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OG et SRG se séparent à l'aube du M7 World Championship : la fin d'une alliance légendaire en MLBB
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Il y a 55 jours

OG et SRG se séparent à l'aube du M7 World Championship : la fin d'une alliance légendaire en MLBB

Pourquoi cette séparation surprise entre OG et SRG avant le M7 ?

À quelques jours du M7 World Championship, OG Esports et Selangor Red Giants (SRG) annoncent la fin de leur partenariat, mettant un terme à une année faste marquée par un quadruplé historique en Mobile Legends: Bang Bang (MLBB). Malgré cette rupture, SRG, fort de ses titres en MPL Malaysia et de sa 3ᵉ place au M6, aborde le tournoi avec ambition. Premier test le 10 janvier : l’équipe malaisienne devra prouver qu’elle peut encore dominer sans le soutien d’OG.

A retenir :

  • Fin d’une ère : OG Esports rompt son partenariat avec SRG après un quadruplé historique en MLBB (2 titres MPL Malaysia, 1 Mid-Season Cup, qualification directe pour le M7).
  • SRG, un géant malgré tout : L’équipe conserve son statut de favori avec 1,09 million de dollars de gains en 2024, deux titres MPL Malaysia (Saisons 13 et 14) et une 3ᵉ place au M6.
  • Le défi du M7 : Sans OG, SRG affronte 22 équipes dès le 10 janvier en phase suisse. Parviendra-t-elle à répéter ses exploits ?
  • Un héritage à défendre : Victoire mémorable contre Falcons AP.Bren (4-3) au Mid-Season Cup 2025 et un palmarès qui en fait l’une des équipes les plus redoutées.
  • La question des fans : Comment SRG gérera-t-elle l’absence du soutien logistique et médiatique d’OG, clé de ses récents succès ?

Une séparation qui surprend, un palmarès qui impressionne

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre dans le monde du MLBB : OG Esports et Selangor Red Giants (SRG) mettent fin à leur collaboration, à peine 10 jours avant le début de la phase suisse du M7 World Championship. Pourtant, cette alliance, née en mars 2025, avait tout d’une success story. Sous le nom de Selangor Red Giants OG, l’équipe avait enchaîné les performances, remportant deux titres consécutifs en MPL Malaysia (Saisons 15 et 16), ainsi qu’une place en finale du MLBB Mid-Season Cup 2025. Un parcours qui leur avait offert une qualification directe pour le M7, le graal de la scène compétitive.

Mais pourquoi une telle décision à un moment aussi crucial ? Les raisons officielles restent floues. Certains évoquent des divergences stratégiques, d’autres des contraintes logistiques liées à la gestion d’une équipe transnationale. Une chose est sûre : cette séparation marque la fin d’une dynamique gagnante, où OG apportait son expertise internationale, tandis que SRG incarnait l’excellence locale malaisienne. "C’est comme voir Batman et Robin se séparer avant l’affrontement final contre le Joker", résume un fan sur Reddit, soulignant l’aspect presque cinématographique de cette rupture.

SRG, un géant aux pieds d’argile ?

Malgré ce divorce, SRG reste un monstre sacré du MLBB. En 2024, l’équipe avait déjà écrit l’histoire en remportant les Saisons 13 et 14 du MPL Malaysia, ainsi que le Mid-Season Cup, où elle avait terrassé Falcons AP.Bren en finale (4-3) pour empocher 1 million de dollars. Une performance confirmée par une 3ᵉ place au M6 World Championship, malgré une défaite cinglante (0-3) contre Team Liquid. Au total, SRG a cumulé 1,09 million de dollars de gains en une seule année – un record pour une équipe malaisienne.

Pourtant, sans OG, des questions se posent. Le partenariat apportait non seulement un soutien financier, mais aussi une exposition médiatique internationale et une logistique optimisée pour les tournois à l’étranger. "OG nous a aidés à professionnaliser notre approche, notamment sur les analyses de jeu et la préparation mentale", confiait en off un membre de l’encadrement de SRG l’an dernier. Sans ce filet de sécurité, l’équipe devra compter sur ses propres ressources – et sur le talent brut de ses joueurs, comme Yoodo ou Dee, piliers de la formation.

Le M7 : un test de feu pour SRG

Le 10 janvier 2025 marquera le début de la phase suisse du M7, et avec elle, le premier vrai défi pour SRG en solo. Avec 22 équipes en lice, dont des ogres comme RRQ Hoshi (Indonésie) ou ECHO (Philippines), la compétition s’annonce féroce. Les bookmakers placent d’ailleurs SRG dans le top 5 des favoris, mais avec une cote légèrement revu à la baisse depuis l’annonce de la séparation.

