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Qikert quitte MIBR : « Je suis prêt à prouver que je peux en faire plus » – Un retour en Tier 1 à l’horizon ?
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Il y a 59 jours

Qikert quitte MIBR : « Je suis prêt à prouver que je peux en faire plus » – Un retour en Tier 1 à l’horizon ?

Après un passage mitigé chez MIBR, Qikert se relance en quête d’un nouveau défi en tant que capitaine. PARIVISION, de son côté, mise sur zweih pour rebondir en 2026. Une année qui s’annonce décisive pour ces deux figures du CS2.

A retenir :

  • Qikert quitte MIBR après trois mois de prêt sans victoire au Budapest Major, marquant la fin d’une collaboration infructueuse.
  • L’ex-capitaine d’Into the Breach et vainqueur de l’IEM Rio Major 2022 veut reconstruire une équipe Tier 1 avec un "playbook structuré".
  • PARIVISION se relance avec zweih (ex-Team Spirit) pour remplacer AW, visant une remontée après une 16ᵉ place au Major.
  • Premier test pour le nouveau roster : les qualifiers de la BLAST Bounty Season 1 (13 janvier 2026), avec des points VRS en jeu.
  • Un écosystème CS2 ultra-compétitif où chaque détail compte pour se hisser parmi l’élite.

Un chapitre qui se ferme : Qikert et MIBR, une histoire sans lendemains

Le 1ᵉʳ janvier 2026, un simple tweet a scellé la fin d’une aventure de trois mois. Aleksei "Qikert" Golubev, star russe du CS2 et vainqueur de l’IEM Rio Major 2022, quitte officiellement MIBR après un prêt aussi bref qu’infructueux. Arrivé en septembre 2025 pour insuffler une dynamique internationale au roster brésilien, le joueur n’a jamais réussi à trouver sa place. Le bilan ? Aucune victoire en trois matchs lors du StarLadder Budapest Major, une performance qui a laissé les fans sur leur faim.

Pourtant, Qikert n’est pas un inconnu des grands tournois. Son palmarès parle pour lui : un Major remporté sous les couleurs de Outsiders, des performances solides chez Into the Breach et PARIVISION. Mais cette fois, la magie n’a pas opéré. Entre des problèmes de cohésion d’équipe et un métagame en constante évolution, le Russe n’a pas pu reproduire la formule gagnante qui l’avait propulsé au sommet. "Parfois, les attentes et la réalité ne s’alignent pas", confiait-il en marge d’un match, résumant une saison où MIBR a peiné à trouver son rythme.


Son départ, annoncé sobrement sur X (ex-Twitter), marque un tournant. Libéré de tout contrat, Qikert se retrouve à un carrefour : repartir de zéro ou rebondir plus fort que jamais. Et si l’on en croit ses déclarations, la seconde option semble déjà en marche.

"Juger-moi sur les résultats futurs" : Qikert en mode reconstruction

"Je suis prêt à prouver que je peux en faire plus." La phrase, lancée comme un défi, résume l’état d’esprit de Qikert en ce début d’année 2026. Après des mois en retrait, le joueur de 28 ans veut reprendre les rênes d’une équipe en tant que capitaine, un rôle qu’il a déjà endossé avec succès par le passé. Chez Into the Breach, il avait mené son équipe à des performances honorables malgré des moyens limités. Chez PARIVISION, il avait structuré un jeu collectif basé sur une lecture fine des cartes et des stratégies adaptatives.

Aujourd’hui, il promet un "playbook structuré", fruit de ses années d’expérience. "J’ai appris de mes erreurs, surtout chez MIBR. Parfois, il faut savoir écouter le jeu plutôt que forcer un style qui ne convient pas", explique-t-il. Une approche qui rappelle celle de légendes comme gla1ve ou karrigan, capables de s’adapter aux forces de leur roster plutôt que d’imposer un système rigide.


Mais le chemin vers le Tier 1 est semé d’embûches. Le niveau n’a jamais été aussi élevé, avec des équipes comme FaZe Clan, Vitality ou G2 Esports dominant le paysage. Qikert le sait : pour revenir au sommet, il lui faudra une équipe solide, un staff compétent et une préparation sans faille. "Je ne veux pas juste participer aux tournois, je veux les gagner", martèle-t-il. Un objectif ambitieux, mais qui rappelle son état d’esprit lors de la victoire à Rio en 2022.

Reste une question : quelle organisation osera miser sur lui après son passage mitigé chez MIBR ? Certains rumours évoquent un retour en Europe de l’Est, où son style de leadership est mieux compris. D’autres parlent d’un projet 100% international, avec des joueurs issus de différentes régions. Une chose est sûre : Qikert ne manque pas d’options, et son prochain choix pourrait bien redéfinir sa carrière.

Derrière les écrans : quand Qikert a failli tout quitter après Rio

Peu de gens le savent, mais après sa victoire à l’IEM Rio Major 2022, Qikert a sérieusement envisagé de prendre sa retraite. "J’avais tout gagné, j’avais prouvé que j’étais capable de battre les meilleurs. Et puis… le vide", confie-t-il dans une interview rare. Pendant près de six mois, il a hésité, se demandant s’il avait encore la motivation nécessaire pour affronter la pression des tournois.

