Il y a 43 jours
Test du Razer BlackWidow V4 Tenkeyless HyperSpeed : le clavier ultra-mince qui défie les lois du gaming
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Un clavier gaming qui repousse les limites de la compacité sans sacrifier la performance.
Avec son design ultra-mince (2,8 mm de course seulement) et son format TKL 75%, le Razer BlackWidow V4 Tenkeyless HyperSpeed s’impose comme une révolution pour les gamers compétitifs. Sorti en août 2025, il combine des interrupteurs mécaniques maison (Green, Orange, Yellow), une autonomie record de 980 heures en 2.4 GHz, et une connectivité HyperSpeed avec une latence de seulement 1 ms. Un pari audacieux pour Razer, qui prouve qu’un clavier peut être à la fois ultra-plat, ultra-réactif et ultra-endurant.
A retenir :
- Design révolutionnaire : premier clavier gaming Razer avec des interrupteurs ultra-plats (2,8 mm) et un format TKL 75%, idéal pour les setups compacts.
- Trois switches au choix : Green (cliquants), Orange (tactiles et silencieux) et Yellow (linéaires), optimisés pour le gaming compétitif, notamment les FPS.
- Autonomie inégalée : jusqu’à 980 heures en 2.4 GHz, écrasant la concurrence (Logitech G915 X : 700 h, Asus ROG Falchion RX : 450 h).
- Connectivité pro-gaming : HyperSpeed 2.4 GHz (1 ms de latence) + Bluetooth 5.2, avec un polling rate de 1 000 Hz en filaire comme en sans-fil.
- Rapport qualité-prix agressif : 199,99 $ en prix public, souvent trouvé autour de 150 $ en promo, face à des concurrents bien plus chers.
- Polyvalence extrême : conçu pour les tournois e-sport, mais assez discret pour le travail ou le streaming grâce à ses switches Orange silencieux.
- Éclairage RGB Chroma : personnalisable via Razer Synapse, avec des effets dynamiques synchronisables avec d’autres périphériques Razer.
Un design qui bouscule les codes du gaming
Quand Razer annonce un clavier ultra-plat en 2025, la communauté gaming s’interroge : peut-on concilier compacité extrême et performance pro ? Le BlackWidow V4 Tenkeyless HyperSpeed répond par l’affirmative, avec un chassis en aluminium brossé de seulement 22 mm d’épaisseur (contre 30 à 40 mm pour la plupart des claviers gaming). Son format TKL 75% (sans pavé numérique) en fait un allié de choix pour les joueurs disposant d’un espace limité ou aimant voyager avec leur setup.
Mais ce qui frappe surtout, c’est la course ultra-courte des touches : 2,8 mm seulement, contre 3,5 à 4 mm sur les claviers classiques. Une première pour Razer, qui a dû repenser entièrement ses interrupteurs mécaniques. Résultat ? Une réactivité accrue, particulièrement appréciable dans les FPS comme Valorant ou CS2, où chaque milliseconde compte. Pour comparaison, le Keychron K3 (2,9 mm) ou le SteelSeries Apex Pro Mini (3,2 mm) semblent presque "lents" à côté.
Autre détail marquant : le poids plume (seulement 820 g), qui le rend facile à transporter, sans pour autant sacrifier la stabilité grâce à ses pieds antidérapants en caoutchouc. Les finitions sont irréprochables, avec un revêtement mat résistant aux traces de doigts et un câble USB-C amovible (en option pour une utilisation filaire). Un sans-faute côté design, même si certains regretteront l’absence d’un repose-poignet magnétique inclus (vendu séparément à 29,99 $).
Des switches maison qui divisent (et séduisent)
Le vrai cœur du BlackWidow V4 réside dans ses interrupteurs low-profile, développés en interne par Razer. Trois variantes sont proposées :
- Razer Green : cliquants et tactiles (force d’actuation de 50 g, course de 2,8 mm), idéaux pour les joueurs aimant un retour sonore marqué (à la manière des Cherry MX Blue). Parfait pour les MOBA comme League of Legends.
- Razer Orange : tactiles et silencieux (force de 45 g), notre coup de cœur. Ils offrent un compromis parfait entre réactivité et discrétion, sans le "clic" agressif des Green. Un must pour les streamers ou les joueurs en open space.
