédibilité à un personnage par ailleurs stéréotypé.

Sur le plan technique, le film mise sur une photographie sombre et des plans serrés pour accentuer l'angoisse. La bande-son, composée par Tomandandy, renforce l'atmosphère oppressante avec des mélodies dissonantes et des silences pesants. Malgré ses défauts, Wish Upon reste un divertissement efficace pour les amateurs d'horreur légère, avec une durée idéale (1h39) pour une soirée cinéma sans temps mort.

Dalia : un voyage au cœur de la solitude et de la renaissance

Avec Dalia, le réalisateur espagnol Rafael Escolar signe un drame intimiste qui explore les thèmes de la rupture, de la solitude et de la reconstruction personnelle. Le film suit Dalia (Magdalena Combes), une femme de 50 ans dont la vie bascule après un divorce douloureux. Après 30 ans de mariage, elle se retrouve seule, sans repères, et sombre dans une dépression profonde. C'est alors qu'Elsa (Eva Bianco), son ancienne employée de maison, l'emmène dans son village natal, un lieu isolé où Dalia devra choisir entre la vengeance, la résignation ou un nouveau départ.

Contrairement à Wish Upon, Dalia mise sur un réalisme brut et une narration minimaliste. Le film évite les grands discours et les scènes spectaculaires pour se concentrer sur les émotions de ses personnages. Magdalena Combes livre une performance poignante, capturant avec justesse la vulnérabilité et la colère de son personnage. Les paysages arides de l'Andalousie servent de toile de fond à cette quête d'identité, symbolisant à la fois l'isolement et la possibilité d'un renouveau.

Escolar, qui signe également le scénario, s'inspire de son expérience personnelle pour aborder des thèmes universels. Le film rappelle des œuvres comme Volver de Pedro Almodóvar ou The Piano Teacher de Michael Haneke, par son exploration des dynamiques féminines et des traumatismes refoulés. La relation entre Dalia et Elsa, oscillant entre complicité et tension, ajoute une couche de complexité au récit.

Entre clichés et originalité : le défi des films indépendants sur les plateformes de streaming

La sortie simultanée de Wish Upon et Dalia sur Prime Video soulève une question cruciale : comment les films indépendants parviennent-ils à se démarquer dans un paysage saturé de contenus ? Wish Upon, malgré son budget modeste (estimé à 12 millions de dollars), mise sur une stratégie marketing ciblant les amateurs d'horreur. Le film a bénéficié d'une sortie limitée en salles avant d'être disponible en VOD, une approche de plus en plus courante pour les productions indépendantes.

De son côté, Dalia incarne une autre facette du cinéma indépendant : celle des films à petit budget mais à forte ambition artistique. Tourné en seulement 25 jours avec un casting réduit, le film repose entièrement sur la performance de ses acteurs et la qualité de son scénario. Cette approche rappelle celle de Roma d'Alfonso Cuarón, bien que Dalia reste ancré dans un réalisme plus terre-à-terre.

Les deux films illustrent également les défis auxquels sont confrontés les réalisateurs indépendants. Wish Upon, malgré ses défauts, a su trouver son public grâce à une campagne virale sur les réseaux sociaux, tandis que Dalia mise sur les festivals de cinéma pour gagner en visibilité. Selon une étude de Film Independent, seulement 20 % des films indépendants sortis en 2022 ont généré des profits, soulignant la difficulté de percer dans un marché dominé par les blockbusters.

L'impact culturel : pourquoi ces films résonnent-ils avec le public ?

Wish Upon et Dalia abordent des thèmes qui résonnent profondément avec les spectateurs contemporains. Le premier explore la pression sociale et les attentes irréalistes imposées aux adolescentes, un sujet particulièrement pertinent à l'ère des réseaux sociaux. Clare Shannon incarne cette quête désespérée de validation, un thème que l'on retrouve dans des séries comme Euphoria ou 13 Reasons Why.

Dalia, quant à lui, s'attaque à un sujet rarement traité au cinéma : la crise existentielle des femmes quinquagénaires. Dans une société qui valorise la jeunesse et la productivité, les personnages comme Dalia sont souvent invisibilisés. Le film offre une représentation rare et nécessaire de cette tranche d'âge, tout en évitant les écueils du mélodrame. Comme le souligne la critique de cinéma Manohla Dargis dans le New York Times, "les films qui explorent la solitude des femmes d'âge mûr sont trop rares, et Dalia comble ce vide avec une sensibilité remarquable."

