Il y a 54 jours
**Prince of Persia : Le Roguelite Parfait pour les Sessions Courtes sur Nintendo Switch 2 ?**
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**Un Prince réinventé pour l’ère du roguelite**
*The Rogue Prince of Persia* débarque sur **Nintendo Switch 2** avec une formule audacieuse : **mélanger l’ADN acrobatique de la licence à la structure impitoyable d’un roguelite**. Résultat ? Un jeu où chaque échec devient une leçon, chaque run une performance à peaufiner. Malgré des **temps de chargement perfectibles**, le titre exploite à merveille les atouts de la Switch 2 – **écran OLED, Joy-Con ultra-réactifs, portabilité** – pour offrir une expérience **à la fois exigeante et accessible**, idéale pour les sessions de **20-30 minutes**. Un pari réussi pour les fans comme pour les nouveaux venus.
A retenir :
- **Un roguelite qui respecte l’esprit Prince of Persia** : défis temporels, narration mythique et parkour ultra-précis, le tout repensé pour des runs courtes et intenses.
- **L’empreinte d’Evil Empire** (Dead Cells) : progression tangible entre les tentatives, gameplay dynamique où chaque mouvement compte, et une boucle addictive basée sur l’amélioration constante.
- **La Switch 2, plateforme idéale** : 60 FPS en 1080p docké (720p en portable), Joy-Con améliorés pour une précision chirurgicale, mais des temps de chargement (jusqu’à 12 sec) qui nuisent à la fluidité.
- **Accessible sans être simpliste** : 3 boutons suffisent (saut, attaque, interaction) pour des combos spectaculaires, séduisant vétérans comme débutants, avec un mode coop local en préparation (patch 2025).
- **Un jeu "pick-up-and-play" malgré son exigence** : parfait pour le format nomade, avec des runs conçues pour s’insérer entre deux activités, sans sacrifier la profondeur tactique.
- **Un héritage technique mitigé** : le processeur NVIDIA Ada Lovelace de la Switch 2 permet une fluidité remarquable, mais le stockage eMMC limite les performances (chargements longs).
Un Prince arrogant, un roguelite impitoyable : le mariage parfait ?
Imaginez un **Prince of Persia** qui, au lieu de vous offrir une aventure linéaire, vous défie : *"Prouve que tu mérites de réécrire ton destin"*. C’est la promesse de The Rogue Prince of Persia, développé par Evil Empire (les génies derrière Dead Cells). Ici, pas de place pour la nostalgie passive – chaque mort est une provocation, chaque run une nouvelle chance de maîtriser l’art du parkour éclair et des combats rythmés au millième de seconde.
Le studio a compris l’essence du Prince : son arrogance légendaire devient le fil rouge du jeu. Après un game over, le personnage ricane presque : *"Tu crois vraiment pouvoir me battre ?"* – une piqûre d’orgueil qui pousse à recommencer immédiatement. Cette mécanique narrative, couplée à une progression permanente (déblocage d’armes, de compétences, de raccourcis), transforme la frustration en addiction. Un tour de force pour un genre souvent critiqué pour sa répétitivité.
Mais attention : ce n’est pas un roguelite light. Les pièges mortels, les ennemis agressifs et les limites de temps exigent une précision dignes des meilleurs épisodes de la saga. Heureusement, les contrôles, d’une simplicité trompeuse (trois boutons principaux), permettent des enchaînements d’une complexité folle une fois maîtrisés. Un équilibre parfait entre accessibilité et profondeur.
"Un jeu de rythme" : pourquoi la Switch 2 est la plateforme idéale
La Nintendo Switch 2 était née pour accueillir ce titre. Son écran OLED (plus contrasté que celui de la Switch originale) sublime les animations fluides du Prince, tandis que ses Joy-Con améliorés – avec une latence réduite de 30% selon Nintendo – captent chaque mouvement avec une précision quasi-parfaite. En mode portable, le jeu tourne en 720p/60 FPS, un compromis intelligent pour préserver la réactivité, essentielle dans un roguelite où chaque frame compte.
En docké, la résolution monte à 1080p, mais c’est en nomade que le titre révèle tout son potentiel. Les sessions de 20-30 minutes s’enchaînent naturellement entre deux trajets en transport ou pendant une pause déjeuner. Un atout majeur pour un jeu conçu comme une expérience "pick-up-and-play", sans pour autant sacrifier sa complexité.
Mais il y a un hic : les temps de chargement. Entre 8 et 12 secondes après un game over, selon la taille de la run. Un délai qui peut sembler anodin, mais qui brise le rythme dans un jeu où la fluidité est reine. La faute au stockage eMMC de la Switch 2, moins performant qu’un SSD classique. Evil Empire a tenté de limiter la casse avec des chargements partiels en arrière-plan, mais le problème persiste. Dommage, car le reste de l’optimisation est impeccable.
Derrière l’écran : comment Evil Empire a réinventé le parkour
Saviez-vous que les développeurs ont analysé des heures de vidéos de parkour réel pour peaufiner les animations du Prince ? *"On voulait que chaque saut, chaque rebond sur un mur ait un poids, une inertie crédible"*, confie Sébastien Bénard, directeur créatif chez Evil Empire. Résultat : les enchaînements ne sont pas que esthétiques – ils obéissent à une physique poussée, où la vitesse et l’angle d’approche influencent directement la trajectoire.