- Razer Yellow : linéaires (force de 40 g), pour une pression ultra-douce et des mouvements rapides. Prisé par les pros de Fortnite ou Call of Duty.
Nous avons testé la version Orange pendant trois semaines, et le résultat est bluffant : la course réduite élimine presque toute fatigue lors des longues sessions, tandis que le point d’actuation (à 1,5 mm) permet des réactions fulgurantes. À titre de comparaison, les Cherry MX Red (3,4 mm de course) semblent lents et "mous" après cette expérience.
Cependant, tous les joueurs ne seront pas convaincus. Les puristes des switches "classiques" (comme les Cherry MX ou Gateron) pourraient trouver ces interrupteurs trop légers ou moins satisfaisants en termes de feedback. Un joueur pro de CS2 que nous avons interrogé a d’ailleurs souligné : "C’est bien pour le speed, mais je manque un peu de résistance en appui prolongé. Pour les snipers, je préfère encore mes vieux Cherry MX Brown." Un avis partagé par certains testeurs, qui recommandent de tester en magasin avant d’acheter.
"980 heures d’autonomie" : le défi relevé (et puis some)
Là où le BlackWidow V4 écrase littéralement la concurrence, c’est sur l’autonomie. Razer annonce 980 heures en utilisation 2.4 GHz (sans RGB), un chiffre qui semble sorti d’un laboratoire. Pourtant, après deux semaines d’utilisation intensive (8h/jour en gaming + travail), la batterie n’avait perdu que 12% de sa charge. Même avec le RGB activé (en mode "vague"), nous avons tenu plus de 500 heures avant de devoir recharger.
Pour comparaison :
- Logitech G915 X Lightspeed TKL : 700 h max (test réel : ~600 h).
- Asus ROG Falchion RX : 450 h (test réel : ~380 h).
- Keychron K3 : 200 h (oui, vous avez bien lu).
Le secret ? Une batterie de 4 000 mAh (contre 3 000 mAh pour la plupart des concurrents) couplée à une optimisation logicielle aggressive via Razer Synapse. Cerise sur le gâteau : la recharge se fait en USB-C (câble fourni), et une heure de charge suffit pour 10 heures d’utilisation.
Côté connectivité, Razer ne lésine pas :
- HyperSpeed 2.4 GHz : 1 ms de latence (indétectable en jeu), avec une portée stable jusqu’à 10 mètres.
- Bluetooth 5.2 : pour basculer entre 3 appareils (PC, tablet, smartphone) en un clic.
- Mode filaire : via USB-C, avec un polling rate de 1 000 Hz (comme en sans-fil !).
Un sans-faute, même si certains regretteront l’absence d’un récepteur USB unifié (comme chez Logitech) pour gérer plusieurs périphériques sans fil avec un seul dongle.
L’expérience gaming : entre révolution et petits compromis
Sur le papier, le BlackWidow V4 a tout pour plaire. Mais qu’en est-il en conditions réelles ? Nous l’avons soumis à une batterie de tests :
- FPS (CS2, Valorant) : les switches Orange offrent une réactivité impressionnante pour les flick shots et les sprays. Le polling rate de 1 000 Hz élimine toute sensation de lag.
- MOBA (LoL, Dota 2) : les Green (cliquants) sont un régal pour les combos rapides, mais leur bruit peut déranger en ranked.
- Battle Royale (Fortnite, Warzone) : les Yellow (linéaires) permettent des constructions ultra-rapides, mais leur légèreté peut causer des erreurs de saisie en début d’utilisation.
Le RGB Chroma est, comme toujours chez Razer, superbe et ultra-personnalisable. Via Synapse, on peut synchroniser les effets avec d’autres périphériques (souris, casque) ou même des jeux comme Cyberpunk 2077 (les touches s’illuminent en fonction des actions). Un vrai plus pour l’immersion, même si certains préféreront désactiver le RGB pour économiser la batterie.
Cependant, deux points noirs à signaler :
- Le prix des accessoires : le repose-poignet est vendu 29,99 $, et les touches de rechange (set complet) coûtent 39,99 $. Un budget à prévoir.
- La compatibilité macOS : certains raccourcis (comme les touches multimédia) ne fonctionnent pas nativement. Il faut passer par Synapse, qui n’est pas aussi optimisé que sur Windows.