Les deux œuvres partagent également une réflexion sur les conséquences de nos choix. Dans Wish Upon, Clare apprend à ses dépens que chaque décision a un prix, tandis que Dalia doit accepter que sa vie ne sera plus jamais la même après son divorce. Ces thèmes universels expliquent en partie leur succès auprès d'un public diversifié, des adolescents aux adultes.

Derrière les caméras : les coulisses de Wish Upon et Dalia

Les tournages de Wish Upon et Dalia révèlent des approches radicalement différentes de la production cinématographique. Pour Wish Upon, le réalisateur John R. Leonetti a opté pour un tournage en seulement 28 jours, avec des effets spéciaux minimalistes pour respecter le budget. "Nous avons dû être très créatifs avec les scènes de mort", confie Leonetti dans une interview pour Bloody Disgusting. "Par exemple, la scène où une victime est écrasée par un distributeur automatique a été tournée en une seule prise, avec un cascadeur et un mécanisme caché."

De son côté, Dalia a été tourné dans des conditions encore plus spartiates. Rafael Escolar a choisi de filmer dans son village natal en Andalousie, utilisant des décors naturels et des acteurs locaux pour réduire les coûts. "Nous n'avions pas les moyens de construire des décors, alors nous avons adapté le scénario aux lieux que nous avions sous la main", explique Escolar. Cette approche a donné au film une authenticité rare, avec des paysages qui deviennent presque un personnage à part entière.

Les deux films partagent également une particularité : ils ont été tournés en langue originale (anglais pour Wish Upon, espagnol pour Dalia) avant d'être doublés ou sous-titrés pour une diffusion internationale. Cette décision, bien que coûteuse, a permis de préserver la performance des acteurs et l'authenticité des dialogues. Comme le souligne la productrice de Dalia, Ana Amigo, "un film comme le nôtre repose entièrement sur les émotions des acteurs. Perdre cela dans un doublage aurait été une catastrophe."

Wish Upon et Dalia illustrent la diversité du catalogue de Prime Video, capable de proposer à la fois un divertissement horrifique grand public et un drame intimiste acclamé par la critique. Si le premier peine à se démarquer des clichés du genre, il offre une expérience cinématographique efficace pour les amateurs de frissons. Dalia, en revanche, se distingue par sa profondeur émotionnelle et son approche réaliste, rappelant que le cinéma indépendant peut toucher des cordes sensibles sans recourir aux effets spéciaux ou aux budgets pharaoniques.

Ces deux films soulignent également l'importance des plateformes de streaming dans la diffusion de contenus variés. Alors que les salles de cinéma peinent à attirer un public jeune, des œuvres comme Wish Upon et Dalia trouvent leur public grâce à une accessibilité accrue. Selon les dernières données de Statista, 68 % des utilisateurs de Prime Video ont regardé au moins un film indépendant en 2023, un chiffre en constante augmentation.

Enfin, ces sorties rappellent que le cinéma, qu'il soit grand public ou d'auteur, reste un miroir de nos peurs, de nos espoirs et de nos questionnements. Que l'on cherche à frissonner devant une malédiction ou à réfléchir sur les aléas de la vie, Prime Video offre une réponse adaptée à chaque humeur. Et avec une offre d'essai gratuite de 30 jours, il n'a jamais été aussi facile de plonger dans ces univers cinématographiques.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Wish Upon : un Resident Evil low-cost qui aurait aimé être un Silent Hill de série B. Les effets sont malins, mais le scénario pue le "déjà-vu" horrifique. Clare Shannon ? Une Lara Croft en jupe moulante, mais sans l’aventure. À regarder en mode "soirée potache", pas en mode "réflexion sur le harcèlement". Dommage, le concept avait du potentiel… comme un Twisted Metal qui se prendrait pour un Final Fantasy. Dalia : un Lost in Translation andalou, mais avec des paysages qui font mal aux yeux et un cœur qui fait mal aussi. Magdalena Combes joue Dalia comme une Toni Collette dans Hedwig, mais en plus réaliste. Le film respire l’authenticité, comme un The Last of Us qui parlerait de divorce. Les 50 ans de Dalia ? Un âge où les films nous font souvent rire… Ici, on pleure. Et c’est bien. Les films indés sur Prime Video : comme les RPG des années 90. Certains brillent par leur créativité (Dalia), d’autres se noient dans les clichés (Wish Upon). Le problème ? Les algorithmes de streaming les poussent tous au même endroit, comme si Pokémon et Resident Evil étaient des frères jumeaux. Espérons que Dalia finisse par trouver son Pokémon Center… et pas son Team Rocket.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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