Autre détail fascinant : le système de "momentum". Plus vous enchaînez les mouvements sans pause, plus votre Prince gagne en vitesse et en puissance, mais aussi en risque. Une mécanique inspirée des jeux de skateboard comme Tony Hawk’s Pro Skater, où la maîtrise du flow est récompense à elle seule. *"On a testé des dizaines de prototypes avant de trouver le bon équilibre entre contrôle et chaos"*, ajoute Bénard. Un travail de fourmi qui paie : les runs deviennent une danse mortelle, où chaque erreur se paie cash.
Enfin, la génération procédurale des niveaux mérite le détour. Contrairement à un Dead Cells, où les biomes sont fixes, ici les pièges, les plateformes et même les chemins narratifs varient à chaque partie. *"On voulait éviter l’effet 'déjà-vu' tout en gardant une cohérence visuelle"*, explique l’équipe. Mission accomplie : on reconnaît les décors inspirés des palais persans, mais chaque run réserve son lot de surprises.
Un jeu pour tous ? L’accessibilité qui divise
The Rogue Prince of Persia est souvent présenté comme un jeu "pour tous". Vraiment ? Si les contrôles simplifiés (un bouton pour sauter, un pour attaquer, un pour interagir) rendent le titre abordable, sa difficulté intrinsèque risque d’en décourager plus d’un. Les pièges instantanés, les ennemis qui attaquent en groupe, et les limites de temps serrées exigent une concentration absolue.
Pourtant, le jeu séduit un public intergénérationnel. Les enfants adorent la liberté de mouvement (sauter de mur en mur comme Spider-Man), tandis que les vétérans apprécient la profondeur des combos (enchaîner un wall-run, un backflip et une attaque aérienne pour esquiver un piège). *"Mon fils de 10 ans adore le mode 'découverte', où il peut explorer sans pression, tandis que moi, je me concentre sur les défis chronométrés"*, témoigne Thomas L., joueur depuis le premier Prince of Persia sur SNES.
Un point noir cependant : l’absence (pour l’instant) d’un mode coopératif. Evil Empire a confirmé qu’un patch ajouterait cette fonctionnalité en 2025, mais en l’état, le jeu reste une expérience solitaire. Dommage, car un mode à deux aurait pu en faire un titre familial parfait, à l’image de It Takes Two.
Enfin, notons que la version physique (disponible en édition limitée) inclut un artbook et une bande originale signée Gareth Coker (compositeur d’Ori and the Blind Forest). Une touche premium pour les collectionneurs, même si le contenu in-game reste identique à la version dématérialisée.
Comparaisons : entre Dead Cells et les classiques de la saga
Impossible de ne pas comparer The Rogue Prince of Persia à Dead Cells, autre roguelite phare d’Evil Empire. Là où Dead Cells mise sur un combat ultra-rapide et une exploration méticuleuse, le Prince privilégie la maîtrise du mouvement et la gestion du temps. *"Dead Cells, c’est un jeu de réflexes ; ici, c’est un jeu de rythme et de mémoire musculaire"*, résume Jeanne M., streamer spécialisée dans les roguelites.
Côté héritage, le titre reprend des éléments cultes de la saga :
- Les sables du temps (ici, une mécanique de ralentissement temporel limitée).
- Les énigmes environnementales (moins présentes, mais toujours aussi satisfaisantes à résoudre).
- L’humour grinçant du Prince, fidèle à l’esprit des jeux Ubisoft des années 2000.
En revanche, les fans des phases de plateforme pures (comme dans Prince of Persia : Les Sables du Temps) pourraient être déçus : ici, le combat prend presque autant d’importance que le parkour.
Enfin, une comparaison inattendue : The Rogue Prince of Persia partage avec Hades (Supergiant Games) une approche narrative fragmentée, où l’histoire se dévoile au fil des runs. Mais là où Hades mise sur des dialogues profonds, le Prince privilégie l’action pure, avec des cinématiques courtes et percutantes. Deux philosophies différentes pour un même genre.
Verdict : un must-have pour la Switch 2, malgré ses défauts
Après une vingtaine d’heures de jeu, le constat est clair : The Rogue Prince of Persia est une réussite, malgré ses temps de chargement agaçants et son manque de contenu coopératif à la sortie. Son mélange de roguelite exigeant et de parkour virtuose en fait un titre unique sur Switch 2, idéal pour les joueurs qui cherchent un défi court mais intense.
La portabilité de la console et la réactivité des contrôles en font une expérience presque parfaite en nomade, tandis que sa difficulté bien dosée et son système de progression évitent la frustration pure. Si vous aimez les jeux qui récompensent la persévérance et où chaque échec est une leçon, ce Prince est fait pour vous.
En revanche, si vous cherchez une aventure narrative linéaire ou un jeu 100% accessible, passez votre chemin. Ici, c’est la maîtrise qui prime – et quel plaisir de la voir récompensée.
Avec The Rogue Prince of Persia, Evil Empire signe un titre audacieux, qui ose bousculer les codes d’une licence historique tout en respectant son ADN. Sur Nintendo Switch 2, le jeu trouve son public idéal : ceux qui veulent un défi exigeant mais digeste, à jouer par petites touches entre deux activités. Les temps de chargement et l’absence de coop à la sortie restent des points noirs, mais ils n’effacent pas l’essentiel : ce Prince est royal.
À réserver aux amateurs de roguelites nerveux et de plateforme technique – les autres risquent de se sentir exclus du bal.