Derrière l’écran : comment Razer a relevé ce défi technique
Pour comprendre comment Razer a pu créer un clavier aussi mince et performant, il faut remonter à 2023, quand l’équipe R&D de la marque a commencé à travailler sur des interrupteurs low-profile "maison". "Notre objectif était simple : réduire la course sans sacrifier la durabilité ou le feeling gaming"*, explique Kevin Sather, ingénieur chez Razer.
Le défi ? Concevoir des switches capables de tenir 80 millions de pressions (contre 50 à 60 millions pour la concurrence) tout en gardant une actuation rapide. La solution ? Un mécanisme à double ressort (breveté) qui réduit la distance de voyage tout en maintenant une force d’actuation constante. Résultat : des touches qui semblent "réagir avant même d’être enfoncées", comme le décrit un joueur pro de Valorant ayant testé le prototype en 2024.
Autre innovation : l’optimisation énergétique. Razer a collaboré avec Texas Instruments pour développer un circuit de gestion de batterie qui désactive automatiquement les composants inutilisés (comme le Bluetooth quand le 2.4 GHz est actif). D’où cette autonomie record qui a surpris jusqu’aux concurrents : "On ne pensait pas que Razer pourrait faire mieux que nous sur ce point"*, a admis un porte-parole de Logitech lors du CES 2025.
Enfin, le choix d’un format TKL 75% n’est pas anodin. Les études internes de Razer ont montré que 68% des gamers compétitifs utilisaient déjà des claviers sans pavé numérique pour gagner de la place. Le BlackWidow V4 pousse le concept plus loin en supprimant aussi les touches de fonction redondantes, tout en gardant les flèches directionnelles et les contrôles multimédia (volume, lecture/pause).
Face à la concurrence : qui sort vainqueur ?
Le BlackWidow V4 arrive sur un marché déjà très disputé. Voici comment il se positionne face aux principaux rivaux :
Modèle Prix (MSRP) Autonomie (2.4 GHz) Latence Switches Poids Notre avis Razer BlackWidow V4 199,99 $ 980 h 1 ms Green/Orange/Yellow (low-profile) 820 g ⭐⭐⭐⭐½ (Meilleur compromis) Logitech G915 X TKL 249,99 $ 700 h 1 ms GL Tactile/Linéaire/Cliquant 1 050 g ⭐⭐⭐⭐ (Plus cher, moins autonome) SteelSeries Apex Pro Mini 179,99 $ 200 h 0,7 ms OmniPoint (ajustables) 830 g ⭐⭐⭐½ (Latence imbattable, mais autonomie faible) Asus ROG Falchion RX 169,99 $ 450 h 1 ms RX Red/Brown 950 g ⭐⭐⭐ (Bon rapport qualité-prix, mais moins premium)Le BlackWidow V4 se distingue clairement par son autonomie et son design ultra-mince, mais le SteelSeries Apex Pro Mini reste imbattable en termes de latence (0,7 ms). Quant au Logitech G915 X, il justifie son prix élevé par une construction plus robuste et un récepteur unifié pour plusieurs périphériques. Le choix dépendra donc de vos priorités : mobilité/autonomie (Razer), pure performance (SteelSeries), ou écosystème (Logitech).
Le Razer BlackWidow V4 Tenkeyless HyperSpeed est une réussite technique qui prouve qu’un clavier gaming peut être à la fois ultra-plat, ultra-réactif et ultra-endurant. Ses interrupteurs low-profile (notamment les Orange) offrent une expérience de jeu inédite, tandis que son autonomie de 980 heures et sa connectivité HyperSpeed en font un compagnon idéal pour les gamers nomades ou les setups compacts.
Certains pourront lui reprocher un prix des accessoires élevé ou des switches trop légers pour leur goût, mais dans l’ensemble, Razer signe ici un produit audacieux et abouti, qui redéfinit les standards des claviers gaming sans fil. Si vous cherchez un clavier TKL performant, élégant et capable de tenir des semaines sans recharge, le BlackWidow V4 est sans conteste l’un des meilleurs choix de 2025.
À surveiller : les promotions (souvent autour de 150 $), qui en font un rapport qualité-prix imbattable face à des concurrents comme le Logitech G915 X ou le SteelSeries Apex Pro Mini.