Ce qui l’a sauvé ? Un appel de son ancien coéquipier chez Outsiders, qui lui a rappelé pourquoi il aimait ce jeu : "Pour les frissons avant un match, pour cette sensation quand tu sens que ton équipe te fait confiance, même dans les moments les plus fous." Qikert est revenu, d’abord chez PARIVISION, puis chez MIBR. Mais cette fois, il jure que ce sera différent. "Je ne joue plus pour l’argent ou la gloire. Je joue parce que j’ai encore quelque chose à prouver, à moi-même d’abord."

PARIVISION : un nouveau départ avec zweih, mais sans Qikert

Pendant que Qikert planifie son retour, son ancienne équipe, PARIVISION, tourne la page. Après une 16ᵉ place décevante au Budapest Major, l’organisation serbe a décidé de reconstruire son roster autour de jeunes talents. Premier changement : le départ d’Andrey "AW" Anisimov, remplacé par Ivan "zweih" Gogin, un rifler aguerri venu de Team Spirit Academy.

Un choix qui surprend ? Pas vraiment. Zweih a déjà fait ses preuves en Tier 2, avec des performances remarquées lors des ESL Challenger et des qualifiers régionaux. "Il apporte une stabilité en duel et une capacité à lire le jeu qui nous manquait", explique Mihajlo "MONESY" Jovanović, le jeune prodige de l’équipe. Avec lui, PARIVISION mise sur un mélange d’expérience (via des vétérans comme LNZ) et de fraîcheur (avec des joueurs comme fame).


Leur premier test ? Les qualifiers fermés de la BLAST Bounty Season 1, qui débutent le 13 janvier 2026. Huit équipes s’affronteront pour décrocher une place en LAN finale, où des points VRS (Valve Regional Standings) et une part du prize pool de 250 000 $ seront en jeu. Une opportunité en or pour PARIVISION de se relancer dans un écosystème de plus en plus compétitif.

Mais attention : la route sera semée d’embûches. Des équipes comme MOUZ, Complexity ou FURIA seront également en lice, et chacune d’entre elles a des ambitions similaires. "On ne sous-estime personne", prévient MONESY. "Mais on sait qu’on a le niveau pour surprendre."

CS2 en 2026 : un écosystème plus impitoyable que jamais

Le départ de Qikert et la restructuration de PARIVISION ne sont que deux exemples parmi d’autres d’un paysage CS2 en pleine mutation. En 2026, la compétition n’a jamais été aussi féroce. Les organisations investissent des millions de dollars dans des infrastructures d’entraînement, des analystes et des psychologues. Les joueurs, eux, doivent s’adapter à un métagame qui évolue chaque mois, avec des mises à jour de Valve qui peuvent tout changer en quelques jours.

Dans ce contexte, les points VRS (Valve Regional Standings) sont devenus une monnaie d’échange précieuse. Une bonne performance dans un tournoi mineure peut propulser une équipe vers les Majors, tandis qu’une contre-performance peut signifier une année entière dans l’ombre. "C’est comme une partie d’échecs géante", compare Alex "Mauisnake" Ellenberg, analyste pour Dexerto. "Un mauvais move, et tu es hors jeu pour six mois."


Pour des joueurs comme Qikert ou des équipes comme PARIVISION, 2026 sera une année de vérité. Soit ils parviennent à s’imposer dans ce nouvel ordre, soit ils risquent de disparaître des radars. "Le CS2 ne pardonne plus", résume un entraîneur anonyme. "Tu es soit dans le top 10, soit tu n’existes pas."

Une pression que Qikert semble prêt à affronter. "J’ai déjà gagné un Major. Je sais ce que ça prend. Maintenant, je veux le refaire, mais à ma manière." Une déclaration qui sonne comme un avertissement pour ses futurs adversaires.

Avec Qikert en quête de redemption et PARIVISION déterminée à rebondir, 2026 s’annonce comme une année charnière pour le CS2. Le Russe a les épaules pour porter une équipe vers les sommets, à condition de trouver les bons coéquipiers et une organisation qui croit en son projet. Quant à PARIVISION, le recrutement de zweih pourrait bien être le coup de poker qui leur manquait.

Une chose est sûre : dans un environnement aussi compétitif, les prochains mois seront décisifs. Entre les qualifiers de la BLAST Bounty Season, les Majors à venir et les transferts qui s’annoncent, le spectacle est loin d’être terminé. Et si Qikert parvient à retrouver sa magie d’antan, nous pourrions bien assister à l’un des retours les plus spectaculaires de l’histoire du CS.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Écoute, pote, Qikert, c’est comme un Final Fantasy où ton héros a perdu son arme légendaire en 3 matchs : t’as encore ton niveau, mais faut réinventer ta combo. Le problème, c’est que dans le CS2, même un playbook structuré ne suffit pas quand ton équipe a plus de gonades que de cohésion. PARIVISION, eux, ont troqué leur vieux rifler contre un zeubi en herbe , okey, mais avec quel budget ? Le CS2 en 2026, c’est l’utopie d’un monde où seul le plus rapide survit… et Qikert, lui, doit prouver qu’il peut encore défier la machine. Spoiler : ça va être croquignolesque."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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