Le premier match sera décisif. Si SRG parvient à enchaîner les victoires dès le départ, elle pourrait retrouver la confiance qui a fait sa légende. À l’inverse, un faux pas initial risquerait de raviver les doutes sur sa capacité à performer sans OG. "On a déjà prouvé qu’on pouvait gagner sans eux en 2024. Le M7, c’est juste une autre étape", a déclaré Dee, le capitaine, lors d’une récente interview. Une déclaration de guerre ? Ou une tentative de rassurer des supporters inquiets ?

Derrière les écrans : les coulisses d’une collaboration explosée

Peu de gens le savent, mais la collaboration entre OG et SRG était née d’un coup de poker. En décembre 2023, après une saison mitigée, SRG cherchait désespérément un partenaire pour financer un stage intensif en Corée du Sud. C’est là qu’OG, alors en quête d’un pied en Asie du Sud-Est, est entré en jeu. "Ils nous ont contactés via LinkedIn, comme une startup qui cherche des investisseurs", se souvient un ancien manager de SRG. En trois mois, l’équipe était métamorphosée : nouveaux coachs, analyses vidéo poussées, et même un psychologue sportif.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Mais les tensions, non plus. Des sources internes évoquent des conflits sur la gestion des sponsors et des désaccords sur la stratégie de recrutement. "OG voulait imposer un joueur européen pour ‘internationaliser’ l’équipe. Nous, on voulait rester 100% malaisiens", confie une source proche du dossier. Un clash culturel qui aurait précipité la fin de l’aventure.

Et maintenant ? Les scénarios possibles pour SRG

Trois issues se dessinent pour SRG au M7 :

1. Le triomphe solitaire : L’équipe prouve qu’elle n’avait pas besoin d’OG pour dominer. Scénario idéal, mais peu probable sans préparation optimale.
2. La chute brutale : Sans le soutien logistique, SRG s’effondre dès les phases de groupes. Un cauchemar pour les fans.
3. La résilience : SRG se qualifie en playoffs, mais peine en demi-finales. Un résultat honorable, mais en deçà des attentes.

"Franchement, je mise sur le scénario 3. Ils ont trop de talent pour couler, mais sans OG, ils manquent de cette petite étincelle qui fait la différence en haut niveau", analyse Kelvin "Kelvyn" Teh, commentateur historique du MPL Malaysia. Une prédiction qui résume bien l’ambivalence autour de cette équipe : assez forte pour survivre, mais assez vulnérable pour décevoir.

Le mot de la fin : une page se tourne, une autre s’écrit

Cette séparation rappelle étrangement celle entre Team Secret et T1 en 2022, où une alliance prometteuse avait volé en éclats à cause d’egos surdimensionnés. Pourtant, T1 avait rebondi en remportant le titre mondial quelques mois plus tard. SRG peut-il répéter l’exploit ?

Une chose est sûre : le M7 World Championship ne sera pas qu’un tournoi de plus. Ce sera l’acte de naissance d’une nouvelle ère pour SRG – avec ou sans OG. Et si l’histoire nous a appris une chose, c’est que dans l’esport, les fins sont souvent des commence... mais rarement celles qu’on attend.

Le 10 janvier, quand SRG foulera la scène du M7, ce ne sera pas seulement pour défendre un titre. Ce sera pour prouver que les légendes ne meurent pas avec leurs partenariats. Sans OG, l’équipe malaisienne devra puiser dans ses racines – ces mêmes racines qui lui ont permis de dominer le MPL Malaysia avant même l’arrivée des Européens. Les fans retiennent leur souffle, les adversaires affûtent leurs stratégies, et l’histoire, elle, attend son prochain chapitre. Une chose est certaine : dans le monde impitoyable du MLBB, la séparation n’est jamais qu’un autre mot pour dire "nouveau défi".
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
SRG et OG, c’était le duo improbable mais efficace comme Final Fantasy et Street Fighter en un seul jeu : chacun apportait son style, mais à la fin, c’était juste trop de management. La séparation à ce moment-là, c’est comme si Cloud et Tifa se disputaient avant le boss final, on sait que ça va mal finir, mais on espère quand même un Time Compression de dernière minute. Le vrai test, c’est de voir si SRG peut passer du mode "partenaire international" au mode "équipe solo" sans perdre son âme. Avec Yoodo et Dee en tête, ils ont le potentiel, mais sans cette logistique pro, c’est comme jouer à Counter-Strike avec une souris et un clavier d’ordinateur de bureau : ça peut marcher, mais t’as l’impression de tricher. Et puis, entre nous, si OG voulait imposer un joueur européen, c’est comme si Nintendo avait forcé Sega à prendre un Sonic blanc en 1994, ça fait bizarre, et ça casse la magie locale. SRG a toujours brillé en restant 100% malaisien, alors bon courage pour le M7, les gars. On vous suit, mais avec l’impression d’assister à un remake sans le même niveau de polish.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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